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Alcatraz Festival 2018 - Courtrai- Jour 1 - 10 Aout 2018


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HEAVY METAL
Pour sa première journée le festival Alcatraz réunit une affiche variée allant du heavy métal au rock avec la venue de la légende Status Quo.
NOISE - 03.09.2018
Le festival Alcatraz est devenu depuis son déplacement à Courtrai en 2013 un rendez-vous phare pour des milliers de métalleux.  Doucement mais surement le festival belge grandit, le grand frère du Graspop reste devant mais petit à petit l’oiseau a fait son nid et l’envol impressionne. A l’image d’un Wacken il prend son temps et semble destiné à devenir le grand festival métallique des prochaines années. Pour la 4ème fois Music Waves investit la Belgique pour savourer 3 jours de fête avec une nouvelle programmation exceptionnelle avec plus de 40 formations.

Tout commence le Vendredi 10 Aout, cette journée est plus courte mais n’est pas qu’un simple warm-up avec 12 groupes au programme et un after. Comme en 2017 le festival est composé de deux scènes, une sous tente, la Swamp, et la grande scène extérieure, la Prison et les concerts vont s’y enchainer sans pause et sans doublon ce qui évite les choix cornéliens. Même s’il a grandit le festival reste à taille humaine et le parcours entre les scènes se fait très rapidement. Le décor de prison est lui encore très réussi et les festivaliers peuvent en outre apprécier de très bonnes commodités, un agencement très pratique et une organisation sans failles.





Tout commence en début d’après-midi sous la Swanp avec Bark. Les belges ont débuté leur carrière récemment et ont deux disques à leur actif. Ils œuvrent dans un heavy thrash old school teinté de punk avec une pointe de sludge comme si Venom avait croisé le fer avec Mastodon ou Eyehategod. D’entrée le groupe ne fait pas de quartiers et va chercher le public à la gorge. Derrière son micro avec son allure punk Ron en impose al avec un ton à l’ancienne virulent et graisseux. En début de concert ‘Venomous Blood’ est un mixe redoutable d’un son stoner teinté de sludge avec une force thrash punk, ce cocktail explosif déchaine un public bien chaud. Derrière le groupe va  enquiller les titres comme on balance des missiles. Avec des bombes comme ‘Cannibal Law’ dans l’esprit de Venom ou le plus lourd ‘Speak Of The Dead’ Bark on constate une belle capacité à fusionner les genres. Bark a tout bousculé et lancé les hostilités avec férocité, il excelle dans une violence brute de décoffrage et a fait bien mal à un public ravi de cette claque.





Sur la Prison ce sont les suédois de The Quill qui lancent la journée. Les gens sont au rendez-vous pour une leçon de stoner teinté de heavy avec une légende du genre comptant plus de 30 ans de carrière.  Auteur d’un excellent ‘Born From Fire’ le groupe y a vu le retour de son chanteur emblématique Magnus Ekwall. Précédé par la BO de ‘2001 l’Odyssée de l’espace’ le groupe déboule avec ‘Snake Charming Woman’. On navigue dans un pur hard vintage porté par une voix chaleureuse et puissante. La guitare a ce son droit tiré des 70’s et le charme opère auprès d’un auditoire friand du genre. Le groupe a de la bouteille et cela se ressent, les musiciens nous éclaboussant de leur talent.  A l’écoute de ‘Freedom Moutain’ on se régale de ce feeling exceptionnel qui fait remuer la tête et taper du pied en rythme. Issu du nouvel album et teinté de blues ‘Keep It Together’ fait un tabac avec également une belle montée en puissance dans un esprit à la Led Zeppelin. ‘Hole In My Head’ va achever tout le monde avec une partie musicale aux allures de jam avec un solo énorme, Christian faisant pleurer sa guitare avec la maitrise des maitres du genre.  Sur ‘American Powder’ on aura aussi pu apprécier un groove délicieux dans cet esprit vintage. The Quill a fait honneur au hard rock à l’ancienne et a donné un concert remarquable de classe avec une belle fraicheur, le carton réalisé auprès du public a été amplement mérité.



