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A PROPOS DE:

MINDLAG PROJECT (02 SEPTEMBRE 2017)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
THRASH

Il est des retours qui font plaisir plus que d'autres. Alors que nous n'avions plus de nouvelles d'eux depuis la sortie du très remarqué album éponyme, nos amis de Mindlag Project sont de retour avec le très attendu "Clinamen"...
STRUCK - 08.02.2018 - 4 photo(s) - (0) commentaire(s)

L'occasion pour nous de faire un point exhaustif sur la situation du groupe : son passé, son présent et son futur radieux si on tient compte de la nouvelle pépite "Clinamen"...


Nous vous avions laissé en mai 2010 dans un carnet de bord détaillé de votre tournée en Europe de l’Est de Six Feet Under, Illdisposed… Alors qu’on s’attendait à une carrière enfin lancée après un album éponyme encensé par la critique, si on fait abstraction du DVD live sorti en 2012, on se retrouve en mai 2017 pour la sortie de "Clinamen". Que s’est-il passé ? Est-ce que le renouvellement à 80% du line-up est un début de réponse ?


Disons que la vie n’est pas toujours facile, et que nous avons pris des chemins différents, parfois opposés. Mais en fin de compte tout cela a été bénéfique. L’essence du groupe reste la même, et nous n’avons pas l’impression qu’il y ait eu tant de changements que cela de notre côté, mais nous ne pouvons pas être objectifs. Les changements ce sont imposés à nous, et nous avons continué. Il est vrai que nous avons tous eu besoin de nous ressourcer sur un plan personnel, et de prendre le temps de composer un album qui correspondait à ce que nous avions envie d’exprimer, en particulier sur la situation actuelle des artistes, d’où le concept de l’enfermement, ou plutôt de la « contrainte libératoire » comme fil conducteur de l’album.





Ne craignez-vous pas qu’au regard des 20% restant en l’occurrence les frères Martinez que le public résume Mindlag Project au projet de ces mêmes frères ?

Objection votre honneur ! Il reste tout de même Mathieu au chant qui est là depuis 2001 et Romain qui officiait auparavant uniquement au violoncelle et maintenant aussi à la guitare. Cela dit, il est vrai que ce projet a été créé par mon frère et moi-même à la base, il doit donc y avoir du vrai dans ce que tu constates. Mais à vrai dire nous ne préoccupons plus vraiment de notre ego. Nous voulons seulement jouer la musique qui nous plaît, et exorciser nos démons avec, comme nous l’avons toujours fait, mais probablement avec un peu plus de lucidité. L’âge aidant…


Aux travers de toutes les péripéties vécues par le groupe, avez-vous douté voire pensé à abandonner ?

Bien sûr, le doute et les remises en questions sont le lot de tous ceux qui essaient de créer quelque chose. Mais honnêtement je pense que nous n’avons jamais songé à arrêter, et au contraire, nous sommes bien plus solides que nous ne l’avons jamais été. Nous avons beaucoup analysé le monde de la musique, et nous nous sommes interrogés sur les raisons pour lesquelles nous sommes toujours là à jouer notre musique. Nous sommes juste guidés par la passion, et je crois que nous ne pouvons pas vivre sans.


D’ailleurs, si la campagne de financement participatif n’avait pas été couronnée de succès, est-ce que cela signifiait l’arrêt de Mindlag Project ?

Concrètement, la compagne de crowdfunding n’a financé qu’une infime partie de la production de cet album, à savoir le mixage. Ce qui est déjà très bien, bien entendu, et nous ne remercierons jamais assez ceux qui nous ont aidés, par pour leur argent, mais pour leur soutien, car c’est vraiment touchant de voir que des gens croient en notre travail. Je dirais que c’était plutôt une expérience humaine, nous voyons beaucoup d’artistes que nous respectons procéder de la sorte, et je pense qu’il y a quelque chose de plus humain dans cette façon de faire. Le but n’étant pas de faire les poches aux gens qui nous suivent, mais plutôt de faire partie du processus de création. Nous n’existons pas sans nos auditeurs, et ce qui nous pousse à enregistrer et à ne pas garder notre musique pour nous, c’est clairement le fait que des personnes puissent se reconnaître dans ce que nous essayons d’exprimer. Nous aurions très bien pu financer cet album comme nous l’avons toujours fait, mais je pense que cette expérience nous a permis d’être dépossédés de notre groupe en quelque sorte. Le partage est quelque chose de très enrichissant. Cela sonne probablement comme un lieu commun, mais cela recouvre beaucoup de sens pour nous à présent.





Le seul bémol qu’on pourrait faire à ce nouvel album c’est sa concision, là où on son grand frère proposait 68 minutes de musique, « Clinamen » a du mal à atteindre la demi-heure soit l’équivalent d’un Ep. Pourquoi un tel choix ?

