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HYPERDUMP (16 MAI 2017)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL FUSION

"The Weak Man" rompt quatre longues années de silence, Music Waves revient sur cette sortie attendue avec les membres de Hyperdump...
STRUCK - 09.06.2017 - 8 photo(s) - (0) commentaire(s)
Une interview véritée durant laquelle il est question de l'univers et les délires bizarro de Ws, le passé et la douloureuse séparation avec Klonosphère, le présent avec la signature salvatrice avec Send the Wood Music, les guests prestigieux présents sur "The Weak Man" et le futur qui s'annonce radieux...


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Ws : "Pouvez-vous nous raconter l’histoire du groupe ?" (Rires)





Et on ne vous la posera pas mais on va y répondre : un album en 2012 "Rational Pain", un EP dans la foulée "Syncretism" puis plus rien, 4 ans c’est long, on pouvait penser que vous alliez rapidement proposer un deuxième disque, comment expliquer ce délai ? Est-ce que le fait de passer de la Klonosphère à Send The Wood est un début d’explication ?

Ws : Non. Premièrement, le temps passe vite et deuxièmement, ça coûte cher de faire un CD.


Vous aviez tout lâché sur l’EP ?

Ws : (Rires) D’ailleurs, j’ai vendu ma maison pour sortir cet album et il faudra attendre 20 ans avant la prochaine sortie.
Non mais plus sérieusement, tout s’est fait par accident : la signature chez Send the Wood Music, cet album…

Fred : On a quitté Klonosphère en décembre 2016. Enfin, on a quitté, on s’est fait quitter par Klonosphère (Rires).

Ws : En fait, comment ça s’est passé : on devait enchaîner après "Syncretism"…


… en 2014, déjà sur 'The Weak Man' le single avec Guillaume Bideau qui s’est-il passé entre-temps ?

Ws : Pourquoi avions-nous composé 'The Weak Man' ? A l’époque, nous avions un plan sur MyRock : Klonosphère devait sortir un sampler avec ses groupes. Nous venions de sortir "Syncretism" et on trouvait dommage de sortir un titre déjà sorti donc on a composé 'The Weak Man'. Personnellement, je suis ultra-fan de Guillaume Bideau qui est mon maître depuis Scarve. Et je lui ai demandé de chanter sur ce titre et il a accepté mais finalement, le sampler ne s’est pas fait. Mais comme 'The Weak Man' racontait l’histoire d’une vengeance, à partir de là, une histoire à commencer à se développer.


Justement, cette histoire ajoutée aux problèmes financiers, de labels… n’a-t-elle pas contribué à ce long silence à trop vouloir développer un concept trop lourd ?

Fred : On a peut-être été ambitieux sur le coup, mais nous avons aussi eu un changement de line-up. C’est-à-dire que quand Guillaume est venu du Danemark pour tourner le clip du morceau 'The Weak Man' -il y a trois ans, en 2014- alors que nous avions tout calé deux mois auparavant, deux ou trois jours avant notre batteur nous annonce qu’il ne peut pas tourner le clip car il n’est pas disponible : on l’avait un peu mauvaise. Et comme il y avait des antécédents, on a remercié notre batteur. On a donc évidemment tourné le clip sans lui mais ensuite, il a fallu bien évidemment chercher un nouveau batteur.

Ws : Gilles, le batteur de Gronibard, nous a aidé à tourner certaines scènes, il a tourné avec nous certaines dates…





Je pensais que pour l’occasion, vous aviez recruté Manard le batteur d’Ultra Vomit qui est ici avec nous ?

Holiv : (Rires) !

Ws : Mais avant 'The Weak Man', nous travaillions sur un autre album : on avait composé des titres…


Présents sur cet album ?

Ws : Non, ils vont sortir après !


Mais ils ne seront pas lié au concept "The Weak Man" ?

Ws : Non, non pas du tout, c’est autre chose même si c’est un concept aussi…


On a l’impression de faire retour en arrière. Est-ce que ces titres ne vont pas sortir l’an prochain comme "Syncretism" qui sortait un an après "Rational Pain"…

Ws : Oui mais non… En fait, pour le coup, j’aimerais bien qu’on sorte régulièrement des albums.


