MW / Accueil / Articles / INTERVIEWS - SUMMER STORM (26 OCTOBRE 2018)
TITRE:

SUMMER STORM (26 OCTOBRE 2018)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL PROGRESSIF



A l'occasion de la sortie de "First", premier album du nouveau supergroupe Summer Storm, nous avions rendez-vous avec Patrice Vigier pour une interview placée sous le signe de la guitare...
STRUCK - 23.11.2018 -
5 photo(s) - (0) commentaire(s)

Un long entretien avec un vrai gentil attachant pendant lequel il sera bien évidemment question de guitare et la concrétisation de ce projet Summer Storm...


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Patrice Vigier : Je n’en sais rien : j’oublie tout (Rires) ! Mais je dirais quand fais-tu une Telecaster ? Et on me l’a encore posée cette semaine. Et ma réponse est simple : tant que je serais vivant jamais !





La musique est la seule chose qui me guide


Patrice, tes guitares sont connues dans le monde entier, tu es un luthier passionné et reconnu. Qu'est ce qui explique que tu sortes aujourd'hui un premier album après tant d'années dans la profession ?

Si je fais des guitares c'est pour la musique, la musique est la seule chose qui me guide. Je suis arrivé à faire les guitares que je voulais, il est maintenant temps pour moi de consacrer plus de temps à l'amour de la musique.


Mais pourquoi avoir laissé passer tant de temps ?

Parce que ça prend du temps de faire des guitares. Quand j’ai débuté, je travaillais 7 jours sur 7, 365 jours par an… C’était compliqué : il fallait tout apprendre, je ne gagnais pas de thunes !


Fabriquer des guitares : c’est une danseuse !


Ca veut dire que tu en gagnes désormais ?

C’est difficile de répondre à cette question (Sourire) ! C’est toujours compliqué ! Fabriquer des guitares : c’est une danseuse !


Deux tiers du "G3 du pauvre" comme nous l’avait défini Christophe Godin en interview est endorsé Vigier à savoir Christophe Godin donc et Ron "Bumblefoot" Thal : est-ce une fierté ?

Bien sûr ! C’est ma motivation ! Il y a des moments, tu es tellement dépressif que sans des artistes comme ceux-là, tu ne tiens pas…
J’ai également endorsé Stanley Jordan en jazz qui est juste un monstre de la guitare… et il y en a d’autres….


J’aime quand les gens innovent parce que j’en ai marre des guitares des années 1950 !




En revanche, le troisième Mattias Eklundh n’est pas chez toi et lors de notre dernière interview, il nous a présenté son dernier bijou, une guitare avec des frets décalés : est-ce l’avenir de la guitare ? Comptes-tu te pencher sur cette technologie qui peut être l’avenir de la guitare ?


Effectivement, en ce moment, il y a un intérêt pour ça… mais je ne suis pas attiré parce qu’en termes de résonance de l’instrument, j’ai d’autres choses à faire que ça.
Attention, je dénigre pas du tout au contraire, je trouve génial qu’on ait lancé cette idée… Franchement, c’est top, j’aime quand les gens innovent parce que j’en ai marre des guitares des années 1950 (Rires) !


Tu ne veux pas te lancer dans cette technologie, c’est-à-dire que tu travailles sur une autre idée ?

En fait, je travaille sur d’autres projets mais c’est ce que nous avons toujours fait sur nos guitares à savoir que la réponse soit la plus égale possible, qu’elles tiennent parfaitement l’accord… ce sont des choses toutes simples que les guitares soient justes alors que l’intérêt des frets décalés est d’améliorer le rendement sur les cordes de basse.


Vigier est un nom dans le monde de la guitare entre les guitaristes actuels que nous avons cités, mais également dans les années 1980 quand Simple Minds, Kajagoogoo… la crème de la scène new wave était signée chez toi. Malgré tout que penses-tu de voir certains guitaristes français auparavant Vigier passent à la concurrence comment le vis-tu et valides-tu le fait qu’ils aillent voir ailleurs non pas pour la qualité de tes guitares mais les pièces détachées plus faciles à trouver chez la concurrence et notamment Ibanez pour ne pas la nommer ?

