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Wacken Open Air 2018 - 1ère Journée - 01 Aout 2018


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HEAVY METAL

Music Waves est de retour à Wacken pour la 29ème édition du plus grand festival métal de la planète. Et avant même le début officiel la journée de Mercredi est déjà très riche.
NOISE - 27.08.2018 - 19 photo(s) - (0) commentaire(s)
Pas découragés par la boue de 2017 nous sommes de retour en Allemagne pour la 29ème édition du Wacken Open Air.  Le plus grand festival métallique du monde est un rendez-vous incontournable, familial même pour nombre d’allemands qui s’y rendent comme à un pèlerinage. Cette année la chance a tourné et le soleil est au rendez-vous et le sera tout le long de 4 journées intenses.

L’aventure commence le Mercredi 01er Aout, journée de chauffe avec une partie du site ouverte au public. Mais cette journée va être mémorable avec d’excellents concerts dans la Bullhead City Circus et ses deux scènes, la Wet et la Headbangers. Tout commence dès 11h avec une large partie du programme consacrée au Wacken Metal Battle qui permet à 28 formations de tous les horizons de concourir avec un temps de jeu de 20 minutes. L’exercice n’est pas simple mais tous les groupes vont affronter les scènes et un public massif avec envie et ambition.  15 groupes sont programmés dès ce Mercredi et on aura retenu pas mal de très bonnes choses. La scène métallique est vivace et cette idée de concours est excellente tant elle rend optimiste pour l’avenir de notre musique.



Lotrify
ouvre les hostilités et propose un métal moderne efficace mais un peu trop classique néanmoins. Le premier marquant c’est Godless, les indiens ont balancé un excellent death métal old school digne d’un Entombed avec un rythme intense. Derrière les indonésiens de Down For Life ont fait forte impression avec un métal moderne proche de Lamb Of God et de Gojira avec une énorme puissance et même une touche de grind. Xenoblight joue presque à domicile, la frontière danoise étant toute proche et avec un bon mixe de thrash et de death il a été très convaincant et a d’ailleurs fini à une belle 4ème place. Phrenetix vient de Lituanie et a été très bon avec un death mélodique porté par Lina sa chanteuse dans un style proche d’Arch Enemy avec des mélodies bien troussées. Les suédois de Chugger ont fini à la 5ème place et au vu de la qualité de leur death mélancolique et teinté de folk porté par un chant grave et profond cela était amplement mérité.  Tarchon Fist vient d’Italie et avec son heavy typés années 80 dénote un peu mais dans l’esprit d’un Accept il va proposer une belle prestation avec un côté old school prenant. Century Of Decay est originaire du Canada et œuvre dans un black death teinté proche de Behemoth avec une petite touche progressive et une belle capacité à varier les ambiances. Il aura été lui aussi une découverte intéressante.



Aephanemer
est la formation française et elle va nous ravir avec un death mélodique énergique et teinté d’aspects symphoniques. Au chant Marion en impose pas mal avec un ton puissant et un charisme certain. La claque a été réelle et on aurait aimé voir nos français gagner un prix. Shiran œuvre dans un heavy moderne lui aussi mais dispose d’une belle arme avec sa chanteuse Shiran Avayou. Elle a su se faire à la fois puissante et mélodique, bien dans le son de l’époque avec une facette groovy. Porté par pas mal de fans les israéliens ont rencontré un joli succès. Nemoreus est autrichien et propose un folk métal porté par le violon, de la flute, de la guitare acoustique et un chant habité profond. Sa prestation va être très appréciée tant il ajoute à son folk une bonne dose métallique rentre dedans qui en a remué plus d’un dans la tente. Cordura vient des pays de l’Ex Yougoslavie, malgré un bras en écharpe son chanteur est redoutable d’efficacité avec un growl costaud. A ses côtés ses camarades délivrent un bon métal moderne assez groovy et bien pêche pour un résultat classique mais efficace. Asylum a fait du chemin depuis les caraïbes et a proposé une prestation sympathique avec un death thrash évoquant Slayer et Sepultura. Euphobia vient de Bulgarie et comme pas d’autres concurrents balance un métal moderne couillu proche de Slipknot et Lamb Of God. Il a mit l’accent sur la puissance et n’a pas fait de quartiers avec aussi quelques aspects death et core. Enfin c’est An Theos qui achève cette première salve. Les roumains sont très attendus et avec leur folk métal épique ils vont remporter le plus gros succès de la journée. A huit sur scène ils déploient une énergie remarquable et sont portés par des mélodies efficaces entre folk et métal teinté de death. Le chant féminin de Loredana amenant une belle touche de douceur face à la grosse voix masculine de Florin. Grâce à cette prestation remuante le groupe finira à une belle 3ème place.


