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A PROPOS DE:

DREAMCATCHER (26 SEPTEMBRE 2017)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HEAVY METAL

Il aura fallu cinq longues années pour que les Franciliens de Dreamcatcher donnent une suite au très prometteur "Emerging from the Shadow". Chris Garrel et Geoff Lacarrière nous expliquent tout...
STRUCK - 18.10.2017 - 8 photo(s) - (0) commentaire(s)
Un large tour d'horizon du passé, du présent mais également de l'avenir du groupe, la comparaison avec Maiden... tout cela a été rendu possible grâce à la  patience de Chris malgré les problèmes techniques que nous avons rencontré sur la fin de l'interview...


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Chris Garrel : "Est-ce que le nom du groupe Dreamcatcher a un rapport avec le film de Stephen King ?". C’est une question qui me gonfle parce que d’une part, ce n’est absolument pas le cas et d’autre part, le film est très mauvais…





Vous vous êtes faits discrets ces deux trois dernières années, vous avez donné certes quelques concerts mais dans l’ensemble les nouvelles se faisaient rares, que deveniez-vous, vos vies personnelles et privées sont parfois difficiles à concilier avec une activité musicale soutenue ?

Geoff Lacarrière : Ca a été le cas, la vie personnelle a pris le pas à certains moments mais pas que… En effet, cet album est composé de nouvelles compositions qui étaient du fait de ce line-up réuni en 2008. Le premier album était composé de titres qui étaient essentiellement le fruit de Chris, réadaptés quand on a remonté le line-up.


Ce nouvel album est donc le fruit d’un groupe pour la première fois dans la vie de Dreamcatcher ?


Geoff : C’est exactement ça !

Chris : De plus, il faut également savoir que ce nouvel album a été enregistré quasiment deux fois. Une fois que les compositions avaient été terminées, on a commencé à faire un premier enregistrement qui ne nous a pas totalement satisfaits et on a décidé de recommencer… et cela prend du temps !





Votre premier album remonte déjà à 5 ans, proposer un premier album est un aboutissement pour un groupe, après l’avoir enfin vu en bac après 10 ans de carrière qu’avez-vous ressenti ? De la fierté, de l’émotion je suppose ? Mais aussi un soulagement d’y être parvenu, non ? De fait avez-vous ressenti une certaine pression au moment de bosser pour le deuxième album et également la peur de la page blanche ?

Chris : Absolument ! Comme le disait Geoff, le premier album est un album qui était quasiment écrit quand les membres sont arrivés dans le groupe et ensuite, ça a été un peu compliqué parce que les musiciens qui forment Dreamcatcher et qui ont enregistré l’album étaient tout sauf des musiciens de studio puisqu’on a complétement réarrangé l’album pour le faire à notre sauce. Le style était donc déjà là mais se retrouver devant une page blanche et réécrire, s’adapter, s’apprivoiser les uns les autres prend du temps…


La difficulté pour le deuxième album a été de composer avec les influences de chacun car notre line-up est très disparate en termes d’influences


Mais je suppose que c’est surtout pour toi Chris que l’effort était le plus important pour t’adapter aux autres vu que sur le premier album, ce sont les autres qui s’étaient adaptés à tes compos ?

Geoff : Non pas tant que ça. En fait, on avait adapté ces compositions pour le premier album pour nous les approprier et les mettre à notre sauce. La difficulté pour le deuxième album a été de composer avec les influences de chacun car notre line-up est très disparate en termes d’influences : Chris est très axé sur le heavy et le thrash, en ce qui me concerne, c’est plutôt death et folk, je suis un gros fan de Machine Head et Arch Enemy, Nico à la batterie est un gros fan de Dream Theater et Meshuggah, Djo l’autre guitariste est fan de Pantera…

Chris : … avec dénominateur commun à la base Iron Maiden !

Geoff : Nous sommes tous effectivement fans d’Iron Maiden !


Forcément pour cet album, chacun a dû faire des compromis sur ces influences pour que chacun puisse apporter sa patte tout en ne trahissant pas le style du premier album…


Ah bon ? Ça ne s’entend pas…

Geoff : (Rires) On essaie malgré tout de ne pas trop tomber dans le cliché. Forcément pour cet album, chacun a dû faire des compromis sur ces influences pour que chacun puisse apporter sa patte tout en ne trahissant pas le style du premier album…

Chris : … et tout en gardant à l’esprit que nous sommes au service de la musique et pas l’inverse. Tout ce que nous faisons, tout ce que nous apportons que ce soit au niveau des textes, de la musique doivent servir le morceau.





