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TITRE:

DE CHRISTOPHE MARQUILLY


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



A l'occasion de la sortie de son nouvel album solo, "Rien n'est joué", Music Waves a interviewé pour vous Christophe Marquilly
NESTOR - 02.07.2009 -
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Christophe Marquilly, ancien chanteur guitariste de Stocks, nous revient avec l’excellent « Rien n’est joué » un album où il fait montre d’un savoir faire et d’une authenticité bien réjouissante.

MW : Christophe Marquilly bonjour, est ce que je peux te demander de te présenter ?
CM : Christophe Marquilly, Chant, guitare, Auteur-compositeur, et fondateur d'un groupe : Stocks connu dans les années 80.

MW : Comment faire la différence entre STOCK, OUTSLIDERS et Christophe MARQUILLY, et est ce que ces projets ont toujours une actualité ?
CM : Stocks n'existe plus j'ai dissous la formation. Marquilly & Outsliders, c'est des reprises blues rock plutôt genre Clapton, Winter, Vaughan, ZZ Top etc… avec un chant en anglais donc.
Et Marquilly ce sont mes chansons. Autant les anciennes que celles de mon dernier cd « Rien n'est joué ».

MW : Avec le recul, que referais-tu différemment en termes de « gestion » de ta carrière musicale ?
CM : J'ai rayé deux temps de ma vie ; le « passé » et le « conditionnel ». No comment.

MW : Quels était tes objectifs en te lançant dans la création de ce nouveau disque ?
CM : Faire des chansons avec de la matière, avec de l'émotion, avec un Univers.

MW : Pourquoi ce titre « Rien n’est joué » ?
CM : « Rien n'est joué » laisse la porte ouverte aux rêves et aux défis c'est une phrase contre le fatalisme et le formatage tout ce qui existe en France aujourd'hui…

MW : Ton album, « Rien n’est joué » ne laisse pas insensible et fait apparaître des sentiments très contradictoires. Le disque transpire à la fois le renoncement et l’abattement, mais aussi le combat et le refus de la compromission. Es tu devenu schizophrénique ?
CM : Il n'y a pas de renoncement il y a des constats (la pollution, le terrorisme…), du combat oui, pas trop de compromis j'espère. Je regarde dans le dico et j’arrive pour schizophrénique : oui il y a un repli sur soi j'ai tendance à tenir ma garde, mais il y a tellement de pièges dans ce putain de métier… Ce n'est pas ma faute …donc un peu farouche plutôt que schizo…

MW : Dans l’un de tes textes tu signales ne pas vouloir être « trente-cinqu’heurisé ». De manière général j’ai cru percevoir dans certains de tes textes une certaine amertume ou une critique de certaines choses qui sont plus généralement considérées comme des avancées ou des progrès. Est-ce délibéré ?
CM : J'aime chanter bien plus qu'avant. Mais c'est dur, surtout en Français. Je ne suis pas un grand chanteur, mais j'en connais qui chantent tellement moins bien que moi et avec tellement plus de succès que ça laisse de l’espoir !!

MW : Pour rester au niveau du chant, es tu à l’aise dans les ballades épurées où la voix est beaucoup plus mise en avant comme « Elle & Lui » ?
CM : Je suis d'accord avec toi, les ballades c'est une technique vocale différente. J’y suis moins à l'aise, mais j'y travaille et je progresse. Pour ce qui est de « Elle et Lui », ce titre manque un peu de répétition, de maturité, mais c'est un sacrée belle chansons je trouve…

MW : Tout à fait d’accord. Tu sembles être beaucoup plus dans la retenue que par le passé au niveau de la guitare. Travailles-tu toujours cet instrument et as-tu le sentiment d’évoluer dans ton approche de la guitare ?
CM : J'adore la guitare. J'en joue beaucoup, mais je me laisse plus de latitude sur scène.

MW : Dans le passé, on pouvait avoir le sentiment que tu étais assez éloigné de la scène Rock française, et plus proche d’une scène Blues internationale. J’ai l’impression que les choses se sont inversées. Est-ce également ton sentiment également ?
CM : Je chante du blues. J'aime cette musique. Mais avec un chant en français il n’y a pas de place à l'international, donc je ne joue qu’en France. J'aimerais également bien jouer dans d’autres pays francophones, mais bon.
Pour ce qui est des Anglos saxons, ils n'ont pas besoin de nous. Ils savent ce que c'est que le rock, man, t'inquiètes…

[IMAGE1]

MW : Comment envisages-tu ton avenir artistique ?
CM : Bof je ne joue pas assez sur scène, j'ai envie de rouler, d’essayer de faire de belles choses sur disque. Mon avenir c'est essayer de rester musicien.

MW : Es tu sensible aux chroniques de tes disques / concerts ? Est-ce que certaines d’entre elles peuvent influencer ton approche de la musique ?
CM : Oui je suis sensible aux critiques. Trop peut être mais je suis sensible tout court !! J’écoute autour de moi les tendances les sons… Sans doute je dois avoir quelques influences….

MW : J’ai vu que comme beaucoup de groupe tu tournais dans beaucoup de salle / bar du type « Pacific Café ». Quel est l’intérêt pour un artiste comme toi de jouer dans des salles à entrée gratuite ?
CM : Y a deux types de salles les pubs « salles privées » ou souvent ce sont des passionnés qui se battent pour faire exister des endroits conviviaux et y a les subventionnés associatifs etc… Là faut être dans les réseaux branchouilles « musique actuelle » comme y disent.

MW : Aujourd’hui, peux-tu vivre de ta passion musicale ?
CM : Oui.

MW : Qu'est ce que tu écoutes ces derniers temps comme artiste ?
CM : Les artistes que j écoute sont de tous horizons mais pas connus en France donc…

MW : Si tu avais à faire découvrir à nos lecteurs un disque que tu considères injustement méconnus, lequel choisirais-tu ?
CM : L'album trois de Stocks !!

MW : Music Waves est un site à l’origine orienté vers la musique dites « Progressive ». Quelle est ta perception de ce style, toi qui vient d’un milieu, le Blues, qui par beaucoup d’aspects est totalement différent ?
CM : Ben il faut savoir qu'il y a de l'émotion dans beaucoup de style. Il y a du progressif dans le classique, il y a du progressif dans le blues si on s'en donne la peine. Et du rock dans Mozart.
Si tu écoutes Gustave Malher tu vas voir si ce n'est pas progressif !! Dans le vrai sens du terme.

MW : Je te laisse le mot de la fin :
CM : Merci de m'avoir accueilli chez vous et longue vie à Music Waves. Amicalement.

MW : Christophe Marquilly, merci pour ta disponibilité et surtout pour ton excellent dernier album, « Rien n’Est Joué ». Un album qui ravira tous les amateurs de Rock et de Blues Rock.


Plus d'informations sur http://www.marquilly.com/
 
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