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A PROPOS DE:

SUPERSCREAM (29 MAI 2017)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL PROGRESSIF

A l’occasion de la sortie de l’excellent "The Engine Cries", Music Waves a rencontré Superscream pour une interview fleuve...
STRUCK - 28.06.2017 - 9 photo(s) - (0) commentaire(s)

Rencontre détendue avec la révélation metal prog française durant laquelle il sera bien évidemment question de l'affiliation à la scène prog contemporaine actuelle et donc Dream Theater, l'aspect lyrique lié au CV de son chanteur et la sincèrité de la démarche du groupe : Superscream où quand prog metal rime avec chansons...


Question traditionnelle de Music Waves, quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?


Philippe Vermont : Pourquoi six ans entre le premier et le deuxième album ? Mais comme nous avons pas mal de réponses à cette question, nous pouvons te répondre si tu veux.





Ce n’est pas le genre de la maison mais vous n’y couperez pas. Six années se sont écoulées depuis votre premier album "Some Strange Heavy Sound", pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour enregistrer "The Engine Cries" ? Est-ce dû au changement de line up ?


Philippe : En partie mais pas que. En fait "Some Strange Heavy Sound" était avant tout un projet entre Eric et moi avec des side men autour. Avec Eric, nous travaillions sur un autre projet qui s’appelait Darjeeling. Eric en avait la direction artistique. J’ai commencé à composer des morceaux sur mon ordinateur puis Darjeeling s’est arrêté et comme nous avions envie de continuer à travailler ensemble, "Some Strange Heavy Sound" est né. J’ai appelé des potes musiciens de studio. C’est pour ça que par exemple il y a deux bassistes sur cet album. Et quand l’album est sorti, nous nous sommes dit que nous avions vraiment envie de le jouer en live et de monter un groupe. Sont donc arrivés Stéphane, qui était de la première mouture du line up, un batteur et un clavier. Nous avons commencé à tourner avec cette formule, qui n’était pas toujours convaincante. Il a ensuite fallu tout mettre en place pour ce nouvel album "The Engine Cries". Notamment une équipe stable qui s’entend bien humainement.
En fait j’ai composé l’album en neuf mois mais j’avais beaucoup de matériau. J’ai écrit environ trente titres. Ensuite la phase d’enregistrement a été très longue.


Donc la phase d’enregistrement s’est arrêtée quand ?

Philippe : Il n’y a pas si longtemps. A dire vrai l’album est prêt depuis trois ans.


Donc un an pour trouver le line up et deux ans pour enregistrer ?

Philippe : Oui mais pour des raisons toutes simples d’emploi du temps. Eric est chanteur lyrique à l’opéra de Rouen et je travaille moi-même sur plein de projets. Stéphane et Daniel (guitariste) ont un job fixe. Donc nos agendas ont été assez difficiles à coordonner. Et l’enregistrement de l’album a pris pas mal de temps. Et puis il y a une autre raison : je suis un gros psychopathe !

Stéphane Lescarbotte : J’allais le dire ! En fait il est hyper tatillon et exigeant sur l’écriture comme sur l’enregistrement.

Philippe : En fait j’écris les morceaux avec du papier, un crayon et une gomme. Très important la gomme ! Et je sais exactement ce que je veux entendre. Donc parfois, comme sur le titre ‘Pandora’, en une nuit le morceau est plié. Et puis pour d’autres morceaux où je veux par exemple un placement rythmique particulier, je les saoule jusqu’à ce que j’obtienne ce que je veux. D’ailleurs je les remercie de leur patience (Rires).

Stéphane : En plus, nous avons pas mal expérimenté sur cet album. Beaucoup de lignes de basse ont été torturées pendant l’enregistrement pour voir ce qui sonnait le mieux et pour avoir un groove cohérent et surtout au service des morceaux.


Nous essayons de nous adresser à un public le plus large possible et pas uniquement aux musiciens. Les gens ne veulent pas savoir si c’est dur à jouer ou pas. Ils écoutent et ça leur plait ou non.



Dans les années quatre-vingt-dix, beaucoup de groupes de metal prog utilisaient la technique pour la technique, parfois même au service de la technique et pas forcément de la chanson. Il semblerait justement que pour Superscream, la technique soit au service des morceaux.