"Clinamen" est un Orage, alors que son prédécesseur n’était autre que le chaos créateur de notre cher Jon De Grimpclat. Cet album est tout autant conceptuel, car Jon est emprisonné cette fois-ci…il fallait bien un jour, à force de vivre sur la brèche. Le concept central de cet album est l’emprisonnement. Mais l’emprisonnement volontaire, celui que l’on s’inflige pour expier ses péchés, l’exil qui permet l’éveil spirituel. Nous avons poussé ce concept de contrainte libératoire (inspiré par la littérature, notamment L’Oulipo) jusque dans la composition, les arrangements, l’écriture, et même le visuel de l’album. Tout est volontairement épuré.

Il y a une volonté affichée d’être concis, et que notre colère soit authentique. Nous n’avons pas voulu jouer le jeu du consensus, et les textes sont bien plus personnels que par le passé. Mais cela étant, cela ne signifie en aucun cas que tous nos futurs albums seront aussi courts. Nous ferons ce que nous avons fait depuis nos débuts, nous contenter de vivre l’instant.


Nous avions eu l’honneur d’interviewer votre personnage central Jon de Grimpclat et surtout la chance d’en sortir vivant. Quelles sont ces nouvelles ? Est-ce que « Clinamen » est la suite des aventures de votre héro ?

Bien sûr, cet album est la suite logique du précédent. Jon après avoir subi un état de choc, dû au fait qu’il avait dû tuer quelqu’un qu’il jugeait innocent, a fini dans un bar malfamé, et après une altercation, et une grosse bagarre qu’il a déclenchée, est condamné à une courte peine de prison ferme. Mais il n’est pas jugé pour ses actes en réalité, et c’est de son propre chef qu’il se sert de la prison pour expier ses actes. Jon se rend alors compte que la contrainte libère et que la liberté contraint bien souvent, et cela va lui donner une tout autre vision de la vie. Bien sûr, il n’est pas devenu fréquentable pour autant… bien au contraire. Je pense que la suite risque de nous montrer qu’il est plus puissant et dangereux.


On sait que les thèmes, les textes qui sont une des richesses de l’univers de Mindlag Project sont chers à Manu. De quoi il retourne dans cet album ?

Je ne peux pas le nier. Cet album, à travers la mise en quarantaine de Jon, m’a permis aussi d’expier mes erreurs. Je ne me suis pas toujours bien comporté avec certaines personnes qui comptaient beaucoup à mes yeux, et j’en ai perdu certaines. Je ne peux en vouloir qu’à moi-même, et je crois que nous sommes tous exposés à ce risque, c’est pour cela que j’ose en parler. Je pense qu’il est inutile de s’excuser platement si on ne provoque pas les changements nécessaires à notre progression personnelle. J’ai donc décidé, pour plusieurs raisons, d’arrêter de boire et de fumer, ce qui m’a été aussi difficile que salvateur. On ne peut pas revenir en arrière, mais on peut apprendre de nos erreurs, et c’est là tout le sens de l’emprisonnement et de la punition.  Je pense que la prison de nos jours a perdu de son sens dans l’inconscient collectif, car elle n’induit plus forcément un repli spirituel. Mais n’ayant jamais été en prison, je ne peux pas m’exprimer sur ce sujet… peut-être que ce travail est toujours effectué par certaines personnes qui ont été condamnées, mais j’ai l’impression que c’est plutôt devenu une distinction, un diplôme de la rue en quelque sorte...

La véritable prison n’est pas une geôle, j’en ai la certitude. Cet album parle de rédemption en quelque sorte. Et elle ne se trouve pas à la fin d’une durée fixée par un juge. Elle se trouve après un travail sur soi, et la durée dépend uniquement de nous. C’est de ça dont il est question, et je pense être devenu quelqu’un de meilleur à présent, et j’espère que mes textes feront écho à d’autres âmes en peine.





Musicalement, votre musique est toujours aussi impressionnante, condensé métallique qui emprunte autant au thrash qu’au death avec une pincée de piano et de violoncelle et une forte technique, le tout pour un résultat inclassable qui nous fait passer par un immense tourbillon de sentiments avec une folie à fleur de peau qui se ressent dans des vocaux habités comme rarement. Est-ce que le but recherché est une plongée dans la folie de Jon ? Est-ce que cette plongée est cathartique ?

Merci pour cette description que je prends pour un compliment. Cathartique est le mot qui correspond le mieux à notre musique, et aujourd’hui davantage qu’hier. Comme je le disais plus avant, pour ma part en tout cas, j’ai vaincu certains de mes démons grâce à la création artistique. Cet album est peut-être encore plus chargé à ce niveau que le précédent.

De fait, pour nous un succès ne se mesure pas à la réussite commerciale d’un album, mais plutôt au chemin qu’il nous a aidé à parcourir.