Venons-en au nouvel album, "Blood In The Snow", 8 titres pour 45 minutes, le format typique d’un disque comme il en sortait dans les années 1970 et 80, c’était important pour vous de respecter cette idée de format comme celui d’un vinyle ? 45 minutes cela reste pour beaucoup la durée idéale, celle qui évite la lassitude, les moments creux ou tout simplement la perte d’attention de l’auditeur, c’était votre idée derrière ce choix ?

Geoff : Initialement pas vraiment, mais l’idée est venue au fur et à mesure. On avait six morceaux et on s’est dit qu’avec deux de plus, nous avions un excellent format !

Chris : On s’est également dit qu’il fallait une bonne balance entre des titres un petit peu plus longs et d’autres un peu plus courts. C’est bête mais je suis super content car les deux albums de Dreamcatcher peuvent tenir sur une cassette de 90 minutes (Sourire) !


Musicalement ce qui nous a frappés le plus c’est la variété de l’ensemble, on est dans un esprit heavy metal bien sûr mais qui évite la répétition et qui file dans plusieurs directions. Vous piochez en fait dans l’esprit un Maiden mais aussi dans l’esprit français des années 80, on pense à Killers ou Satan Jokers et vous saupoudrez le tout d’une dose plus moderne qu’on rapproche de Iced Earth ou de leurs descendants, on pense à Absolva par exemple, que pensez-vous de cette idée de mix des styles et des époques que nous évoquons ?

Geoff : Sur la partie influence française des années 1980, ça doit plus te toucher que moi…

Chris : Ça me touche un peu car j’ai vraiment eu cette période des débuts de Satan Jokers ou Sortilège mais ça me fait plaisir que tu nous parles d’Iced Earth parce qu’effectivement, c’est une vraie référence. Ça fait plaisir car l’influence Maiden est là mais pas que…


Cet album a été dur à accoucher parce qu’on a essayé de faire du Dreamcatcher !



Justement, au-delà de la comparaison flatteuse, souffrez-vous du fait que certains résument Dreamcatcher à du Maiden ?

Geoff : Un peu toujours, parce que nous essayons de vouloir faire autre chose. Mais c’est vrai que nous sommes forcément très influencés par Maiden parce que c’est un élément de cohésion du groupe. Et ce fut toute la difficulté de composition : se rendre compte qu’à certains moments, nous partions trop sur Maiden et qu’il fallait tirer vers d’autres influences.

Chris : C’est également vrai quand tu me ramenais des riffs et que je te disais que ça faisait trop Metallica (Sourire) !

Geoff : C’est vrai que j’ai parfois tendance à un peu trop partir vers cette direction (Rires) !

Chris : Comme on l’a dit, cet album a été dur à accoucher parce qu’on a essayé de faire du Dreamcatcher !

Geoff : Il a fallu fédérer les influences de chacun sur une trame commune qui était déjà existante sur le premier album : il ne fallait pas sacrifier l’âme du mouvement qu’on avait réussi à construire initialement tout en amenant des nouveautés afin de ne pas s’enfermer dans un petit style.





On a cité Maiden, l’influence est importante mais on y retrouve surtout celle des albums des années 90 et début 2000, l’époque Blaze avec X Factor ressort je trouve sur ‘Blood On The Snow’ pour ce côté mélancolique progressif, qui joue sur les ambiances et accélère franchement en alternance. Je retrouve cette idée sur ‘Dreamcatcher’ également, avec de l’épique, une certaine douceur et des accélérations heavy. Le Maiden qui va de 1990 à 2000, celui plus dark et prog est une influence pour vous ?

Geoff : Bien sûr, elle est énorme ! Je suis né en 1985 donc c’était exactement la période où je suis entré dans le metal. Vu qu’on a des âges différents dans le groupe, chacun amène sa petite période…


Le Blaze bashing est un des sports favoris des fans de Maiden et de metal en général.



