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TITRE:

ALAN STIVELL (02 OCTOBRE 2018)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



A l'occasion de la sortie de "Human / Kelt", nous avons rencontré le grand Alan Stivell...
STRUCK - 29.10.2018 -
7 photo(s) - (0) commentaire(s)

... Un artiste plus que jamais dans l'ère du temps qui évoque ce nouvel album anthologique de toute sa riche carrière. Album qui fera l'objet d'une tournée qui passera le 4 février 2019 à la Cigale dans le cadre de la soirée d'ouverture du festival Au Fil des Voix.





Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Oh… Tu m’obliges à réfléchir (Rires) !


C’est le but…

Non, je ne vois mais à la limite, ça ne dérange pas de répondre à la même question plusieurs fois…


Je ne vais pas cracher sur l’aspect fédérateur d’un morceau !





Dans ces conditions, on va pouvoir se lâcher… N'en as-tu pas assez qu'on résume ton travail à ‘Tri Martolod’?

Je n’ai pas de problème avec ça. Bien sûr, tu auras toujours envie que les gens aient une vision plus large de toi. Après, il faut également savoir qu’il y a plein de gens qui ne me connaissent pas du tout (Sourire) ! Donc je dirais que si ils connaissent ne serait-ce qu’un tout petit peu mon nom, c’est pas mal (rires) ! Après, on a toujours l’espoir que ceux qui me connaissent un peu vont avoir envie d’en connaître un peu plus.
Ce qui est drôle avec ‘Tri Martolod’, c’est que ce sont les gens qui l’ont plébiscité et non moi qui l’ai poussé particulièrement. Il y avait certainement une force dans ce chant traditionnel que j’avais repris et arrangé, qui fait que ça a fédéré. Je ne vais pas cracher sur l’aspect fédérateur d’un morceau !
Après que ça puisse s’ouvrir par la suite, c’est toujours un espoir…


Comme j’arrive à mes derniers albums, l’envie était de faire le tour de ma carrière.


L’ouverture justement. Après ton album-haïku contemplatif mais traversé par des bruits "AMzer", tu nous livres ce "Human/Kelt", un best-of de luxe mais composé de versions réenregistrées de tes titres. Comment trouves-tu encore cette énergie pour ne jamais faire comme les autres en sortant un simple best-of ?

Ce n’est pas qu’un best-of parce qu’il y aussi de nouveaux morceaux, un tiers des vingt titres sont quand même nouveaux.
Tu citais "AMzer" qui est un album de création assez zen mais comme j’arrive à mes derniers albums, l’envie était de faire le tour de ma carrière. Par exemple, si je parle de morceaux anciens que je revisite, ce qui est intéressant, c’est que ça me permet de me concentrer encore plus sur le travail d’arrangement que sur un nouveau morceau où on est tellement concentré sur la créativité de musique, de titres que du coup, on a limite moins de temps à donner à perfectionner tel mixage ou arrangement. J’ai toujours trouvé très intéressant de reprendre un morceau et le prenant comme un nouveau titre…


Avec cet album, tu replonges vers ton passé, et cet album est en un sens un retour aux sources. Quand on sait que Stivell, ton patronyme d'artiste signifie source, pourrait-on en jouant avec les mots dire qu'Alan Stivell s'est un peu détourné de lui-même ces derniers temps et que cet album serait une nouvelle introspection au fond de lui-même?

(Rires) En fait, j’ai une énorme curiosité et le goût pour l’inconnu donc ça va de soi que je ne me détourne pas de moi-même quand je vais vers l’inconnu et des terrains qui ne sont pas défrichés. En revanche, il y a une sorte de va-et-vient qui fait que je ne renie pas d’autres aspects qui ont jalonné toute ma vie.

Et il y a aussi cette volonté de faire connaître : je disais un peu avant que tout le monde ne me connaissait pas et ce qui est frustrant voire presque un peu rageant, c’est de penser qu’il y a quand même un certain nombre de gens qui ne me connaissent pas mais pourraient aimer ce que je fais…

Mais pourquoi avoir besoin que beaucoup de monde me connaisse (Sourire) ? C’est une énorme prétention, un orgueil… D’une certaine manière, il y a la défense de la culture bretonne et sa pérennisation à l’époque de nos arrières-petit enfants. C’est ce qui me tracasse depuis mon enfance ! Donc si j’arrive à faire connaître à un peu plus de gens ce que je fais, il y aura un petit peu plus de chance que cette culture continue d’exister.


Tu es né à Riom, loin de l'Armorique…

Comme beaucoup de Bretons sont nés hors de Bretagne…


… on ne choisit pas sa ville natale, est-ce que tu ne te trouves pas maudit de ne pas être né en terre bretonne ?

