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THE OLD DEAD TREE + MONOLITHE + LUMBERJACKS - 4 MARS 2017


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
METAL GOTHIQUE

Personne n'était dupe (surtout pas ses fans toujours nombreux), derrière We Cry As One se cachait bien The Old Dead Tree, de retour sur scène pour une unique date parisienne.
CHILDERIC THOR - 21.03.2017 - 8 photo(s) - (0) commentaire(s)

Quelle ne fut pas notre (bonne) surprise en découvrant en début d'année que Monolithe allait se produire sur scène. Le funeral doom n'étant pas la musique la plus appropriée à ce cadre et le concept même du groupe, basé sur de très longues pistes (d'où son nom) ne facilitant pas une matérialisation scénique, nous nous demandions comment cette partition sombrement cosmique allait sonner dans une salle de concert. D'abord annoncée avec Lumberjacks en guise de chauffe-salle, cette soirée a gagné en ampleur en accueillant une (pas si) mystérieuse tête d'affiche...

C'est donc à Lumberjacks que revient la tâche d'ouvrir le bal. Certes curieux choix du fait de la teneur de son rock velu et accrocheur qui tranche par rapport à la noirceur du reste de l'affiche, le groupe peut toutefois compter sur ses fans, qui ont fait le déplacement, et sur une évidente envie d'en découdre. La complicité entre les musiciens saute aux yeux et aux oreilles mais c'est incontestablement sur les épaules du chanteur, sosie (ou presque) de notre Lynott national, qu'une bonne part du show repose. Avec son attitude de rock star à l'américaine, ArNo en fait des tonnes pour le plus grand plaisir du public, au milieu duquel il finit même le concert ! Nonobstant la maîtrise techniques de ses compères, il est permis d'affirmer que le lascar sauve l'ensemble, certes aussi sympathique qu'énergique, d'une certaine banalité. 








Pour être tout à fait franc avec vous, votre serviteur s'est avant tout déplacé pour admirer Monolithe, qu'il suit depuis 2003 et son premier vol (in)habité. Autour de l'ex-Anthemon Sylvain Bégot (guitare) et de Richard Loudin (chant), nombre de musiciens se sont succédé au fil des années pour aboutir à la formation qui prend place sur la scène du Backstage By The Mill, salle que le chanteur retrouve quelques mois après l'avoir foulée avec Nydvind, alors accompagné de Griffon, des Chants de Nihil et surtout de Belenos.





Après une amorce instrumentale qui distille d'emblée ce son et cette ambiance reconnaissables entre mille, Loudin débarque avec sa voix profondément caverneuse. Même si on sent qu'il lui manque le manche auquel il s'agrippe d'ordinaire, sa stature charismatique magnétise l'auditoire. On sent également que, pour cette première date parisienne, le collectif se montre particulièrement appliqué et concentré, exécutant avec une aisance effrontée ces compositions fleuves dont seuls des extraits sont interprétés, notamment les deux 'Monolithe', pour un résultat fluide et étonnamment accessible. De fait, nul besoin d'être un amateur de doom funéraire pour être transporté par ce set équilibré.





 


À voir le public s'amasser devant la scène, il est bien sûr évident que celui-ci s'est déplacé pour The Old Dead Tree auquel il va faire un triomphe. Malgré une mise en bière en 2013, le groupe n'a donc pas été oublié. Désireux de rejouer ensemble sans pression, les musiciens ont choisi de se réunir sous le nom de We Cry As One, titre d'une chanson figurant sur le premier opus, "The Nameless Disease". Et c'est effectivement avec beaucoup de simplicité et de décontraction que ceux-ci déboulent. Si certains d'entre eux ont vieilli, tel n'est pas le cas de Manuel Munoz, cheveux courts et plus "beau gosse" que jamais. En dépit de cette longue absence, le combo n'a rien perdu de sa fougue et les rares hésitations sont vite pardonnées par un auditoire trop peu heureux d'être là, témoin privilégié de cette performance résurrectionnelle. 





Ne faisant l'impasse sur aucun album, la setlist a des allures de (trop court) best of. Même l'EP inaugral, "The Blossom", a droit de cité  grâce au titre 'It's The Same For Everyone'. 'We Cry As One' (forcément), 'Even If', 'My Friends' ou 'Regarding Kate' s'enchaînent avec gourmandise et une bonne humeur qui contraste avec la mélancolie qui les imprègne. Au milieu se sont glissés deux inédits, annonciateurs d'un futur (et dernier ?) EP, 'Someone'  puis 'The End', tous les deux franchement prometteurs !







Reste que, s'il a fait plus que combler les fans, cet unique concert se teinte d'une certaine amertume, celle de voir un groupe aussi doué avoir disparu trop vite, même si cette soirée aura redonné espoir...



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/theolddeadtree.official/
 
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