Le concours est fini pour la journée mais pas la programmation de la Bullhead City. Ce sont les irlandais de Stiff Little Fingers qui ouvrent cette 2nde partie de programmation. Le groupe n’est pas un débutant, il a vu le jour à Belfast en 1977 et œuvre dans un punk ancestral et figé dans le temps. Son concert va être un plongeon dans le temps, les tempes sont grisonnantes mais la pêche et l’énergie brute sont là et ce punk à l’ancienne et sans prise de tête est un joli moment de fraicheur. Avec des titres courts et nerveux comme ‘Nobody’s Hero’, ‘Barbed Wire Love’ ou ‘At The Edge’ ils vont se tailler un joli succès auprès d’un public métallique ouvert d’esprit. Tout cela aura bien fait remuer la tête en rythme avec en prime un bon petit côté pop très frais. Avec ce concert la soirée est bien lancée et Wacken confirme un éclectisme certain qui fait son charme.


Cet éclectisme va se confirmer avec l’arrivée de Fischer Z. le groupe vient de Grande-Bretagne et affiche une existence bien remplie. Il a été formé par John Watts en 1976 et a connu pas mal de vies avec plusieurs reformations. S’il est assez connu chez nos voisins allemands il reste assez peu connu chez nous. Porté par un Watts en pleine forme derrière ses petites lunettes et son chapeau rond il va mettre le feu à une salle blindée de chez blindée. Les fans sont au rendez-vous et connaissent les paroles sur le bout des doigts,  ce qui peut impressionner les néophytes. Musicalement la richesse du répertoire est assez phénoménale. Fischer Z tape dans tout les genres et à sa base pop ajoute des éléments wave, rock et même reggae dans un esprit de fraternité sans frontières qui font un bien fout à l’âme. On est loin du métal mais le feeling et la classe de Watts nous font facilement oublier ce détail. L’homme dégage une sympathie énorme et son chant un peu rocailleux fait l’unanimité. Ce concert a été une belle et grande surprise qui a rencontré un succès très méritée.





Au cœur de cette programmation décalée Wacken a l’excellente idée de faire venir Fish. Le géant écossais tourne pour célébrer l’anniversaire de "Clutching At Straws", le 4ème album de Marillion, et le retrouver est un bonheur pour un amateur de rock progressif. L’homme a vieilli bien sur mais il garde cette gouaille qu’on aime et cette classe formidable qui fait son charme.  En entrée  il sort un titre solo, ‘The Voyeur’ issu de son 1er album "Vigil In A Wilderness Of Mirrors" et ce très beau titre fait un tabac. Derrière le voyage commence avec la trilogie initiale de "Clutching At Straws". ‘Hotel Hobbies’, ‘Warm Wet Circles’ et ‘That Time Of The Night’ demeurent des chefs d’œuvres de progressif fort en émotions et chantés superbement par un Fish que l’on sent comme possédé par les textes. Le public est calme et attentif et savoure chaque instant. Derrière ‘State Of Mind’ issu également de son 1er album est un joli moment avec un texte très actuel. Puis ‘Sugar Mice’ et ‘White Feather’  font leur effet et le petit frisson gagne les amateurs de Marillion, heureux de retrouver ces pépites en live. Le final va être royal avec trois derniers extraits de Clutching, ‘The Last Straw’, ‘Torch Song’ et le formidable ‘Incommunicado’. Ces chansons pleines de feeling et émotion achèvent en beauté un concert de grande qualité signé par un Fish que l’on est content de voir en si belle forme.