Ce sont des bêtises parce que nous avons des pièces détachées de 1980… Je ne dis pas que nous avons 100% des pièces mais nous avons 90 à 95% des pièces détachées de l’époque. Donc la réponse qu’on t’a donnée est du pipeau ! Je ne crois pas que tu n’achètes pas une guitare parce que tu n’as pas de pièces détachées (Rires) ! Que les guitaristes qui disent ça assument qu’ils préfèrent une Ibanez ce qui n’est pas un problème pour moi…


Pourquoi avoir eu l'idée de contacter les membres de Satan Jokers pour réaliser l'album de Summer Storm ?


Ce n’est pas ainsi que ça s’est déroulé. J’étais embarrassé avec ce projet parce que j’avais d’un côté les guitares Vigier et je sais où j’en suis -je sais que ce sont de bonnes guitares parmi les meilleures du monde…


Autant je maitrise mon métier de fabricant de guitares autant en tant que guitariste, je suis nouveau, j’ai un complexe...






Je vois que Renaud Hantson a déteint sur toi…

Il a raison (Rires) ! J’étais embarrassé car autant je maitrise mon métier de fabricant de guitares autant en tant que guitariste, je suis nouveau, j’ai un complexe, je ne le cache pas : quand j’approche des guitaristes comme Christophe, ils maitrisent beaucoup plus que moi leur instrument…


C’est peut-être une des raisons pour avoir repoussé l’échéance de monter son propre groupe ?

Non, non… ce n’est qu’une question de temps. Il faut avoir un peu de temps. Et pourquoi j’ai eu un peu de temps pour cet album ? Parce que à un moment donné, j’ai décidé que mes quatre semaines de vacances, je n’allais pas les passer en famille mais j’allais les passer à faire mes disques.


Et désormais ta famille te fait la gueule ?

Pas du tout, au contraire ma femme était d’accord (Rires) !


Mais comment ça va se passer à l’avenir quand on sait que tu as déjà planifié la sortie du deuxième album ?

Ça fait trois vacances que c’est ainsi. Non mais ma femme comprend, ça fait 30 ans que nous sommes ensemble : elle comprend ! Et même si elle n’en a rien à faire du projet, l’important pour elle est que je sorte les poubelles le lundi soir (Rires) !

Mais pour en revenir à la genèse du projet, je n’étais pas à l’aise avec ce complexe que j’évoquais… et un jour, j’en parle à Pascal Mulot qui joue sur Vigier depuis plusieurs années et Pascal me dit que je devrais me lancer, que ce projet l’intéresse… Je lui fais écouter quelques titres et il me dit qu’il va en parler à Aurélien Ouzoulias. Mais je ne voulais pas parce que pour moi Aurélien, c’est le batteur de Mörglbl et je ne me voyais pas approcher le batteur de Christophe Godin… C’est Pascal qui a fait fédérer tout le monde mais je ne voulais pas faire de disque instrumental, je voulais un chanteur. C’est encore Pascal qui a dit qu’il en parlerait à Renaud Hantson. Il a appelé Renaud devant moi pour faire un morceau…


… Si il ne devait faire qu’un morceau, qu’était-il prévu pour la suite ?


Rien ! A l’époque, ça se mettait en route, je ne savais rien !
Et donc Pascal l’appelle devant moi et Renaud répond : « Vigier ? Mais bien sûr, j’ai une attache avec cette marque. Je vais donc faire un morceau ! »… et au final, il a fait tout l’album avec tout le talent qu’on lui connaît (Sourire) !


Avais-tu déjà tout composé avant de te lancer dans la recherche de musiciens ? D'autres ont-ils été contactés ?

Oui j'avais tout composé mais je ne trouvais pas de groupe semi-pro. Sans Pascal Mulot, le projet n'en serait peut-être qu'au stade de projet ! Pascal est un fédérateur, un homme qui donne beaucoup aux autres, il y a beaucoup donné pour ce projet.


Ta volonté est de créer "un groupe hexagonal de rock classique progressif de premier plan", penses-tu que les Français, qui ne sont pas réputés pour leur amour du rock, sont prêts pour ça ou bien cet album s'adresse-t-il plutôt à un public international ?

