MW / Accueil / Articles / INTERVIEWS - HIGHWAY (26 Septembre 2017)
TITRE:

HIGHWAY (26 Septembre 2017)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Cinq ans après "United States Of Rock'n'Roll" et juste avant de partir en tournée avec Michael Schenker en Espagne, les Sétois de HighWay nous présentent leur nouveau-né sobrement intitulé 'IV'.
LOLOCELTIC - 19.10.2017 -
6 photo(s) - (0) commentaire(s)

Quelle est la question que l’on vous a trop souvent posée ?

Ben Chambert (Guitare): "Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?" Mais parce qu’il sonne super bien, tout simplement! haha!

Benjamin Folch (Chant): "Pourquoi avoir choisi ce titre ? Ou plutôt pourquoi l’absence de titre sur cet album ?"


Quelles ont été vos activités depuis 2012 et "United States Of Rock'n'Roll" ?

Ben: Beaucoup de concerts ! Ça a été vraiment notre priorité, exploiter au mieux "United States Of Rock’n’Roll" sur scène. On a essayé de tourner le plus possible avec ces morceaux pour faire connaître le nom du groupe en France, mais pas que ! Nul n’est prophète dans son pays parait-il. "United" nous a permis de partir en tournée dans le reste de l’Europe. De sacrées expériences ! Puis on s’est penché sur l’écriture de "IV" dès fin 2015. On a pris le temps pour peaufiner l’album mais on est vraiment satisfait du résultat !

Benjamin : Oui, des concerts, des concerts et encore des concerts ! Pas mal de dates en France et en Europe (Allemagne, Espagne, Suisse, UK) et puis beaucoup de travail. Travail de création, travail technique, travail de la scène aussi, car un show réussi ça ne s’improvise pas.

Romain Chambert (batterie): Oui comme le dit Benjamin, l’après "United" a été riche en concerts, notamment hors de France où nous avons ouvert pour des groupes exceptionnels et de grands artistes comme Jeff Scott Soto ou Mickael Schenker. Ces expériences nous ont fait gravir un palier supplémentaire. Elles nous ont poussés à élever notre niveau de jeu. Concernant le line up, il y a du changement puisque nous avons intégré très rapidement Sam à la basse (en 2011). La team HighWay s’est également étoffée et consolidée, avec Adrien Lagarde à la console, Nikko Durand à la photographie, Christina Guntert à la logistique, Philippe Delsaut au booking, et l’équipe Dooweet pour la promotion. L’équipe est soudée et prête pour la grande aventure "IV" !


Comment avez-vous réussi à décrocher la première partie de Michael Schenker en Espagne sans nouvel album sous le bras ?

Ben : En fait l’album était presque sous le bras quand on a décroché les dates. Il était prévu fin Septembre (le 29/09 exactement) et la tournée fin Octobre. Le bon timing au final ! En fait, comme disait Romain, nous avons assuré le support du "Michael Schenker Temple Of Rock" en Allemagne en Octobre 2015. Tout s’est passé à merveille et nous nous sommes très bien entendus avec son équipe. Quand Michael a organisé son "Michael Schenker Fest" (incluant les trois chanteurs de MSG : Gary Barden, Graham Bonnet et Robin Mc Auley), son tourneur, Dragon Productions, nous a appelé pour nous proposer les trois dates espagnoles. Champagne !





La pochette de "IV", votre nouvel opus, représente un fœtus. Est-ce une manière de parler de renaissance pour le groupe ?

Benjamin : Renaissance non, mais un nouveau départ oui peut-être ? Une façon de symboliser les nouvelles orientations prises avec ce nouvel album ainsi que l’aboutissement de longues années de travail.

Ben : Il représente plus NOTRE bébé. On a passé beaucoup de temps à peaufiner les morceaux dans les moindres détails lors de la composition, l’enregistrement puis le mixage. Ce bébé est vraiment un mélange de nos IV ADN. Quatre papas, quelle chance haha ! Le cordon ombilical, représenté par le Y du HighWay, l’alimente de nos diverses personnalités et influences musicales pour en faire un être au son unique. Cette richesse s’inscrit dans sa peau sous la forme du tatouage IV gravé à vie sur son bras. D’où cet album très varié !

Romain : C’est une manière d’annoncer notre nouveau bébé, le nouvel enfant du rock : un rock très ouvert et cosmopolite, qui embrasse largement toutes les facettes du style. Tu trouves dans "IV" du Classic Rock, du Funky Rock, du Boogie Rock, du Blues Rock, du Southern Rock, du Heavy Rock… Il y en a pour tous les goûts. "IV" est un album total… Totalement Rock !