Dans la chaleur de la Swamp Pro-Pain se prépare pour donner au public une leçon hardcore dont il a le secret. Gary Meskill est pleine forme, il est heureux de constater que le musicien s’est bien remis de la violente agression dont il a été victime en 2017 à Bruxelles. En live les américains sont des monstres capables de mettre le feu à n’importe quel public. Il faut dire qu’en ajoutant des doses métalliques à sa musique le groupe a su fédérer autour de lui un large public. D’entrée et avant même de jouer Gary va chercher la foule qui lui répond déjà avec mordant. Derrière c’est la curée, Gary hurle comme un damné et le cocktail musical fait des ravages. Sous les pogos et les slams qui font travailler la sécurité les titres s’enchainent à toute allure, la durée de jeu est limitée et Pro-Pain ne veut pas perdre de temps. Au milieu de cette furie on apprécie de bons petits soli dans un esprit thrash énervé. L’ensemble est brut de décoffrage et ravit un public heureux d’en découdre de la sorte. Pro-Pain a claqué son monde avec classe et férocité avec un énorme sens du groove et cette force qui relie parfaitement hardcore et thrash métal. Clairement on tient là une des premières grosses claque du festival qui en laissé quelques uns déjà fourbis.



Diablo Blvd
enchaine devant un public fourni. Le groupe joue à domicile et compte dans ses rangs Axel Agnew connu pour ses talents de comédien. En outre en annonçant sa séparation pour la fin de cette année le groupe donne aux concerts restants un côté exceptionnel. Car en live le cocktail détonnant du groupe ne fait pas de quartiers. On pense autant à Metallica qu’à Killing Joke ou The Cult, notamment grâce à la voix profonde et prenante d’Axel.  D’entrée avec ‘Beyond The Veil’ le groupe envoie du lourd avec une belle facette stoner et un gros son bien gras accrocheur. Puis avec ‘Life Amounts To Nothing’ puis Demonize’ le ton se fait plus vicieux. La puissance est au rendez-vous mais avec un petit côté vicieux, un groove sombre à la Danzig avec ce chant si grave.  Le succès est énorme, le public savoure chaque miette du concert. ‘The Song Is Over’ et ‘The Future Will Do What It’s Told’ mixent aussi  pas mal d’influences, on pense à une wave à la Killing Joke mixée avec une face gothique proche de Type O Negative. Le groupe colle une jolie claque avec classe et une belle intelligence musicale. Il va achever ce concert bien trop court avec un ‘Black Heart Bleed’ faisant lui aussi communier pop, wave et métal. Diablo Blvd a délivré une prestation chaude et forte en feeling. Le split est dommage et il ne fait pas de toutes que pas mal dans le public auront envie d’aller les saluer avant la fin annoncée le 10 Décembre à l’AB de Bruxelles.





Après cette claque les organisateurs confirment leur volonté de brasser les styles en allant chercher la perle rare. Ce groupe c’est The Atomic Bitchwax qui depuis 25 ans œuvre dans un stoner teinté de space rock et de psychédélisme avec en son sein deux membres de Monster Magnet. Dans la salle l’affluence est correcte et les gens présents vont assister à un véritable voyage musical digne des jams des 70’s avec un côté aérien teinté de fuzz. D’entrée on apprécie ce groove, on pense à Hawkind et on apprécie de voir des musiciens heureux d’être là voulant faire plaisir aux gens. Il y a cette ambiance si spéciale qui de titre en titre entraine les spectateurs. ‘Giant’ en particulier est un gros délire qui part dans tout les sens mais avec cohérence. Derrière le ‘Maybe I’m A Leo’ de Deep Purple est balancé dans une version space rock incroyable. Par la suite ‘Birth Of The Earth’, ‘The Eagle’ et ‘Kiss The Sun’, empruntée au groupe Core, font le même effet planant mais avec également une belle force rock. D’ailleurs ‘Shit Kicker’ en collera plus d’un avec un côté furieux. Le concert s’achève avec ‘One Of These Days’ du Floyd. Porté par un son de basse vrombissant il permet au groupe de briller une dernière fois. The Atomic Bitchwax c’est une ambiance, un son particulier, le genre de choses qui nous rappelle que la musique est porteuse d’émotions. On ne peut que remercier les organisateurs de nous avoir permit de ce suivre ce voyage au centre de l’esprit.