C’est pénalisant pour un groupe de ne rien sortir pendant trois ou quatre ans surtout aujourd’hui où il faut toujours avoir une activité.


Est-ce  que ce silence studio est un regret dans la carrière du groupe ?

Fred : C’est clair que c’est pénalisant pour un groupe de ne rien sortir pendant trois ou quatre ans surtout aujourd’hui où il faut toujours avoir une activité.

Ws : Après j’ai été étonné quand on a commencé à faire la promotion de cet album de constater le retour des gens comme si ils nous attendaient : j’étais sur le cul !


Je suis assez fasciné par les films d’horreur des années 1980 : je trouve que le côté désuet voire ringard est frais !



Parlons-en de ce concept à présent, il nous renvoie à New York 1997 et à Los Angeles 2013 pour l’idée d’île carcérale, les films de Carpenter ont servi d’influence au début de l’écriture de ce concept ?

Ws : Je suis assez fasciné par les films d’horreur des années 1980 : je trouve que le côté désuet voire ringard est frais (Sourire) ! Je trippe plus sur les effets spéciaux de cette époque que ceux d’aujourd’hui, tout en synthèse qui vieillissent moins bien.
J’adore Lovecraft, je suis également fasciné par les années 1930 et 1940 : j’aurais bien aimé vivre à cette époque.


Je voulais vraiment qu’on ressente la même chose quand on écoute notre album que quand je lis du Lovecraft !



Justement, ensuite vous vous écartez de l’idée des films pour passer à une histoire de vengeance et de révolution ? Quelles sont vos influences sur ce concept, on devine des aspects fantastiques au travers de ces gardiens ? Lovecraft, Poe vous ont guidés dans l’écriture d’un concept d’univers cauchemardesque et violent et doit-on aussi voir une influence qui tire vers la littérature fantastique d’inspiration steampunk qui découle finalement des travaux de Lovecraft ?

Ws : Moins steampunk même si j’aime bien, mais Lovecraft totalement ! Je voulais vraiment qu’on ressente la même chose quand on écoute notre album que quand je lis du Lovecraft !


Avec le recul, estimez-vous avoir réussi votre pari d’avoir créé la bande-son des livres de Lovecraft ?

Ws : Pour moi oui !

Fred : C’est marrant mais personnellement, sur des titres comme 'Departure' ou 'History' avec des passages à la guitare acoustique… il y a un côté western.  Il y a ce mélange de musique metal "futuriste", un peu science-fiction… et un retour à des choses très simples… Et c’est marrant car le prochain album qui n’est pas encore sorti et sur lequel Ws travaillait à l’époque devait s’inspirer du livre sans nom.

Ws : C’est un livre dont on ne connaît pas l’auteur et qui est très influencé par tout le cinéma fantastique : une histoire avec des vampires qui est assez géniale…

Fred : … mais ça se passe toujours dans cette ambiance un peu western et ça se retrouve sur quelques morceaux de "The Weak Man".




Est-ce à dire que c’est une orientation qui va s’accentuer sur ce fameux futur prochain album ?

Ws : Non parce que ça, ce sera encore après (Rires) !


Depuis le début du groupe, je sais ce que je vais faire jusqu’au quatrième album.


En fait, tu as tiré le plan sur les 20 ans à venir…

Ws : Non mais en fait depuis le début du groupe, je sais ce que je vais faire jusqu’au quatrième album.


Ce concept futuriste nous fait penser aussi un peu au dernier Dream Theater, "The Astonishing" avec son côté futuriste et sa révolte menée à bien. L’idée vous semble correcte et en général quels sont les concept-albums qui ont pu vous influencer : "The Wall", "Operation : Mindcrime" et d’autres dans ce genre d’idées ?

Holiv : Je suis un gros fan de Dream Theater mais je n’aime pas trop le dernier. Mais le fait qu’il y ait des chanteurs invités et qui apportent des émotions me fait penser à Ayreon. Et comme je suis un grand fan d’Ayreon, ce concept m’a bien botté !


