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TITRE:

I DON'T KNOW HOW BUT THEY FOUND ME


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK ALTERNATIF



Nom de Zeus, Marty ! Music Waves a un rendez-vous au Hard Rock Café pour rencontrer les américains de I Don't Know How But They Found Me à l'occasion du premier EP du groupe : "1981 Extended Play"
CALGEPO - 30.01.2019 -
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Je ne sais pas comment mais Music Waves a réussi à me retrouver... pour une interview à l'occasion de la sortie de "1981 Extended Play"


Nous aimons commencer nos interview par la question qu'on vous a trop posée et à laquelle vous êtes fatigués de répondre, quelle est cette question ?


Dallon : Oh il n'y a pas de questions comme ça, je pense que les gens nous connaissent pas encore bien et qu'ils sont curieux de savoir qui nous sommes. Je suis toujours ravi de répondre à des questions sur le fait de savoir ce que nous faisons.

Ryan : Oui, c'est légitime de savoir quel projet nous portons.

Dallon : L'une de ces questions pourrait concerner certainement notre nom de groupe ridicule mais chaque groupe a un nom ridicule, qu'est ce que vous en pensez (Rires) ? Sauf peut être pour Led Zeppelin, leur nom est très bon (Rires).





La raison principale de ce projet est que je voulais ouvrir un portail sur les artistes qui m'ont influencé


Le nom du groupe est tiré d’une réplique de Retour Vers le Futur alors que votre musique pourrait être qualifiée de retour vers le passé en puisant dans la new-wave votre côté rétro que l’on peut voir dans vos vidéos et certaines de vos sonorités, et en même temps un côté très pop moderne alternative. Quelle est la part de chacune de ces époques dont vous vous inspirez ?

Dallon : La raison principale de ce projet est que je voulais ouvrir un portail sur les artistes qui m'ont influencé comme les Sparks, David Bowie, T Rex, des groupes que je voyais dans des anciennes émissions. J'étais tellement fasciné par eux que j'aurais aimé faire partie de leurs shows mais malheureusement c'est impossible. C'est la genèse de notre projet. Je pense que c'est cool d'avoir un groupe comme nous. Avec internet maintenant j'ai pu découvrir tellement d'artistes que je ne connaissais pas et que j'ai appris à connaître récemment. Je peux citer les Sparks que j'adore et je ne connaissais pas avant de les découvrir grâce à internet.





Tu ne les connaissais pas avant ? Pourtant ils existent depuis la fin des années 70, quelque chose comme ça, et j'écoutais ça à la radio, ils ont d'ailleurs fait un clip avec Catherine Ringer des Rita Mitsouko....

Dallon : Vraiment, j'adore les Sparks, c'est devenu mon groupe favori et cette découverte m'a vraiment inspiré et j'ai essayé de recréer l'ambiance de ce groupe dans notre projet.


Dans vos clips on vous voit comme si vous étiez diffusés en direct sur les chaînes de TV. Est-ce que vous auriez aimé faire de la musique dans les années 70-80 ?

Dallon : Oh oui... absolument


Et vous pensez que vous auriez eu autant d'influence à cette époque ? Vous mentionnez internet, et si vous aviez vécu à cette période puis avec l'avènement d'internet vous auriez eu une belle exposition....


Dallon : Oui, comme les Sparks qui ont tellement influencé des groupes qui sont venus après eux... Il y a eu Queen également qui a apporté tellement de choses... C'est difficile de mesurer une éventuelle influence ...


Avec internet beaucoup de groupes émergent et sortent leur musique en ce réclamant d'un tel ou d'un tel, mais le revers c'est qu'il y a tellement d'offres maintenant et pas toujours de qualité et ça devient difficile de trouver de bons trucs parmi toute cette offre


Il y a des groupes qui ont ainsi influencé pas mal de groupe qui se réclament d'eux, je pense à Tool plus récemment qui a eu une influence considérable par le l'émergence d'internet notamment et je n'ose pas imaginer ce que ça aurait pu être pour les Sparks si internet avait existé à leur époque ...


Dallon : Oui, c'est difficile de mesurer ce résultat. Aujourd'hui, avec internet beaucoup de groupes émergent et sortent leur musique en ce réclamant d'un tel ou d'un tel mais le revers c'est qu'il y a tellement d'offres maintenant et pas toujours de qualité et ça devient difficile de trouver de bons trucs parmi toute cette offre.





Dans votre cas, je pense que vous êtes dans la bonne catégorie, vous êtes là aujourd'hui en France pour votre promo...


Dallon : Oui nous sommes très chanceux pour ça....

Votre EP est très court mais très diversifié. Il y a du rock dans un genre Muse (‘Choke’), une pop assez expérimentale (‘Social Climb’) à la Everything Everything, une pop très mélodique et immédiate assez new-age avec (‘Bleed Magic’) ou funky (‘Do It All The Time’). Quel est l’objectif en sortant votre EP ? Donner un avant-goût d’un futur album aux gens ? Se donner un terrain d’expérimentation et faire un tri plus fin ensuite dans un album ?


Dallon : Parfaitement, nous voulons apporter aux gens un maximum de styles musicaux, de la variété mais tout en conservant une certaine cohérence.