Vos compositions semblent plus abouties que sur le précédent album. Avez-vous changé votre manière de travailler et/ou de composer ?

Romain : Nos méthodes de travail n’ont pas radicalement changé. Les morceaux naissent généralement d’un riff de Ben, la charpente se monte doucement à deux, puis les finitions... Les textes viennent à la fin pour se poser sur la musique. A mon sens, la différence vient de l’apport de Sam (à la basse). Avec lui, des portes se sont ouvertes, nous avons dépassé nos limites du moment et enrichi nos compositions en terme d’arrangements. Chacun a aussi pas mal travaillé sa technique, en lien avec notre ingé-son Adrien qui a l’œil du tigre pour corriger nos défauts !


Comment s'est passée votre prise de contact avec Jeff Scott Soto ?

Ben : Le premier contact s’est fait en 2014 quand on a assuré sa première partie lors de trois dates espagnoles. Le courant est vite passé, c’est un mec en or, un chanteur exceptionnel, accompagné par un groupe de tueurs ! Bref, on a beaucoup appris à le regarder tous les soirs. On est restés en contact depuis, on est allés le voir lors de ses passages en France et quand on a composé 'Wake Up', on s’est dit: "putain ce titre irait super bien à JSS non ?" On a tenté le coup et on lui a envoyé la version brute en sortie de studio. Il a dit: OUI ! Imagine notre joie ! Le résultat est génial !





Qu'a-t-il pensé du résultat final ?


Ben : Il a adoré le mix réalisé par Brett Caldas-Lima au Tower Studio. Son travail sur les voix est top et le duo avec Ben marche vraiment très bien. C’est un grand honneur et un rêve de l’avoir sur l’album. Si on nous avait dit ça il y a quelques années… MERCI Jeff ! Je ne m’en remets toujours pas en fait. Vivement qu’on reproduise le duo en live !


Sur sa chronique de "United States Of Rock'n'Roll", notre ex-confrère MetalNature notait deux points faibles particuliers : les limites du chant et un manque de finitions au niveau des compositions. Avez-vous lu des remarques similaires dans d'autres chroniques et si oui, en avez-vous tenu compte ?

Benjamin : Je ne me souviens pas avoir lu ça mais c’est possible. Des limites dans le chant, oui il y en a eu, et il y en a encore. C’est bien pour ça qu’il faut apprendre à les repousser et à se renouveler sans cesse pour s’améliorer. Travailler, mûrir, progresser, s’imprégner de nouvelles influences, essayer de nouvelles techniques ou des variations que l’on ne pensait pas à faire avant. Avec l’âge, on apprend à se poser aussi, à regarder en arrière et à chercher les points d’améliorations pour gommer ses points faibles.

Ben : Honnêtement, on lit de tout sur le web et on ne tient pas vraiment compte de toutes les remarques non plus. On ne peut pas plaire à tout le monde. On fait la musique qui nous tient à cœur et on la fait avec les tripes et la passion. Notre moteur, c’est le plaisir, l’éclate.


Benjamin semble effectivement avoir progressé au niveau de son accent. Pourtant, sur 'Chemical Trip', il a régulièrement un accent très 'franchouillard'. Est-ce voulu pour renforcer le côté délirant de ce titre ?

Benjamin : Haha oui j’avoue ! Volontaire parfois oui, pour jouer le rôle d’un dandy français déluré cherchant ses marques dans un monde psychédélique, et parfois moins. Je suis loin d’avoir un parfait accent anglais. Que voulez-vous, ça fait aussi partie de ma façon de chanter.





Pouvez nous nous en dire plus sur l'approche déjantée et presque théâtrale de ce titre ?

Ben : C’est un morceau acoustique et sautillant écrit par Sam. Quand il me l’a montré j’ai tout de suite imaginé des paroles délirantes et chimiques ! J’avais le dessin animé devant les yeux ! Un POV d’une journée sous acide ! Benjamin a clairement donné vie au morceau avec une interprétation théâtrale génialissime ! Et pourtant, il n’avait pas pris de drogues... haha !

Benjamin : Je pars du principe que chaque morceau donne le point de vue d’un personnage. Chaque personnage est différent et la grande diversité des morceaux présents sur "IV" est aussi due à la diversité de ces personnages. Je remercie mes années de théâtre pour m’avoir appris à jongler entre l’interprétation du criminel repenti retombant dans la violence de 'Say Your Prayers', à celle du bad boy rocker de 'Danger Zone', en passant par l’amoureux triste de s’être fait larguer de 'Concession Time'. Très clairement, j’ai poussé l’interprétation encore plus loin dans 'Chemical Trip' pour que l’auditeur se retrouve lui-même à la place du personnage. J’ai souhaité que les gens s’imaginent un monde coloré et déjanté autour d’eux en écoutant ce morceau, et quoi de mieux qu’un guide tout aussi délirant pour y parvenir. L’interprétation devait jouer un rôle prépondérant dans ce morceau et j’espère que c’est le cas.