Ce que j’aimerais faire, c’est sortir un EP de six ou huit titres qui serait un peu la continuité : tout l’univers que j’ai créé est la première pierre d’un édifice un peu plus grand, cet album est le préquel de ce qui va se passer par la suite…


Ce concept vous voit faire appel à nombre d’invités et à l’écoute on peut penser à une vision sombre et plus folle d’un Ayreon, comme si vous présentiez la face sombre là où la formation d’origine néerlandaise représente une face lumineuse ? Pour de futurs albums vous pourriez pousser plus loin le concept avec plus d’invités et une histoire appelant nombre d’intervenants ?

Holiv : Ça serait intéressant de pouvoir réitérer l’expérience : pourquoi pas…

Ws : C’est vrai que j’ai trippé d’avoir des mecs comme Guillaume Bideau, Blaze Bayley qui chantent sur des titres qu’on a faits…. Ça ne me dérangerait pas de refaire ça… Mais ce que j’aimerais faire, c’est sortir un EP de six ou huit titres qui serait un peu la continuité : tout l’univers que j’ai créé est la première pierre d’un édifice un peu plus grand, cet album est le préquel de ce qui va se passer par la suite…
En fait, je fais un peu de BD et donc mon idée un peu folle est de prendre exemple sur les logiciels open-source mais dans l’art. En fait, j’ai un univers, un canevas et j’aimerais que plein d’autres artistes mettent leur patte dans mon univers, écrivent des histoires, un autre groupe pourrait faire un concept sur mon univers…
Aujourd’hui, l’univers ne s’en tient qu’à l’album mais à partir du mois de juin, je vais commencer par l’intermédiaire du site, sur le blog à montrer des concept-arts, raconter des histoires pour que les gens aient une vue complète de ce que je veux faire.
Et pour les prochains titres, je bosse aussi de temps en temps dessus, j’aimerais faire des bouquins pour enfants mais pour adultes (Sourire). C’est-à-dire que c’est exactement le même concept que les bouquins pour enfants avec des gros dessins et des petits textes mais ça serait pour des adultes. L’univers est très influencé par la bizarro-littérature qui est un mouvement underground aux Etats-Unis et en fait, l’idée est de faire des trucs complètement barrés. Par exemple, il y a une histoire assez parlante côté bizarro : c’est un lycéen qui se réveille un matin mais dont les boutons d’acné ont une particularité, ils ont le goût du LSD. Et donc, tous les lycéens se mettent à lui sucer le visage… C’est ça le bizzaro…





Comment on fait pour bosser un mec comme ça ?

Holiv : (Rires) Je t’avouerai que j’ai décroché !

Ws : Mais l’idée serait que les prochains titres, les huit titres seront accompagnés de huit petites histoires : c’est un petit délire comme ça…

 
C’est amusant de constater que vos visages sont aussi surpris que le mien finalement…

(Rires)


Mais vous subissez ou vous lui faîtes totalement confiance ?

Fred : On lui fait confiance…


… tant qu’il ne vous demande pas lui sucer le visage…

Fred : (Rires)


Il y a trois personnes qui bouclent la boucle [...] : Blaze Bayley, Guillaume Bideau et Arno Strobl.


Car là le chant principal reste la propriété de WS, ton chant semble encore plus maitrisé, on pense à Mike Patton mais aussi à Devin Townsend et aussi à la folie de 6 :33, de Carnival In Coal, des projets d’Arno Strobl… d’ailleurs inviter ce même Arno sur le disque c’était une sorte d’hommage à quelqu’un de très inventif et un moyen de boucler la boucle en matière d’influences ?

Ws : Clairement et en fait, il y a trois personnes qui bouclent la boucle comme tu le dis : Blaze Bayley, Guillaume Bideau et Arno Strobl. Il y aurait pu avoir Devin Townsend mais c’est un peu plus compliqué (Rires) !
Arno Strobl, c’est Carnival In Coal et pour l’anecdote, Axel, l’ancien musicien de Carnival In Coal, avait enregistré notre toute première démo de notre tout premier groupe… Bref, ce sont des types qu’on suit depuis le début et dont je suis ultra-fan.
Guillaume Bideau, c’est pour sa maîtrise. A l’époque, quand j’ai écouté Scarve, je n’arrivais pas à croire que c’était français tant c’était parfait !