Non parce qu’un peuple nait où il veut. Ce n’est pas l’hôpital/ la clinique dans lequel on nait qui détermine la personnalité d’un individu… Ce qui aurait pu m’influencer, c’est le temps que j’aurais passé à cet endroit, or j’y suis resté de bébé jusqu’à mes un an et demi. Ce qui est délicat, c’est que je ne voudrais pas que les Auvergnats se sentent blessés mais je ne suis pas Auvergnat -même si ça aurait pu être formidable de l’être. Il se trouve que mon peuple c’est ma famille bien évidemment et la culture bretonne et celtique que j’ai découvert enfant : c’est ça qui fait mon identité. Peu importe le lieu où je suis né : Giscard d’Estaing est né en Allemagne, ça ne l’a pas empêché d’être président de la République française et personne ne lui a reproché d’être Allemand.


Sur cet album, on remarque la présence d'invités de luxe (Bob Geldof, Yann Tiersen, Dan Ar Braz...), te sens-tu comme le comte Dracula, en quête de sang neuf pour te régénérer ?

Le sang neuf serait Andrea Corr ou Lea Antona qui est une très jeune chanteuse corse…


Je ne pense pas qu’on puisse dire en écoutant cet album même si il y a des revisites que c’est un album d’une personne du troisième âge.





… je vois que tu es plus friand de chair fraîche… féminine…

C’est vrai que des esprits mal tournés pourraient croire des choses (Rires) !
En revanche, je trouve ce rapport entre générations très intéressant mais il y a aussi des rapports entre cultures différentes. A cet égard, Fatoumata Diawara symbolise au maximum ce rapport : c’est à la fois une femme, la jeunesse et l’Afrique… et donc on a un aspect hyper complémentaire ou une forme d’équilibre qui se fait entre moi et mon âge et ces jeunes qui arrivent…
Cette notion de sang neuf va aussi avec le fait que moi-même, je n’ai pas du tout la volonté de m’exprimer comme une personne de 74 ans. Au contraire, je souhaite exprimer tous les âges depuis ma naissance en Auvergne à aujourd’hui… D’ailleurs, il y a un clin d’œil à l’Auvergnat puisque je chante en occitan dans l’album. C’est tous mes âges depuis ma naissance, du le piano que j’ai joué à 5 ans et que j’ai abandonné après -c’est Yann Tiersen qui en joue sur l’album- à aujourd’hui… C’est tout un parcours !
Je ne pense pas qu’on puisse dire en écoutant cet album même si il y a des revisites que c’est un album d’une personne du troisième âge.


Le premier morceau ‘Setu Boaz’ est un montage, une sorte de bande annonce sonore qui surprend l'auditeur en même temps qu'elle annonce le plan de bataille (comme plus tard ‘Keltika’).Etait-ce prévu pour cette façon de surprendre l'auditeur tout en lui offrant quelques aperçus familiers?


Tu évoques la préface audio. J’ai eu cette idée amusante de démarrer un album par un titre qui n’en est pas un (Rires) ! Du coup, il y a une espèce de décalage par rapport à ce qu’on attend.


Je ne veux pas que l’auditeur ait ses pantoufles avant même d’avoir commencé


N’est-ce pas le fil rouge de ta carrière : toujours surprendre et ne jamais être là où on t’attend ?

C’est difficile parce que je ne cherche pas à choquer avant toute chose mais c’est vrai qu’il y a un peu de ça. Je ne veux pas que l’auditeur ait ses pantoufles avant même d’avoir commencé. Ça me plait bien qu’il soit un peu désorienté dès le début parce qu’il le sera de toute façon par la suite. J’ai présenté le menu de mes albums en mettant des guitares électriques en musique bretonne, en mettant ceci ou cela… ça peut toujours surprendre... Bien évidemment, des années après, plein de choses surprennent moins. Et j’ai également le droit d’être un peu potache, ça a déjà été le cas quand j’ai présenté le titre ‘Pop Plinn’, les gens s’attendaient à voir débarquer un barde breton avec ses crêpes, des menhirs et la pluie (Rires) et finalement, qu’est-ce que c’était ? Une guitare électrique et un orgue Hammond… alors que les gens s’attendaient à des bombardes et tout le folklore breton. Le fait est que ça m’amusait de présenter ce plat qui n’était pas celui auquel on s’attendait…


On a cité brièvement quelques invités mais la surprise vient de la présence de Francis Cabrel, plus sudiste. Sur le morceau ‘Com una grande orquestra’, on a l'impression qu'il sert de traducteur français à la déferlante bretonne ?

En français/ occitan mais oui… C’est d’ailleurs la première fois qu’il chante en occitan. Le fait qu’il ait accepté de le faire est une bonne chose parce que d’un seul coup, il se présente en tant que défenseur des cultures occitanes et minoritaires. A travers cette participation, il montre un peu plus encore son attachement à l’Occitanie sans renier le français pour autant puisqu’il chante également un peu en français.
Je pense que sa présence fait une sorte de lien. Je parle de passerelles tout le temps que ce soit entre les générations, les cultures…


Tu parles de passerelles, te vois-tu comme une sorte de messager ?