Philippe : Exactement. Avec mon papier, mon crayon et… ma gomme (Rires), je me doute bien que quand j’écris une partition en sextolet pour la guitare, je vais galérer pour le jouer. Mais je pars du principe que l’auditeur ne sait pas si c’est difficile ou pas. Seuls les musiciens le savent. Et nous essayons de nous adresser à un public le plus large possible et pas uniquement aux musiciens. Les gens ne veulent pas savoir si c’est dur à jouer ou pas. Ils écoutent et ça leur plait ou non. Mais c’est vrai que nous avons fait plein de petits ajouts pendant l’enregistrement, ce qui explique aussi le temps qu’il a pris.





Donc on attend un prochain album de Superscream dans trois ans ?

Stéphane : Non car le prochain ne sera pas un CD. Vous avez eu le son. La prochaine fois vous aurez l’image.

Philippe : Oui nous travaillons sur un DVD live.


Pourquoi un tel projet après seulement deux albums ?

Philippe : En fait nous avons eu l’opportunité de le faire. Comme je te le disais, nous ne sommes pas satisfaits de nos prestations live avec le premier line up du groupe. Maintenant Superscream a beaucoup évolué en concert, avec une vraie scénographie, des décors. De plus nous avons un guitariste supplémentaire et plus de clavier et l’écriture a beaucoup évolué aussi. D’ailleurs j’ai pensé au live en écrivant les titres de "The Engine Cries", ce qui n’était pas le cas lorsque j’ai composé "Some Strange Heavy Sound". Et puis comme j’ai vraiment la main mise sur la production de l’album, nous voulions un projet qui témoigne plus du travail du groupe.

Stéphane : C'est aussi une autre facette du groupe et de son imagerie particulière. Il est important pour nous de la montrer assez rapidement car elle fait partie du charme de Superscream. Nous sommes assez éloignés d’un concert de Dream Theater.

Philippe : C'est sûr que nous avons une attitude plus hard rock que metal prog. Et puis le nouveau line up tient beaucoup sur l’humain. Nous sommes vraiment potes.

Stéphane : C’est d’ailleurs une histoire d’amitié avant d’être une histoire de groupe musical.


Et ce DVD live est prévu pour quand ?

Philippe : On ne peut pas vraiment donner de date. Mais nous aimerions le sortir environ un an après la sortie de l’album. En espérant que nos emplois du temps nous permettent de tenir les délais.


La grosse différence est que nous avons voulu faire un album plus fédérateur et mieux écrit. En fait "The Engine Cries" contient vraiment des chansons
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"Some Strange Heavy Sound" était un album bien barré, passant du trash à la bossa ou même à la world music. "The Engine Cries" est un peu plus sage même s’il mélange aussi des sonorités très différentes comme le très jazzy ‘Where’s My Mon ?’. Etes-vous d’accord avec cette affirmation ?

Philippe : Pas du tout (Rires) !

Stéphane : En fait il l’est autant mais il n’est pas amené de la même façon.

Philippe : Je n’aurais pas pu le dire mieux.

Stéphane : L’écriture est plus subtile. Mais il contient les mêmes ingrédients et les mêmes gammes bien barrées. Je me retrouve à jouer des lignes de basse très très jazz alors que les gars bastonnent un Si sur leurs guitares. L’approche a changé mais pas l’esprit.

Philippe : Depuis le début de Superscream, il y a deux types de morceaux et c’est une réelle volonté de notre part. Certains titres répondent aux attentes d’un morceau metal prog et d’autres sont beaucoup plus barrés. Par exemple ‘Way Out’ contient des rythmes indiens et des percus à la bouche.  ‘Where’s My Mon ?’ est très jazz.
Si tu fais le tour, "The Engine Cries" contient plus de morceaux world que "Some Strange Heavy Sound". Par contre la grosse différence est que nous avons voulu faire un album plus fédérateur et mieux écrit. En fait "The Engine Cries" contient vraiment des chansons. Ça fait une grosse différence parce qu’à la limite, tu peux jouer tous les titres avec une guitare acoustique et une voix. Donc l’album est plus homogène et plus accessible. En tout cas ce sont les retours que nous avons du public et des critiques.




C’est aussi l’expérience. Vous avez peut-être plus digéré et assimilé vos influences par rapport à l’album précédent.

