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TITRE:

LITTLE HURRICANE (09 MAI 2017)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

BLUES



Quelques heures avant son concert parisien, Music Waves est allé à la rencontre du duo de blues Little Hurricane.
ADRIANSTORK - 21.07.2017 -
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Un duo sympathique mais visiblement très intimidé par le jeu des questions/ réponses...


Nous allons commencer cette interview par la question traditionnelle du site : quelle est la question que l'on vous a trop souvent posée ?

Celeste : On nous a souvent demandé si on se comparait à The Wake ou à The White Stripes (Rires)


Pourtant, ça n'a rien à voir musicalement parlant.

Anthony : A part le visuel. Deux personnes, un gars, une fille... On ne nous pose pas de questions très profondes généralement...





Little Hurricane s'est formé en 2010. ''Same Sun Same Moon'' est votre quatrième album. Etait-ce votre intention d'enregistrer un nouvel album tous les 2 ans pour rester actifs et ne pas être oubliés de vos fans ?

Anthony : Oh non : on pourrait en sortir un tous les ans ! En fait, le second album 'Stay Classy' était un album de reprises. Pour enregistrer un album tous les ans, il faudrait passer 100% de notre temps libre en studio. Ce ne serait pas impossible, nous travaillons rapidement, mais nous devons aussi tourner à travers le monde, aller à la rencontre de notre public. Et puis ne l'oublions pas, il faut vivre aussi !


La pochette est assez surprenante et érotique, est-ce qu'il s'agit d'un vieux rituel dédié à la lune ?

Celeste : (rires) Nous, on ne nous voyait jamais sur les pochettes, c'était une occasion. Nous avons pris nous-mêmes ce cliché avec un retardateur et de jour. Lorsque nous avons pris cette photo, l'album n'était pas encore terminé. Nous avons ajouté la lune dans un beau ciel bleu.



Je voudrais dire que le point négatif de cet album, c'est la photo prise du mauvais côté, vous auriez été mieux de face !

(Rires)





Le titre de l'album et de la première chanson semble un peu pessimiste, comme si rien ne pouvait briser la routine. Comment expliquez-vous le choix de ce titre, était-ce juste pour utiliser le titre de la première chanson ?

Anthony : Nous voulons passer du pessimisme à l'optimisme. Nous sommes tous ensemble sur cette planète et nous ne devons pas être séparés. Je pense qu'un bon musicien doit pouvoir produire à la fois du divertissement mais aussi proposer des messages d'humanité.


Le blues est plus proche de ce que nous sommes plutôt que de la musique faite par ordinateur


Vous êtes rafraîchissants dans le paysage du blues. Comment en êtes-vous venus à vous intéresser à ce genre?

Celeste : Nous avons tous les deux joué sur une scène jazz quand nous étions jeunes. Nous n'avons pas beaucoup d'intérêt dans la musique pop actuelle. Nos parents nous ont permis d'écouter de tous les genres, et le blues est plus proche de ce que nous sommes, plutôt que de la musique faite par ordinateur.


Pouvons-nous dire que cet album trouve un équilibre entre pop et blues?

Anthony : Nous voulons passer du blues traditionnel à un autre niveau, afin de trouver un nouveau chemin et voir où il peut nous conduire.


C'est même plus facile pour l'auditeur de l'écouter avec son bagage pop.

Anthony : Nous voulons surtout créer de la musique que les gens apprécient. Si les gens aiment, alors la mission est accomplie.


Est-ce que Little Hurricane est démocratique où est-ce la dictature d'un seul membre?

Celeste : (rires) Ce n'est certainement pas une dictature. Nous travaillons ensemble, nous devons être entièrement d'accord sur le son, sur tout.


Justement, lorsque vous avez des musiciens additionnels cela ajoute...

Anthony (coupant) Plus d'opinions ! (rires). Pour deux personnes, c'est plus facile de voyager.


J'aime la guitare, les émotions et les atmosphères créées par le blues. Cela fait partie de notre identité.


Sur ces chansons 'Same Sun Same Moon', 'Bad Business', 'Lake Tahoe Eyes', nous avons une batterie implacable et une guitare menaçante et poisseuse, qui nous font dire que nous sommes bien sur la planète blues, est-ce que ces morceaux sont comme des cartes de visite?

Anthony : Je ne sais pas. J'aime la guitare, les émotions et les atmosphères créées par le blues. Cela fait partie de notre identité.


Et le son de la batterie est-il important aussi pour dévoiler votre identité blues?

Celeste : Peut-être. Je joue ce qui sonne bien à mes oreilles.


Parfois vous vous échappez d'un son blues, comme sur ces chansons 'Isn't It Great' et 'How You Remind Me', plus proches de la techno et du reggae. Est-ce important d'être curieux et d'aller voir ailleurs?

Anthony : Oui, il ne faut fermer aucune porte et toujours essayer d'emprunter de nouvelles direction. 'How You Remind Me' est assez riche et nous avons choisi vraiment de faire ce que nous voulions sur ce titre.


Un autre de vos aspects attractifs, c'est lorsque vous chantez en duo. Comment s'est décidé en studio de faire un duo sur certaines chansons?

Anthony : C'est une question de feeling.

Celeste : On essaie parfois d'ajouter ma voix quand on sent qu'elle pourrait apporter quelque chose de supplémentaire.


Il y a une volonté de ne pas jouer avec les excès du blues,  par exemple nous ne trouverons pas une centaine de soli de guitare sur une chanson. Comment avez-vous trouvé un équilibre?