Vocalement on retrouve aussi la hargne d’un Bayley, t’es-tu inspiré de la force que dégage celui qui fut mal aimé dans Maiden et qui avait pourtant un charme sombre certain ?

Chris : Non pas spécialement ! Je fais partie de ces gens qui ont découvert Maiden avec le premier album en 1980 et qui ont suivi le groupe jusqu’à aujourd’hui. J’ai un énorme respect pour Blaze Bayley et ce qu’il a fait : j’adore les deux albums qu’il a sortis. Le Blaze bashing est un des sports favoris des fans de Maiden et de metal en général. Il y a cet aspect sombre chez Bayley qui doit peut-être transparaître.
Alors maintenant, je vais te donner une anecdote que je trouve très drôle : on a joué avec Blaze Bayley au Petit Bain au mois de mars, le groupe de Blaze Bayley était en train de faire notre balance et on entend un morceau et on se dit : "Tiens, c’est un morceau de Dreamcatcher !". En fait, on a un riff en commun entre notre morceau ‘The Soul Can't Rest’ disponible sur notre premier album et qui a été écrit je dirais en 2001 et celui du dernier album de Blaze Bayley "Endure and Survive" de cette année -‘Eating Lies’- qui ont des ambiances vraiment très, très communes…





… et vous lui avez fait un procès depuis…

Chris : (Rires) Non, non ! Mais si un jour, tu as l’occasion de rencontrer Blaze Bayley, demande-lui si il a été inspiré par Dreamcatcher (Rires) !


Malgré cela, en tant qu’immenses fans de Maiden, comment avez-vous vécu le fait de jouer avec un ancien membre du groupe ? C’est un rêve qui se réalise et un des points forts d’une passion très forte ?

Chris : C’est un vrai plaisir de jouer devant 300 personnes…

Geoff : C’est une des plus grandes salles dans laquelle nous avons pu jouer.

Chris : Et en plus, le package tenait la route : les deux groupes étaient complémentaires, ce qui n’est toujours le cas et rien que ça, c’est déjà super sympa ! Les personnes présentes ont eu l’air d’apprécier la musique de Dreamcatcher : c’était une super belle expérience.

Geoff : Après avoir joué avec Paul DiAnno, depuis Blaze Bayley… il ne nous en reste plus qu’un pour lequel ouvrir si tu vois ce que je veux dire (Sourire)…


On a évoqué Iced Earth également et des titres comme ‘The Werewolf’ et ‘Curse Of The Vampires’ font pas mal penser au groupe américain et ce qu’il faisait sur "Horror Show". On y retrouve ce côté sombre et épique, notamment dans ‘The Werewolf’, ce genre de titre plus sombre et nerveux vous permet de vous diversifier, c’était l’idée d’avoir un cœur d’album qui tranche avec le début ? ‘Curse’ et ensuite ‘Dark’ ont des allures de mid tempo à ambiances avec des montées en puissance et surtout des atmosphères fortes, proposer ce genre de titres ça fait partie de votre ADN également ?

Chris : Oui, on nous a déjà fait cette remarque à propos de Iced Earh et de leur album "Horror Show". Sans rentrer dans un débat d’experts, Jon Schaffer est américain et les monstres qu’il évoque sur cet album sont ceux des films de la firme Universal en noir et blanc des années 1930-1940 qui ont bercé son enfance. Je suis plus attiré par l’esthétique des films de la Hammer. Cette société de production britannique a renouvelé le genre des films d’épouvante à la fin des années 1950 et dans les années 60 grâce à l’apport de la couleur et de cette atmosphère gothique typiquement européenne. C’était notre volonté de proposer au milieu de l’album ces trois chansons qui sont liées par un même concept : la mythologie des monstres dans la littérature et les films fantastiques. ‘The Werewolf, ‘Curse of The Vampire’ et ‘Dark Is My Soul’ forment ainsi le triptyque horrifique de l’album. En effet, les atmosphères sombres et épiques sont une de nos marques de fabrique. Ces éléments étaient déjà présents sur le premier album avec un titre comme ‘The Soul Can’t Rest’. On a juste poussé l’expérimentation un peu plus loin sur ce nouvel album. On s’est attaché à raconter une histoire dans laquelle la musique et paroles participent ensemble à la progression de la narration.





Dreamcatcher reste avant tout un groupe de heavy metal.

