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A PROPOS DE:

Deep Purple + Monster Truck - Lille -Zenith Arena - 01 Juin 2017


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HARD ROCK

Deep Purple est de retour dans le Nord pour un concert en forme d'évènement, le groupe ayant annoncé se lancer dans une longue tournée d'adieu.
NOISE - 06.06.2017 - 14 photo(s) - (0) commentaire(s)
Music Waves est de retour à Lille pour une soirée évènement avec la venue au Zénith Arena de Deep Purple. La légende du hard rock britannique vient de proposer avec "Infinite" un album digne de ses grandes années et vient d’entamer une longue tournée sensée être une de ses dernières si on en croit le nom de cette tournée, le ‘Long Goodbye Tour’. La foule des grands jours est au rendez-vous pour cette date et la salle affiche quasi complet, les fans ne voulant pas manquer ce qui est peut-être la dernière date du groupe à Lille. Peut-être, car ces dernières années les tournées d’adieu des géants du hard rock, de Judas Priest à Scorpions, ont plus été des coups marketing que des adieux réels.

Depuis Manchester mi-mai la sécurité a été renforcée autour de la salle et pour éviter les attroupements les portes s’ouvrent plus d’une heure avant le début du premier concert. Cela étant l’ambiance est excellente et ces mesures ont un côté rassurant pour nombre de personnes. Avant Deep Purple ce sont les canadiens de Monster Truck qui ont l’honneur d’ouvrir. En peu de temps le groupe s’est taillé une énorme réputation avec son hard rock vintage teinté de blues et de colorations sudistes. Il a tourné avec Alice In Chains et a démontré qu’il savait tenir une scène même devant une foule importante. Avec "Sittin’ Heavy" il a proposé en 2016 une belle bombe et il des fans dans la salle, impatients de retrouver cet espoir du renouveau hard rock. La salle est remplie et avec le ‘For Those About To Rock’ de AC/DC en introduction Monster Truck fait intelligemment monter la pression.



En 8 morceaux il va mettre le Zenith à genoux, transformant des spectateurs attentifs en fans. Il faut dire qu’avec ‘Old Train’ et ‘Don’t Tell Me How To Live’ il nous assène d’entrée deux bombes de hard rock’n’roll 70’s. Le son est clair et puissant, au chant Jon Harvey a cette gouaille que l’on aime tandis que ses compères tissent un ensemble formidable de feeling. Le clavier de Brandon Bliss fait des merveilles dans un esprit qu’aurait apprécié Jon Lord, et à la guitare Jeremy Widerman est parfait sur chaque riff et solo. Ce début de concert est une réussite et pas mal de personnes tapent du pied en rythme. La suite va confirmer la classe du groupe. ‘The Enforcer’ et un grand moment de hard blues avec un feeling très fort. Tandis que ‘For The Sun’, ‘New Soul’ ou ‘The Lion’ font le taf avec énergie. Il arrive que les premières parties des grands groupes soient ignorées ou moquées mais ce soir Monster Truck a fait mentir cet adage avec classe. Il s’est fait de nombreux adeptes et se place en fer de lance de cette scène du renouveau du hard rock traditionnel.


Après cette superbe mise en bouche, les bars font le plein et la salle se remplit rapidement. Deep Purple a fait l’honneur de sa visite au Zénith lillois à 4 reprises depuis 1996 : les souvenirs de ces prestations sont vivaces et chacun attend de se prendre une nouvelle claque par des musiciens que le temps ne semble jamais devoir affecter. Certes Ian Gilan n’a plus la puissance d’antan mais à plus de 70 ans il est pardonnable et ce soir il va en scotcher plus d’un. Le public va frémir dès l’apparition sur l’écran géant des membres du groupe figés dans la glace comme sur la pochette de "In Rock" avec une évocation à "Infinite" pour le côté banquise. Dès l’extinction des lumières c’est l’explosion dans la salle. Avec ‘Time For Bedlam’ Deep Purple ne fait pas dans la facilité et ouvre avec un nouveau titre, qui déjà superbe sur disque explose encore plus sur scène. Gilan est concentré et fait un travail énorme sur ce titre groovy et entrainant. Ses compères sont en forme, Morse accomplit un travail d’orfèvre et Don Airey est déjà au top tant ce titre fait une belle place à son clavier.



Après cette entame Purple va balancer trois classiques. Intelligemment il se met le public dans la poche et fait monter l’ambiance de plusieurs crans. ‘Fireball’ ne fait pas de quartier, ce titre est un monstre de hard toujours aussi puissant. Gilan le passe avec brio et à ses côtés le niveau est élevé, à la basse Roger Glover fait le taf et le titre enchante les fans. Puis avec ‘Bloodsucker’ et ‘Strange Kind Of Woman’ le niveau ne baisse pas. La première voit Morse se faire plaisir tandis que la deuxième va être un pur moment de communion entre un Gilan en forme et un public qui chante en chœur. Steve Morse brille toujours sur ce titre et l’alchimie au sein du groupe est une évidence. Après ce grand moment de hard rock Deep Purple va se pencher sur ses deux derniers albums en balançant pas moins de 5 titres pour un cœur de concert qui évite courageusement la nostalgie. Le groupe est fier de ses nouvelles chansons et va prendre soin de les interpréter devant un public attentif  et séduit par la force de ces titres.