Il y a quand des choses auxquelles je tiens. Quand je vois des discussions infinies sur les questions d’identité, j’ai envie de donner mon point de vue. J’ai quand même une énorme expérience sur ces sujets. J’ai donc une sorte d’expertise malgré tout, que j’ai envie de faire passer.


On admire le travail de ta voix qui sonne comme celle d'un Dieu marin contemplant son empire avec Andrea Corr et sa voix douce et sensuelle qui forment une communion céleste sur 'A Hed A Nos'. C'est vraiment l'un des sommets de l'album. Par contre, on pourrait être frustré par des titres courts. Par exemple, pourquoi avoir invité Claude Lemesle pour un texte très court. Même chose pour ‘Dor tir na nog’ solennel, grave, avec ses bombardes et grandes orgues. Ou encore ‘Éamonn An Chnoic I’ où on aurait aimé entendre plus longtemps la voix céleste d'Úna ní Fhlannagàin. Pourquoi sublimer l'auditeur pour finalement le lâcher en plein vol?

(Rires) J’aime bien les choses très longues mais aussi celles très courtes… Les choses très courtes reflètent un peu mon zapping dans la vie c’est-à-dire qu’on a tellement de choses à faire dans la vie qu’on se rend compte qu’on est obligé de zapper énormément et on s’habitue, on s’auto-éduque à essayer d’attraper les choses de manière holographique. On peut considérer que tout passe à travers un instant c’est-à-dire que cette chanteuse magnifique ne va chanter qu’un couplet en gaëlique et c’est toute l’Irlande, toute la culture irlandaise depuis l’Antiquité, depuis -1.000 avant Jésus Christ jusqu’à aujourd’hui qui est exprimé dans ces 20 ou 30 secondes.
Mais de façon générale, c’est mon album, ce n’est pas une compilation de différents artistes… Comment aurais-je pu faire chanter une chanson entière par une personne avec mon nom sur l’album ? Alors qu’un couplet par une personne a plus de sens. Certes, Andrea Corr chante une bonne partie de la chanson ‘Ardaigh Cuan’ mais on est quand même au moins en duo. Concernant Claude Lemesle, c’était une sorte d‘haïku pour présenter la chanson qui suit.

‘Dor Tir Na Nog’ est l’évocation de ma symphonie celtique puisqu’à la fois, c’est un autre aspect de ma musique qui au moins est un peu présent -même si c’est peu- et il annonce également l’album qui va être la revisite, la reprise de la symphonie celtique. C’est juste une petite annonce et ce qui est intéressant pour moi, ce n’était pas forcément de développer mais plutôt de montrer un aspect qui est quand même assez différent de toute mon approche par ailleurs : la musique celtique poussait vers des harmonisations qui restent relativement simples, musique modale oblige etc… la complexité, la sophistication est ailleurs. Justement, dans ce passage de la symphonie celtique en fin de compte, je partais sur des harmonies vraiment très complexes. C’était l’occasion de présenter cet aspect de ma musique.





Tu as dit que cet album était normalement le dernier de ce type de "grosse prod" qui fait donc le point sur ce qui a dominé ta vie musicale, notamment en tournée, pendant plus de 50 ans. Un triskel tryptique, les suivants seraient symphoniques ou harpiques. Est-ce que ce n'est pas un peu prématuré d'annoncer la suite alors que tu as pris pour habitude de ne jamais faire le même album ?

Quand j’ai parlé de la symphonie celtique, je ne l’annonce pas vraiment, c’était entre nous (Rires)…


Oui nous et les milliers de lecteurs de Music Waves…

(Rires) Simplement, je disais que j’arrive à mes derniers albums et donc, je veux savoir ce qui est incontournable pour moi, ce que je veux vraiment faire. En gros, je programme ce que j’ai envie de faire.


Sur ce nouvel album, trois illustres morceaux sont présents ‘Tri Martolod’, ‘Reflets’ et ‘Brocéliande’. Si le premier se joue des attentes de l'auditeur en étant proche du live à l'Olympia pour prendre son ascendant, le second bénéficie de la présence de Murray Head et le troisième se fait plus solennel avec à nouveau un travail sur les voix. Est-il facile de revitaliser ces titres illustres? Est-ce une façon de rompre avec l'habitude de rejouer pour une énième fois ‘Tri Martolod’. Comment prépares-tu ces réinterprétations? Est-ce que tu réécoutes ces morceaux et trouvent de nouveaux angles d'attaques ou tu repars de zéro?