La basse de Sam se fait régulièrement prégnante sur cet album. Souhaitez-vous appuyer sur cet élément pour la suite et en faire une de vos signatures, au même titre que vos chœurs fédérateurs ?

Romain : La basse est prégnante car elle est singulière. Elle fait corps avec ma pulse mais se détache quand il faut pour faire mélodie, comme par exemple tout au long du titre 'Say Your Prayers'. Le jeu de Sam est en lui-même une signature. Ça groove, ça swingue, ça funke, et son approche mélodique de l’instrument fait aussi la différence avec nos précédents albums. On ne pourra pas retirer à Sam cette qualité ! Et c’est tant mieux pour le groupe.

Ben : Oui, les parties basses de Sam sur "IV" sont vraiment terribles et le mix de Brett les met bien en avant. Plus que d’habitude dans le style. Sam n’a pas voulu faire de la basse un simple "tapis de puissance" mais un instrument chantant à part entière. Le résultat est vraiment original et met en valeur tout les morceaux. Notre Sammy "Sheehan" !


Les refrains se révèlent accrocheurs pour la plupart ('Brotherhood' en particulier). Avez-vous spécifiquement travaillé sur ce point ?

Benjamin : Oui c’est certain ! Faire chanter les gens en concert, avoir un refrain, une mélodie en tête pendant des heures ont toujours été des objectifs pour nous. Sur "IV", cet objectif ressort sur de nombreux morceaux ('Brotherhood', 'Boogie Wave', 'Knock It Off', 'Separate Ways'…). Il a toujours été essentiel pour nous d’avoir des refrains accrocheurs. Tant mieux si ça marche !

Ben : Ça été notre plus gros travail même ! Car on partait de loin niveau backing vocals. Je me contentais auparavant juste de gros "Oh !" ou "Yeah !", haha ! Là, on a dû bosser dur mais on aspirait vraiment à des chœurs plus travaillés et harmonisés. C’était vraiment important pour mettre en avant des morceaux comme 'Separate Ways' ou 'Brotherhood'. On voulait clairement axer ces nouvelles compos sur la mélodie et le chant, et moins sur les gros riffs de guitare. On voulait vraiment apporter un peu d’originalité, de subtilité et de fraîcheur au style.





Sur des titres tels que 'Concession Time' ou 'Danger Zone', vous faites preuve d'ambition en variant les intensités et les ambiances. Pensez-vous qu'il s'agisse du résultat d'une plus grande maturité de votre part ?


Ben : Sûrement ! De l’expérience acquise au fil des concerts et grâce aux heures de jeu passées ensemble. On grandit, on écoute différentes musiques, on a différentes inspirations… Je ne peux pas écrire la même chanson à 16 ans ou à 30 ans. Il n’y a qu'Angus Young pour faire ça à la perfection !

Romain : Il est clair que le groupe a gagné en maturité. Il est techniquement meilleur. Le travail sur les intensités et les nuances s’en ressent nécessairement. Au-delà des deux titres que tu cites, je dirais que dans l’ensemble, "IV" est un album ambitieux. Chaque titre comporte sa propre dose d’exigences. Par exemple, en plus de grooves particuliers et variés, les titres 'Pole Dancing Song' ou 'Wake Up' exigent une précision chirurgicale.


Est-ce une approche que vous souhaitez à nouveau réaliser par la suite ?

Ben : Bien sûr. Je ne calcule pas tu sais. Je ne me dis pas : "tiens, je vais écrire un morceau dans tel style, plus ambitieux ou qui ressemble à tel ancien morceau etc…" J’écris à l’instinct, old-school. Donc on verra vers quelle direction on ira dans le futur, mais on a beaucoup aimé ce travail de voix, de mélodies, etc… On va sûrement pousser encore plus loin dans cette direction. Pour le moment l’heure est à la célébration de "IV".

Romain : Sans aucun doute ! La musique, c’est avant tout le relief. Le groupe a toujours eu l’ambition d’aller toujours plus loin, toujours plus haut. C’est donc l’évolution naturelle du groupe.


Sur 'Separate Ways', il semblerait que vous laissiez planer un doute sur le fait qu'il s'agisse d'une séparation amoureuse ou le fait que le groupe et son public doivent se séparer à la fin de l'album. Vous confirmez ?