Ryan : Et surtout qu'ils ressentent énormément de fun. Vous savez les gens vont peut être découvrir comme nous ces anciens groupes à travers nous, être curieux comme nous l'avons été

Dallon : Et peut être devenir des fans de ces groupes, peut-être aussi de nous.





L’EP débute par une courte introduction étrange comme un spot publicitaire présentant le groupe. Pourquoi ce choix étonnant dans un EP ?


Dallon : Je voulais donner le ton de l'album par cette introduction et la meilleure façon de le faire était de retranscrire le souvenir d'enfant que j'avais de bouquins avec des sons qui annonçaient l'histoire, et je trouvais que ça avait un certain charme d'écouter en tournant les pages du livre. Je pense que ça n'existe plus maintenant et je voulais capturer cet instant et ce souvenir. Cela annonce ce que sera l'album et je trouvais ça logique de le faire sous cette forme.


Dans la même idée de choix surprenant pourquoi les deux titres ‘Choke’ et ‘Bleed Magic’ se terminent sur des bruitages bizarres ?


Dallon : Je trouvais cela intéressant, comme c'est un EP assez court, d'avoir une sorte de vignette sonore un peu étrange pour marquer notre identité.


Nous aimons challenger l'auditeur sur ce qui se passe ou se dit dans notre musique


Le groupe joue sur l’opposition des époques comme on l’a souligné, mais aussi dans la musique : il y a des contrastes forts comme par exemple dans ‘Choke’ dont les textes sont assez sarcastiques et sombres ( « wouldn't hesitate To smile while you suffocate and die And that would be just fine And what a lovely time That it would surely be So bite your tongue And choke yourself to sleep ») alors que la musique est très positive et enjouée. Quel effet recherchez-vous en appuyant de cette manière les contrastes ?

Dallon : Nous aimons challenger l'auditeur sur ce qui se passe ou se dit dans notre musique. Avoir du bruit en fond sonore et lui permettre d'interpréter les paroles et penser par lui même, on évoque la mort aussi. Construire cette opposition est un exercice amusant et nous avons pris du plaisir à être sarcastiques, un peu à l'image d'Elvis Costello qui est le maître du sarcasme. Nous aimons à la fois paraitre happy mais en même temps sombres, c'est une de nos marques de fabrique et qui nous caractérise.





La musique de IDKhow est d’apparence très légère par son côté mais quand on écoute bien on entend beaucoup de détails et d’arrangements. Comment travaillez-vous la construction des morceaux ? Que composez -vous en premier, les textes ou la musique ?

Dallon : Parfois l'un parfois l'autre. Une fois ça peut commencer par le titre de la chanson, une autre par une ligne de basse. C'est assez schizophrénique en fait. On est partis pour ce projet de zéro, sans aucun budget, on s'est cherché un peu c'est pour ça qu'il n'y a pas de recette déterminée dans notre travail.


Je pense qu'avant d'être gestionnaires, nous sommes d'abord des musiciens et le fait d'avoir plus d'argent ne nous apportera pas plus d'inspiration.



Et pouvons nous dire que ce "fais-le toi même" pourrait disparaitre avec la signature, je suppose avec un label, qui vous donnera peut être un budget, ne craignez-vous pas de perdre cette fraicheur ?

Dallon : C'est un risque qui existe, le fait de se perdre avec de l'argent qui arrive ainsi. Mais en fait, pour moi composer et écrire de la musique est quelque chose qui est en moi, c'est mon but et mon objectif qui permet de garder une certaine intégrité....

Ryan : Je pense qu'avant d'être gestionnaires, nous sommes d'abord des musiciens et le fait d'avoir plus d'argent ne nous apportera pas plus d'inspiration. Cela peut vous apporter peut-être plus de liberté, quoique, mais rien de prévaut la création et ce que nous sommes avant tout.


Vous dites que votre musique ne doit pas être simplement une musique de fond, y a-t-il un message que vous souhaitez délivrer dans vos chansons ?


Dallon : Il y a plusieurs messages dans cet EP, notamment que l'aspect toxique des médias, de la culture de masse et de celle d'Hollywood...


Est ce que ça veut dire que vous mettez une part de votre propre expérience, peut-être celle que tu as eue avec Panic At The Disco ?


Dallon : Je pense oui, 100% de nos chansons sont inspirées de ma propre vie. Ce que j'ai écrit de meilleur est issu de mon existence, de mon environnement.


Et penses tu être plus libre maintenant que tu l'étais en faisant partie de Panic At The Disco ?


Dallon : Créer ma propre liberté est la chose la plus importante. Le fait d'avoir fait ce projet participe à cela. Et la conserver est primordial pour Ryan et moi. Vous savez, je commence à avoir de l'expérience dans ce business et avoir quelqu'un qui me dise il faut changer ça ou ça ou ça, je pense que je ne le supporte plus. Panic a eu beaucoup de succès, je ne peux le renier mais avoir quelqu'un qui vienne me dire qu'il faut modifier cette idée parce que ça lui convient pas, ce n'est plus pour moi. Ce que je recherche c'est ma tranquillité dans la création.