Stéphane : Oui, et nous en avons apporté d’autres. Autant le premier album est un projet en duo, autant avec le nouveau line up, même si l’écriture revient à Phil et Eric, les trois autres membres ont apporté un plus.

Philippe : Oui et puis ils avaient aussi des demandes. Par exemple quand j’ai composé le plan de tapping sur le titre ‘The Engine Cries’, je me suis souvenu que Stéphane aurait aimé une séquence avec plein de breaks et qu’il serait trop content de le faire.

Stéphane : J’étais moins content quand j’ai reçu la partition (Rires).

Philippe : Donc je pense aussi aux autres gars du groupe quand je compose.


Eric Pariche nous rejoint pour la deuxième partie de l’interview.


Pensez-vous qu’il y a une place à prendre sur la scène française dans cette filiation que vous revendiquez avec Dream Theater ?

Philippe : Dream Theater existe depuis plus de vingt-cinq ans. Et nous n’arriverons jamais à faire aussi bien que Dream Theater. Déjà parce que nous sommes moins bons musiciens et ensuite parce que ce n’est pas le but. En fait nous voulons amener le metal prog ailleurs, notamment avec nos influences world. Je me sens plus proche de Haken qui essaye de faire quelque chose de différent sans forcément énormément de virtuosité. Chez nous, il y a un peu de virtuosité mais ce n’est pas le centre du débat. Par contre je reste un fan absolu de Dream Theater !


Il est clair qu’aujourd’hui, Haken est bien plus intéressant à écouter que Dream Theater. Sans parler de la scène car Haken a un vrai chanteur.

Philippe : (Rires) Pour moi, c’est Portnoy qui donnait du sens à la musique de Dream Theater. Même si Petrucci est un guitariste incroyable et que tous les autres sont des musiciens incroyables. Mais en termes d’écriture, Dream Theater a perdu beaucoup depuis le départ de Portnoy. Depuis que Petrucci est aux commandes, il y a de plus en plus de passages gratuits.


Certains groupes génèrent des attentes particulières.


Vous disiez que Superscream était au service des chansons. C’est sûr que ce n’est pas toujours le cas de Dream Theater.

Philippe : Oui mais on peut aussi se demander : qu’est-ce qu’on attend d’un groupe comme Dream Theater ? S’ils ne font plus de virtuosité, ce n’est plus du Dream Theater. Un bon exemple est Metallica. Quand ils font autre chose que du Metallica, c’est compliqué. Du coup je me mets aussi à leur place. Certains groupes génèrent des attentes particulières.


Pensez-vous qu’il y a un public pour le metal progressif en France ?

Philippe : Ils sont tous aux concerts de Dream Theater quand ils passent. Je pense qu’il y a un public français de metal prog mais que cette musique touche quand même peu de gens. Déjà le metal touche finalement peu de monde. Alors le metal prog …


On peut aimer ou ne pas aimer notre album mais une chose est sûre : il est 100 % sincère



Sachant que c’est encore plus compliqué. Music Waves est à la base un site d’amateurs de prog. Et certains progueux vont dire que ce n’est pas du prog mais du metal. Et d’un autre côté certains metalleux vont dire que ce n’est pas du metal mais du prog. Et je ne parle même pas d’Opeth …

Philippe : Ce sont des questions que nous nous sommes posé. Notamment pour le visuel car nous voulions qu’il reflète le côté prog de l’album. Mais notre musique part d’abord d’une envie artistique. On peut aimer ou ne pas aimer notre album mais une chose est sûre : il est 100 % sincère. Donc savoir s’il y a un public ou pas pour notre musique est presque secondaire. L’important est surtout que l’album existe. Après nous voyons qu’il touche des gens donc nous sommes très heureux.





Avez-vous eu des échos de l’international ?

Philippe : Nous avons eu des propositions de labels internationaux intéressantes. Mais nous avons choisi de travailler avec Send the Wood.


Pourquoi ?

Eric : Pour plusieurs raisons. D’abord c’était un peu tard et on était déjà engagé avec Send The Wood. Et créer un partenariat était compliqué. Et puis signer avec un label américain avait des inconvénients : le marché français, la barrière de la langue etc.


En fait c’était peut-être aussi trop tôt ? C’est peut-être le palier à franchir pour le quatrième ou cinquième album ?