Cette folie pure rapproche aussi des esprits torturés qui font avancer le metal, on pense à Arno Strobl, Mike Patton, Devin Townsend, dans des genres différents ils ne donnent pas de limites et touchent à tout comme des pionniers, vous vous sentez héritiers de ces gens-là dans cette idée de faire avancer notre musique ?

Je suis très touché par ces comparaisons, car ce sont trois personnes qui nous ont effectivement influencés, et exactement pour les raisons que tu cites. Nous n’avons pas la prétention de faire avancer le monde de la musique, mais de nous faire avancer nous-même par ce biais-là, c’est une certitude. D’une façon générale je suis fasciné par l’absurde, car je trouve que beaucoup de vérités se fondent dans l’écriture automatique, qui mène souvent à des œuvres étranges. Baudelaire disait «l’étrangeté est le condiment nécessaire à toute beauté ». Je crois au choc esthétique, et à la nécessité de déranger pour provoquer des réactions bénéfiques sur les auditeurs. Beaucoup d’autres artistes, en particulier David Bowie, m’ont aussi influencé pour des raisons connexes. En m’intéressant à leur façon de procéder je me suis rendu compte qu’ils utilisaient par exemple la technique du cut-up, qui est une technique créative qui permet de déstructurer l’architecture qui nous est dictée par notre conscience, qui est elle-même construite par notre éducation, à mon humble avis.

Ce qui m’intéresse c’est ce que l’on sait sans s’en douter, ce qui réside au plus profond de nous, mais qui reste latent si on ne cherche pas à l’atteindre.


'Nihil Obstat' et 'Gyrophare' nous embarquent dans un univers glauque avec une furie intense, une technique phénoménale et des breaks pour un résultat barré qui plairait à Cephalic Carnage. Est-ce une influence pour vous ?

Oui, ces chansons sont habitées par la colère et la frustration, et nous n’avons pas voulu mettre de filtre. L’ébauche de ces deux chansons s’est faite lors d’une répétition, et c’est ce qu’elles ont en commun. Elles ne sont pas autant réfléchies que certaines sur lesquelles nous nous sommes plus attardés, comme 'Orpheus' ou 'Ixion' par exemple.

Bien sur Cephalic Carnage est un groupe que j’apprécie beaucoup, et s’il ne nous a pas directement influencés, je pense que nous avons une influence majeure en commun, et c’est le groupe Death, c’est mon ressenti en tout cas. Nous avons aussi en commun le fait que nous ne nous mettons pas de barrières stylistiques, et qu’il est difficile de réellement nous classer.

Nous sommes de toute façon beaucoup influencés par le death metal, et dans cet album, je pense que cela se ressent beaucoup plus dans la production. Nous avons voulu que cela soit très brut pour donner un sentiment de promiscuité et de saleté à l’auditeur. Puisque le récit se passe en prison, il était important pour nous « d’apparaître nus et sans fard », même si nous sommes conscients que cela risque d’en dérouter plus d’un. Y compris nous même dans les premiers temps (rires)





Par la suite, ‘L’Anathème’, proche du metalcore nous transcende le genre par des changements de rythmes ébouriffants. Est-ce que le metalcore est une source d’influence ?

Disons que cette dénomination est apparue après que nous ayons commencé à composer nos premiers chansons, donc je ne dirais pas que cela nous influence réellement, hormis quelques groupes comme Killswitch Engaged ou God Forbid que nous apprécions, mais à l’époque nous nous sommes plus reconnus dans leur musique que ce qu’elle nous a influencés.

Par contre, nous sommes clairement influencés par le hardcore new-yorkais, autant que par le metal classique des années 80/90.
Etant jeunes nous écoutions beaucoup Biohazard, Madball, Sick of it all, Vision of Disorder, Earth Crisis. Et bien sur Kickback, qui est un groupe qui nous a beaucoup enseigné par son approche particulière de la violence expiatoire. C’est un groupe souvent mal compris je pense, je ne peux pas m’empêcher de rapprocher leur travail de celui de Gaspard Noé (un peu facile puisqu’ils ont utilisé des extraits de « Seul contre tous » dans un album, me direz-vous…)

En tout cas, nous avons beaucoup de respect pour les valeurs prônées par le HxC à son origine, telles que la fraternité et l’unité. C’est ce qui nous a réunis à la base et nous le revendiquons encore. Mais à mon goût, à l’instar du punk, le fondement de ce style a été largement abandonné de nos jours, et c’est pour cela que j’ai du mal à nous associer aux styles qui se réclament de ce mouvement. Peut-être à tort, ou peut-être que ce sont les prémices d’un vieillissement prématuré (rires)


L’OVNI sonore ‘Tribune’ sonne  comme un Mass Hysteria en plus cinglé… cette définition vous convient-elle ?

