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A PROPOS DE:

Hard Rock Fest VIII - 05 Octobre 2018 - Avelgem (Belgique)


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
BLACK METAL

Pour sa 8ème édition le Hard Rok Fest a mis sur pieds une nouvelle affiche dédiée au black metal d'une grande richesse.
NOISE - 22.10.2018 - 17 photo(s) - (0) commentaire(s)
En ce 5 octobre nous sommes de retour à Avelgem pour la huitième édition du Hard Rock Fest. En 2017 le festival nous avait ravis par la qualité de son affiche et par son organisation. Le festival a toujours lieu dans le centre culturel de la ville, le Spikkerelle idéalement situé au cœur du jardin public de la ville. Cette année l’affiche de ce vendredi est bien sur consacrée au black metal et se compose de 4 groupes avec deux formations belges reconnues et deux grands groupes internationaux. La salle est quasi pleine, la qualité de l’affiche ayant attiré les fans.


D’entrée avec Saille on retrouve une formation de grande qualité. Originaire de Gand, les Belges œuvrent depuis 2008 dans un black metal symphonique puissant et sombre. Le groupe a subi pas mal de changements de line-up récemment mais cela ne les a pas freinés. Il a même signé l’année dernière un petit bijou avec "Gnosis". La longue introduction atmosphérique dans la pénombre instaure cette ambiance lugubre idéale pour mettre en condition le public. Dès l’entame le groupe nous prend à la gorge. Le rythme est intense et le chant d’écorché vif de Xavier fait son effet. Dans la salle l’ambiance est recueillie et chacun apprécie ce son qui entraine dans l’atmosphère d’un film d’horreur. La suite avec ‘Walpurgis’ est tout aussi excellente, la force épique et symphonique est mise en avant pour un résultat brillant. Le côté mur du son est impressionnant et bien contrebalancé par un break sombre et froid. ‘BeneiHa’Eohim’, ‘PandaemoniumGathers’ et ‘Genesis 11 ; 1-9’, tous trois tirés du nouvel album sont une démonstration de force. L’intensité dégagée est redoutable de force, Saille fait parler la poudre et on ressent une certaine folie, une schizophrénie portée par les passages symphoniques. Xavier est peu bavard mais dégage un charisme certain avec une voix aiguisée au couteau. Le final avec ‘Prometheus’ puis ‘Haunter Of The Dark’ est tout aussi excellent. La première est d’une puissance redoutable. La deuxième  est portée par des chœurs et une énorme montée en puissance, le résultat est brillant avec un tourbillon épique d’une grande force.  Saille a lancé la soirée de la meilleures des manières, sa puissance de frappe a fait mouche tout comme son travail soigné sur les ambiances.





Avec Thurisaz place à une autre formation belge qui est devenue une référence en matière de death atmosphérique. Les fans sont au rendez-vous et l’attente est forte, chacun attendant de voyager dans l’univers d’un groupe authentique et attachant. Dès l’introduction ‘Broken…’ le ton est donné, dans la pénombre il s'instaure une ambiance particulière, sombre et glaciale mais aussi terriblement attirante.  L’enchainement se fait sur ‘My Precious Unknow’ comme sur l’album "The Cimmerian Years".  Le titre est un tourbillon émotionnel. Les ambiances s’enchaînent entre puissance brute et douceur atmosphérique savamment distillée. Le clavier a une belle place dans le mix et l’alternance entre growl costaud et chant clair amène une force certaine. Avec ‘One Final Step’ l’ambiance va monter d’un cran. Ce long titre à tiroirs est une merveille de death atmosphérique. Au détour d’un break aérien planant le voyage est total dans l’esprit d’un Opeth. Une fois encore les chants sont remarquables, le clair étant particulièrement prenant. Cette démonstration de force rencontre un succès très mérité. ‘Falling’ puis ‘In All Remebrance’ montrent les deux faces du groupe et se complètent. La première est d’une énorme puissance et scotche au mur plus d’un spectateur. La seconde extraite du dernier album, The Pulse Of Mourning’, est portée par le chant clair et des passages progressifs qui rappellent Steven Wilson, le soupçon de growl amenant un petit côté violent. La fin de concert approche. ‘Point Of No Return’ est d’abord un nouveau long voyage entre violence et pureté mélodique. Enfin ‘Impeding…’ et sa suite ‘…Betrayal’ est une conclusion parfaite. Plus épique, le titre est proche du son d’un Enslaved pour ce savant mélange d’ambiances. Celles-ci s’enchainent avec classe, puissance et mélodie s’entrechoquant avec grâce. Thurisaz a été grand, chacun a pu admirer sa capacité à créer des moments hors du temps.





Après ce concert brillant l’ambiance va se faire sombre et violente. Ghaal’s Wyrd est le nouveau projet de Ghaal, de Gorgoroth et God Seed. Ce dernier n’est pas du genre à faire dans la dentelle avec son black metal haineux d’une violence implacable. L’homme a connu nombre de péripéties avec ses anciennes formations et on espère le voir se stabiliser avec une formation à nom. Le public est au rendez-vous pour ne rien rater de ce moment qui s’annonce occulte. Dès l’intro ce ton teinté d’ésotérisme pose une ambiance très sombre renforcée par les lumières bleutés. Le groupe base son set sur des reprises des différents groupes de Ghaal, il n’a pas d’album encore et pas de merchandising. Cela peut surprendre mais la qualité brute de décoffrage de l’interprétation va tout faire oublier. Ghaal a des allures de maitres de cérémonie avec un charisme glacial fascinant. Avec ‘Steg’ emprunté à Trelldom c’est la curée. Ce premier titre est une déclaration de guerre, la violence lancinante est hypnotique, portée par un chant plaintif et glauque. La montée en puissance musicale est impressionnante et le côté froid purement black metal est intense. La suite avec ‘Carving A Giant’ puis ‘From The Running Of Blood’ est tout aussi forte. Ce black cru et violent scotche plus d’un spectateur, les ambiances sont savamment distillées et Ghaal se fait incantateur et prédicateur avec une conviction que l’on ressent fortement. Le groupe n’est pas là pour plaisanter, il représente un certain état d’esprit black tiré des années 90 en Norvège.