Si tu veux, je me suis demandé si j’allais reprendre ‘Tri Martolod’ mais finalement, si je fais le tour de ma carrière, ça deviendrait étrange de ne pas le jouer. Donc je l’ai intégré plutôt dans l’idée d’un bonus.
Mais une fois que la décision a été prise, comment allais-je le reprendre ? En fait, je n’ai jamais réussi à choisir entre différentes approches. Et je me suis dit que comme ça allait représenter une sorte de voyage de ma vie qui allait passer d’un ensemble de cordes d’influences classiques, puis par un petit bout d’accordéon de port de pêche, puis par une cornemuse irlandaise pour le côté Irlande inter-celtique, puis par le côté plus rock d’une guitare électrique, puis un baggad… donc finalement, je passe par différents climats musicaux en quatre minutes alors que j’aurais pu faire un seul album avec 20 versions différentes de ‘Tri Martolod’.


Sur ‘Ar Ernglew’ qui correspond à une respiration dans l'album tu retrouves ton ancien complice Dan Ar Braz. Quelle est ta relation avec celui qui a débuté avec toi et qui a ensuite volé de ses propres ailes pour gagner un style personnel? Est-ce que tu te sens un peu comme un entraîneur qui regarde un joueur que tu as formé tutoyer les sommets avant de revenir vers le bercail?

On a toujours eu du plaisir à jouer ensemble. Il était content d’apparaître sur cet album. Ça reste une grande rencontre de ma vie. La rencontre avec Dan Ar Braz s’est faîte à mes débuts en 1966, c’est la première où j’ai commencé à chanter, je cite sur une chanson « Portofino » en Italie parce que j’avais chanté dans un cabaret en Italie la première année. Dan Ar Braz était présent à cette époque et il était naturel qu’il soit présent : c’est une sorte d’hommage aussi !


Tu es très populaire, tu as un public, la jeune génération te suit (Nolwenn Leroy), mais pourquoi n'apparais-tu pas dans les médias depuis plusieurs années?

A la sortie de "Bretonne" de Nolwenn Leroy, je suis apparu plusieurs fois avec elle dans plusieurs émissions télé. Je suis également réapparu au moment de mon Olympia 2012 et ensuite avec le DVD qui en découlait en 2013… et donc de temps en temps, il y a un travail d’attaché de presse, de communication… Et ces attachés de presse obtiennent ce qu’ils peuvent obtenir.


Concrètement qu’attends-tu de cet album ? A-t-on toujours des attentes quand on a une carrière comme la tienne ?

De toute façon, la première des choses, c’est de faire des choses sans avoir une ambition démesurée au risque d’être frustré par la suite. L’idée est de faire son travail du mieux possible et ensuite, on verra bien… Mais de toute façon, je ne rêve pas de passer dans toutes les grandes émissions télé du matin au soir (Sourire)…


… Effectivement, je te vois mal faire du Hanouna…

(Rires) Il y a effectivement des émissions que je serais incapable de faire et notamment des émissions de jeu où je serais complétement largué. En revanche, je trouve cela frustrant parce que au-delà de ceux qui ne me connaissent pas et pourraient aimer ce que je fais, il y a ceux qui me connaissent un tout petit peu mais qui me connaissent de manière hyper déformée, avec des idées totalement fausses.


C’est-à-dire ?

Penser que certaines personnes croient que vous êtes une autre personne que ce que vous êtes, c’est un peu dur. On peut avoir des défauts et des qualités mais au moins, ce sont les nôtres. Il arrive souvent que des gens nous connaissent avec des caractéristiques qui n’existent pas : ça n’a pas de sens !


Que des gens fassent du traditionnel, c’est très bien, il faut absolument qu’il y en ait mais ce n’est pas ce que je fais.





Et quels sont les défauts qu’on te donne que tu n’as pas ?

Ce ne sont pas des défauts à proprement parler mais je dirais que d’une manière générale, je fais de la musique actuelle, mais si jamais on prononce mon nom, on va dire : "Ah oui, le vieux barde breton qui joue de la musique traditionnelle !". Il y a 50 ans, cette image était ringarde, aujourd’hui, c’est un peu moins le cas au contraire on prend du plaisir aux Fest-Noz avec les petits doigts en l’air (Sourire). Mais ce que je fais n’a rien à voir avec ça.
Que des gens fassent du traditionnel, c’est très bien, il faut absolument qu’il y en ait mais ce n’est pas ce que je fais.


Nous avons commencé cet entretien par la question qu'on t’avait trop posée. A contrario, quelle est la question que tu souhaiterais que je te pose ?

C’est trop compliqué comme question…


Je te propose que pour la promo de ton prochain album symphonique celtique, on commence par cette question…

Et j’y réfléchis d’ici-là, d’accord…





Merci

Merci à toi pour cette super interview…


Merci à Adrianstork pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.alanstivell.bzh/fr/index.php
 
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