Philippe : Tout à fait. Je pense que nous avons d’abord besoin d’évoluer dans notre pays. Surtout que nous avons fait très peu de festivals. Mais nous avons eu des signaux comme quoi l’international était possible. L’avenir le dira. Et ça dépend aussi beaucoup de comment va se passer la collaboration avec Send The Wood. Mais pour le moment ça part plutôt bien.

Stéphane : Oui ça part bien. On est en rupture de stock de CD.


Ah oui ? Comment expliquez-vous çà ?

Stéphane : Je crois que nous arrivons à toucher des gens qui n’ont pas du tout la culture metal. Je trouve ça génial. Certaines personnes à qui j’ai fait écouter l’album et qui sont très loin du metal m’ont dit : "C’est vachement bien ce que vous faites". C’est une vraie fierté.


Nous avons un son un peu daté et c’est complètement volontaire.


En ce qui concerne le metal prog, ne craignez-vous pas d’arriver un peu en retard dans un genre qui a connu son heure de gloire dans les années quatre-ving-dix voire début deux mille ? Est-ce que vous ne craignez pas de sonner un peu daté ?

Philippe : En fait nous avons un son un peu daté et c’est complètement volontaire. On ne se revendique pas du tout des productions actuelles qui sonnent très grave avec des guitares accordées très bas. D’abord parce que ça ne fonctionne pas du tout avec notre côté world music. Et ensuite parce que c’est le genre de musique fait pour des chanteurs qui growlent et qui ne peuvent ou veulent pas chanter dans les aiguës. Alors que le nôtre peut chanter très grave et très aigu. C’était d’ailleurs une demande de ma part sur certains morceaux et la performance vocale sur l’album est vraiment géniale.


Surtout quand on regarde son CV. Eric, tu es ténor à l’opéra de Rouen, c’est bien ça ?

Eric : Oui je suis chanteur d’opéra. C’est mon boulot.


Certains chanteurs d’opéra seraient incapables de chanter du hard rock


Pourquoi ce grand écart entre la musique lyrique et Superscream ?

Eric : En fait quand je suis rentré au conservatoire à 21 ans, je voulais savoir tout chanter. C’était mon fantasme. Et je me suis dit : qui peut le plus peut le moins. Ce qui en fait n’est pas tout à fait vrai car certains chanteurs d’opéra seraient incapables de chanter du hard rock. En ce qui me concerne, j’ai toujours chanté dans des groupes de rock en parallèle de ma formation au conservatoire et je me suis toujours amusé avec ma voix. J’adore la modifier, la transformer et faire plein de trucs bizarres.





Le Mike Patton de l’opéra.

Eric : J’adore Mike Patton même si parfois il va un peu loin (rires). Sur Superscream, j’aime utiliser ma voix de façon différente selon les morceaux. Je fais des recherches pour savoir quel timbre utiliser en fonction de l’esthétique du morceau. C’est un peu prise de tête mais c’est très intéressant.

Philippe : C’est ça. En fait rien n’a été laissé au hasard sur l’album.


Mais justement, n’est-ce pas un défaut de passer trop de temps sur les albums, au risque d’être oublié par le public ?

Philippe : C’est sûr. Mais dans chaque décision que tu prends, il y a du bon et du mauvais. Entre plaire aux gens et avoir le sentiment d’avoir fait un bon disque, je privilégierai toujours la deuxième option.


Le marché du disque actuel pousse les musiciens à sortir plein d’albums pour occuper le terrain médiatique.


Donc rendez-vous dans six ans ?

Philippe : Non pas forcément parce que nous avons écrit beaucoup de morceaux pour cet album et certains sont même déjà enregistrés. Mais j’ai tendance à penser que le marché du disque actuel pousse les musiciens à sortir plein d’albums pour occuper le terrain médiatique.


D’où la mode actuelle des EP.

Philippe : Oui d’ailleurs ça pourrait être intéressant pour Superscream. Mais ce n’est pas forcément une bonne chose. A son époque, Led Zeppelin restait un an en studio et je pense qu’à l’heure actuelle, certains groupes devraient rester un peu plus longtemps en studio… Occuper le terrain médiatique sans rien proposer, franchement, ça ne m’intéresse pas.


Je ne pense donc pas du tout que je suis ténor quand je chante du Superscream. C’est d’ailleurs une erreur que j’ai commise lorsque j’étais plus jeune. Je voulais adapter au rock ce que j’apprenais en chant lyrique et ce n’est pas la bonne méthode.


