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TITRE:

DYNAHEAD (LE 02 AVRIL 2009)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL PROGRESSIF



Enthousiasmé par le premier album du combo brésilien "Antigen", c'est un Ping Ping frétillant qui a rencontré le chanteur, Caio Duarte...
STRUCK - 26.05.2009 -
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Salut Caio, c’est Ping Ping de Music Waves : tu me remets ?
Ca y est, je te reconnais ! Tu es la grenouille qui pète (Rires) !

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Je suis Caio Duarte, chanteur de Dynahead, à votre service.

Justement quelle est la signification du nom du groupe ?
C’est une sorte de mystère même pour nous. « Dyna » peut aussi bien signifier quelque chose de « Dynamique » que « Dynamite », donc le nom a un très large panel de significations. Ce que je veux dire, nous aimons laisser les gens choisir ce qu’ils pensent coller au mieux à leur espérance.

Si tu devais définir votre musique : comment la qualifierais-tu ? Et à qui est dirigée votre musique ?
Je définirais une musique libre et ouverte d’esprit faite par des gars qui sont vraiment immergés dans le heavy metal. Nous essayons de la diriger vers tous ceux qui sont intéressés dans le rapport avec la musique, qui ne la voit pas juste comme un objet, mais comme une façon artistique de mener vers une révolution.

Votre actualité est votre nouvel album « Antigen » : peux-tu nous parler de ce nouvel album ?
C’est un album dont nous sommes très fiers, c’est la compilation des musiques des différentes étapes de nos vies. Nous nous engageons à nous exprimer de la façon la plus honnête qu’il soit, en faisant quelque chose par nous-même, une musique qui représente ce que nous sommes. Heureusement, nous avons un peu réussi à faire cela !

Quel est le sujet de ce nouvel album ? La signification du titre ? Y-a-t-il un concept écologique caché comme l’artwork le suggère ?
En quelque sorte. « Antigen » est une substance qui engage une réponse immunologique dans le corps. Le sujet est l’antigène du monde contre son virus, l’humanité.
Une autre façon de voir ça, de notre point de vue, est que la musique est un antigène au préjudice, à l’intolérance, l’apathie. Tous ceux qui ont déjà été dans la musique savent qu’elle peut changer ta vie, et le titre de l’album est également une référence à ça.

Quelle est ta source personnelle d’inspiration ?
J’admire plein de gens, mais avant tout, je suis très inspiré par le courage. Les artistes courageux qui n’ont pas peur de faire quelque chose contre le marché, les gens qui disent la vérité quand les autres n’ont pas les tripes de le faire… C’est probablement la principale source de ma vie.

Et êtes-vous influencés par Dream Theater comme certains riffs le suggèrent ?
Bien sûr que nous le sommes ! En fait, nous partageons pleins d’influences avec eux, spécialement le rock progressif des années 70 et 80.

Les soli de guitares montrent à quel point les guitaristes de Dynahead sont talentueux. Où ont-ils étudié la musique ? Quels sont leurs guitaristes préférés ?
Diogo et Pablo sont des musiciens professionnels et des professeurs de musique. Ils étudient beaucoup et sont très respectés ici, et je suis un grand fan moi-même !
Je ne sais pas si je pourrais citer leurs guitaristes préférés mais ils ont quelque peu des styles différents : Pablo est profondément enraciné aux virtuoses du metal comme Marty Friedman et Paul Gilbert, alors que Diogo étudie plus le prog et le jazz influencé par des musiciens comme Greg Howe. Mais l’un comme l’autre peuvent jouer presque tout, ils sont très polyvalents.

Quel est le but de votre musique et de cet album ?
Je dirais de donner une perspective différente aux gens. C’est ce que fait de mieux la musique, non ? Nous faire réfléchir… Si nous avons réussi ça, je suis plus que ravi.

Si tu devais choisir un titre pour faire découvrir ta musique à quelqu’un qui ne la connaîtrait pas : quel titre choisirais-tu et pourquoi ?
Je pense à « Layers of Days » ou « Tactile Haven ». Ils ont la plupart des éléments musicaux qui font ce que nous sommes, nous représentent, bien qu’ils soient assez différents l’un de l’autre… Je pense que les deux réunis peuvent donner un meilleur prisme de où nous pouvons aller plus qu’une seule chanson.

Imageons que tu sois vendeur, quel arguments choisirais-tu pour vendre « Antigen » ?
Je dirais que les musiciens sont chauds, sexy et jolis et qu'ils crèvent la dalle. Donc, si vous achetez un CD, vous pourriez accorder une journée supplémentaire de vie à ces pauvres musiciens. Si ça échoue, j’opterais pour une approche avec une… batte de baseball (Rires) !

James Murphy a fait le mixage d’« Antigen » : peux-tu nous raconter cette rencontre mais également comment vous avez pu vous offrir ses services tout en étant un groupe autoproduit ?
En fait, James n’a pas mixé, il a juste fait le mastering de l’album. De cette façon, il n’a pas été nécessaire de le rencontrer, je lui ai juste envoyé les chansons et il a travaillé à distance, nous envoyant certains échantillons, et nous avons discuté plus tard au téléphone. Il est incroyablement compétent dans ce qu’il fait.
Concernant le paiement, les honoraires qu’il nous a demandés étaient très accessibles, et je lui en suis très reconnaissant.

[IMG]http://musicwaves.fr/Pics/Upload/Articles/Extras/DYN01.GIF[/IMG]

Quelle est la place de l’artwork sur votre musique ?
Je pense que c’est plus important que ce peut penser la plupart des gens. Il aide à créer l’univers de l’album, et il peut ajouter énormément à la musique. Je déteste ces clichés et ces artworks sans signification avec des têtes de mort dans le désert ou quelque chose comme ça. Si tu as quelque chose à dire, pourquoi ne commences-tu pas par le dire par la pochette de l’album ?

