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TITRE:

Raismes Fest 2018 - 2ème Journée - 16 Septembre 2018


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

HARD ROCK



Pour cette 2ème journée le programme de cette édition anniversaire est tout aussi riche et varié avec en point d'orgue une légende du hard rock.
NOISE - 04.10.2018 -
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Pour cette seconde journée de festival les organisateurs du Raismes Fest ont frappé tout aussi fort que la veille, livrant un programme flamboyant avec des découvertes et des têtes d’affiches légendaires qui ont marqué l’histoire du hard rock et du heavy metal. Comme la veille le public sera largement au rendez-vous, confirmant le succès mérité de cette édition.



Les hostilités débutent à la même heure que la veille avec The Strikes. La formation nordiste sort du tremplin Chti Rock de Barlain. Depuis ses débuts en 2011 elle a pas mal bourlingué dans la région, en jouant avec Adam Bomb ou No Return et a un EP à son actif ("Breaking The Line"). Le groupe œuvre dans un hard rock mélodique classique avec un petit groove qui rappelle la scène rock US des années 90. Comme la veille le public est clairsemé et arrive doucement au fur et à mesure du set. D’entrée on savoure un bon gros son bien rock porté par la gouaille d’un David très à l’aise et que l’on sent heureux d’être sur scène. Ce joli début lance le concert à merveille et avec ‘Sex & Money’, ‘Royal & Casual’ ou ‘Choices’ et ‘Breaking The Line’ le groupe fait un tabac. Chacun apprécie le rythme des chansons qui font taper du pied dans un bel esprit rock, tandis que le chant possède un côté voilé digne d’Alice in Chains. Le final sur ‘Tsunami’ est tout aussi réussi et confirme la classe du groupe. Ce concert très frais a lancé la journée de manière idéale. The Strikes aura été une jolie découverte pour pas mal de monde, sa fraicheur a fait merveille et on lui souhaite de continuer cette aventure musicale de la meilleure des manières.



Avec Rich Robin on reste à la fois dans le Nord et dans le rock énervé.  Formé en 2014 le groupe se rapproche des Foo Fighters combiné avec la fougue de Queen Of The Stone Age et a sorti son premier album, "Trigger", courant 2017. Cette demi-heure de concert devant un public bien plus nombreux va être plaisante. Samir est le frontman parfait, il joue avec le public et son côté pile électrique colle avec la musique énergique du groupe.  D’entrée chacun est sous le charme de ce rock teinté de pop efficace et accrocheur et qui monte en puissance de belle manière. Rich Robin nage dans le style avec aisance et donne l’impression d’y naviguer depuis de longues années. Le chant de Samir est un atout maître, il a la force d’un Dave Ghrol mais aussi la finesse d’un Gary Cherone et porte le groupe vers des sommets mélodiques. ‘Trigger’ en à peine plus de 3 minutes fait admirer ce parfait mix entre puissance et mélodie. Dans la suite on savourera cette facette accrocheuse, l’esprit pop rock planant sur le festival avec ce côté alternatif. Cerise sur le gâteau, le groupe balance un extrait de son futur deuxième album. Dans cette même veine il laisse confiant sur l’avenir de la formation. Rich Robin a été une découverte pour pas mal de festivaliers, son rock est frais et efficace et son avenir s’annonce radieux s’il continue sur cette voie royale.