Peut-être que tu as perdu une part de ton âme ....


Dallon : Ce fut le cas oui, car il a fallu faire beaucoup de compromis et là je n'en fais plus ....


Mais votre musique est faite pour le grand public, pour atteindre énormément de monde, et je ne serai pas surpris si vous faites quelques compromis ....


Dallon : Je pense que cela dépend des compromis.

Ryan : Dans notre projet les rôles sont bien répartis et je pense que nous n'avons pas besoin d'une personne pour nous dire comment travailler, chacun son propre travail, nous nous occupons de la création, c'est notre part.

Dallon : Beaucoup font des compromis pour pouvoir passer à la radio et il y a des gens qui sont là pour trouver ce qu'il faut faire pour pouvoir être diffusé, qui ont des trucs mais je préfère faire une musique qui soit authentique plutôt que populaire.


Le chant est particulièrement expressif avec des profondeurs dans le souffle qui font penser au chant de Bellamy dans Muse. De même la musique de IDKHow sonne très brit'pop. Est-ce que la culture anglaise est votre principale influence ?


Dallon : Absolument, j'ai découvert les Beatles à quatorze ans...


Qui ça ?

Dallon ; Un groupe obscur....





Je ne sais pas si vous connaissez cette anecdote de Paul Mc Cartney qui a été refoulé d'un club car il n'était pas assez VIP ...


Ryan : (RIres) Oui, je me souviens c'était il y a deux ans, il avait déclaré : "nous ne sommes pas assez VIP, il nous faudrait plus de hits...." Je pense qu'il a eu des problèmes après cette scène.


Vous venez de Salt Lake City dans L’Utah, une ville plus connue pour son équipe de basket et sa communauté mormone que pour ses groupes de rock. De quelle nature est la scène rock la-bas ?

Ryan : Je pense qu'il y a tout un univers créatif qui prend de plus en plus d'importance dans l'Utah...

Dallon : Oui, la créativité devient de plus en plus importante dans cette région, il y a de plus en plus de bonne musique faite là bas. Il y beaucoup de clubs de Jazz, je pense qu'il y a de plus en plus de place pour l'amusement, les loisirs et les gens on plus conscience du côté artistique de l'Utah. Et c'est ainsi qu'ils s'intéressent de plus en plus à à la musique. Il y a beaucoup de groupes qui jouent de la bonne musique, qui ne sont pas encore connus mais qui ont beaucoup de mérite.


Tu es mormon aussi, tout comme le chanteur d'Imagine Dragons, on peut te souhaiter autant de succès que lui ?


Dallon : Ce groupe est tellement énorme et rencontre beaucoup de succès...


Ils sont énormes mais ne penses-tu pas que c'est en raison de compromis dont on parlait tout à l'heure ?

Dallon : Je ne sais pas ce qu'ils ont fait pour en arriver là, je ne peux donc juger mais cela n'empêche pas de me réjouir de leur succès et de ne pas être envieux de cela.


Qu'est ce que vous attendez de cet EP ?


Dallon : Nous avons commencé ce projet sans rien attendre hormis prendre du plaisir à le faire et après ce qui se passe après ne nous appartient pas. Être là est déjà du bonheur.


Les premiers extraits de votre EP sont rentrés dans le Billboard américain, est ce que ça veut dire qu'il y a une place pour IDK en Amérique ?


Dallon : Au début je ne pensais pas. Je pensais être un gars qui propose de la musique obscure mais pas être celui qui pourrait introduire la jeune génération à des groupes anciens comme ceux qui m'ont inspirés. Mais voir la réaction des fans, voir des gens qui s'intéressent à ce que nous faisons me rend heureux.
Je pense que ce qui compte c'est d'être créatif et faire ce qu'on aime faire.


Et qu'en est-il de la France ?

Ryan : Nous aimons venir ici, pour jouer en concert.


Vous pensez qu'il y a un public ici car la France n'est pas réputé pour être un public très rock ?


Dallon : Je pense oui, il y beaucoup d'artistes français que j'ai découvert comme Maurice Chevalier... (Rires). Oui, je sais, c'est très ancien !


Nous avons mentionné les Sparks, les Rita Mitsouko ont fait un duo avec eux... Le groupe n'existe plus car le guitariste est décédé mais leur duo était formidable avec Catherine Ringer qui est aussi folle qu'eux, je vous conseille d'aller voir la vidéo...

Je vais écouter ça sur internet avec intérêt, tu m'as donné envie de découvrir ça.


Nous avons commencé l'interview par la question trop posée, quelle est celle à laquelle vous aimeriez répondre ?


Dallon : J'aime répondre sur les questions sur notre nom





Mais nous avons un indice, c'est tiré d'un film...

Dallon : Mais j'aime l'expliquer, c'est un long nom, et la réponse est parce que... nous ne sommes pas supposés être ainsi, nous ne sommes pas supposés être deux, nous ne sommes pas supposés être ainsi avec des cheveux bleus.... Si vous êtes curieux venez nous découvrir et si vous ne souhaitez pas tant pis.


Merci beaucoup

Merci à vous.


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/idkhow/
 
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