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Kreator + Vader + Dagoba - 11 Janvier 2018 - Lille Le Splendid.


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
THRASH

Le Splendid de Lille accueille en ce 11 Janvier une affiche thrash death assez redoutable et prometteuse.
NOISE - 01.02.2018 - 12 photo(s) - (0) commentaire(s)
A l’annonce de la nouvelle tournée européenne de Kreator, les fans nordistes ont été enchantés de voir que la légende thrash passerait par Lille pour la première date de la journée dans la salle du Splendid. De plus Kreator ne vient pas seul et a embarqué dans ses bagages Vader et Dagoba. Contraintes horaires obligent, la soirée débute tôt, une partie du public ratant le début des concerts. Cela ne va pas nuire à la qualité de la soirée, la salle va afficher quasi complet, balcon compris, et l’ambiance ne va cesser de grimper.

Daboga a une demi-heure devant lui. C’est court, mais le groupe marseillais va largement la mettre à profit pour coller une belle raclée à l’auditoire. Il vient de faire un carton avec un excellent nouvel album et va aller droit au but, l’intro est raccourcie et il balance avec ‘I Reptile’ un premier missile. Le son est énorme, Shawter dégage toujours ce même charisme animal et derrière lui ses camarades vont bien se démener, notamment Nicolas impressionnant de force derrière ses fûts. Ce premier titre met tout le monde d’accord, l’intensité de la musique du groupe est énorme et fait apprécier un fort côté martial. Par la suite le groupe confirme cette belle impression. Le public est désormais bien présent et Shawter ne cesse d’aller le chercher. Sur ‘The Man You’re Not’ on apprécie au-delà de la force brute des éléments au piano tandis que ‘Inner Sun’ avec son chant clair et ses passages indus impressionne par son intensité. La deuxième partie est tout aussi forte avec un ‘When Winter’ symphonique d’une grande force et un gros final avec ‘The Sunset Curse’ et ‘The White Guy’. Le public se déchaine pour le plus grand plaisir d’un Shawter souriant. Dagoba a donné une prestation solide et maitrisée et a su mettre à profit son temps de jeu. Il sera intéressant d’aller le voir dans la longue tournée qu’il va mener avec un concert complet.


Il y a juste le temps ensuite de se réhydrater avant que les Polonais de Vader ne déboulent. La salle est désormais blindée et chacun attend une leçon du vétéran du death. Pour cette tournée, Vader a cédé à la mode nostalgique et joue en entier son premier album, "The Ultimate Incantation", sorti en 1992. Pour l’occasion il a été réenregistré par le line-up actuel et est disponible au merchandising. En 45 minutes nos amis polonais ne vont pas faire dans la dentelle et coller une baffe monstrueuse à un public d’abord assommé puis très remuant dans une fosse-fournaise incontrôlable. Après une introduction parfaite le groupe va dérouler le fil de cet album avec une précision chirurgicale. Au chant, tout en cuir et en clou dans un esprit bien roots, Peter éructe avec une force redoutable à faire pâlir de jalousie les jeunes du métier. Derrière lui ses compères ne font pas semblant et bâtissent un mur sonore implacable. Ce retour sur le passé permet de se rendre compte de la force de Vader dès le début de sa carrière. Avec des missiles comme ‘Crucified Ones’, ‘Testimony’, ‘One Step To Salvation’ ou ‘Demon’s Wind’ il sert le meilleur d’un death old school jouissif. Peter parle souvent au public -en français même parfois- dans une franche bonne humeur et plusieurs pogos se déclenchent. Le concert aura passé à toute allure et la musique de la 'Marche de l’Empereur' de Star Wars retentit pour mettre fin aux hostilités. Loin d’être nostalgique et passéiste, Vader a montré qu’il était un patron du death metal et a fait des heureux ce soir avec ce concert monstrueux de puissance.