Pas mal de gens ont découvert Bad Touch à l’occasion du Bully On Rocks il y a quelques mois. Le groupe anglais a fait un carton avec un classic rock droit sorti des 70’s avec une force digne de Led Zeppelin dans une idée de renouveau proche de Rival Sons et The Answer. La foule est au rendez-vous pour une nouvelle leçon musicale de la part de ces jeunes gens semblant sortis d’une faille temporelle. D’entrée avec ‘Show Me What It Means’ puis ‘Lift Your Head Up’ le ton est donné avec un ton hard à l’ancienne et un petit côté sudiste chaud et groovy. Au chant Stevie avec ses allures de hippie envoie la sauce avec un grain éraillé d’une grande classe. Ce feeling entraine le public et chacun a envie de taper du pied en rythme. Ces 40 minutes vont être bien trop courtes mais réjouissantes. Le groupe possède la classe des grands anciens, le rythme ne faiblit jamais et cette fibre 70’s ravit les plus anciens qui retrouvent la force d’une époque. Le groupe sort bientôt un nouvel album, ‘Shake A Leg’ et en propose quelques extraits. ‘Believe In Me’ est d’une richesse énorme avec un refrain prenant, une mélodie forte et un solo digne de la grande époque. ‘Dressed To Kill’ est tout aussi réussi, il fait remuer et son break jazzy fait merveille et entraine le public.  Avec ‘Skyman’ on retrouve cette force digne de Led Zep. Le petit extrait du ‘Still Of The Night ‘ de Whitesnake joué pendant le morceau ravit les amateurs.  Enfin ‘99%’ extrait de "Truth Be Told" finit le concert en beauté avec cette même chaleur old school. Ce formidable concert a fait du bien, Bad Touch a été la première claque de la journée. Son nouvel album sera attendu avec impatience , souhaitons-lui de revenir vite à une place encore plus haute sur l’affiche.



Le classic rock reste à l’honneur avec l’arrivée de Miss America. Le groupe niçois vit une belle aventure depuis sa création en 2012, sa trajectoire est même parfaite avec des concerts prestigieux, avec Simple Minds, Bertignac ou les Insus et Johnny Hallyday en 2016. Sans label mais bien coaché le groupe a déjà sorti deux EPs et s’apprête à balancer un premier album attendu. Ce quatuor à moitié féminin et masculin évoque autant Led Zep que Deep Purple et va faire l’unanimité auprès d’un public friand du genre. D’entrée on plonge dans ce son old school, la voix rauque de Tommy évoque celle David Coverdale, les chœurs sont parfaits et ces jeunes gens semblent être sur le circuit depuis des années. Tout cela fait taper du pied en rythme et on retrouve la gouaille typique du genre. Niveau titres ‘Cocaïne Cola’, ‘Sextasy’ ou ‘Just Push Play’ sont de bons moments taillés dans le meilleur de ce son inusable. Les compères de Tommy assurent, Dimitri à la guitare pour distiller de bons riffs tout comme l’excellente section rythmique. Au détour de certains titres on aura savouré des petits passages blues chaleureux et un côté rock’n’roll digne d’AC/DC. Avec Miss America les organisateurs ont ravi les amateurs. le groupe poursuit un joli conte de fées et on attend l’album pour achever cette première partie d’un parcours pour le moment royal.








Pour mettre le feu à et lancer une soirée très riche le festival a eu l’excellente idée d’aller chercher les Sticky Boys. Pas mal se souviennent qu’en 2013 le groupe français avait atomisé la scène découverte avec son hard punk explosif taillé dans le meilleur du genre à la croisée de Motörhead, AC/DC et des Ramones. L’année dernière avec son troisième album, "Calling The Devil", il a confirmé et parcourt les routes pour porter la parole rock. Cette année encore il ne va pas faire de détails, d’entrée jeu pas de quartier, il va droit au but et en même plein la tronche à un public d’abord surpris puis de plus en plus à fond dedans. Le groupe va même déclencher quelques mosh pits, chose rare à Raismes, dans une sacrée ambiance. Ce bel accueil est apprécié et les remerciements du groupe sont d’une belle sincérité dans un bel esprit de communion. Le concert est aussi l’occasion d’une célébration d’anniversaire très sympathique. Il est délicat de faire ressortir tel ou tel titre mais on peut noter qu’un brûlot comme ‘Girls In The City’ a fait un joli carton avec une énorme fraicheur. Avec cet excellent concert les Sticky Boys ont mis le feu avec classe. Taillé pour la scène ce concentré de hard et de punk a été un moment formidable et lance parfaitement la dernière ligne droite de ce week-end de concerts.






