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FREEHOWLING (28 NOVEMBRE 2018)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METALCORE
A l'occasion de la sortie de leur album “A Frightful Piece of Hate” aux multiples facettes, FreeHowling lève le mystère sur cet album brûlant, sur sa personnalité et sur ses aspirations futures.
THIBAUTK - 10.12.2018

Nous avons l'habitude de commencer notre interview par la question qu'on vous a trop posée, quelle est cette question ?

Guillaume : Je dirais que la question qu’on nous pose le plus souvent est "Comment définiriez-vous votre musique ?". Je te répondrai qu’on est un groupe de Metal Extreme Crossover.

 

Votre actualité est la sortie de “A Frightful Piece of Hate”, quels sont vos sensations et vos premiers retours après sa sortie?

Guillaume : On est un groupe qui est encore assez frais, ce qui fait qu’on n'a pas encore un public super conséquent. Du coup pas énormément de personnes prennent la décision de venir nous dire ce qu’elles pensent de notre musique, à notre grand regret. Mais cet EP est bien reçu en live ! On a hâte que plus de personnes l’écoutent et viennent nous donner leurs avis.


Qu’est-ce que sont ces “morceaux de haine effrayante” ?

Guillaume : Je pense qu’on pourrait plus traduire le titre de l’EP par "Une effroyable pièce de haine". C’est plus ou moins un résumé de ce que tu ressentiras en écoutant ce CD.


Quels ont été les moments les plus difficiles, les peurs que vous avez traversées en tant que groupe ?


Guillaume : On n'a pas de peurs liées à FreeHowling, on a que des attentes. On est toujours là à vouloir progresser et à avancer. On sait bien que c’est pas en ayant peur et en restant sur les choses négatives qui nous arrivent qu’on y parviendra.


Le visuel de l’album colle à cette idée de peur, comment s’est développé cette pochette ?

Guillaume : On a travaillé cette pochette chez un pote qui s’appelle Léo Brietzke, qui est celui qui a fait les dessins pour cet EP d’ailleurs. On ne voulait pas que l’artwork te provoque un sentiment de peur, mais plutôt un sentiment d’oppression. Que tu te sentes observé et pris de haut, d’où la posture dominante des ombres sur la pochette. Pour l’arrière plan par exemple, on voulait vraiment qu’il soit sombre, avec des couleurs très singulières comme on peux en trouver dans l’Univers. Un peu dans l’idée de mystifier la scène.


La colère semble être le moteur de la création chez vous, est-ce indispensable ? Est-ce que cette colère est salvatrice pour vous ?


Guillaume : La colère n’est pas indispensable, mais les émotions "sombres" le sont quand tu composes du metal. Tu ne peux pas composer des musiques brutales, sombres et/ou même tristes si tout va bien dans ta vie. Ce n'est qu’après s’être fait couper deux doigts et avoir traversé toutes les galères que ça t’impose que Tony Iommi a pu plus ou moins inventer le Metal.


Est-ce que ces quatre silhouettes renvoient aux membres du groupe ? Est-ce que en fin de compte “ces morceaux de haine effrayantes” serait le groupe qui veut faire peur à l’auditeur ?

Guillaume : On pourrait faire un parallèle avec ta question et nos réponses précédentes. Quelque part ces silhouettes pourraient rappeler cette part de noirceur dont on parle plus haut. On pourrait même dire que lorsque l’on monte sur scène ou que l’on joue pour FreeHowling, nous devenons ces ombres. Même si ce n’était pas l’idée de base c’est cohérent avec le message qu’on veut renvoyer.





Vous affichez une multitude d’influences sur "A Frightful Piece of Hate" (death, metal core, doom, thrash...), est-ce que c’était indispensable cette multitude ?

Sam : Je trouve qu'à l'époque où on est pour se démarquer ou en tout cas pour faire quelque chose d'original, il faut mélanger plusieurs styles. On trouve que ça rend notre musique plus riche.

Guillaume : Comme l’a dit Sam, de nos jours on peut plus se contenter de faire qu’un seul style. Puis on aime trop de genres musicaux différents pour s’enfermer dans un seul.