Benjamin : J’aime beaucoup la dualité créée par ce morceau. J’y pense à chaque fois qu’on le joue en concert. Evidemment ce titre avait tout à fait sa place en clôture de l’album. Effectivement la base du texte tourne autour d’une séparation amoureuse mais une séparation en bons termes. Il se produit la même chose à la fin de chaque concert où le public et le groupe, après avoir créé un moment d’harmonie ensemble, en viennent au moment de la séparation. Souvent, on associe une chanson, voire même plusieurs, à une relation amoureuse. Quoi de mieux que d’avoir une mélodie en tête à la fin d’un bon concert pour vous rappeler les bons moments passés ensemble ?





Ce titre sera-t-il le dernier de vos futures setlists ?


Romain et Ben: Peut-être… Surprise !

Benjamin : Je vous invite à venir nous voir en live pour avoir la réponse.


Qu’attendez-vous de la sortie de cet album ?

Romain : Une tournée épique !

Ben Chambert : Conquérir le monde, en toute simplicité. Haha...!

Benjamin : Du bon, du très bon même. Des prises de contacts, des dates, des tournées. Toujours plus d’occasions pour tracer notre route et répandre la bonne parole du rock’n’roll et faire grandir la Highway Family !


Quel est votre meilleur souvenir en tant qu’artiste ?

Ben : Chaque fin de concert ! Voir le public applaudir et chanter nos compositions, c’est magnifique ! C’est une grande fierté et ça me touche à chaque fois, qu’il y ait 20 ou 2000 personnes dans la salle.

Benjamin : Une cohésion totale avec le public, l’impression que, quoi qu’on veuille faire, ça marche. Que la voix soit là et que le public nous porte et nous aide à nous transcender pour faire de cette date la meilleure. Ce moment après le concert à la Colos-Saal à Aschaffenburg aussi, où les gens nous ont assaillis de remerciements, de demandes d’autographes, de photos... C’était hallucinant !!!

Romain : Oui, cette tournée en Allemagne en 2015, en première partie de Mickael Schenker, fut mémorable. Nous avons côtoyé nos idoles, joué dans de supers salles devant un public formidable et vraiment amateur du genre. Ce fut un bonheur, et c’est vraiment affreux quand ça s’arrête !


Au contraire le pire ?

Benjamin : Haha je me souviens d’une chute sur scène. Epique ! Cash en rentrant, au tout début du premier morceau. J’ai eu le sentiment de traîner la chute pendant tout le concert et d’avoir à prouver que je valais mieux que ça, que je n’étais pas "le type qui s’est cassé la gueule en arrivant". Le concert s’est bien passé par la suite, heureusement, mais j’ai vraiment eu du mal à rentrer dans les morceaux après ça.

Romain : Personnellement, une trêve de plusieurs mois imposée à cause d’un pépin physique.





Quelle est la question que vous aimeriez que l’on vous pose ?

Benjamin : Haha ouais je sais : "Salut les gars, c’est Ben Barbaud. Ca vous dirait de jouer au Hellfest cette année ?"

Romain : "La tournée mondiale de "IV" arrive à grand pas, et nombre de salles sont sold out, comment vous sentez-vous ?"


Un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?

Ben : MERCI !!! J’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter que nous à le faire. A écouter fort bien sûr ! Long Live Music Waves !

Romain : Posez une oreille sur notre album "IV" et venez nous voir sur scène pour vivre un vrai moment Rock ! Authentique et intense !

Benjamin : Oui, on espère que cet album va vous plaire et vous donnera envie de venir nous voir en live et de faire partie de la grande famille HighWay !!! Stay tuned cause HighWay is coming and it’s gonna be AWESOME !!!!!


Plus d'informations sur http://www.highwayrocks.com/
 
(0) COMMENTAIRE(S)  
 
 
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 11664
  • 11665
  • 11666
  • 11667
  • 11668
  • 11669
Haut de page
EN RELATION AVEC HIGHWAY
DERNIERE CHRONIQUE
HIGHWAY: Iv (2017)
3/5

Le quatuor sétois passe au niveau supérieur avec une énergie irrésistible et une efficacité à peine handicapée par un chant à l'accent encore trop marqué.
DERNIERE ACTUALITE
HIGHWAY : Nouvelle vidéo
 
AUTRES ARTICLES
DREAMCATCHER (26 SEPTEMBRE 2017)
Il aura fallu cinq longues années pour que les Franciliens de Dreamcatcher donnent une suite au très prometteur "Emerging from the Shadow". Chris Garrel et Geoff Lacarrière nous expliquent tout...
ANNEKE VAN GIERSBERGEN (04 SEPTEMBRE 2017)
Dans le cadre de la sortie de l'album de Vuur, Music Waves a eu la chance de rencontrer Anneke Van Giersbergen qui nous montre sa passion et son humilité...
 

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2021