La soirée va commencer avec un gros nom issu des années 80 et de la NWOBHM, Praying Mantis. Ces dernières années cette époque du heavy metal a été mise à l’honneur à Raismes avec la venue de Tygers Of Pan Tang et Diamond Head. Avec le groupe des frères Troy les organisateurs ont frappé un joli coup et les amateurs sont là. En 40 ans le groupe a eu plusieurs vies, une première au début des années 80 qui a vu la sortie de "Time Tells No Lies" et une nouvelle après des soubresauts et de changements. Depuis quelques années le line-up est stabilisé et cela a donné de bons disques dont le dernier, ‘Gravity’. L’entame avec l’antique ‘Captured City’, droit sorti de la fin des années 70, est parfaite. Le titre est une tuerie de heavy mélodique parfaitement chantée et dotée d’harmonies superbes et d’un solo énorme. La suite avec ‘Panic In The Streets’ puis ‘Praying Mantis’ est toute aussi excellente, ces anciennes chansons n’ont pas pris une ride. On retrouve l’ambiance des années 80 avec une force de frappe et un sens de la mélodie qui fait mouche. Le public est sous le charme, le concert est déjà une réussite et la suite ne va pas le démentir.



John Cuijpers est parfait en chant calme ou puissant et à ses côtés les frères Troy et leurs compères tissent un parfait ensemble qui replonge avec délices dans les années 80. Praying Mantis balance ensuite plusieurs chansons récentes. Il y a  ‘Highway’ et ‘Fight For Your Honour’, très accrocheurs et pas loin de l’esprit de Thin Lizzy et de Def Leppard ; ces titres prouvent que le groupe sait encore composer des chansons de qualité. Ensuite ‘Keep It Alive’ extraite de ‘Gravity’ est tout aussi pertinente avec un énorme riff heavy. Avec ‘Dream On’, on retrouve un extrait issu d’un "A Cry For The New World" un peu oublié. Cette power ballade épique est plaisante et fait son effet auprès du public. La dernière ligne droite approche. ‘Time Slipping Away’, extraite de "Predator In Disguise" lui aussi parfois oublié et sorti en 1991, délivre un excellent moment de pur heavy mélodique. Le final sur le référentiel ‘Children Of The Earth’, extrait du premier album, est réjouissant. Épique et heavy, ce titre conclut en beauté le concert. Praying Mantis a fait plaisir ce soir aux amateurs des années 80, sa prestation a été remarquable, absolument pas passéiste. Cela a donné envie à pas mal de personnes de se pencher sur la discographie d’un groupe parfois oublié.



La première d’affiche de la journée est un autre grand nom du hard rock qui maltraite ses fûts depuis plus de 50 ans, Chris Slade. Après une tournée avec AC/DC il s’est lancé en solo pour célébrer sa longue carrière. Cela donne The Chris Slade Time Line avec un line-up de briscards de la scène rock comprenant deux chanteurs, Paul Davis et Steve Glasscock. Cela va donner un concert particulier, car si Chris Slade va chercher des titres des groupes auquel il a participé il va surtout chercher les gros tubes -  et pas ceux sur lesquels il a joué en studio.  Ainsi l’entame avec ‘Dirty Deeds Done Dirt Cheap’ est sympathique mais un peu décalée. Chris s’exprime en français correctement et aime à parler au public. Derrière, plus logique est la présence de ‘Blinded By The Light’. Ecrit par Springsteen ce titre a été joué par Slade avec Manfred Mann en 1976 sur l’album ‘The Roaring Silence’. Porté par les claviers ce titre est un joli moment old school. Par la suite la logique va souffrir et on va plus avoir à faire à un tribute band qu’à un vrai groupe. Car entre ‘Hell’s Bells’, ‘You Shook Me All Night Long’ d’AC/DC, ‘July Morning d’Uriah Heep ou le ‘Parisienne Walkways’ de Gary Moore, Slade va chercher les tubes. Tout cela est bien joué mais manque un peu d’âme. Après un solo correct il va heureusement se rattraper avec le titre de Tom Jones, 'Delilah'. Cet hymne du rugby gallois sonne 60’s mais permet de replonger dans les débuts du batteur en 1968. Par contre ‘Back in Black’ et surtout ‘Comfortably Numb’ sont elles aussi un peu étranges à retrouver. La première est bien chantée mais fait opportuniste, quand à la deuxième elle est hors de propos. Certes Slade a joué avec Gilmour en 1984 mais retrouver ce titre de Pink Floyd dans ce contexte est tiré par les cheveux. ‘Thunderstruck’ est plus logique et cet hymne d’AC/DC fait toujours un carton avec son riff légendaire. Enfin ‘Highway To Hell’ achève un concert bancal mais sous les applaudissements de fans heureux de retrouver ce hit.  Ce concert a été sympathique mais n’a pas été la visite dans le temps espéré. Slade aurait pu jouer d’autres titres et être autre chose qu’un simple cover band qu’on aurait plus vu jouer en début de festival qu’en quasi tête d’affiche.






