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TITRE:

Evil Or Die Fest 2018 - 20 Octobre 2018 - Roeselare (Belgique)


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

THRASH



Nous sommes de retour à Roeselare pour une nouvelle édition du Evil Or Die Fest avec de nouveau une affiche de qualité faisant la part belle au thrash et au heavy metal.
NOISE - 30.10.2018 -
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Nous sommes à Roeselare pour assister à la journée métallique de l’Evil Or Die Festival. Pour l’occasion les organisateurs ont réuni une belle affiche faisant la part belle au thrash et au heavy.

Pour nous tout commence avec Violent Sin. Cette toute jeune formation belge a juste une démo à son actif et œuvre dans un speed metal inspiré des années 80. Elle ne dispose que de 30 minutes mais va largement les mettre à profit et mettre le feu à un public déjà bien présent. Les titres vont s’enchainer à toute allure dans cet esprit tiré aussi bien d’un King Diamond que d’un Helloween époque" Walls Of Jericho", le chant criard et sur aigu de Gillian contribuant largement à ce sentiment. Avec ‘Burn To The Ground’, ‘Nuns’ ou encore ‘Slaves Of The Night’ le groupe a fait un joli carton et ravi les amateurs de ce son old school. Les dieux du speed semblent s’être penchés sur Violent Sin et il faudra suivre de près la suite de leurs aventures.


Avec Speed Queen, place à une autre jeune formation belge née en 2014 et qui dispose d’un EP sorti en 2017. Elle balance un heavy metal rapide et mélodique un peu moins speed que son prédécesseur, dans un ton proche d’un Iron Maiden ou d’un Judas Priest.  En début de concert ‘Kids Of Rock’n’Roll’ puis ‘Midnight Murder’ sont délicieuses à savourer. Thomas excelle dans ce ton haut perché maitrisé tandis que ses compères à la gratte forment un excellent duo dans la tradition de la NWOBHM. Thomas est aussi un parfait frontman qui va chercher le public avec fougue. Dans la suite la reprise du ‘Nice Boys’ de Rose Tattoo fait un joli carton.  Puiss avec ‘Speed Queen’, ‘King Of The Road’ ou le final ‘Stay Drunk’ le groupe prouve qu’il a déjà tout compris au genre. Speed Queen a balancé un joli concert plein de fougue et de fraicheur et lui aussi sera à suivre très attentivement.



Fireforce
enchaine, les guerriers du heavy ont connu pas mal de turbulences avec notamment le départ de leur chanteur, Flype. Soren Adamsen l’a remplacé et on retrouve aussi pour ce concert Matthieu Asselberghs de Nightmare en suppléant temporaire de Markus. Ces changements ne vont pas nuire au concert, Fireforce n’est plus à fond dans sa thématique militaire mais avec Soren il dispose d’un chanteur de grande classe qui va le porter avec une aisance remarquable. D’entrée avec ‘Boys From Down Under’ le ton est donné avec le meilleur d’un heavy de haute volée. Les riffs sont aiguisés et puissants, le chant l’est tout autant et les mélodies accrocheuses. Le public adhère d’entrée et la suite sera aussi réjouissante. ‘Revenge In Flames’ puis ‘Deathbringer’ cartonnent bien avec des refrains parfaits. Puis avec ‘Thunder Will Roll’ ou ‘Dog Soldiers’ il donne de belles baffes de heavy speed. Fireforce a balancé un concert taillé dans le meilleur d’un heavy teinté de power. Il a fait forte impression grâce notamment à un Soren qui apporte une jolie plus-value.





Avec Cowboys & Aliens nous retrouvons une formation belge qui affiche plus de 20 ans de carrière au service d’un hard rock stoner puissant et accrocheur. A l’image d’un Channel Zero, le groupe est respecté et fait office de vétéran qui a permis à la scène métallique belge de se faire un nom un peu partout. Après une longue disette discographique le groupe a enfin retrouvé le chemin des studios. D’entrée avec ‘Share The Goods’ on pénètre cet univers enfumé porté par la voix travaillée au bourbon de Henk. Ce son proche du Desert Rock fait toujours son effet avec un côté chaleureux et aérien. Derrière avec ‘Surrounded By Enemies’, extrait de l’EP du même nom de 2013 l’auditeur est porté dans un univers que ne renierait pas Kyuss. Tout cela fait taper du pied avec frénésie et le public adhère. Les titres du premier album comme ‘Bad Sexxx’, ‘Blow Your Past’ ou ‘Holy Stone’ font leur effet et rappellent la force de cet album devenu une référence. Le groupe a la bonne idée de proposer deux nouveautés très séduisantes avec ‘Soaking’ et ‘I Refuse’ qui laissent entrevoir le meilleur pour l’album à venir. Enfin ‘Ghost In My Speaker’ achève en beauté un concert remarquable. Les années passent mais Cowboys & Aliens reste un solide client en matière de hard stoner. Il a proposé une belle prestation qui confirme qu’il est relancé pour de bon.