Mike Patton et tous ses projets restent votre influence de base, car au-delà de Faith no More j’entends aussi du Fantomas, du Mr Bungle et tout ce qui compose la galaxie folle du chanteur ? Pour Devin Townsend vous empruntez je trouve ce côté un peu bizarroïde de ce fou génial à certains moments des chansons ? ‘History’ est droit dans cette idée notamment avec son intro. Finalement votre concept c’est un mix de toutes ces influences ?

Ws : Fatalement parce qu’hormis Devin Townsend, je n’écoute pas de metal.

Fred : C’est amusant parce que j’ai composé le riff d’intro de ‘History’ mais je ne pensais pas du tout à Devin Townsend. En fait, je travaillais sur des modes et les intervalles chez moi et c’est comme ça que l’idée de ce riff est venue.
Stappring Yound Lad est une grosse influence de Sylvain, Ws et Holiv mais quand je suis entré dans je suis entré dans HyperDump, je ne connaissais pas du tout. Ils m’ont fait découvrir et ça m’a bien botté. Et c’est vrai que dans « Incoherence », il y a un riff que j’ai créé en me disant que je vais composer un truc à la Strapping Young Lad, complétement barré où la batterie a une signature rythmique totalement bizarre.


Au fur et à mesure de l’album on ressent toute la cohérence dans l’écriture, on démarre dans un univers fou et effrayant, parfaitement illustré par ‘Awaken’, ces titres fous et méchants (‘History’ est même impressionnante tant on a l’impression de rentrer à l’asile) sont placés en début de disque, il s’agissait de souligner le côté cauchemar de Dumptown ?

Ws : C’est totalement ça !





Vous devez être fiers d’avoir pu réaliser votre but à savoir une bande-son lovecraftienne ?

Ws : On est super contents que tu es pu ressentir ça et on espère que d’autres le ressentiront également.

Fred : C’est que nous composons un peu comme ça c’est-à-dire que Ws a une idée, un canevas et à tel moment, il veut une ambiance, un riff qui retranscrive tel passage de l’histoire et nous, nous nous efforçons de coller à tout cela.

Ws : Mais ce qui est bien c’est que ça fait longtemps qu’on joue ensemble et pour le coup, on n’a plus trop besoin de développer. Je dis : « Je veux ça » et ils me pondent exactement le truc que j’avais en tête : c’est génial !


On ne se met pas de pression parce qu’on se dit que si nous y sommes arrivés une fois, il n’y a pas de raison pour qu’on ne puisse pas le refaire et encore en mieux…


Ensuite petit à petit le côté très violent ne disparait pas mais semble plus en retrait, la folie reste présente et on a l’impression de lire un livre, à ce sujet ‘The Weak Man’ est très forte (avec son refrain très One Way Mirror), elle donne vraiment l’impression d’avoir été composée comme une nouvelle. Comme on l’a dit l’idée de base de construire une histoire qui pourrait servir à faire un film, une BD ou un roman… Une telle réussite vous met-elle la pression pour la suite ?

Fred : Je pense qu’il y a une évolution dans la composition, dans la recherche des ambiances, du perfectionnisme -même si ça fait un peu prétentieux- mais à chaque fois, on essaie de rajouter des choses et de pousser un peu plus loin le concept de notre musique très fusionnelle, mélange de nombreuses influences.
On ne se met pas de pression parce qu’on se dit que si nous y sommes arrivés une fois, il n’y a pas de raison pour qu’on ne puisse pas le refaire et encore en mieux…


A défaut d’une pression, tout du moins de faire aussi frais dans un délai beaucoup plus court ?


Ws : Par exemple, ça fait 10 ans que j’ai composé ‘No More’…


En termes de composition, je n’ai pas encore tout donné.



Justement, est-ce qu’à l’avenir, tu auras du matériel ?

Ws : Bien sûr !

Fred : Il compose un morceau par jour (Rires) !

Ws : Non mais c’est vrai que je compose un titre tous les jours... j’ai toujours fait ça !
Et mon idée est que tous les mois, je réécoute mes titres et je sélectionne celui qui me saute à la gueule, je le présente aux autres membres… et ce qui est dingue, c’est qu’en répét’, Holiv ou Fred trouvent un riff qui collent parfaitement avec mes idées.