Eric, comment abordes-tu le chant ? Comme un ténor ou un chanteur de metal ? Ou Superscream est-il une cour de récréation pour toi ?

Eric : Oui il y a un côté cour de récré et heureusement. Car avant de se prendre la tête, on s’amuse toujours (Rires). Disons que d’abord on s’amuse, ensuite on se prend la tête et enfin on va boire pour oublier (Rires). Plus sérieusement je n’aborde pas le chant dans Superscream comme un ténor. Le chant lyrique est un instrument acoustique et il y a une grosse différence entre chanter sans micro et chanter avec. Ce n’est pas du tout pareil techniquement. Il faut faire les deux pour se rendre compte à quel point il est différent de chanter avec et sans micro. Je ne pense donc pas du tout que je suis ténor quand je chante du Superscream. C’est d’ailleurs une erreur que j’ai commise lorsque j’étais plus jeune. Je voulais adapter au rock ce que j’apprenais en chant lyrique et ce n’est pas la bonne méthode. Mais pour le savoir, il faut des années de pratique et s’adapter à ce qui fonctionne ou pas.


Philippe, ton jeu de guitare évoque aussi bien le phrasé de Jimi Hendrix (‘Way Out’) que la dextérité de Steve Vai (‘The Engine Cries’). Quelle est ta formation de musicien et les guitaristes qui t’ont le plus influencé ?

Philippe : C’est bien vu parce que je fais partie d’un groupe de reprises d’Hendrix. J’ai un parcours essentiellement autodidacte. J’ai pris quelques cours de jazz pendant deux ans dans des écoles parisiennes qui m’ont beaucoup apporté en termes d’ouverture d’esprit et d’harmonie. Si je devais citer les guitaristes qui m’ont le plus influencé, je dirais Jimmy Page, John Petrucci, Ritchie Blackmore et Joe Satriani. Et pour Superscream, Steve Vai. En fait Vai a fait un album où il a ramené un morceau de chaque pays qu’il a visité (Ndlr : "Alive In An Ultra World"). Je suis très fan de la démarche et j’ai un peu cette démarche pour Superscream.


Dans notre chronique, nous disons que l’album aurait pu être un véritable coup de maître s’il n’était pas pénalisé par deux compositions power metal bien exécutées mais moins inspirées (‘Your Necklace Of Bites’, ‘Insane God’) qui nuisent à sa cohésion. Etes-vous d’accord avec ce bémol ?

Philippe : Pas du tout ! (Rires)

Eric : Non c’est une autre facette du groupe. Nous aimons ces morceaux.

Philippe : Pour Eric comme pour moi, ‘Your Necklace Of Bites’ est à l’opposé du morceau pas inspiré parce que le texte tenait vraiment à cœur à Eric et fait partie de son histoire. Quant à moi, j’ai écrit ce morceau à une période où je n’allais pas très bien et où j’avais besoin de m’exprimer musicalement pour aller mieux. Mais je comprends pourquoi le chroniqueur dit ça car ce sont des titres qui ne se réfèrent pas au metal prog mais ils peuvent séduire d’autres gens.

Stéphane : C’est une respiration dans l’album et dans le set. Ces morceaux montrent autre chose de nous et nous permettent de respirer aussi.

Eric : C’est aussi une question de goût. C’est une ballade et j’adore les ballades. Je suis un sentimental.

Philippe : On est des lovers en fait (Rires).


Qu’attendez-vous de cet album ?

Stéphane : De toucher le maximum de gens.

Eric : Le stade de France. Mais je crois qu’il faut qu’on enlève un peu de prog, sinon c’est mal barré (Rires).





On a commencé l’interview par la question que l’on vous a trop souvent posée. A l’inverse, quelle est celle que vous aimeriez que je vous pose ?

Philippe : La question de la sincérité. Nous sommes très sincères dans notre démarche et même si tout est sous contrôle entre guillemets, cet album et avant tout un vrai disque de passionnés.


Je pense que vous ne vous êtes pas trompés jusqu’à présent. Bien joué. Merci beaucoup.

Merci à vous !





Un grand merci à Newf à qui nous devons la totalité de cette interview (questions et retranscription)....


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/superscream/
 
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