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TITRE:

Nell (21 JUIN 2017)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

POP



La jeune chanteuse de pop folk Nell a répondu aux questions de Music Waves
ADRIANSTORK - 10.07.2017 -
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Nell : Avant de commencer l’interview je tenais à vous remercier de m’accueillir sur votre page et surtout merci de faire une mise en lumière sur des artistes et groupes en développement dont je fais partie !





Quelle est la question que l’on t’a trop souvent posée ?


« Pourquoi n’écris-tu pas en français ? » ou « Pourquoi l’anglais ? »


Quel est ton parcours, qu'est-ce qui t'a amené à pousser les portes du royaume de la musique?

J’ai été bercée dans la musique depuis toute jeune, j’ai grandi dans une famille de musiciens. J’ai commencé à gribouiller mes premiers textes vers 10/11 ans et j’ai ressenti très tôt le besoin de jouer de la musique en groupe, en live. En 2008 j’ai monté le groupe Former Life (rock/metal alternatif) et en 2013 je me suis lancée, en parallèle, en solo.


Tu es allée faire un road-trip en France, est-ce que cette expérience t'a permis d'affiner un style et de tester face au public?

Je pense que ça m’a surtout permis de me rendre compte que j’étais capable de jouer seule, ça m’a redonné confiance en moi. D’un autre côté, ça m’a aussi permis d’avoir une relation plus privilégiée avec le public, plus intimiste et de mettre en avant une nouvelle facette de ma musique.





Comment as-tu rencontré Marco Stefanelli?


Par Internet. Le plus drôle c’est qu’il a trouvé mon annonce sur un groupe Facebook et qu’il ne cherchait pas forcément de nouveau projet à ce moment-là ! On s’est rencontrés et le feeling est tout de suite passé !


Cet album s'appelle "Not That Sleek", que l'on pourrait traduire par "Pas Si Epuré", est-ce qu'avec ce titre tu as voulu te défendre face aux critiques qui trouveraient cet album trop minimaliste?


Quand tu sors du metal pour faire de la folk, t’as toujours l’impression que quelque chose manque.




Il y a peut-être un peu de ça, peut-être pour me rassurer aussi moi-même. Quand tu sors du metal pour faire de la folk, t’as toujours l’impression que quelque chose manque. Puis tu dis que tu vas en jouer et essayer d’apporter des petits détails qui feront la différence. Après, c’est surtout le terme « mielleux » que je prendrais en traduction de « Sleek ». Pas si « lisse », pas si « mielleux » car j’essaie, comme je peux, d’éviter les clichés du genre, principalement au niveau des textes.





Dans cet album, on peut écouter des ballades folk-pop avec certaines ouvertures vers le blues. Est-ce que ce sont tes genres de prédilection ou as-tu voulu les investir pour les dynamiter de l'intérieur? Plus sérieusement, est-ce que tu as voulu rendre hommage à ces genres ou essayer, même modestement, à trouver quelque chose de nouveau à exprimer?


Je pense que j’ai surtout cherché à retourner vers quelque chose. Retrouver un point de départ - car j’ai commencé par le folk en débutant la musique – pour emprunter un chemin différent, pas forcément nouveau. Revenir aux sources et à ce que je trouve essentiel : la mise en avant des textes par des arrangements sobres qui mettent en avant le chant.





Ta voix passe par tous les tons : enjouée, mutine, rugueuse, dure. Est-ce qu'on ne devient pas un peu schizophrène à jouer de sa voix comme d'un instrument?


Je pense qu’on a tous un peu de schizophrénie en nous. La société nous pousse à développer plusieurs « nous » selon les situations et circonstances. C’est le thème de « Perfect liar » d’ailleurs. En ce qui concerne le chant, disons que j’aime varier les plaisirs et me tester à différentes techniques !


Avec le refrain de 'She Is' n'as-tu pas voulu être au plus près de ton public?

Complètement. J’ai écrit cette chanson après avoir passé 4 jours en léthargie suite aux attentats du Bataclan. Je pense que j’ai ressenti le besoin d’apporter de la fraîcheur dans ce moment douloureux. Je n’écris pas souvent de texte positif ou de la musique joyeuse mais là, j’avais besoin de ça, comme pour célébrer la vie. J’ai eu la volonté d'accrocher des sourires aux lèvres des gens en leur offrant le mien en quelque sorte.

Comment s'est imposé le choix de l'anglais? (d'ailleurs bien assumé)

Héhé, la voilà la question ! Et bien, tout d’abord de par mes influences. Je pense que 95% de la musique que j’écoute est anglophone. Puis aussi par pudeur. C’est plus facile de jeter à la gueule des gens ses états d’âme quand à peine la moitié de la salle comprend. (rire)


Malgré tout, on a parfois l'impression en écoutant ton album que la guitare et la musique sont vampirisées par la voix. Qu'en penses-tu?

Comme je disais plus haut, c’est un choix totalement assumé et qui a d’ailleurs souvent fait l’objet de remarques de la part du public quand je joue avec mon groupe. « On n’entend pas assez ta voix. », « Les chansons plus calmes mettent ta voix en avant, c’est cool ! ». J’ai fini par me faire à l’idée et à me l’approprier sur cet album et ce projet solo!





Music Waves est un site consacré originellement au rock progressif. Est-ce que ce genre te parle et si oui, tenterais-tu l'aventure sur un prochain album?

C’est un style que j’aborde déjà avec mon groupe. Un style que j’apprécie et particulièrement depuis ces 3 dernières années. Toutefois, je ne sais pas si je tenterai l’aventure pour mon projet solo car l’esthétique musicale que j’ai choisie s’en éloigne pas mal. Après, on ne peut jamais vraiment savoir ce que l’avenir nous réserve !


Qu’attends-tu pour cet album désormais aidé par Dooweet ?


Des écoutes, des écoutes, des écoutes. Mais pas qu’à la maison, en live ! Pouvoir partager ma musique avec un nouveau public.


Quel est ton meilleur souvenir en tant qu’artiste ?


Le meilleur souvenir c’est le live, tous les moments où se crée une promiscuité avec le public, les courts instants où tu arrives à toucher les gens et rendre vivante ta musique. 



Pas facile comme question. Je ne pense pas pouvoir donner de souvenir isolé mais plutôt une sensation générale. Le meilleur souvenir c’est le live, tous les moments où se crée une promiscuité avec le public, les courts instants où tu arrives à toucher les gens et rendre vivante ta musique.


Au contraire le pire ?

Quand on te prend pour un con. Quand certaines personnes renvoient ton statut de musicien à un simple passe-temps pour faire mumuse. Je trouve ça assez fatiguant que certains pensent que, parce que tu prends plaisir à faire ce métier, c’est déjà suffisant. Ouais, je pense que ce sont les réflexions et les mentalités obtuses de certains vis à vis de l’art qui sont les pires souvenirs que j’ai concernant la musique.


Quelle est la question que tu aimerais qu'on te pose ?

« Ça te dirait de faire la première partie d’Alanis Morissette ? » ha ha!

 
Un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?

Merci d’avoir pris le temps de lire cette interview et n’hésitez pas à aller écouter l’album : mes longs pavés passeront mieux avec un peu de musique ! (rire)
 
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