On vit tous sur la planète et les frontières sont une invention de l'homme, personnellement, dans une certaine mesure, je ne les vois pas, donc oui le projet est pour tous. J'ai la volonté mais je n'y arriverai pas seul, nous avons besoin d'être entourés de professionnels et que chacun s'investisse.
D'une manière générale, quand on regarde les ventes de disques en France, dans le top 200 des albums, moins d'un quart l'est pour le Rock Français, nous, les groupes français, avons une reconquête à faire !


N'est-ce pas frustrant de ne pas être prophète dans son propre pays ?

Il m'est difficile de répondre à cette question ! Dans mon pays il y a beaucoup de personnes qui m'ont aidé en tant que fabricant, des journalistes comme Khanh Maï à mes débuts ou des éditeurs comme Dany Giorgetti, des artistes comme Christophe Godin, pour n'en citer que trois, donc oui je ne suis pas prophète mais quand même heureux d'être libre de faire les choses comme je pense qu'il faut les faire. Mes frustrations viennent d'ailleurs.


Qu'est-ce que ça fait d'être de l'autre côté de la guitare et de penser que tes clients vont écouter peut-être ta performance ?

C'est ce qui m'a posé problème pour commencer ce projet, je fais le style de musique qui me correspond et qui n'est probablement pas celui que pratiquent 90% des guitaristes Vigier. J'avais donc peur des cloisonnements, mais en fait je pense que le guitariste Vigier est quelqu'un d'ouvert et que, comme moi, il est ouvert à tous styles. Concernant la performance, je ne fais pas les Jeux Olympiques, juste de la musique pour qu'on ait du plaisir à l'écouter, cela n'a donc pas d'importance.


Le but n'est pas d'aligner des chansons mais d'essayer de partager des émotions




"First" se réclame être un concept album dans la lignée des grands albums de rock progressif, est ce que ce genre d'album permet d'explorer plus ton potentiel créatif par rapport à un album classique ?

Oui, car le but n'est pas d'aligner des chansons mais d'essayer de partager des émotions.


Quel est le thème que tu développes dans cet album ?

En terme musical, la vie et la mort.


Et si tu devais développer ?

C’est difficile de développer sur ce thème. La vie il faut la vivre en sachant qu’il y a la mort. Ce qui te conduit dans la vie, c’est de savoir qu’à un moment donné, ça va s’arrêter. Ça m’a toujours habité.
Et aujourd’hui, je vis une période où j’ai perdu des amis jeunes, j’ai perdu mon père…


Et la perte de ton père, le fait de voir que le temps passe… t’a incité à enfin te lancer dans ce projet de groupe ?

Non, encore une fois, ce sont les circonstances : si Pascal n’est pas là, peut-être que le projet serait encore au stade de balbutiements… même si les morceaux étaient composés.
Pascal Mulot a eu un rôle fondamental, il a fédéré tout le monde mais c’est dans sa nature, c’est quelqu’un qui connecte les gens ensemble : il sait faire ça, il aime ça ! Il l’a fait pour Summer Storm et pour ça, je ne remercierai jamais assez Pascal !


Le titre éponyme est l'un des plus progressifs avec une rythmique floydienne qui rappelle 'Run Like Hell', ensuite d'autres influences se font sentir tel que AC/DC ('Little By Little) ou Status Quo ('Whoever'), as-tu voulu également rendre hommage aux groupes dont tu es fan ?

Non, si on les entend c'est que cette musique existe et qu'ils l'ont mis en moi.


On reproche souvent aux groupes de metal progressif d'en mettre plein la vue avec une technique qui prévaut sur les émotions. Dans "First", penses-tu avoir trouvé l'équilibre entre technique et émotion ? Est-ce que les deux sont compatibles ?

Je ne pense pas à la technique, c'est l'harmonie qui compte, si c'est beau et que ça sonne, je garde, même si c'est ultra-simple.


N’as-tu pas appréhendé la gestion de Renaud qui est reconnu pour avoir un gros ego ?