Il faut bien revenir sur terre et pour cela une bonne dose de heavy métal fera l’affaire avec Ross The Boss. Cela fait déjà 30 ans que le guitariste a quitté Manowar mais il est pour pas mal de fans toujours lié à la légende du heavy métal. Il trainé sa bosse depuis et a entamé une honnête carrière sous son nom depuis 2010 avec notamment le tout récent "By Blood Sworn". Malgré des cartouches personnelles Ross joue la carte de la sécurité avec des shows essentiellement basés sur Manowar. Il a réuni un solide line-up avec Marc Lopes au chant et Mike LePond à la basse et il fait plaisir aux fans en jouant les vieux tubes. Certes tout cela est passéiste mais cela va fonctionner à merveille grâce à un Lopes énorme au chant et au niveau vocalement. En balançant cash ‘Blood Of The Kings’ Ross joue sur du velours, le titre ravit les fans et on apprécie la forme de Ross qui fait des merveilles à la guitare. Derrière ‘The Oath’, ‘Sign Of The Hammer’ et ‘Blood Of My Enemies’ font un carton, chacun est heureux d’entendre en live ces pépites métalliques. Ross va quand même jouer deux extraits de "By Blood Sworn". Et sans être révolutionnaires ‘This Is Vengeance’ et ‘Fistfuil Of Hate’ sont de sympathiques moments de heavy métal. Mais bien sur la réponse du public est là plus forte sur les reprises. Et la fin de concert avec les énormes ‘Battle Hymn’, chanté à merveille avec cette force épique nécessaire, et ‘Hail An Kill’ achève un public heureux de ce retour dans le temps. Ross The Boss vit sur son passé mais il fait parfaitement revivre ces grands moments de l’histoire du métal avec une pêche certaine et une interprétation de grande qualité.





Dans la tente les thrasheurs sont massés devant les barrières et attendent Suicidal Angels avec impatience. Il faut dire que les fils spirituels de Slayer savent mettre le feu avec une force rare. La fosse est remplie et la sécurité s’attend à ramasser des slameurs à la pelle. Une fois l’intro passé les grecs déboulent et envoient la sauce avec un ‘Capital Of War’ intense de chez intense. On nage dans un pur thrash à l’américaine avec la voix éraillée typique et un rythme de dingue qui fait remuer. Au niveau du chant on pense à Testament pour le côté puissant et rapide et tout cela fait un effet dingue sur un public en fusion. Le concert va passer à toute allure avec pas mal de moments de bravoure comme ‘Unk’ et  ‘Bleeding Holocaust’ taillés dans le meilleur du genre. Avec un bon vieux côté old school ‘Front Gate’ met le feu à la fosse tandis que ‘Seed of Evil’ rencontre un succès énorme avec une vitesse, une fraicheur et une énergie à faire pâlir d’envie plus d’un concurrent. En fin de concert ‘Apokathilosis’ va achever son monde, il est l’occasion d’un bon wall of death des familles pour une véritable apocalypse dans une fosse où la chaleur est intense. Court et nerveux ce concert de Suicidal Angels a été un moment énorme de force. Le groupe confirme qu’il est plus qu’un espoir et qu’il a les armes pour régner sur le genre alors que Slayer va bientôt tirer sa révérence.





Doucement on arrive vers les têtes d’affiche et avec Dee Snider l’Alcatraz propose un premier grand nom. Le chanteur en a finit avec Twisted Sister en 2016 mais il n’a pas raccroché les gants, il a relancé sa carrière solo et vient de signer avec "For The Love Of Metal" un opus convaincant. Le chanteur est attendu par une armada de fans, il a toujours su mettre le feu et a su garder sa voix intacte défiant le temps comme peu d’autres chanteurs. Pour ce show d’une heure il va faire preuve d’intelligence en proposant un subtil mélange entre extraits de son nouvel album et classiques de Twisted Sister. Souriant et en pleine forme il déboule avec ses musiciens après que le ‘Exciter’ de Judas Priest ait chauffé l’ambiance.  Le son est moyen mais cela n’empêche pas ‘Lies Ar A Business’  de faire un joli carton avec un ton heavy. Derrière un autre nouveau titre enchaine et la puissance de ‘Tomorrow’s No Concern’ en stupéfait plus d’un dans le public. Servi par un son en amélioration on retrouve un heavy moderne qui ne fait pas de quartiers et bien servi par la voix puissante de Dee. 







Après ce début en fanfare ‘You Can’t Stop Rock’n’Roll’, première reprise de Twisted fait un carton auprès d’un public bien massé devant la scène et qui apprécie cette belle prestation. Dans la suite l’alternance entre les titres va être parfaite. ‘American Made’ confirme l’ancrage de Snider dans un heavy moderne couillu tandis que ‘Become The Storm’ très accrocheuse rencontre un joli succès. Et au milieu le triomphe est total pour ‘Under The Blade’, ‘We’re Not Gonna Take It’ et son refrain légendaire ou encore l’intense ‘Burn In Hell’. Sinder se fait percutant et ces titres fonctionnent toujours aussi bien. En fin de concert ‘I Wanna Rock’ sonne comme un hymne absolu et est suivi par le titre éponyme du dernier album. ‘For The Love Of Metal’ sonne comme une belle déclaration d’amour à un genre que le chanteur chérit plus que tout. Dee Snider a frappé fort en, il sait vivre avec son époque tout en étant garant de la mémoire de l’âge d’or. Il aura ravi un public nombreux qu’on aurait aimé voir plus remuant mais qui a su apprécier ce beau concert.