 
Pour le travail musical nous avons également apprécié le travail sur les guitares, les titres plus directs comme ‘No Heaven/ No Hell’, ‘Fly Away’ et ‘Mother Earth’ ont une sacrée énergie et niveau soli et riffs on pense à UFO et le travail de Michael Schenker, du heavy mélodique rapide avec des refrains forts, c’est une autre influence ?

Chris : Oui, c’est une autre facette de Dreamcatcher. Même si la palette des goûts musicaux des membres du groupe est assez variée, allant du metal progressif, jusqu’au black/death, en passant par le thrash et le doom, ce qui nous réunit tous à la base, c’est cette passion pour le heavy metal des pionniers. Dreamcatcher reste avant tout un groupe de heavy metal. Nous aimons composer ces titres directs et énergiques. Djo, un de nos deux guitaristes, est un grand admirateur de Michael Schenker.  Et ce n’est pas pour rien que nous reprenons ‘Doctor, Doctor’ de UFO sur scène.


Pour la pochette du disque on retrouve l’attrapeur de rêve, votre symbole que l’on retrouvait déjà sur votre démo, le replacer au centre c’est histoire de revenir à vos racines ?

Chris : C’est ça. Replacer l’attrape-rêve au centre de la pochette pour affirmer notre identité. Une manière de dire à la face du monde "Nous sommes Dreamcatcher". C’est aussi pour moi l’opportunité de faire partager mon intérêt pour la culture amérindienne. Le fait d’avoir composé un morceau qui a pour titre 'Dreamcatcher' n’est pas anodin non plus. Ça correspond à la même démarche. La pochette album a été le fruit d’un long travail de co-création avec la photographe et graphiste Chloé Bazaud Garrel. Nous avons fait le choix d’une photo plutôt que d’un dessin pour nous rapprocher de l’esprit des photos d’Amérindiens prises à la fin du XIXeme siècle. Sur la pochette, l’attrape-rêve pleure des larmes de sang.


Nous sommes très respectueux tout ce qui touche aux Amérindiens.


 
Comment placez-vous les croyances amérindiennes dans vos textes, vous croyez à cette idée de contrôle des rêves, de la pensée et du pouvoir du Dreamcatcher ? Retrouve-t-on ces thèmes dans des textes, je pense à ‘Blood’ et ‘Dreamcatcher’, la première et la dernière chanson du disque qui m’ont l’air d’être reliées à ces thèmes ?

Chris : Plus qu’un symbole, l’attrape-rêve est avant tout un objet protecteur et bienfaisant. Oui, j’aime l’idée de cet objet qui filtre les bons et les mauvais rêves comme le raconte la légende. Nous sommes très respectueux tout ce qui touche aux Amérindiens. Ce sujet me tient particulièrement à cœur. Sur cet album, nous l’avons traité sous trois angles différents. L’angle historique de ‘Blood On The Snow’, avec le récit du massacre des sioux Lakota à Wounded Knee en 1890 par l’armée américaine. L’aspect écologique et environnemental et le respect de la terre tels que l’envisagent les Amérindiens avec ‘Mother Earth’. Et enfin l’aspect symbolique et la difficulté des Amérindiens à concilier leur croyances et leur coutumes ancestrales avec le monde moderne.
 




Qu’attendez-vous de la sortie de cet album et de cette journée promo ?

Chris : Nous souhaitons donner envie à ceux qui nous connaissent déjà et à ceux qui ne nous connaissent pas encore de découvrir ce nouvel album. Rentrer dans le détail de la signification des textes et des thèmes abordés est important à nos yeux. Nous aimons raconter des histoires dans lesquelles paroles et musique sont intiment liées dans la progression de la narration. Nous sommes fiers de ce nouvel album et nous espérons qu’il rencontrera son public. Nous osons croire qu’il plaira à ceux qui aiment Dreamcatcher et que de nombreux autres viendront grossir leurs rangs (Sourire)

 
On a commencé par la question qu’on a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Chris : Pensez-vous que ce genre musical a encore de beaux jours devant lui ? La réponse est oui, absolument ! Tous à notre niveau, musiciens, médias, amateurs de musique nous le faisons vivre, car nous sommes tous des passionnés.





Merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.dreamcatcherfrance.com/
 
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