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TITRE:

GUT-SCRAPERS (8 JUIN 2017)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HEAVY METAL



Pour la sortie de leur deuxième album "Getting Through", Gut-Scrapers n'a pas pu passer au travers des questions de Music Waves.
NEWF - 26.06.2017 -
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Quelle est la question que l’on vous a trop souvent posée ?

Certainement : vous faites quel style ?

Nous nous sommes rencontrés en 2013 à Paris pour une interview Gut-Scrapers … que s’est-il passé depuis ?

Sur une période de cette ampleur et pour un groupe aussi bosseur que les Gut’s, tu imagines bien qu’il s’est passé un grand nombre d’évènements. Pour reprendre là où l’on s’est quittés, nous avons fini 2013 avec de nombreux concerts dont un mémorable à Montpellier. On partageait la scène avec GNÔ ; Christophe Godin qui était guitariste dans le groupe (aujourd’hui remplacé par Djul Lacharne) est venu jouer sur « Angry » - titre sur lequel il fait un featuring dans notre premier album. Une jam de folie ! On sera avec GNÔ à nouveau le 21 Octobre au Brin de Zinc. Pour être concis, durant tout ce temps nous nous sommes bâti une tournée pour faire connaître « Gimme Your Soul ». donc nous avons beaucoup joué et sur des plateaux toujours plus beaux. Nous avons sorti un EP dématérialisé au Printemps 2015. Parallèlement nous avons continué à composer et peaufiner textes et arrangements pour ce qui allait devenir « Getting Through ». Puis nous sommes entrés en studio pour enregistrer l’album. Tout en cherchant des moyens (financiers entre autres) de fournir taille, polissage et écrin pour notre morceau de carbone qui est disponible depuis le 9 Juin. Crois-moi ce n’est pas une mince affaire ! Le tout en continuant d’exister sur scène. Nous étions d’ailleurs au Metal Culture(s) le mois dernier avec 7Weeks et Loudblast.

Etes-vous déçus de la portée de la journée promotionnelle de 2013 ou au contraire avez-vous constaté des changements notamment vis-à-vis des professionnels expliquant l’ouverture pour Scorpions ?

La portée de cette journée s’est ressentie pendant plusieurs mois. Puis l’effet promo dissipé, il restait l’effet Gut’s. La confiance des salles et des organisateurs s’est mutuellement échangée lors des collaborations que nous avons eues. Quand à l’ouverture pour Scorpions dans les Arènes de Nîmes, c’est la continuité de cette confiance qui nous est accordée au vu de notre travail et de notre professionnalisme.



Dans notre précédente interview en 2013 pour la sortie de votre premier opus « Gimme Your Soul », vous disiez que l’album était fait pour le live. Diriez-vous la même chose du second, « Getting Through » ?

Le groupe est taillé pour la scène. C’est là où se sentent le mieux les musiciens. Même si « Getting Through » est un album aux arrangements travaillés, il délivre une dimension supplémentaire en live et c’est un plaisir de jouer ces titres.

Pourquoi autant de temps entre les deux albums ? Manque d’inspiration ? Manque d’argent ?

Manque de temps avant tout. Quand pour avancer tu dois tout faire toi-même, c’est difficile d’être rapide sur tous les plans. C’est vrai que de nos jours tout va très vite, on cherche à traverser la vie plutôt que de se laisser traverser par elle. L’enregistrement de l’album a été jalonné par des évènements heureux et malheureux. Pendant que Will faisait ses prises guitare, Michton qui était avant tout notre ami mais aussi l’ingé-son du groupe, est décédé. Mathis, son fils, voulait qu’on termine l’enregistrement au Woot’s studio. Comme Michton aimait bien travailler avec Matthieu Croux (par ailleurs guitariste de Verdun) et que Matthieu connaissait le studio et son équipement, nous avons fait appel à lui pour les prises de son. Il a répondu présent. Puis Julien Fabre (Moon Monkeys Studio - Suède) s’est proposé pour le mix. Julien est un ami de longue date. Il est brillant et très pro, c’est par ailleurs un excellent guitariste. Il travaille avec Göran Finnberg, c’est ainsi que le mastering est arrivé dans les mains d’un des maîtres du genre. Nous avons fait preuve d’exigence envers nous-même pour cet album. On voulait réaliser ce genre d’album que tu écoutes plusieurs fois et où chaque fois tu découvres un truc qui t’avait échappé aux écoutes précédentes. Comme nous ne nous comptons pas parmi les quelques génies qui sont capables de pondre ça en trois minutes, nous avons pris le temps de composer l’album qu’on voulait entendre.

La campagne de crowdfunding n’a apparemment pas été à la hauteur de vos espérances. Comment l’expliquez-vous ? Et comment avez-vous financé « Getting Through » ?

Nous n’avions aucune espérance particulière, simplement des besoins financiers pour matérialiser l’album. Le crowdfunding faisait partie des solutions que nous avons essayées. Ce système de financement participatif est basé sur le partage par réseaux sociaux, or une grande partie du public que nous avions jusque là est plutôt allergique au net. Il n’en reste pas moins que nous remercions sincèrement toutes les personnes qui se sont mobilisées sur ce crowdfunding. Pour le financement ça s’est fait sur nos deniers personnels et l’aide de notre maison de disque « Brennus ».

Gut-scrapers est un groupe plutôt méconnu. Pourtant vous avez ouvert pour des pointures comme Crucified Barbara, Gottard et bientôt Scorpions. Comment expliquez-vous ce relatif anonymat en-dehors de la scène nîmoise ? Une musique trop old school ? Un problème de label ? Un public français pas très rock and roll ?