Pour être honnête, Mass Hysteria n’est pas un groupe qui nous a influencés, bien que nous respections leur carrière plus qu’honorable. Peut-être que le côté vindicatif de cette chanson fait écho à leur travail ? Je pense cependant que l’intro de la chanson 'L’enfer des Dieux' a un côté tribal qui peut s’en rapprocher quelque part, en effet.

'Tribune' est une chanson importante au niveau du sens, car elle exprime notre sentiment d’impuissance. Nous avions l’audace de penser que la musique pouvait changer le monde, puisqu’elle avait changé le nôtre... Mais comme Icare nous nous sommes brûlés les ailes sur la chaleur de la réalité. Ce texte est plutôt nihiliste, et fait un constat. A vrai dire je l’ai écrit plutôt comme un suite à notre titre 'Du pain et des jeux', et s’il fallait lui trouver une définition, je pense que c’est celle qui lui conviendrait le mieux.


Le chant est particulièrement impressionnant de maîtrise en growl ou en clair. Comment vous répartissez-vous la tâche ?

Pour cet album nous avons fait les prises chant dans mon studio, avant d’aller mixer le tout chez Christian Carvin. Nous nous sommes donc enfermés avec Mathieu, et notre contrainte était de taille, puisque nous voulions que le chant soit mixé le plus proche possible à l’arrivée. Il fallait donc que cela fonctionne en restant brut de décoffrage, donc pas droit à l’erreur. Et nous avons refusé d’utiliser les outils actuels d’édition, et de correction, Autotune pour ne pas le citer, largement utilisé dans tous les styles de nos jours, même le metal.  Cela a été un vrai travail psychologique, et je pense qu’il nous a vraiment apporté.

Nous sommes assez complémentaires, nous incarnons chacun plusieurs aspects différents de Jon, mais pas seulement, parfois nous incarnons aussi d’autre protagonistes. En somme, nous avons une approche assez théâtrale de notre interprétation. Nous cherchons davantage la justesse dans les sentiments que nous voulons exprimer plutôt que de coller à un style ou une esthétique précise.


La chronique de Music Waves conclut par « la patience a été récompensée. Avec "Clinamen", Mindlag Project montre qu’il n'a rien perdu de sa folie et nous propose un formidable condensé de metal extrême qui ne se fixe pas de frontières. Ce disque se savoure comme un film horrifique à glacer le sang. ». Une BO de film horrifique vous sied-elle ?

Complètement, car nous sommes tous très liés à ce genre cinématographique, et au cinéma surtout. Nous y faisons d’ailleurs très souvent référence, comme avec notre titre 'La fin absolue du monde', qui est un hommage à John Carpenter en quelque sorte. De plus la musique de film est quelque chose qui nous attire depuis longtemps, peut-être à cause de Pink Floyd encore une fois (rires)

Je suis actuellement en train de travailler sur la BO d’un film nommé « Edza », réalisé par mon ami Robin Levet, qui n’est autre que le talentueux vidéaste déjanté et loufoque dont la photo a été utilisée pour réaliser la pochette de "Clinamen".

Bien qu’Edza soit qualifié de comédie romantique par son créateur, je pense qu’il recouvre un aspect horrifique. Il y aura un extrait de notre précédent album d’ailleurs. Je vous conseille que rester attentif, chers lecteurs !





Qu’attendez-vous de cet album ?

Nous attendons surtout du prochain album à présent. "Clinamen" nous a permis d’avancer, et il ne nous appartient plus. Il va faire son chemin, et nous allons défendre nos chansons comme nous l’avons toujours fait, sans prétention. Nous espérons que certains vont se reconnaître dans notre musique, et faire partie de notre aventure, c’est la raison pour laquelle nous continuons à enregistrer des albums et monter sur scène, et c’est la meilleure d’entre toutes à mon sens.


Que faut-il vous souhaiter par la suite ?

Une bonne santé avant tout, l’épanouissement, la sincérité… Je vais encore citer Baudelaire mais tant pis… « Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues, qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or... »


Pour les fans qui vous suivent et en particulier ceux au sein de Music Waves qui vous a toujours soutenu : faudra-t-il à nouveau attendre 8 ans avant d’écouter un prochain album studio ?

Il est hors de question que nous mettions autant de temps pour donner une suite à "Clinamen" cette fois. Cela a été trop difficile pour nous aussi, nous avons dû renaître et trouver d’autres mécanismes, mais nous sommes tous d’accord pour ne plus perdre de temps à l’avenir. Merci pour votre soutien indéfectible, à vous Music Waves, ainsi qu’à tous ceux qui continuent à nous suivre.


Merci à Noise pour sa contribution...



Plus d'informations sur http://www.mindlag-project.com/
 
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