Anthony : Je trouve que c'est un peu égoïste de faire trop de soli de guitare. Nous nous concentrons plus sur les émotions de la chanson.


Vous mentionnez comme influences Van Morrison, Dead Weather, Gorillaz, James Taylor, Paul Simon et The Beatles, mais plus spécialement j'ai l'impression que vos voix nous ramènent du côté de Fiction Plane. Etes-vous d'accord?

Anthony : Ah! Le fils de Sting? Est-ce qu'ils font encore de la musique?


Je les ai interviewé il y a deux ans. C'était difficile pour eux car ils étaient un peu déçus de la voie que prenait leur carrière...

Anthony : Dommage, car il écrit de bonnes chansons. La comparaison sonne comme un compliment. Il y a de cool vibes dans leurs chansons. Merci!


Ils s'essaient aussi à différents styles, comme vous.

Anthony : C'est important de ne pas se cantonner à un seul style et de fusionner différentes influences.


Penses-tu réussir ?

Anthony : A chaque album nous tentons de nouvelles choses pour évoluer.


Travaillez-vous déjà sur de nouveaux morceaux?

Anthony : Oui, lorsque nous reviendrons de tournée, nous filerons enregistrer en Californie.





A quelle date pouvons-nous nous attendre à un nouvel album studio?

Celeste : Avec les tournées, il faudra bien compter entre 18 et 24 mois entre les deux. Nous serons de retour à la maison en août. On va essayer de travailler avec plus de personnes cette fois-ci, qui nous aideront à trouver le son du futur album.


Avez-vous le sentiment avec cet album d'avoir dépoussiéré un genre?

Celeste : Oui! (rires)

Anthony : C'est un genre important dans l'histoire. C'est important de le moderniser plutôt que de le copier.


Quelle histoire se cache derrière le titre mystérieux 'Lake Tahoe Eyes'?
 
Anthony : C'est un lac à la frontière du Nevada et de la Californie.

Celeste : Le plus bel endroit d'Amérique.

Anthony : L'eau est si claire !


Pourquoi n'avez-vous pas pris le cliché de la pochette à cet endroit? Pour le prochain album?

Celeste (rires) : Peut-être. ! C'est un endroit mystique. Les gens le connaissent mais ce n'est pas aussi populaire que les plages de San Diego.

Anthony : C'est le dixième lac le plus profond du monde. C'était une façon de saluer ce lac cher à notre coeur.


Ce que nous attendons, c'est qu[e cet album] nous permette de continuer à faire des concerts et à enregistrer le prochain.


Qu'attendez-vous de cet album?

Anthony : Lorsque nous avons fini l'enregistrement, nous avions travaillé très dur, nous ne savions pas vraiment si c'était bien ou pas. Ce que nous en attendons, c'est qu'il nous permette de continuer à faire des concerts et à enregistrer le prochain.


Si vous êtes là à Paris, cela veut dire que les attentes sont comblées.

Anthony : Oui, c'est vrai!


Question traditionnelle du site : Quel est votre meilleur souvenir en tant qu'artiste?

Anthony : Sûrement les tournées. Nous avons joué dans le cercle arctique, dans un incroyable festival devant 7000 personnes. Nous avons même pu sauter le lendemain en parapente d'une falaise alors que nous n'aurions jamais fait cela. 

Celeste : J'ai de très bon souvenirs de rencontres. J'ai croisé des gens qui m'ont dit combien notre musique comptait pour eux. D'autres qui ont crée un groupe à cause de nous. J'ai vu aussi une vidéo sur internet d'enfants qui faisaient une reprise d'une de nos chansons. Tous les bons souvenirs sont ceux qui surprennent, ceux auxquels on ne s'attend pas.


Justement, est-ce que vous vous attendez à quelque chose pour le concert de ce soir?

Anthony : Oui, c'est notre premier soir à Paris. Nous espérons qu'il y aura au moins quelqu'un ! (rires).

Celeste : J'espère qu'ils vont aimer. En Europe, c'est parfois difficile de trouver une bonne connection avec le public. Mais récemment en Hollande, nous avons reçu un très bon accueil alors que je pensais qu'ils n'avaient pas aimé et qu'ils voulaient rentrer chez eux. Nous avons même eu droit à un rappel ! 

Anthony : Pour la première fois, nous avons même eu un de nos concerts sold-out en Allemagne. Ils ont connu sur Internet et cela se fait de bouche à oreille.


Nous avons parlé de bon souvenir, a contrario quel serait le pire?

Anthony : J'essaie de l'oublier ! (rires).

Celeste : Je n'ai pas vraiment de mauvais souvenirs. Nous avons eu des soirées difficiles comme tous les autres musiciens. Pour moi, le pire c'était la première fois que nous avons joué à Chicago, ma ville natale. Nous avons joué devant tous mes amis d'enfance, devant le label. Et la guitare s'est cassée après quelques chansons. Je pouvais seulement jouer de la batterie, mais c'était impossible de recréer notre musique. Aujourd'hui, nous avons pris nos précautions, nous avons une guitare de rechange !





Nous avons commencé cette interview par la question que l'on vous avait trop souvent posée. Mais quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose?

Celeste : Quel était le pire travail que vous avez effectué avant d'être dans ce groupe? Pour moi c'était vendre de la viande surgelée en porte à porte. J'aime beaucoup lire à propos des expériences professionnelles de mes collègues avant de rejoindre le monde de la musique.


Et toi, que vendais-tu?

Anthony : Je travaillais dans un studio, mais je voulais vraiment avoir mon groupe.


Merci beaucoup!

Merci!


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/little.hurricane.music/
 
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