Kreator
est un guerrier de la route qui ne s’arrête jamais vraiment et qui multiplie les tournées. Depuis la sortie de l’excellent "Gods Of Violence" il n’a guère chômé et a tout dévasté partout. C’est peu dire qu’il est très attendu, il démarre à Lille une mini tournée française et le Splendid est rempli de fans prêts à prendre leur dose de thrash et en découdre dans une fosse bouillante. Savourer un tel nom dans un club et pas dans un festival est une chance énorme : cela ajoute une rare proximité. Malgré ce cadre restreint, Kreator a sorti le grand jeu avec un back gigantesque, des écrans sur la scène et une croix cassée de grande taille devant le micro, le tout donnant l’impression que la salle avait été agrandie pour l’occasion. Le groupe ne va pas faire de quartier, avec ‘Phantom Antichrist’ il dégaine du lourd d’entrée. Mille est déchainé derrière son  micro. Servi par un son énorme qui fait trembler les murs, ce titre fait un carton. Avec ‘Hail To The Hordes’ il balance un extrait de son dernier album et ce titre heavy mettant à l’honneur les fans fait un effet bœuf dans la fosse. Avant d’enchainer Mile harangue la foule avec une sacrée force, l’intro de ‘Army Of Storms’ retentit pour laisser la place à ‘Enemy Of God’, toujours monstrueux en live avec son refrain énorme et son ton thrash pur et dur. Il est l’occasion d’un premier Wall of Death dans une fosse en fusion. Derrière ‘Satan Is Real’ fait un malheur et confirme son statut de classique. Avec en arrière-fond sur les écrans son clip si sombre il met la fosse en feu et les slams s’enchainent.


Après un tel enchainement l’ambiance énorme, comme on n’en avait plus vu depuis longtemps. Du balcon à la fosse en passant par les sièges le public apprécie cette leçon de thrash teutonique. Cela ne va pas ralentir dans la deuxième partie du concert. ‘Civilization Collapse’ est toujours aussi brulant d’actualité et est l’occasion d’un circle pit, Mille ne cessant d’en réclamer avec une hargne phénoménale. La suite est un best of avec du très lourd. ‘People Of The Lie’, ‘Phobia’, ‘Gods of Violence’ et ‘From Flood Into Fire’ ne laissent aucun répit au public. Chefs-d’œuvre d’un thrash à la fois puissant et porté sur des mélodies imparables, ils montrent un groupe au sommet de son art. Mille et ses hommes ne semblent jamais devoir subir les assauts du temps et gardent une rage incroyable. Les titres antiques ne sont pas oubliés. ‘Flag Of Hate’ et ‘Total Death’ des tout débuts restent des tueries thrash qui font exploser la salle. Sur la première, Mille sort même l’antique drapeau en guise de ralliement. Le final s’annonce et avant ‘Hordes Of Chaos’ le chanteur se lance dans un speech fédérateur et fait participer l’ensemble de la salle. Le titre fait le même carton et derrière l’introduction ‘The Patriarch’ annonce l’arrivée de ‘Violent Revolution’. Ce titre de 2001 avait signé le retour de Kreator au thrash et il est un classique absolu en live repris en chœur par le public. Avant les rappels ‘Totalitarian Terror’ enfonce le clou et achève cette partie en beauté.


Les rappels arrivent et vont être mémorables. Issus du nouvel album, ‘Fallen Brother’ est un joli moment d’émotion. Ce titre écrit en hommage aux musiciens disparus est dédié à Fast Eddie Clarke récemment disparu, à Lemmy bien sûr et aussi à Eric Martin Ain de Celtic Frost. Très fort et heavy, ce morceau est très bien accueilli et sur les écrans on voit défiler des visages connus, Malcolm Young, Peter Steele mais aussi Leonard Cohen ou Prince dans un bel esprit de célébration de la musique. Après ce moment touchant le concert se termine avec deux vieilleries qui vont achever une fosse où la sueur se fait sentir. Avec ‘Betrayer’ puis ‘Pleasure To Kill’ Kreator ravit les fans de thrash old school. L’outro retentit ensuite, les lumières se rallument doucement et chacun tente de se remettre de cette baffe que le groupe nous a infligée. Kreator a fortement impressionné : le groupe allemand confirme son statut de monstre scénique, il nous donne rendez-vous très vite et il ne fait nul doute que chacun dans la salle aura envie de se reprendre une bonne rasade de son.

Il nous faut remercier le Splendid pour avoir accueilli cette belle date et le label Nuclear Blast pour nous avoir permis d’y assister.



Plus d'informations sur http://www.kreator-terrorzone.de/
 
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