C’est un chanteur (Rires) mais je suis naïf (Sourire)…


J’avais plutôt envie que [Renaud Hantson] apporte quelque chose et non pas le guider


Cette naïveté a-t-elle permis que ce projet se réalise à savoir qu’après coup, tu as compris certaines choses que tu ne reproduirais pas ?

J’ai appris que Renaud était une personne très complexe. L’album s’est fait dans le bonheur : j’ai rencontré Renaud une fois -j’ai fait la musique et les arrangements de mon côté et Renaud a écrit les textes et les mélodies du chant, il a donc une grosse part dans cet album- et je l’ai laissé libre : c’est ainsi que je conçois les choses, les musiciens doivent faire en fonction de leur sensibilité et puis de toute façon, je ne me voyais pas commander Renaud (Rires) ! J’avais plutôt envie qu’il apporte quelque chose et non pas le guider.
Renaud a été libre de faire selon son inspiration. Le seul impératif que je lui ai donné était pour ‘GV’ qui sont les initiales de mon papa. C’est un morceau hommage. On a parlé de mon père avec Renaud assez brièvement mais Renaud est un hypersensible avec les sens très développés et il a capté en très peu de temps ce qu'était la relation entre mon père et moi.
Pour ‘Whoever You Are’, j'ai suggéré une chanson sur la vie des groupes de musique qui s’aiment et se détestent, et pour 'Pour le Reste' Renaud a fait tous les textes et les mélodies du chant, auxquelles je n'ai rien touché car j'aime tout ce qu'il a fait, c'est un génie.


'GV' est un des plus beaux titres de l'album, c'est un morceau hommage à ton père. Est-ce lui qui a forgé ta culture musicale ?

Mon père m'a beaucoup apporté car c'était un homme exceptionnel, mais la culture musicale de ma famille était inexistante. L'apport de mon père dans ce projet, c'est qu'il n'y a pas de limite dans ce qu'on peut entreprendre, seule la volonté compte.


Tu dois être fier de ce morceau et du choix de Renaud qui nous touche particulièrement sur ce titre ?

Renaud m’a touché sur tous les morceaux. Quand Renaud est venu enregistrer, je n’ai pas touché une virgule ce qui est à moitié vrai car je ne lui ai fait changer qu’un truc : à un moment donné, il parle de « Dieu » dans les paroles et je lui ai demandé de le retirer. C’est la seule chose que je lui ai fait changer.
Mais ce mec est hors-norme, le travail qu’il a fait sur l’album est top !


Je vois le monde et pas seulement la France !



Pourquoi l’avoir fait chanter en anglais quand on sait que Renaud est à l’aise dans le metal à la française ?

Parce que je vois le monde et pas seulement la France !


C’est donc ton choix ?

Non, nous étions d’accord. J’ai juste proposé sur ‘Natural Born Lover’ un mix français/anglais et il était d’accord mais c’est tout !


C’était donc un choix naturel ?

Ouais !


Mais tu comprends que c’est étonnant pour nous qui connaissons quasiment exclusivement Renaud pour son chant en français ?


Je n’en sais rien, je n’ai pas la même histoire !


Tu expliques que :" le chanteur est le chef-d’œuvre de chaque chanson, et que les instruments sont là pour mettre en valeur sa voix ainsi que ses paroles", n'est-ce pas réduire la musique à un simple rôle d'accompagnement ?

Non, la musique n'est pas un accompagnement mais une inspiration, un motivateur et un guide pour le chanteur, elle est fondamentale pour qu'il fasse une bonne performance.


Nombre de guitar heroes arrivent à transmettre des émotions sans chant (Satriani, Tomy Emmanuel dans un autre genre...), est ce que dans l'avenir, tu pourrais t'engager dans un album purement instrumental ?

Je ne suis pas un guitar hero, mais il y a deux morceaux instrumentaux sur l'album, et un troisième en bonus.


La production est très limpide et équilibrée, où a été enregistré l'album et quelles sont les difficultés que tu as éventuellement rencontrées ?

Il a été enregistré sans difficultés dans 4 studios différents.


On l’a déjà plus ou moins évoqué, mais le deuxième volet de cet album devrait sortir en 2019, as-tu fini les compositions et celles-ci seront différentes que dans la première partie ?