« Antigen » est un album autoproduit. Est-ce si dur de trouver un label ?
En fait, c’est très difficile de trouver un très bon label, spécialement quand tu es un groupe sud-américain, peu importe que tu sois bon, les gens le voient toujours comme un inconvénient. Nous essayons de sortir l’album dans le monde entier, et nous étudions certaines propositions. Mais si ce n’est pas un label décent qui travaille pour notre musique, il est préférable que nous restions en l’état.

Tu as parlé de l’inconvénient d’être un groupe de metal sud-américain. Penses-tu que c’est en raison du fait que dans l’inconscient des européens par exemple, le Brésil signifie carnaval, samba… et non pas metal ?
Et bien, Sepultura, Krisiun, Korzus, Angra, tous ont prouvé que vous avez tort depuis 20 ans maintenant. Au Brésil, nous avons une scène très prolifique mais nous sommes isolés en raison de la distance géographique. A l’ère d’Internet, ça ne devrait pas être si approprié, mais la plupart des labels vivent encore dans les années 80. C’est pourquoi l’industrie continue de se plaindre de la crise, ils ne tiennent pas compte des changements.

Mais penses-tu malgré tout que la scène metal brésilienne est reconnue à travers le monde ?
C’est le cas ! Le Brésil est la scène américaine le plus largement reconnue après les Etats-Unis et le Canada. Mais il est triste de constater que la dernière signature d’un groupe brésilien avec un gros label international date d’il y a environ 10 ans, et ce n’est pas en raison d’un manque de talent… Il y a vraiment des manques dans l’industrie du disque.

Vous sentez plus proches d’un Angra, Sepultura or Theressact ?
Sepultura, je pense. Mais avec plein de mélodies et une folie musicale par-dessus !

Tu en as un peu parlé tout à l’heure : quelle est ton opinion sur Internet ? Est-ce une bonne ou mauvaise chose pour votre musique ?
Je pense que c’est les deux. D’un côté, c’est une bonne chose parce que la musique se répand vraiment rapidement. Deux jours après que notre album soit sorti, il était passé dans plein de forums en Asie, par exemple. Mais d’un autre côté, c’est une mauvaise chose parce que l’industrie a été inondée de merde. N’importe qui peut acheter une guitare, faire une page Myspace et promouvoir sa musique, donc maintenant, nous sommes dans une situation où 80% des groupes environnants sont dérivés et injustifiés. Il y a aussi l’impact négatif sur la vente des CD, mais d’un autre côté, c’est l’évolution naturelle qui devait arriver de toute façon.

Music Waves est l’un des rares webzines français qui ait chroniqué « Antigen ». Pourquoi selon toi ?
En fait, nous avons été mentionnés dans quelques webzines français le mois dernier. La raison est que ça prend généralement plus de temps pour les groupes indépendants d'obtenir une fenêtre d’entrée dans les médias, en raison du nombre de promos que vous recevez. Je suis très content de l’intérêt que Music Waves nous montre, en particulier parce que vous êtes un webzine très connu qui pourrait simplement ignorer les groupes indépendants, mais vous avez choisi de faire l’inverse. C’est quelque chose de très beau, merci !

Quel est le futur de Dynahead : recherche de label, de distributeur et tourner ?
Nous avons déjà quelques distributeurs mineurs en Europe, mais nous essayons d’avoir une licence pour l’album en Europe et aux USA. Et bien sûr, tourner !
Vu que c’est notre premier album, je pense que nous ne serons pas en mesure de jouer en Europe… Mais qui sait ?

Question « Lost », ton avion se crashe sur une île déserte mais le scénariste est sympa, il te laisse prendre 5 albums dans ta valise : lesquels prends-tu et pourquoi ?
Hum… Et bien, il y a certains albums qui ont été très importants dans ma vie en tant qu’être humain et en tant qu’homme.
Probablement, je prendrais :
Pink Floyd : « Dark Side of the Moon »,
Black Sabbath : « Vol 4 »,
Opeth : « Blackwater Park »,
Soungarden : « Superunknown »
Et quelque chose de Tom Jobim ou Tchaikovsky quand je voudrais faire un break avec le rock.
Il est probable que mon iPod aura déchargé ses batteries au bout de quelques jours, donc je pense que ça serait mieux de prendre des livres !

Connais-tu des groupes français ?
Bien sûr ! Je suis un grand fan de The Old Dead Tree, Gojira et Kalisia… Récemment, j’ai écouté Dagoba mais j’ai écouté plein d’autres groupes dont je ne me rappelle plus le nom.

Peux-tu nous dire quelques mots en français ?
Je suis venu en France l’année dernière et que votre langue est difficile mais également très jolie. La phrase que j’ai le plus souvent dis aux gens que je croisais dans la rue était (en français dans le texte) : « Parlez-vous italien ? » ou « Parlez-vous anglais ? » (Rires)…

Avant de se quitter mon grand frère Kiku m’a toujours dis de laisser le dernier mot à mes invités : à toi de jouer…
Merci beaucoup de prêter une oreille à notre son, et pour votre intérêt que vous portez à ce qui se passe de l’autre côté du globe.
N’oubliez pas de visiter notre Myspace et si vous voulez acheter nos produits, vous les trouverez facilement sur notre magasin en ligne.

Sincères salutations à tout le monde et prenez soin de vous !


Plus d'informations sur http://www.myspace.com/dynahead
 
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