Crucified Barbara à Secret Place, Gotthard au Moulin à Marseille et Scorpions aux Arènes de Nîmes… Ça ressemble à une courbe de progression en termes de public ça, non ? On espère que tu ne pourras plus poser cette question après le 17 Juillet (rires)



Qu’attendez-vous de votre collaboration avec Dooweet ? Une reconnaissance plus nationale et moins locale ?

Christophe Sousa nous a été recommandé pour sa compétence et son efficacité. Nous lui faisons confiance pour promouvoir l’album à la hauteur des professionnels qui se sont impliqués dans cette aventure.

Entre hard rock australien et classic rock US, vos influences sont claires. Pourtant un morceau comme ‘Let The Light’ et son riff hard funky proche d’Extreme sonne différemment. Pensez-vous faire évoluer votre musique à l’avenir ?

Et que dire de « Days Will Come » ? Certainement l’ovni de l’album. Notre musique est comme nous : en perpétuelle évolution. Nous la nourrissons de nos expériences.

Votre musique privilégie le groove et le gros son. Mais les textes semblent plus recherchés que ne le veut cette tradition musicale. Quels sont les principaux thèmes abordés sur « Getting Through » ?

Cet album aborde la thématique de la lumière intérieure de chaque individu et de la difficulté à la trouver dans cette société. On aborde les stéréotypes, les idées préconçues mais aussi la gratitude et l’espoir.

Avez-vous tous des projets musicaux différents en dehors de Gut-Scrapers et lesquels ?

Florent (basse) joue dans un projet nommé Betty Palermini et Pierre (Batterie) joue dans un trio qui s’appelle Hot-Rod.

Depuis notre rencontre en 2013, nous avons pu croiser Fred qui est devenu un ami (ce qui ne nous empêche pas d’être intraitable sur notre avis puisqu’il avait dit que notre précédente était de la merde) et nous avons constaté que ses solos de l’album étaient particulièrement efficaces et bien composés. Comment se répartit le travail de composition au sein du groupe, notamment le travail sur les guitares ?

Avant toute chose, je te renvoie à l’interview que tu cites. A aucun moment je n’ai dénigré votre chronique, j’ai même dit qu’elle était utile car constructive. J’avais un peu grogné sur les textes car la thématique du premier album était passée à travers – à cause des titres volontairement provocateurs que nous avions choisis pour les morceaux. En règle générale j’évite le jugement ; encore plus quand il s’agit du travail de quelqu’un. Le travail de composition peut s’articuler de diverses manières. Un des guitaristes apporte un riff et on développe ensemble une structure qui évolue en fonction des idées de chaque membre. On peut aussi partir d’une jam ou d’une ligne de chant. Tout le monde s’implique à fond dans les compos, dans le respect et l’envie de chacun. Pour les guitares, nous travaillons les harmonies et les emboîtements rythmiques avec William, de manière à obtenir des lignes complémentaires ou quand le morceau le justifie des grattes à l’unisson. Je prends en charge une grande partie de « l’habillage » des morceaux pour le studio.



Tu diriges l’école Ibanez de Nimes qui organise pas mal de masterclass. Les dernières étaient celles de Patrick Rondat et Yannick Robert à Nimes et à Revel (31). Penses-tu que ces évènements soient suffisamment médiatisés ? Celle de Revel notamment n’a pas fait le plein malgré cette superbe affiche.

C’est une vaste question. On en discutait justement avec Patrick et Yannick. On pourrait penser que les gens sont blasés : « Pourquoi j’irais à la masterclass alors qu’on a les mêmes en vidéo à la maison ? » ou alors « Ah ben si j’avais su ! » alors que la personne a mis un pouce bleu sur le post de l’événement. Il y a ceux pour qui on essaie de faire un tarif proche du plancher mais pour qui c’est encore trop cher et ceux qui n’osent pas franchir le pas car ils pensent ne pas avoir le niveau pour suivre. En ce qui concerne la médiatisation, le réseau fonctionne plutôt bien et les infos sont relayées. Ça ne pousse pas les gens à se bouger pour autant. Ceci dit les personnes qui font le déplacement à ces masterclasses sont généralement ravis. Apprennent pas mal de trucs et ont beaucoup de pistes de travail à exploiter par la suite. C’est pour eux que ces masterclasses existent.

Qu’attendez-vous de cet album ?

Nous n’avons aucune attente particulière. Maintenant qu’il est sorti, cet album ne nous appartient plus. L’idée c’est de se faire plaisir en jouant les morceaux live et rencontrer notre public pour accueillir leurs impressions sur « Getting Through ». Si la promotion est efficace, nous toucherons plus de fans et plus rapidement. Dans tous les cas nous serons sur scène pour le faire connaître, dans des festivals comme les rencontres du 23ème Type le 6 Juillet, le Festival Route 996 le 7 Juillet et grâce à Adam Concerts qui nous a fait confiance, nous pourrons le promouvoir dans les Arènes de Nîmes le 17 Juillet en ouverture pour Scorpions. Cela devrait nous aider à rencontrer notre public. Dooweet de son côté nous a parlé d’opportunités intéressantes qui sont dans les tuyaux pour enfoncer le clou.

Un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?

Si vous êtes fan de tout ce qui est rock – bons riffs, refrains, solo, etc… - procurez vous vite « Getting Through ». Vous allez adorer !

Long live Rock’n’Roll !



Plus d'informations sur http://www.gutscrapers.com
 
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