Oui les compos musique sont finies à 90% et l'album devrait être plus Classic Rock.
J’ai pris mes vacances mais je n’avais pas envie de jouer, je n’ai plus envie de jouer depuis 3 mois et l’album n’a pas beaucoup avancé…
Même si les morceaux sont simples, si tu ne les joues pas avec l’intention, ça ne sonne pas… et j’ai un titre que je traîne ainsi depuis quelques temps et il ne veut pas sortir… Je sais comment il faut qu’il sonne mais j’y arrive pas, je bloque et ça me fait chier pour le reste donc je n’avance pas…


Un tel album est fait pour vivre sur scène, des concerts sont-ils déjà planifiés ?

Le projet en est à ses débuts, je cherche un manager ainsi qu'un tourneur... le succès ou non de l'album aura probablement un impact sur la réponse à cette question.


Mais depuis que l’album est sorti est-ce que ces recherches ont avancées ?

Pas du tout !


Donc entre la vie sur scène du premier album qui est en stand-by, le deuxième album qui est bloqué…

… Tu me poses des questions, je te réponds honnêtement, je ne vais pas te pipeauter en te racontant n’importe quoi.
Pour ce deuxième album, il est fait, tous les morceaux sont là… La seule question que je me pose concerne un autre morceau que j’ai sous le coude et je me demande si je l’enregistre ou pas… et actuellement, j’en suis au stade de me demander si je ne vais pas le garder pour le quatrième album (Sourire) !


J’ai dit qu’il y aurait un album en 2019 mais si ce n’est pas possible, je ne le sortirai pas juste pour le sortir





Mais tu n’as pas répondu sur la partie scène. Ne penses-tu pas qu’une telle expérience pourrait résoudre certains blocages que tu évoquais ?

Non, non, non… si ça doit venir, ça viendra comme ça ! Nous n’avons pas des vies plates et vides : il y a des moments où j’ai envie et d’autres non… Il ne faut pas se forcer.
J’ai dit qu’il y aurait un album en 2019 mais si ce n’est pas possible, je ne le sortirai pas juste pour le sortir : ce n’est pas comme ça que ça marche ! Si je fais un truc, c’est honnête ! Je vais te dire honnêtement, on n’a pas toujours envie, je n’ai pas toujours envie…


Et aujourd’hui quelles sont tes envies ?

C’est Summer Storm ! Bien structurer le projet…


Mais que te manque-t-il ?

Je te l’ai dit un manager etc… je ne peux pas tout faire !


Pourtant avec ta carte de visite qui est incroyable, c’est étonnant…

… Je crois que j’ai oublié mes cartes à la maison (Rires) !


Mais rien que ton nom est une carte de visite !

Les gens s’en foutent de la carte de visite. Ce qu’ils voient, c’est si ils peuvent faire quelque chose avec le projet. D’abord, il faut qu’ils soient motivés par la musique et de là, j’espère qu’ils voudront faire quelque chose avec le groupe. Mais pour l’instant, nous n’en sommes pas là : le disque n’est sorti que depuis un mois.


Admettons que tous ces éléments soient réunis, avec le planning de chacun ne serait-ce pas compliqué de monter une tournée ?

Ça dépendra de leur motivation aussi. Je ne peux pas répondre à leur place. Mais aujourd’hui, tout le monde était partant pour tourner.
Mais si on tourne, je voudrais -aussi bien pour nous que pour le public- que ce soit dans de bonnes conditions : je veux que le gens viennent nous voir pour un vrai show avec du son… que ce soit vraiment professionnel ! Je pense que, si nous en avons les moyens, l'accent sera mis en priorité sur le son, pour le visuel, je crois que nous serons un groupe de Rock Classic
Et ça, ça demande du temps et de l’organisation… Peut-être n’y arriverai-je pas ? C’est possible que ça ne marche pas. Nous sommes en France, si c’est faire un truc et se retrouver avec 50 personnes devant toi, ça ne va pas le faire.  
Donc je ne sais pas, je te parle de mes désirs…


Mais si tu t’es lancé dans un tel projet, c’est pour les assouvir…

Oui mais tu ne peux pas aller contre, tu ne peux forcer les gens… il faut attendre…


Et aujourd’hui, l’album est sorti depuis un mois quels sont les retours ?