Dans la tente les fans se pressent pour accueillir Venom Inc.  Formé en 2015 sur les traces de M-Pire Of Evil le groupe réunit le line-up qui a fait vivre Venom dans les années 90 avec notamment l’album "Prime Evil". On y retrouve Mantas et Demolition Man mais pas Abaddon, souffrant le batteur laisse sa place à Jeramie Kling. Cela ne changera pas la donne, le trio reste percutant et continue de piétiner les terres du Venom de Cronos en ayant proposé avec ‘Avé’ un album redoutable. Notre trio va faire exactement ce que l’on attend de lui, à savoir balancer ce thrash old school teinté de punk et délicieusement cradingue. D’entrée avec ‘Welcome To Hell’ il joue sur du velours avec ce classique de Venom. Demolition Man en impose derrière sa basse et son compère Mantas balance la purée à la guitare dans un pur esprit vintage. Le concert va surtout s’articuler autour du répertoire de Venom mais le matériel neuf ne sera pas oublié.  ‘Metal We Bleed’ et ‘War’ sont ainsi deux très bonnes chansons taillées dans le meilleur du genre avec des refrains évidents et une belle facette punk. A coté on retrouve les classiques comme ‘Don’t Burn The Witch’, ‘Live Like An Angel, Die Like A Devil’ ou ‘Leave Me In Hell’, ‘Sons Of Satan’ et le référentiel ‘Black Metal’. Sur ces titres le trio est parfait et balance une énorme prestation. Ces classiques font un tabac et le public est bien chaud. De plus le groupe va aussi chercher ‘Parasite’ issue de Prime Evil et fait un joli carton, ce titre un peu oublié étant énorme de force. Venom Inc  a proposé un solide concert très apprécié des amateurs de ce son ancestral. Certes il surfe sur le passé mais il le fait avec une puissance énorme, une fraicheur certaine et surtout il montre aussi qu’il peut proposer des nouvelles chansons très efficaces.



Après cette démonstration place à la tête d’affiche. Pour marquer les esprits et montrer une montée en puissance l’Alcatraz est allé chercher un grand nom du rock avec Status Quo. Plus de 50 ans de carrière et une histoire qui continue malgré la disparition de Rick Parfitt en 2016 laissant le seul Francis Rossi aux commandes. Aux côtés du musicien on retrouve quand même Andy Bown et John Edwards qui l’accompagnent depuis les années 80. Status Quo c’est 30 albums et des tubes nombreux, le groupe a donc de quoi faire et peut s’adapter à son public comme il l’a prouvé à Wacken en 2017. En ouvrant avec l’immense ‘Caroline’ il gagne d’entrée, le public est ravi de savourer un tel hit rock parfaitement interprété avec feeling et porté par un Francis Rossi dont la classe éclabousse tout le monde. ‘Something ‘bout Baby I Like’ confirme la tendance et nous permet d’apprécier le talent de Richie Malone à la guitare. Le Quo est en forme et sa prestation va ravir ce public de métalleux conscient d’assister à un grand moment.  Cette belle et longue prestation va être très riche. En première partie de concert ‘Rain’, ‘Softer Ride’ et l’immense ‘Beginning Of The End’ font leur effet. On apprécie une belle force et on constate que le groupe est tout sauf un préretraité, les musiciens sont heureux d’être là et leur amour du rock transpire à chaque moment.



La deuxième partie de concert va être tout aussi royale. Status Quo balance un puissant ‘Hold You Back’, propose un medley remarquable qui le voit repartir loin au début des années 70 quand son boogie rock enflammait déjà la planète. Derrière les gros tubes vont s’enchainer pour un final de folie. ‘In The Army Now’ est repris en chœur par la foule, cet immense titre au refrain si connu étant toujours délectable à entendre même pour le plus endurci des métalleux.
Puis ‘Down Down’, ‘Roll Over Lay Down’, ‘Whatever You Want’ et ‘Rockin’ All Over The World’ vont former un sacré quatuor. Ces titres tous indispensables faisant un triomphe auprès d’un public qui a ressenti plus d’un frisson lui parcourir le corps à l’écoute des ces refrains, ces riffs et ces soli gravés dans l’histoire du rock. Enfin en rappel ‘Don’t Waste My Time’ et Bye Bye Johnny’ achèvent un concert remarquable. Status Quo a fait honneur à sa place sur l’affiche et à sa réputation. Ce concert nous a permit d’admirer une légende qui on l’espère continuera longtemps de nous ravir.