Ensuite avec ‘Alexander Tre’ Ghaal’s Wyrd se fait plus épique mais tout aussi brutal et écrasant de puissance brute. Puis ‘Sign Of A Open Eye’ fonce droit dans la tronche, ce titre de Gorgoroth étant un monstre de puissance brute.  Ce voyage se fait au plus profond des abysses de l’âme humaine et cette violence laisse une salle bien garnie comme K.O. debout. La deuxième partie du concert va remettre largement à l’honneur Trelldom.  ‘Hoyt Opp I Dypet’, ‘Slave Ti En Kommende Natt’ et ‘Sannhet, Smerte Og Dod’ sont d’une rare intensité et permettent de remettre dans la lumière un groupe un peu oublié qui savait distiller des ambiances black très crues. Le final va être royal, ‘Exit – Through Carved Stones’ et ‘Alt Liv’ sont aussi délicieuses de violence brute. Puis la cerise sur le gâteau  sera offerte avec ‘Prosperity And Beauty’. Ce titre de Gorgoroth est un monstre de brutalité parfait pour achever le public de la meilleure des manières. Bien sur Ghaal’ Wyrd joue sur un passé glorieux mais il le fait avec une classe énorme. Il a frappé ce soir un joli coup, il a donné la leçon avec un black hargneux joué avec une force de frappe énorme.


Après cette baffe il reste un autre très gros morceau, véritable légende de la scène black death : les Autrichiens de Belphegor sont très attendus et l’heure déjà tardive ne va pas effrayer les amateurs. Porté par Helmuth depuis plus de 25 ans le groupe est une référence absolue portant haut les couleurs du satanisme et du blasphème avec une discographie de plus de dix albums.  Le groupe va prendre son temps avant de lancer les hostilités, l’ambiance monte doucement autour d’une longue intro, ‘Sanctus Diaboli Confimidus’ amenant ce côté noir. L’odeur d’encens amène le côté mystique et les musiciens arrivent doucement mais ne jouent pas tout de suite comme pour mieux faire monter la sauce. Puis sur ‘Totenkult – Exegesis Of Deterioration’ ils lâchent tout et assènent une droite redoutable dans la face du public. Ce titre du dernier album est monstrueux de puissance avec une batterie à fond, des riffs death blak intenses et un chant grave et profond très impressionnant. La suite est tout aussi percutante, ‘The Devil’s Son’ est un monstre glacial et violent, un pur concentré du meilleur du genre avec une intensité certaine et ce chant si habité qui scotche tout le monde. Belphegor tient le public par la gorge et ne va jamais relâcher son emprise. ‘Belphegor – Hell’s Ambassador’ est d’une puissance phénoménale, la facette black ressort fortement, le groupe y confirmant son statut de monstre de brutalité. ‘Swinefever –Regents Of Pigs’ puis ‘Totenbeschwörer’ voient le groupe encore appuyer sur l’accélérateur mais aussi jouer avec les ambiances. Il y a ces cantiques et de longues parties instrumentales, tout cela se mixe avec la brutalité intense avec une force énorme. Helmuth va en outre chercher le public avec le charisme glacial qu’on lui connait.





La deuxième partie du concert débute avec un énorme ‘Stigma Diabolicum’. Le titre est un tabassage en règle, allant droit au but sans concessions, il montre un Belphegor maitre de son art tout en maitrise dans un pilonnage intensif. ‘Conjuring The Dead – Pactum In Aerternum’ est dans cette même veine vénéneuse avec toujours un énorme travail sur les ambiances, le break occulte et épique étant d’une grande force d’âme. ‘Apophis – Black Dragon’ est ensuite une mandale de plus portée par des chœurs et un chant grave si prenant. ‘Lucifer Incestus’ annonce le final du concert. Ce titre purement satanique est délicieux de brutalité. Dans la salle tous apprécient cette claque d’une rare violence. ‘Baphomet’ est une apothéose taillée dans le meilleur de ce death black fort et brutal. Le groupe se retire mais les lumières ne se rallument pas et chacun attend un dernier tour de piste. Il aura lieu avec ‘Gasmak  Terror’, porté par un Helmuth toujours aussi impressionnant de charisme il est le terme parfait pour ce concert en forme d’énorme dernière baffe pure et brutale. Belphegor a confirmé avec ce concert sa force terrible et son art pour proposer des ambiances d’une intensité remarquable. Du début à la fin il n’aura pas fait de quartiers et a ravi son public.


Cela termine une journée parfaite, il nous reste à remercier Bernard pour son travail au service du metal et de l’art noir ainsi que ses équipes pour leur accueil et leur sympathie.



Plus d'informations sur http://www.belphegor.at/
 
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