Au milieu de cette affiche vintage, la présence de Spoil Engine fait un peu figure d’OVNI.  Mais cela ne va pas effrayer Iris et ses compères. Le groupe a le vent en poupe et fait des ravages un peu partout en Europe avec un metalcore musclé entre In Flames et Arch Enemy. Le concert va être basé sur le dernier album, "Stormsleeper" joué en quasi intégralité et qui a vu l’arrivée d’Iris derrière le micro. Spoil Engine va faire planer dans la salle un vent violent d’une énorme intensité. Cash avec ‘Doomed To Die’ il balance un pur concentré de puissance, Iris en impose autant avec un growl musclé qu’en chant plus clair. On apprécie en outre de jolis soli bien troussés. La suite va confirmer la puissance de frappe de la formation. ‘Hollow Crown’ puis ‘Wastelands’ ne font pas de concessions, le groupe envoie la sauce et sa chanteuse déchainée affiche un charisme certain portant sa formation. La salle remue bien avec quelques pogos et slams. ‘Verdict’ voit la facette death mélodique être mise en avant avec un bon groove et un solo de feu. Avec ‘Black Sails’ ou ‘Silence Will Fall’ le ton est tout aussi décoiffant. Ce concentré explosif fait son effet, mais au milieu de cette fureur il a été appréciable d’entendre des passages plus mélodiques. En fin de concert ‘Stormsleeper’ puis ‘Disconnect’ font le même carton et confirment l’aisance du groupe dans le genre. Spoil Engine a montré qu’il pouvait rivaliser sans souci avec les autres formations de l’affiche. Il a ouvert la voie de belle manière au trio final et confirme qu’il est bien plus qu’un espoir dans le renouveau métallique.


Le heavy metal est de retour ensuite avec Bloodbound. Depuis 2004 les Suédois portent haut les couleurs du genre et remettent les dragons à l’honneur, comme le faisait Dio dans les années 80. Ils ajoutent des influences tirés de Rhapsody et Freedom Call pour proposer un power épique et mélodique frais et accrocheur. Cela va se confirmer dès l’introduction passée. Avec ‘Battle In The Sky’ le groupe balance un heavy galopant avec un clavier en avant. Le ton est rapide et mélodique et évoque aussi Sabaton. Le succès est direct auprès d’un public d’amateurs à fond dedans. Avec ’War Of Dragons’ la facette épique et mélodique est encore plus largement mise en avant. Patrick brille en montant haut dans les aigus et impressionne avec ses cornes implantées dans son crâne.  Sur ‘Stand And Fight’ il fait participer le public pour le refrain et cela marche à merveille. La suite va confirmer ce bon début, continuant à nager dans un pur power mélodique très positif et entrainant. Un titre comme ‘In The Name Of Metal’ fait même office de parfait hymne fédérateur.  Avec ‘Moria’, ‘Silver Wings’ ou ‘Stormborn’ on ne peut que savourer cette fraicheur, notamment dans des refrains faciles à assimiler, dans des mélodies simples et efficaces et avec un côté speed réjouissant. En fin de concert ‘Dragons Are Forever’ est un hymne taillé dans le meilleur du power mélodique puis ‘Nosferatu’ achève les hostilités en beauté. Pas loin d’un Maiden pour son côté galopant, le titre est une réussite épique et l’occasion d’une mise en scène sympa avec Patrick couvert d’un cape et dialoguant avec un crâne. Bloodbound a été simple, direct et efficace, il a proposé un excellent concert qui a ravi pas mal de monde, l’affluence à la séance de dédicaces d’après concert le prouvant avec éclat.


Avec Onslaught, le thrash va prendre la salle d’assaut. Les Anglais présentent plus de 35 ans d’existence avec pas mal de mouvements et même une séparation entre 1991 et 2004. Ils n’ont que six disques au compteur mais tous taillés dans le meilleur d’un thrash sans fioriture porté par le duo formé par Nige Rockett et Sy Keeler. La salle est bien pleine et bouillante à l’idée de la tempête qui s’annonce. Celle-ci est annoncée par une intro symphonique qui fait monter la sauce. Puis avec ‘Killing Peace’ c’est la curée. Le son est costaud, le rythme ultra rapide avec une batterie à fond. Le chant de Sy est aiguisé au rasoir et tout cela fait mal aux gencives. Un solo ultra rapide achevant en beauté ce début boulet de canon. Par la suite avec ‘The Sound Of Violence’ puis ‘Burn’ le groupe ne relâche pas la pression. Le rythme est toujours intense, faisant apprécier un excellent thrash pur et dur et des refrains efficaces. Le groupe ne fait pas de quartier et rencontre un succès important avec plusieurs circle pits lancés dans la fosse. Le tabassage sera total pendant toute la suite de ce concert brulant et intense. ‘Metal Forces’ est encore plus rapide avec des riffs et soli scotchant au mur et achève de mettre le feu au public. ‘In Search Of Sanity’ puis ‘Fight With Beast’  sont tout aussi excellentes avec une violence jouissive. Enfin ‘A Perfect Day To Die’ puis ‘66’Fuckin’6’ achèvent les hostilités en beauté. Elles laissent la salle à genoux, bien secouée par cette force. Onslaught a montré une vitalité hors normes. Il a réalisé un joli tour de force avec un concert puissant droit dans la face montrant toute la force d’une musique semblant ne jamais vieillir.