Après ce moment mitigé chacun retient son souffle pour accueillir Rose Tattoo. Peu de temps avant le groupe a pris le temps de faire des photos et de signer des autographes. Cette simplicité et cette gentillesse de la part d’une telle légende est impressionnante et a ravi des fans heureux comme des gosses devant Angry et ses boys. La pénombre est là et la cour du château est très bien remplie, voir cette légende de près est une chose rare. Ce bond dans le passé le temps d’une soirée va être remarquable. Angry ne lâchera que rarement sa bouteille de whisky mais pour son âge vénérable, plus de 70 ans, il va montrer une forme remarquable et une puissance vocale intacte. Ses compères ne seront pas en reste et vont tisser avec classe ce hard rock vintage qui fait remuer et taper du pied. L’entame est parfaite, d’entrée Angry souhaite un excellent anniversaire au festival et met tout le monde dans sa poche.
Puis avec ‘One Of The Boys’, ‘Juice On The Loose’ et ‘Man About Town’ il impressionne. Ces titres sont formidables de groove rock’n’roll, les deux premiers issus des débuts du groupe donnent le frisson. Et le dernier, issu de "Blood Brothers" sorti en 2007 confirme qu’avec ce disque Rose Tattoo avait frappé un sacré joli coup en matière de hard old school.



Rose Tattoo
donne la leçon et cette vitalité ravit un public attentif et buvant les paroles d’un Angry très bavard, sans doute trop proche de son whisky mais heureux d’être sur scène. ‘Assaut & Battery’ puis ‘Tramp’ confirment et sont tout aussi passionnants à retrouver, ce ton hard 70’s à l’australienne restant d’une sacrée force malgré les années qui passent. Le premier grand moment arrive avec l’énorme ‘Rock’n’Roll Outlaw’. Cet hymne fait son effet avec son refrain gigantesque, sa mélodie et ce petit côté sudiste irrésistible. Après ce formidable moment de communion, le groupe va enchainer les titres et continuer de ravir son monde. ‘Once In A Lifetime’,  ‘Branded’ et ‘1854’ sont d’excellents moments taillés dans le meilleur du genre. Le groupe propose deux autres titres plus récents qui rencontrent le même succès que leurs glorieux ancêtres. La fin de concert approche et les tueries vont s’enchainer de belle manière, pour la plus grande joie d’un public qui n’en rate pas une miette. ‘Rock’n’Roll Is King’ puis ‘Bad Boy For Love’ sont excellents à savourer, on ne peut qu’admirer la gouaille vocale d’Angry couplée à des refrains énormes. ‘Remedy’, ‘Scarred For Life’ et ‘Astra Wally’ s’enchainent à la vitesse de l’éclair dans ce pur esprit rock. Le final est royal, ‘We Can’t Be Beaten’ est monstrueux de force puis ‘Nice Boys’ est la conclusion parfaite. Avec son rythme endiablé et son refrain fédérateur, le titre fait le carton habituel dans une belle communion entre le groupe et son public. Rose Tattoo a proposé une sacrée belle prestation, les boys ont fait le boulot avec une classe incroyable et donné un set à la hauteur de leur réputation.



Cette vingtième édition a été royale avec une conclusion en forme d’apothéose. Le Raismes Fest affiche une sacrée belle forme et on attendra avec impatience et confiance une prochaine  édition que l’on espère tout aussi réussie. Il nous reste à remercier Philippe et ses équipes pour leur accueil, leur efficacité et leur sympathie.



Plus d'informations sur http://www.rosetattoo.com.au/
 
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