C’est une autre légende qui enchaine ensuite sur la WET Stage, Nazareth c’est 50 ans de carrière, plusieurs vies pour lui également, des disques et des chansons de légende et désormais le seul Pete Agnew comme dernier membre originel. Au chant c’est Carl Sentance qui œuvre depuis 2015 et un nouvel album, ‘Tattooed On My Brain’ est annoncé pour cet automne.  Le public est bien présent et décidé à ne pas rater une miette de ce concert. Et le groupe va leur donner raison de la plus belle des manières, il est en forme et vocalement Sentance confirme la pertinence de son recrutement. Il possède cette gouaille 70’s qu’on aime tant avec un petit côté rocailleux. L’homme a la lourde tâche de passer derrière le légendaire Dan McCafferty et il est tout à fait à la hauteur. Au fur et à mesure des titres on se laisse prendre au jeu et on voyage dans le temps avec plaisir. ‘Dream On’ est repris en chœur par le public tandis que ‘Beggars Day’ fait lui aussi un joli carton. Au milieu de tout cela on fera aussi ressortir ‘Hair Of The Dog’  ou ‘Alcatraz’ ainsi que bien sur la légendaire ballade ‘Love Hurts’ qui en fait fondre plus d’un ou une dans la foule. Nazareth c’est une classe à part dans le rock, un groupe plein de feeling et sur lequel le temps ne semble avoir aucune prise. Ce concert restera à n’en point douter dans les mémoires de plus d’une personne.


Après ce grand moment d’émotion place aux Backyard Babies. Le groupe suédois c’est 30 ans de carrière au service d’un hard rock frais et direct teinté de punk. Cela va donner un concert frais et énergique porté par des musiciens enthousiastes et motivés comme des juniors et franchement heureux d’être là devant un public si nombreux. D’entrée le ton est donné, le groupe envoie la sauce avec une énergie communicative et la facette punk fait des ravages auprès d’un public bien bouillant en cette fin de soirée. Toute la suite du concert va confirmer la belle forme de ce petit monde, Nicke Borg est parfait avec son chant éraillé plein de feeling punk et le petit côté fun qui se dégage des chansons fait son effet. Backyard Babies est une sacrée bête de scène qui mixe à merveille hard rock et punk. Il aura été impossible de ne pas taper du pied à l’écoute de ces chansons et la belle communion entre le groupe et son public aura fait beaucoup pour la réussite de cette brûlante prestation où la folie s’est faite très forte plus d’une fois.


Après tant de prestations rock le métal va reprendre ses droits avec force avec l’arrivée de Sepultura. Et quoi de mieux qu’un bon coup de thrash à la brésilienne pour achever cette première soirée en beauté. La longue introduction fait office de calme avant la tempête et chacun devant la WET retient son souffle en attendant le groupe. Quand les musiciens débarquent avec ‘I Am The Enemy’ c’est l’explosion. Porté par un Derrick Green ultra motivé le groupe ne fait pas de quartiers et tabasse tout le monde avec cet extrait puissant de Machine Messiah. ‘Phantom Self’ issu lui aussi de l’album confirme la force du groupe pour un thrash tribal surpuissant. A la batterie Eloy Casagrande est monstrueux de puissance et à ses côtés Kisser et Paulo Jr tissent cet univers avec une technique parfaite. La baffe continue avec l’énorme ‘Kairos’, le public est en feu et les pogos et slams s’enchainent férocement. Porté par un refrain fédérateur ce titre prouve lui aussi la force de la carrière récente des brésiliens. La pression ne va guère retomber par la suite, ‘Territory’ est toujours aussi prenante et reprise en chœur par le public.


Sur de sa force le groupe va enchaîner derrière des titres de l’ère Green. ‘Sworn Oath’ du dernier album impressionne par sa technique avec une facette progressive et un solo énorme, à la fois intense et mélodique. Le premier album avec Green date de 20 ans et pour fêter ça le groupe balance ‘Against’ et ‘Choke’. Brutales à souhait elles ne font pas de quartiers et ravagent encore plus une fosse bouillante. Le dernier retour sur le nouvel album se fait avec son titre éponyme. Plus calme et sombre il dénote pour du Sepultura et permet à Green de chanter en voix claire. Le résultat est énorme et prend aux tripes et on y apprécie une superbe montée en puissance. Le final va être explosif, sur l’antique et férocement thrash ‘Desperate Cry’ Kisser fait venir son fils pour jouer de la guitare dans un joli moment de communion. Puis les hits s’enchaînent, ‘Refuse/Resist’, ‘Arise’, ‘Ratamahatta’ et bien sur ‘Roots Bloody Roots’ sont au programme. L’interprétation est parfaite et ces classiques achèvent un public toujours aussi bouillant. Sepultura a donné une splendide prestation, puissante et précise et a ravi un public qui aura été tout le temps à fond. La journée warm-up s’achève joliment et on frémit en se disant que nous n’avons eu là qu’un tout petit hors d’œuvre.



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