Pour la tête d’affiche il est aussi question de thrash, allemand cette fois, pour une légende du genre. En accueillant Destruction,  un des piliers du genre avec Kreator, Sodom et Tankard, les organisateurs ont frappé un joli coup. Le groupe vient de sortir "Thrash Anthems II" sur lequel il revisite les anciens morceaux et il a promit une set list essentiellement old school. L’ambiance est donc chaude malgré l’heure tardive, les fans sont là et personne ne veut rater ce géant. La mise en place sonore prend un peu de temps et posera d’ailleurs pas mal de soucis pendant le concert avec des larsens fréquents - et cela ne sera pas sans conséquences au cours du show. En attendant on retrouve une petite intro assez tranquille qui annonce elle aussi une tempête redoutable. Une fois l'intro passée, le trio débarque emmené par un Schmier toujours aussi charismatique et envoie un énorme ‘Curse The Gods’ en guise d’apéritif. Extrait du deuxième album, "Eternal Devastation", il est un joli moment de puissance, chacun a l’impression de se prendre un mur sonore en pleine tête. Destruction est une machine de guerre qui balance des riffs et soli de feu, le tout porté par un Schmier et ses vocaux d’écorché vif. Puis l’enchainement entre le plus récent ‘Armageddonizer’ et l’antique ‘Tormentor’ fait aussi mal. Le premier est d’une violence énorme jouissive et le deuxième précédée par un court solo de batterie fait un effet bœuf comme une grosse mandale.


Schmier s’adresse au public pour le chauffer, il y arrive sans peine mais on le sent énervé par les larsens incessants. Cela décuple sa rage et la version de ‘Nailed To The Cross’ qui enchaine va être d’une sacrée férocité, Destruction arrache tout sur son passage et met plus d’une personne K.O. debout. L’intensité ne va pas baisser avec un nouvel enchainement coup de poing. ‘Mad Butcher’ puis ‘Dethroned’ ne font pas de quartier. ‘Mad Butcher’ revient vers les tout débuts du groupe et son côté old school est tout à fait délicieux. ‘Dethroned’ enchaine sans temps mort et ce titre du dernier album, ‘Under Attack’, n’a pas à rougir de la comparaison avec son glorieux aîné. Schmier chauffe de nouveau la salle mais on le sent lassé des soucis sonores et cela va l’amener à retirer des titres prévus, peut-être pour en finir plus rapidement. Cela étant le groupe ne brade rien et envoie toujours la purée avec force. Il y a d’abord ‘Life Wihtout Sense’, vieux titre qui va être un joli moment de puissance. Puis ‘Release From Agony’ tiré des années 80 se montre tout aussi efficace et brut de décoffrage dans un esprit thrash vintage. ‘Total Desaster’ issu du premier EP de 1984 fait parler la poudre avec un côté speed qui décoiffe. Le travail musical du trio est tout en maîtrise, il oublie les larsens pour faire parler la poudre avec une force tranquille impressionnante de classe. Le temps est venu pour le solo de batterie, l’exercice est classique mais fonctionne toujours. 



La dernière ligne droite va s’engager. Il y a d’abord ‘Antichrist’ tiré du premier album qui assomme les derniers résistants. Schmier reprend la parole, s’excuse pour les larsens et fait un speech bien sympathique sur la qualité des bières belges. Puis la fessée reprend de plus belle avec ‘The Butcher Strikes Back’ tiré de "All Hell Breaks Loose" qui en 2000 avait signé le grand retour de Destruction. Ce classique rentre-dedans est jouissif et fait bien son effet dans un ton purement thrash teuton. Le groupe se retire mais revient rapidement pour deux rappels explosifs. Il y a d’abord ‘Thrash Till Death’, titre devenu un classique avec son refrain énorme et sa force musicale d’une belle intensité. Les hostilités vont s’achever avec un dernier vestige. ‘Bestial Invasion’ revient lui aussi sur le premier album et son côté old shcool thrash fait un joli carton et termine le concert de belle manière. Malgré les soucis sonores, Destruction a été professionnel et a proposé un concert d’une force remarquable. Le groupe allemand a rappelé qu’il restait un patron en matière de thrash allemand. Il a fini cette riche journée de la plus belle des manières qui soient.





Il nous reste à remercier les organisateurs pour nous permettre de retrouver tant de si grandes formations à juste quelques kilomètres de la frontière française et de saluer aussi et surtout la réussite de cette journée sold-out.


Plus d'informations sur http://www.destruction.de
 
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