Fred : Et on sait qu’il y a des pans entiers où il faut qu’on progresse notamment sur le son, l’équilibre, l’espace sonore…

Ws : Et je sais qu’en termes de composition, je n’ai pas encore tout donné.


Sur ‘No More’ on retrouve Blaze Bayley, l’ex-Maiden, c’était un rêve de gosse de bosser avec lui et il apporte à ce titre une force épique incroyable, est-ce que ces disques comme "Sillicon Messiah" ou ses plus récents disques dans une veine fantastique ont pu vous influencer à l’écriture ?

Ws : Blaze Bayley est juste le mec qui m’a fait écouter du metal ! Le premier concert que j’ai vu était Iron Maiden en 1998 à New-York : j’ai vu un mec habillé en noir et les cheveux longs, je voulais être comme lui…


Aujourd’hui encore : chauve…

Ws : (Rires) Et je lui ai envoyé un message sur Facebook avec la maquette en lui écrivant que j’étais fan et que j’aurais aimé qu’il chante sur ce titre.
Je lui ai envoyé le lundi matin et le lundi après-midi, il me répond : "Ok !"… A ce moment-là, j’étais comme une groupie hallucinée (Rires) !
En fait, je n’ai jamais vu un mec aussi ouvert avec qui tu peux converser…

Fred : A l’inverse d’un chanteur d’un certain groupe, d’un certain label… (Sourire) qui n’a pas répondu favorablement…

Ws : Oh tu peux le dire : il nous a carrément plantés... bref… mais ce n’est pas grave, ce n’est que de la musique !


Je suppose qu’il a enregistré ses parties chez lui. Prévoyez-vous de le faire venir chez vous comme Guillaume Bideau pour ‘The Weak Man’ ?


Ws : C’est complément con, mais je n’ose pas !
Je suis allé voir le concert de Devin Townsend récemment et nous étions déjà en contact avec Base qui organisait le concert et je me disais que je pourrais peut-être rencontrer Devin Townsend et puis… je n’ai pas osé… car je m’imaginais comme un con à ses côtés…





Ensuite l’histoire devient épique et on ressent la révolution en marche, on retrouve avec Mark Basile de DGM sur ‘Forlorny’ une grande force au titre et il amène un côté épique très fort. Comment avez-vous pris contact avec ce chanteur loin de vos bases musicales ?

Ws : Je ne sais pas si il faut le dire mais pour le coup, je ne connaissais pas du tout : c’est Fred qui est fan…

Fred : En fait, j’ai connu ce groupe sur Internet en me baladant sur Youtube. J’ai trouvé les guitaristes exceptionnels mais la voix l’est tout autant. J’ai donc également envoyé un message sur Facebook avec notre démo.


Sur ‘Departure’ le growl n’a collé au siège, on le doit à qui et il montre bien la situation se tendre et la révolution poindre son nez ?

Ws : Kamel, un pote depuis très longtemps, il a été l’organisateur du Chaulnes Metal Fest… C’est important de le citer parce qu’il faut savoir que si je compose un titre par jour, au niveau des textes, c’est juste une horreur : c’est une vraie souffrance parce que ce n’est pas naturel du tout pour moi.
J’ai donc demandé à Kamel de m’aider sur ce titre et comme il adore écrire, il a finalement écrit plus de la moitié des textes de l’album.


A-t-il vocation à devenir un membre à part entière du groupe ?

Ws : Je ne sais pas mais oui, on peut dire ça comme ça parce qu’il chante avec nous sur scène en faisant le choriste…
L’idée de cet album était d’inviter des gens dont on était fan mais également des amis, notamment sur le titre ‘The Calling’ et ‘Revelation’, Drix qui chante avec moi était mon tout premier prof de chant qui depuis est devenu un ami. Sur ‘No One Can Divide Us’, il y a Deke qui est le chanteur de Spiritual Dissection, l’autre groupe d’Holiv qui fait du brutal death…


Sans le vouloir, le concept s’inscrit vraiment sur ce qui se passe en ce moment avec toutes ces personnes bonnes ou mauvaises, sans jugement de valeur, qui veulent casser ce que l’on a



Au final ce concept nous renvoie pas mal à notre société, à Trump, Poutine et au passé très dur des années 1930 et 40, d’ailleurs le discours de début de ‘The Calling’ y ramène pas mal. L’idée de base c’était de souligner le mal être de notre société qui a failli porter au pouvoir le FN chez nous et achever cette idée de repli sur soi et d’avancée dans les ténèbres pour l’humanité ?

