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DOT LEGACY (27 FEVRIER 2017)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

-



Comme nous attendions avec impatience le nouveau Dot Legacy, Music Waves a rencontré le groupe auteur d'un incroyable deuxième essai!
STRUCK - 22.03.2017 -
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Quelle est la question que l’on vous a trop souvent posée ?

Arnaud : Celle-ci ! Non plus sérieusement, cette question est une première pour nous ! La question qui revient à chaque fois consiste à nous demander “Pourquoi Dot Legacy”, et notre réponse est en général aussi vague que la question !

"To The Others" est votre deuxième album, vous tournez avec Truckfighters (entre autres), tout semble aller très vite pour vous. Mais est-ce vraiment le cas ?

Arnaud : Tout semble peut-être aller vite car forcément on commence à parler de nous quand on sort de l’ombre. Nous sommes bien entendu toujours dans l’ombre aujourd’hui, mais je pense qu’il est important que ton groupe se fasse un nom de manière saine. Dans le sens où quand d’un coup, un groupe émerge de nulle part et remplit des salles, c’est qu’il y a anguille sous roche ! En général ce genre de groupe ne fait pas long feu. Avoir une base solide est primordial si tu veux que ton groupe dure et ne s’effondre pas d’un coup.

Peux-ton dire que l’amitié est le ciment de Dot Legacy ?

Arnaud : C’est exactement ça. Et les briques sont nos pédales Fuzzs ! Mais carrément, sans amitié le groupe n’existerait même pas. On s’est tous rencontrés en seconde, et on n’a pas arrêté de jouer ensemble depuis, ça fait donc 10 ans cette année. Merde, faudrait peut-être qu’on fasse une soirée Champomy pour fêter ça.





Votre premier opus a très bien accueilli : avez-vous été surpris ? Du coup, avez-vous ressenti une pression particulière au moment de mettre en boîte son successeur ?

Arnaud : On a vraiment composé ces deux premiers opus dans l’optique de l’exploration musicale. C’était donc assez personnel comme “recherche”, et on ne composait pas tel ou tel riff en se disant “merde, est-ce que ça plairait à tout le monde, est ce que la construction du morceau n’est pas trop compliquée ? etc etc”. Alors tu peux imaginer à quel point on était ravis de voir que ces albums ont été bien reçus, car au final, c’était un pari. Pour le troisième opus, ça va être une toute autre histoire... mais je n’en dirai pas plus !

Avez-vous travaillé de la même manière cette fois-ci ?

Jean : Pour ce nouvel opus, on voulait composer un album percutant pour le live. L’idée était de retranscrire au sein de chacun des morceaux l’énergie scénique qui nous caractérise. La composition de “To The Others” s’est principalement déroulée sur la route, au fil de concerts en Europe et en Amérique du Sud, lors desquels on a fait évoluer nos morceaux selon notre ressenti sur scène et les réactions des gens. C’est un album principalement composé en live, pour le live et surtout pour les gens qui remplissent les salles.

Basés à Paris, n’avez-vous pourtant pas plus de succès à l’étranger qu’en France ? Comment l’expliquez-vous?

Jean : Dès nos débuts, notre volonté était d’avoir une portée internationale, ce qui a guidé certains choix, comme par exemple le fait que tous nos textes soient en anglais. Je pense que la culture musicale française est juste très attachée à sa variété, ce qui ne laisse pas énormément de place aux jeunes groupes typés “rock”. Nos voisins européens sont quant à eux plus friands de ce type de musique, je pense par exemple à l’Allemagne et à l’Europe de l’Est en général. Nous avons aussi eu la chance de recevoir un accueil chaleureux du public brésilien, toujours prêt à faire la fête et te donner l’envie de détruire la scène.

Il existe néanmoins une scène rock psyché/stoner (appelons-là comme on veut) française en pleine effervescence...

Jean : C’est vrai qu’on ressent une évolution de cette scène en France, qui tend à se refaire une place de choix, surtout aux travers des festivals que l’on connaît tous ou de concerts comme les Stoned Gathering ou Below The Sun à Paris. Les gens retrouvent de l’attrait pour la scène rock underground, et ça se répercute directement sur l’affluence dans les salles. Et on les en remercie !

Je trouve toutefois que Dot Legacy s’en distingue par cette façon assez unique de combiner audace progressive et puissance de feu, d’être à la fois psyché et hyper groovy. Qu’en pensez-vous ?

Jean : La diversité dans Dot Legacy est le fruit des multiples influences partagées ou non par chacun des membres. On a chacun notre registre “fétiche”, ce qui fait que toutes nos compositions résultent du savant mélange de ces influences, ce qui leur donne leurs particularités. Et c’est ce qui explique la difficulté de caractériser Dot Legacy.

