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TITRE:

JETHRO TULL - SALLE PLEYEL - 24 NOVEMBRE 2018


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

ROCK



La locomotive à bout de souffle
ROCK'N'RAW - 18.12.2018 -
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JETHRO TULL                                  

                           

Ian Anderson et Jethro Tull, qui fête ses cinquante ans d’existence, nous donnent, ironie du sort, rendez-vous le jour même où certains gilets jaunes nous rejouent, eux aussi cinquante ans plus tard, mai 68.

La Salle Pleyel, lieu du concert, est même obligée sur la toile, dans l’après-midi, de confirmer que la prestation est maintenue et aura bien lieu.

En arrivant devant la salle, vers dix-huit heures trente, on se rend compte que l’air est encore chargé de gaz lacrymogènes et des effluves des incendies qui ont émaillés l’ensemble du quartier tout l’après-midi.

D’ailleurs, dès l’ouverture des portes, tout le monde s’engouffre dans le hall de la salle pour trouver un soupçon de protection et de calme.

Une autre surprise attend les spectateurs, aucune photo et vidéo ne sera autorisée. C’est pourquoi, cette chronique reste vierge de toute illustration.





Il est loin le temps (cinquante ans plus tôt) ou le maître mot était « il est interdit d’interdire ». Maxime, certainement bien connue d’un public constitué d’un bon nombre d’anciens hippies.

Ce soir, Jethro Tull va revisiter sa carrière qui, avouons-le, plus prolifique à ses débuts que lors de ces dernières décennies.

Pour rappel Jethro Tull a été un des pionniers et groupe majeur du mouvement progressif rock anglais du début des seventies, au même titre que Yes, Emerson Lake & Palmer, Pink Floyd et quelques années plus tard Genesis (avant que Phil Collins ne phagocyte le groupe).

Le concert, qui se décompose en deux sets d’environ cinquante minutes chaque, fait la part belle aux morceaux des premiers albums qui sont joués par ordre chronologique.

Ainsi, ce sont d’abord cinq morceaux de l’album This Was (My Sunday Feeling, Love Story, A Song For Jeffrey, Some Day The Sun Won’t Shine For You et Dharma For One), deux morceaux de l’album Stand Up (New Yesterday et Bourrée In E Minor) puis The God d’Aqualung et une partie de Thick As A Brick (extrait de l’album éponyme) qui viennent clôturer le premier set.

L’interprétation des morceaux est impeccable et nous replonge dans les années de gloire du groupe à un détail près… Ian Anderson n’a plus les capacités vocales d’antan.  Autant les performances musicales, solos de flute et harmonica, ne souffrent d’aucune critique, les parties vocales sont anémiées et donnent l’impression que Ian Anderson est devenu asthmatique.

Après un entracte de vingt minutes, on repart, pour le second volet de la soirée qui se compose des chansons éponymes des albums qui ont fait suite dans la carrière de Jethro Tull.

A savoir, A Passion Play, Too Old To Rock’n Roll (de circonstance ?..), Song From The Wood, suivi de Ring Out Solstice Bells du même album, puis Heavy Horses suivi de Past With Company, FarmOn The Freeway (de Crest Of A Knave) pour finir bien évidemment par l’emblématique Aqualung.
Le problème vocal est particulièrement criant lors de cette chanson car Ian Anderson laisse le job à une voix off matérialisée par un chanteur-acteur apparaissant sur l’écran géant, se trouvant sur le back- de la scène.

Cet écran, qui permet tout au long du concert d’illustrer les chansons, voit apparaitre entre chaque chanson, d’anciens membres de Jethro Tull au court des âges (sauf Martin Barre …) dont Tony Iommy, qui fut membre du groupe quelques semaines durant, avant de partir former Black Sabbath.
Nous retrouvons aussi des messages de Joe Bonamassa, Joe Elliott (Def Leppard), Steve Harris (Iron Maiden) et Slash fans depuis toujours du groupe de Blackpool.

Le show ne pouvait pas se terminer sans le mythique morceau qu’est Locomotive Breath. John O’Hara (claviers), David Goodier (Basse), Scott Hammond (Batterie) et le brillant Florian Opahle (à la guitare) font encore preuve d’une grande maitrise et portent le morceau à bout de bras car les limites de Ian ne seraient que plus criantes sans eux.

Jethro Tull bien évidemment fait un triomphe mais certainement plus grâce à une certaine nostalgie et une reconnaissance de l’œuvre par public que pour la performance  du leader du groupe. Dommage de finir sur cette note, mais hélas réelle.



Plus d'informations sur http://www.j-tull.com
 
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