La soirée n’est pas finie pour autant. Dans la Swamp il reste un gros morceau et l’heure tardive ne décourage pas les fans d’Amorphis qui se pressent devant la scène.  En matière de heavy atmosphérique teinté de death et de folk les finlandais sont des maitres du genre depuis plus de 20 ans. Après une période posée ils reviennent à des sonorités plus extrêmes et ont signé récemment avec "Queen Of Time" un chef d’œuvre parfait condensé de toutes leurs qualités.  Pour ce concert la formation va s’appuyer  sur ses deux derniers disques avec pas moins de 7 titres joués sur les 11 composants le set.  L’intro donne vite le ton, le voyage commence de manière aérienne et derrière ‘The Bee’ et ‘The Golden Elk’ lancent les hostilités de manière idéale. Puissance et mélodie se mixent à merveille, au chant Tomi est monstrueux de classe. Il a repris un micro classique et alterne growl et chant clair avec facilité. On apprécie en outre sur ces deux titres une mélancolie à fleur de peau et des passages aux claviers majestueux, notamment avec le  passage oriental superbe sur ‘The Golden Elk’. Le voyage continue avec l’énorme ‘Sacrifice’ qui nous permet de savourer le chant clair d’un Tomi vivant ce qu’il chante avec une conviction intense.



Plus ancien ‘Silver Bride’ est un autre grand moment, on y ressent toute la puissance de ce heavy atmosphérique avec ce growl si prenant et ce spleen qui prend aux tripes. Le public est sous le charme et il règne dans la Swamp une atmosphère à part nous plongeant dans la culture nordique. ‘Bad Blood’ enchaine et son ton plus puissant provoque quelques slams puis ‘Wrong Direction’ nous replonge avec délice dans le nouvel album et ses mélodies parfaites. Avec ‘Against Widows’ on repart plus de 20 ans en arrière quand Amorphis frappait un grand coup avec "Elegy". Et ce titre teinté de folk reste toujours aussi délicieux à savourer en live avec son growl et sa mélodie imparable. Avec ‘Daughter Of Hate’ on revient vers le nouvel album, il s’avère monstrueux en live en regroupant tout ce qu’on aime dans le groupe et en y ajoutant un petit passage jazzy et un passage parlé en finlandais d’une force énorme. Le final va être grandiose et achever tout le monde en beauté. ‘Death Of A King’ puis ‘House Of Sleep’ s’avèrent tout aussi formidables et concluent le concert de la meilleure des manières. Amorphis  a donné une prestation remarquable en tout point et a aussi été courageux en écartant certains grands titres de son répertoire. Il a confirmé son statut de grand nom d’un métal à la fois puissant et atmosphérique et a ravit son auditoire.



La soirée n’est pas finie mais va être handicapée par un énorme orage qui retarde le début de Brides Of Lucifer. Plus qu’un groupe on retrouve une troupe de plus de 20 musiciens qui reprennent les classiques du métal dans un esprit comédies musicales avec un immense ensemble de chœurs féminins, un décor somptueux et pas mal de pyrotechnie. En bas de la structure on retrouve des musiciens déchainés et en haut des chanteuses immobiles chantant avec une classe certaine dans un pur esprit métal symphonique. La troupe a encore peu de concerts à son actif, le premier datant du Graspop 2017, mais elle sait gérer la pression et malgré le temps assez abominable elle va délivrer une prestation sympathique avec des standards heavy trempés dans une sauce symphonique surprenante. On citera entre autres le ‘Burn In Hell’ de Twisted Sister, ‘Walk’ de Pantera ou le ‘Poison’ d’Alice Cooper. Il y a un côté fascinant dans cette prestation et le public, malgré la pluie et la fraicheur, a bien répondu à ce concert hors du temps.

Il reste un tribute à venir dans la Swamp en guise de dessert mais il est déjà fort tard et la journée de Samedi  s’annonce longue et riche. En attendant cette première journée a été une belle réussite avec d’excellents concerts donnés dans nombre de styles différents. L’Alcatraz 2018 commence sur les chapeaux de roues.



Plus d'informations sur http://www.statusquo.co.uk/
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