Les retours qu’on me fait sont toujours bons. On ne va pas me dire en face : "Ce que tu fais, c’est de la merde !".


Mais tu as bien dû lire des chroniques…

Oui, certaines chroniques m’ont fait plaisir, d’autres un peu moins mais en général, les avis sont positifs !


Qu'attends-tu de cet album ?

Qu'on l'aime (Sourire) !


On a compris que ce projet était un rêve de gosse qui s’est réalisé et maintenant ?

C’est plus qu’un rêve de gosse, c’est en moi. J’ai consacré toute ma vie à la musique en faisant ce que je faisais du mieux que je pouvais et étant honnête.


Et maintenant que tu as réalisé ce rêve…

Je n’ai rien réalisé pour l’instant…


… tu as quand même sorti un album mais c’est le sens de la question quel est l’aboutissement si ce n’est pas seulement sortir un album ?


Je l’ai dit que le projet continue, sortir un deuxième album et jouer en live dans un endroit bien identifié que je tairai mais il faut avoir le public.
Tout ça ne dépend pas de moi maintenant. Moi, j’ai fait un album, j’ai mis beaucoup de choses dedans, maintenant, les gens aiment ou n’aiment pas…


Mais cette date dans cet endroit mystère, pourquoi ne pas la faire avec un Freak Kitchen qui revient en France en 2019 voire un Mörglbl ?

C’est trop tôt mais pourquoi pas, je ne sais pas…


On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, à l’inverse quelle est celle que tu souhaiterais qu’on te pose ?

Quel est le sens de la vie ?


Ce sentiment est le fil rouge de cette interview, était-ce le cas il y a quelques années ? Es-tu à un tournant de ta vie qui fait que ta philosophie de vie aurait changé ?

Non, c’est aussi la tournure que prennent les choses actuellement. Je ne veux pas faire de politique mais quand je vois le populisme qui revient, je suis désolé, je repense à 1945… Tous ces trucs font que tu réfléchis et tu te rends compte qu’on a la mémoire courte et que ce qui s’est passé ne sert pas trop…
Ajoute à cela, la notion de la mort qui ne me traversait pas l’esprit à 20 ans, ni à 30… mais personne n’a la réponse et c’est ce qui est terrible : pourquoi sommes-nous là ?


C’est effectivement une grande source d’inspiration de cet album comme on a pu le voir…

Tout à fait !


Avec notamment cet embryon… Justement le deuxième album à venir, est-ce que l’embryon va naître ?

Non, le deuxième album est plus festif même si ce n’est pas le terme exact… On verra mais pour l’instant, le deuxième est en cours…


Merci beaucoup

Merci de me remercier et merci pour tes excellentes questions, bravo et bon courage.


Merci à Calgepo pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/summer.storm.rocks
 
(0) COMMENTAIRE(S)  
 
 
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 15473
  • 15474
  • 15475
  • 15476
  • 15477
Haut de page
EN RELATION AVEC SUMMER STORM
DERNIERE CHRONIQUE
SUMMER STORM: First (2018)
3/5

Le challenge porté par Patrice Vigier de créer un groupe de rock classique français à tendance progressive est relativement réussi grâce à l'interprétation sans faille des musiciens et du chanteur qui livrent une très belle prestation
DERNIERE ACTUALITE
SUMMER STORM EN LUTH SUR MUSIC WAVES!
 
AUTRES ARTICLES
POWERWOLF + AMARANTHE - LE BATACLAN (PARIS) - 25 OCTOBRE 2018
C'est au Bataclan de Paris que le combo allemand à la mascotte du loup a choisi de débuter sa tournée européenne WOLFSNÄCHTE TOUR 2018, pour un show nous réservant une belle soirée...
NIGHTWISH + BEAST IN BLACK - ACCORHOTELS ARENA - 10 NOVEMBRE 2018
Un souffle chaud venu du Grand Nord
 

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2021