En même temps, on sent une forme de spontanéité dans votre écriture...

Jean : Nous n’avons pas de recette type pour la composition, mais ça part souvent d’un jam ou d’une vague idée proposée par l’un d’entre nous, sur laquelle chacun va s’exprimer jusqu’à trouver l’alchimie qui nous fait frissonner. Chaque morceau est une surprise, ce qui n’empêche qu’il s’ensuit souvent une longue réflexion pour créer des morceaux uniques et aboutis. Si la spontanéité ressort alors de nos morceaux, cela veut dire qu’on a bien travaillé.
 

Plus encore que sur “Dot Legacy”, le chant se veut très diversifié sur “To The Others” et participe de cette singularité.

Damien : Sur "To The Others” nous avons voulu avoir encore plus de clarté et d’émotions au niveau du chant. Aussi bien pour le lead que pour les chœurs. Ce qui est super intéressant, c’est que d’album en album, nous évoluons dans notre son. On peut déjà annoncer que le prochain sera une petite révolution dans le son, et la composition pour nous.

Est-ce un aspect que vous désiriez explorer ?

Damien : Le chant reste quelque chose de très important pour le groupe. L’idée n’était pas vraiment d’explorer le plus d’options possibles mais plutôt de pouvoir véhiculer les émotions qui soient en phase avec ce que nous avions en tête.

Votre rock est assez décontracté, bien que toujours très lourd mais quels sujets vos textes abordent-ils ?

Damien : Sur cet album le thème principal est l’exploration. Aussi bien en tant qu’humanité mais aussi en tant qu’homme individuel. Une des choses que nous admirons tous est ce désir d’évoluer et d’explorer. La conquête spatiale est un des plus beaux exemples de travail d’équipe entre nations. On peut dire que “To The Others” est l’Ode d’un monde uni sans frontières.

On peut affirmer que “To The Others” témoigne de grands progrès, peaufinant encore davantage votre identité et votre différence. Quelle est la prochaine étape pour le groupe ?

Damien : Avec ces deux albums et toutes les tournées que nous avons faites, on a en effet réussi à se forger une identité et une différence. Maintenant il est tout simplement temps pour nous de l’affirmer et de l’adapter au plus grand nombre car comme vous l’avez remarqué, nous n’avons pas de scène adaptée juste pour nous. On veut donc toutes les rassembler (rien que ça!)





Qu’attendez-vous de cet album surtout avec le soutien de Dooweet ?

Damien : Pour nous cet album est surtout un tremplin et une base d’exploration pour le groupe. Nous savons que nous n’allons pas jouer dans des stades avec cet album mais c’est justement ça qui est intéressant. On veut profiter de nos inspirations pures et nous l’avons fait sur les deux premiers albums pour pouvoir ensuite dans le futur dépendre d’une base solide qui reflète notre musique et pouvoir évoluer. Dooweet rentre parfaitement dans l’équation, c’est avec une agence comme ça qu’on peut se dire qu’on a une liberté de création totale et une aide logistique super intéressante !

Quel est votre meilleur souvenir en tant qu’artiste ?

Arthur : Chaque concert est une opportunité pour nous de pouvoir transmettre notre énergie et notre musique aux personnes présentes.

Il y a cependant des dates qui peuvent sortir du lot, je pense à cette soirée du 5 décembre dernier à Glasgow, nous avons la chance de fouler la scène du super King Tut's comme Muse, Coldplay ou encore Radiohead à leurs débuts... Tout est génial, l'équipe, l'ingénieur du son, l'ambiance lorsque l'on arrive sur scène. Notre set de 40 min aura un goût de trop peu ce soir-là tant nous avons pris plaisir. Quand l'histoire/la magie de l'endroit est sublimée par la chaleur du public et le professionnalisme du staff, inoubliable !

Quelle est la question que vous aimeriez que l’on vous pose ?

Arthur : J’aimerais qu’on vienne un jour me demander: « Mec, Toblerone te propose un contrat de sponsoring… On part sur du chocolat au lait ou chocolat blanc ??? ». Voilà, c’est dit !

Un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?

Arthur : Zythum ! C’est mon dernier mot (et aussi celui de tous les dictionnaires)...

Je cite : Le zythum (du grec ζύθος zýthos, « bière ») est le nom d’une boisson assez semblable à de la bière que les Anciens Égyptiens fabriquaient à partir d’orge germée et fermentée. Cheers !


Merci à Childeric Thor pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/dotlegacy
 
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