Cela commence avec ‘Johnny’s Band’ : extrait du nouvel album, ce titre nostalgique passe parfaitement en live avec une grosse prestation vocale de Ian Gilan. Ensuite ‘Uncommon Man’ revient sur "Now What ?" et confirme que cet album était bien une résurrection pour Deep Purple. De son refrain plein de feeling à son groove en passant par une grande prestation de Morse, il est un superbe titre de hard rock dans sa forme la plus noble. ‘The Susprising’ enchaine et montre que le groupe sait proposer des nouvelles chansons riches. Ce titre joue avec les ambiances dans un esprit 70’s teinté de progressif plein de feeling. On y appréciera une splendide partie instrumentale avec des claviers au top, un solo aérien et un travail très fin de Ian Paice à la batterie. Ce splendide titre en aura charmé plus d’un dans la salle. Au milieu de ces nouveautés, Purple va faire des heureux avec ‘Lazy’. Précédé un solo brillant de Don Airey ce titre fait un triomphe avec sa superbe montée en puissance, son côté jazzy et ce chant plein de chaleur qui arrive après une toujours incroyable partie instrumentale.



Après ce grand moment, Purple balance deux autres titres récents et il fait l’unanimité. On sent que le public apprécie ces moments à leur juste valeur et évite de réclamer les vieux tubes comme à certains concerts de vieilles légendes. Avec ‘Birds Of Prey’ il propose un nouvel extrait de "Infinite" dans cette même veine pleine de feeling avec un petit côté progressif et aérien très 70’s. Il permet surtout à Steve de briller dans un registre qu’il maitrise, chaque riff et solo donnant le frisson. Ensuite avec ‘Hell To Pay’ on repart vers "Now What ?" et ce titre plus heavy et direct rencontre le succès grâce notamment à un refrain parfait. Avant le final, Don Airey va proposer un solo dont il a le secret, jamais rébarbatif, inventif et fun. Il montre une technique formidable mais jamais pompeuse et joue avec ses claviers avec dextérité, ravissant un public qui n’en perd pas une miette. Au programme en vrac on retrouve un extrait de l’intro de ‘Mr Crowley’ d’Ozzy Osbourne sur lequel il jouait, et aussi et surtout un passage de ‘P’tit Quinquin’ qui aura fait un triomphe chez le public nordiste. Après ce très bon solo le groupe entame la dernière ligne droite et les tubes vont s’enchainer sans faiblir.



Seul survivant des années 80 ‘Perfect Strangers’ va être un très grand moment de ce concert. De son riff puissant à son refrain formidable la chanson est un classique absolu qui va être repris en chœur par tout le public dans une ambiance formidable. ‘Space Truckin’ enchaine et l’ambiance ne tombe et bien au contraire elle ne fait que monter tant ce titre bien heavy donne envie de se remuer. Enfin le grand moment arrive avec ‘Smoke On The Water’. 45 ans après sa sortie ce titre reste un monument du hard rock et du rock avec ce riff simple mais diabolique et lui aussi sera chanté en chœur dans un pur moment de grâce et de communion. La foule acclame le groupe qui se retire mais chacun attend d’en reprendre une dernière dose et Deep Purple revient rapidement pour un final grandiose. Le premier titre file dans le temps vers le tout premier album sorti en 1968, quand Deep Purple proposait sa version du ‘Hush’ de Joe South. Et pas loin de 50 ans plus tard ce titre reste un énorme moment en concert avec sa mélodie parfaite et son côté rock vintage. Ensuite Roger Glover fait une démonstration de sa classe avec un solo de basse tout en feeling avant le final sur ‘Black Night’. Ce titre emblématique du hard rock tiré de l’époque "In Rock" achève le concert en beauté en étant repris en chœur par l’ensemble du public.


Ceci achève une excellente soirée, Deep Purple était en grande forme ce soir et a signé une de ses plus belles prestations lilloises. Les musiciens par leur enthousiasme, leur vitalité incroyable et leur volonté de ne pas rester coincés dans le passé ont fait de ce concert un grand moment dont les gens se souviendront longtemps. On ne peut que souhaiter que cela dure encore longtemps et que cette tournée soit vraiment aussi longue que possible. Il nous reste à remercier les organisateurs, Verone productions et Gerard Drouot Productions pour nous avoir permis de suivre ces concerts dans de si bonnes conditions.



Plus d'informations sur http://www.deeppurple.com/
 
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