Romain : Au fil du temps on essaye de mélanger les styles qu’on aime le plus. C’est comme ça qu’on arrivera à se perfectionner et à trouver une pâte qui sera vraiment la nôtre.


Est-ce que vous êtes un groupe de metalcore progressif pour proposer tous ces éléments ?

Romain : On garde avec plaisir le côté progressif a contrario du metalcore qui n’est pas une influence pour nous. Cependant définir précisément notre style actuel est plus difficile, car nous ne voulons pas et ne pensons pas appartenir à un style en particulier. A l’inverse on s’efforce de trouver notre son et y attacher les influences de chacun.


Est-ce que le fait de proposer cette multitude ne constitue pas un risque que les auditeurs soient perdus, ne pouvant mettre des mots, identifier votre personnalité ou votre style ?

Guillaume : On préfère tenter des choses plutôt que de se cantonner dans un style prédéfini. La musique de notre EP n’est pas non plus ultra déconstruite, on est sur quelque chose de groovy sur lequel tu peux bouger facilement.


Certaines chroniques soulignent que votre musique doit affirmer sa personnalité, est-ce que vous comprenez cela ?

Guillaume : Ouais, on est plutôt d’accord avec eux sur le fait que notre premier EP est un peu trop linéaire. Mais c’est quelque chose sur quoi on travaille.


Dans quelle mesure souhaitez-vous affiner votre style pour peut-être répondre à ces critiques ?

Guillaume : On est déjà sur l’écriture de l’EP n°2. On se met bien plus de contraintes pour la composition, là où "A Frightful Piece of Hate" est bien plus instinctif. Ce que je peux t’en dire pour te répondre c’est que ce sera plus lourd, plus dynamique et plus progressif.


Je trouve étrange que l’on ait du mal à comprendre votre personnalité, alors que votre mélange de styles est assez inédit, et que votre personnalité est là : la pluralité, comment expliquez-vous cela ?

Nico : Merci ! (rires) Comme on te l’a déjà dit plus haut, pour nous c’est important d’exploiter cette pluralité pour définir notre propre style. En dehors du metal on a beaucoup d’influences variées qu’on essaye de s’approprier.





Quels sont les thèmes abordés dans vos chansons, car on sent de vraies préoccupations sociales, un vrai désenchantement (‘Master of Thought’) ?

Nico : On essaye d’exprimer des choses qu’on ressent ou qui sont concrètes pour nous, comme l’oppression, le rejet ou même le malaise social.

Guillaume : Pour 'Master of Thought' on parle des règles et des brides que t’impose la société. Du fait que pour "l’élite" de notre monde, nos valeurs, nos convictions ne valent pas le coup d’être défendues. C’est une chanson sur la révolte, le contrôle de masse et sur l’importance de remettre en cause les règles qu’on nous impose.


On sent aussi une vrai rébellion, une vrai révolte contre l’ordre établi, êtes-vous en cela héritiers du mouvement punk, êtes-vous punk métalleux ?

Guillaume : Héritiers je sais pas (rires), mais pour ma part je me sens très proche des valeurs prônées par certains mouvement anarchistes.


Est-ce que ‘Extremist Terrorist’ est en lien avec ce qui s’est passé au Bataclan ou les attentats survenus en France?

Guillaume : 'Extremist Terrorist' parle pas précisément des attentats, le sujet visé est plus celui de l’extrémisme et du terrorisme dans le monde. Autant du côté des terroristes qui ont attaqué le Bataclan, que de celui des gouvernements occidentaux qui en prônant leur "supériorité" détruisent des pays entiers et mènent des peuples à la misère.


Comment avez-vous vécu ces attentats perpétrés sur notre territoire ?

Nico : Bien sûr on  été très marqués, forcément on écume pas mal les salles de concerts alors on a eu l’impression d’être touchés de très près. Après je ne crois pas que cet événement ait eu un impact sur notre musique. On était déjà révoltés contre ça avant, ça n’a fait que l’entretenir.


Votre musique est extrême, mais vous semblez par ailleurs dénoncer d’autres extrémistes, est-ce que c'est paradoxal ou alors la musique extrême est engendrée par la colère envers ces autres extrêmes ?