Ws : Sans le vouloir, le concept s’inscrit vraiment sur ce qui se passe en ce moment avec toutes ces personnes bonnes ou mauvaises, sans jugement de valeur, qui veulent casser ce que l’on a. Et l’idée c’est ça : c’est quelqu’un qui va monter cette révolution pour de bonnes raisons pour lui, mais on se rend compte à la fin que ce n’est pas le cas.


Comment pensez-vous que notre société puisse s’en tirer dans ce monde froid et libéral ?

Ws : Je suis pessimiste et optimiste tout à la fois. Quand tu regardes l’histoire, c’est cyclique et dingue à la fois : le propre de l’homme est qu’il a besoin de tout péter pour prendre un chemin un peu plus radieux. C’est hallucinant parce ce qu’on sait que c’est cyclique mais on le fait quand même (Sourire)…


En fait comme dernière influence on pense aussi bien sûr à Blade Runner et sa vision en avance, ce film a été une influence ?

Ws : Fatalement parce que je suis fan de ce film.


Qu’attendez-vous de cet album ?

Ws : Pour le coup, faire des concerts. On doit s’y prendre comme des tanches mais on a du mal à en trouver…


Des dates prévues malgré tout ?

Ws : Oui, le 03 juin au Black Pearl Fest huitième édition on joue avec Monolyth et In Entropy. Après nous devrions tourner surtout après septembre parce qu’on aimerait bien mettre un décor qui est compliqué à mettre en place : il faut penser à un décor qui s’adapte à toutes les scènes... Actuellement, nous démarchons donc…
Je suis persuadé que nous sommes un groupe de scène. Franchement, sans nous vanter, nos titres prennent une autre dimension sur scène. Et aujourd’hui, c’est super frustrant de ne pas jouer autant que nous le souhaiterions.


Questions traditionnelles du site, quel est votre meilleur souvenir ?

Ws : Guillaume Bideau a enregistré mes voix et c’est devenu un ami. Quand tu lis ses interviews, il fait un peu son cakos mais ça n’a rien à voir avec ce qu’il est dans la vraie vie. Il m’a envoyé un SMS après l’enregistrement de l’album en me disant que la prochaine fois qu’on fait un album, il voulait à nouveau les prod voix car il disait bien aimer quand on enregistrait ensemble car on est aussi con l’un que l’autre (Rires). En fait, on s’est vraiment trouvés : on a la même manière de fonctionner et pour moi, ça a été une sacrée expérience et je me suis fait un vrai ami.

Fred : Je dirais quand Ws m’a appelé pour me dire que Send The Wood était intéressé parce qu’on était parti pour sortir cet album en autoproduction. Ça a été un peu l’ascenseur émotionnel !

Ws : Hadrien ex-Hord de Send The Wood est un mec super !

Holiv : Et mon meilleur souvenir est quand on m’a dit "Oui" pour mon entrée dans HyperDump (Sourire)… mais aussi la fois où nous avons joué dans une église dans le cadre d’un festival de metal.
 

Et le pire ?

Fred : Je dirais une de mes nombreuses couilles matos avant un concert pour un festival à Clermont. En fait, j’ai tout un rack avec plein d’effets dedans et puis, un câble a dû se débrancher : j’étais en panique mais j’ai rebranché au dernier moment.

Ws : Quand Guillaume de Klone nous a dit qu’il nous voulait plus bosser avec nous. Ça été une vraie claque car je ne m’y attendais pas du tout : je n’ai toujours pas compris…

Holiv : Je dirais quand notre ancien batteur nous a plantés même si on gagne au change avec Gaël.





On a commencé par la question qu’on a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?


Ws : Je ne sais pas…


Ce que je propose, c’est pour la promo de l’EP l’an prochain, c’est que nous commencions l’interview par cette question…


Ws : (Rires) D’accord !


Merci

Merci à vous…


Merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.hyperdump.net/home.html
 
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