Sidious : Oui… Notre musique découle de la colère… La colère nourrit notre pouvoir dans le côté obscure ! Nous sommes d’effroyables seigneurs Sith… "Hail Sidious" (rires).


Vous sentez-vous vous-même justiciers (‘La Ligue des Justiciers’) dans le monde de la musique ? Vous rendez justice à qui ?

Sam : Alors non, on ne se sent pas justiciers, ce qu’on appelle 'La Ligue des Justiciers' ce sont des personnes qui en pensant bien faire dénoncent, surveillent et portent plainte dès qu’ils pensent leur confort un peu dérangé. Ceux qui ont peur de la différence et qui agissent comme des collabos modernes.

Romain : En y réfléchissant… C’est vrai que notre bassiste à tendance à se prendre pour Batman


Votre album se finit par les chansons ‘Freedom’ et ‘I’ll Never’ comme si effectivement la liberté était le credo essentiel du groupe ? Est-ce le cas ?

Nico : Oui totalement ! On prône la liberté, du moment qu’elle n’est pas extrême.





Est-ce que cette multitude de styles est votre liberté ?

Sam : D'une certaine manière ça crée une certaine liberté artistique de ne pas se contenter d’un seul style.

Nico : Notre liberté c’est aussi de pouvoir s’affranchir de la multitude si un jour on en ressent l’envie.


Pourquoi ne pas chanter en français, sachant que vous avez un titre en français (‘La Ligue des Justiciers’) et que l'on sent une envie d'affirmer votre identité francophone, car je pense que les mots français sont plus perturbants que l’anglais ?

Guillaume : Il n'y a pas d’envie d’affirmer ni même de renier. A l’époque où j’ai écrit les textes de l’EP j’écoutais pas beaucoup de musique chantée en français, donc je n'avais pas envie d’en inclure. J’ai cependant de plus en plus l’envie d’ajouter du français dans nos titres, donc j’imagine que ça évoluera avec le temps.


Avec les thèmes qui semblent se répondre, est-ce que votre disque est un concept ou du moins suit-il un fil rouge ?

Nico : Sur cet EP on n'a pas réfléchi selon un fil rouge. La composition à été instinctive. On est sortis avec une dizaine de compos pour n’en ressortir finalement que sept qui étaient cohérentes entre elles. Puis on en a composé une dernière pour annoncer la couleur de ce qui arrive.


Comment s’est passée l’étape de composition, est-ce que vous avez dû supprimer des éléments, faire des compromis ?

Nico : Effectivement on a retiré des choses qui du coup ne sortiront jamais… Mais c’est pas plus mal (rires).


Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur l’étape d’enregistrement et de production de cet album ?

Nico : On a enregistré l’EP en deux fois. On s’est impliqués au maximum sur tous les processus vu qu’on avait déjà une idée d’où on allait.


Nous sentons un énorme potentiel musical et scénique derrière votre album, comment comptez-vous l'exploiter dans le futur ?

Chef du City Wok : On a prévu de nous tremper dans de la sauce aigre douce… Tout est toujours meilleur avec de la sauce aigre douce… "#libérezBlatMan"

Guillaume : On va tourner un maximum pendant l’année qui arrive pour faire découvrir notre musique et notre sauce aigre douce à un maximum de monde, dans l’espoir d’élargir notre public d’ici l’arrivée de notre deuxième EP !


Qu’est-ce que nous pouvons attendre pour la suite ? Est-ce que vous avez déjà des idées pour le prochain album ?

Guillaume : Ouais, on est déjà bien ancrés dans notre phase de composition pour le prochain album qui sera certainement un EP ! On compte vraiment faire passer notre musique à un tout autre niveau, on est bien plus ambitieux qu’on ne l’a jamais été. On compte revenir avec un nouvel opus beaucoup plus sale, lourd, progressif et cohérent.


On a commencé l'interview par la question la plus posée, qu'elle est celle que vous auriez aimé qu'on vous pose ?

FreeHowling : Est-ce votre ultime bafouille ?





Plus d'informations sur https://www.facebook.com/freehowlingcrew/
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