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A PROPOS DE:

ANTHROPIA (2 JUILLET 2009)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL PROGRESSIF

A l'occasion de la sortie de son 2e album (The Chain Reaction), Anthropia a de nouveau fait parler de lui en termes élogieux cette année. Désireux de mieux connaître l'homme derrière le projet, nous sommes partis à la rencontre d'Hugues Lefebvre !
NIURK - 23.07.2009 - 2 photo(s) - (0) commentaire(s)
Salut Hugues, et merci tout d'abord d'avoir accepté cette interview !
Salut Loïc et je t’en prie, c’est un plaisir !

Peux-tu faire une brève présentation de toi et ton groupe pour nos lecteurs ?
Bien sûr. Je m’appelle Hugues Lefebvre, et j’ai formé le groupe Anthropia, qui était à la base un projet solo créé en 2003. Un premier album « The Ereyn Chronicles Part One » est sorti chez Magna Carta en 2006, album qui était vraiment le fruit d’un travail personnel puisque je m’étais chargé de tous les instruments, excepté la batterie. Lorsqu’il a fallu assurer les premiers concerts du groupe, je me suis entouré de Nathalie Olmi (chant), Yann Mouhad (guitare lead), Julien Negro (basse) et Damien Rainaud (batterie) qui avait déjà joué sur l’album ; je m’occupe quant à moi du chant et des guitares électriques et acoustiques. De fil en aiguille, le projet est devenu un véritable groupe et nous avons sorti il y a quelques mois le 2ème album « The Chain Reaction », qui est à mon sens beaucoup plus abouti que TECPI.

Tu viens donc de sortir ton deuxième album "The Chain Reaction" cette année, la presse spécialisée est unanime quant à la qualité de ton travail, comment le vis-tu ? Est-ce que quelque chose a changé avec cette nouvelle réussite ?
C’est honnêtement un réel plaisir et une satisfaction personnelle de voir que l’album est si bien accueilli… En effet, après tous les sacrifices qu’un tel projet demande on se dit simplement que ça en valait la peine !
Toutefois, le business de la musique étant ce qu’il est aujourd’hui, Anthropia ne nous permet pas de vivre, nous avons tous des projets parallèles, musicaux ou autres. Mais avoir déjà une certaine reconnaissance au niveau national et international est une chose très importante à nos yeux, et l’on continuera à travailler d’arrache-pied pour que le groupe grandisse davantage.

Tu étais signé chez Magna Carta, qui fait figure de référence dans le milieu du Métal Progressif, pourquoi avoir quitté ce label pour fonder le tien aussi vite ? Y avait-il des divergences entre vous ? Est-ce pour avoir plus de liberté ?
Au sujet de Magna Carta, nous remercions ce label qui nous a permis de sortir le premier album à grande échelle. C’était notre premier contrat pro et nous avons beaucoup appris. Mis à part cela, il est vrai que nous avons toujours eu une âme d’indépendants : nous faisions déjà beaucoup de choses par nous même : la prod et l’artwork de nos disques, nos vidéos, … L’aspect business nous intéressait également. C’est pourquoi après la séparation d’avec Magna Carta – en partie pour divergence musicale- , nous avons monté, avec l’aide de proches du groupe, Adarca Records, qui pour l’instant se consacre exclusivement aux sorties d’Anthropia. Nous sommes à présent 100% indépendants, ce qui nous permet comme tu l’as souligné d’être complètement libres à tous les points de vue. Nous recherchons bien entendu toujours des partenaires, surtout au niveau de l’organisation de concerts, mais je ne regrette pas d’avoir lancé le groupe dans cette voie.

Ton premier album ouvrait un concept, "The Chain Reaction" est une parenthèse, le prochain album sera-t-il la suite du premier ?
Effectivement, le thème du prochain album est déjà défini depuis un moment et nous allons d’ici peu nous pencher plus et très sérieusement sur l’écriture de celui-ci. Mais c’est encore un peu tôt pour en parler, et surtout en dévoiler la teneur (rires). Tout ce que je peux dire, c’est que j’aime surprendre et que j’ai une quantité d’idées de concepts en tête. La suite des chroniques d’Ereyn verra bien le jour, pas d’inquiétude, mais je préfère ne rien planifier à l’avance. Ce qui est sûr c’est que nous ferons un effort particulier sur chacun de nos albums afin de proposer à chaque fois un album unique avec une ambiance bien particulière. A ce niveau là, on va bien se faire plaisir sur le prochain disque !

Tu évoluais dans un genre plus fourni, plus power-métal sur ton premier disque. Ton second disque est plus épuré, est-ce la maturité ou un choix artistique délibéré ?
Même si je reste très fier de The Ereyn Chronicles, il y a quelques erreurs de jeunesse qui m’y gène un peu aujourd’hui, notamment une sensation de vouloir « trop en mettre » là où il n’y en a pas besoin. Effectivement, ce second est plus épuré, plus mature, mais il n’en reste pas moins complexe à mon sens. Nous faisons de la musique « progressive » dans le sens où nous évitons les clichés du genre, et non dans le sens de mettre le plus de notes possibles à la seconde. L’important dans la musique à mes yeux, est de faire ressentir de l’émotion à l’auditeur, quelle qu’elle soit – douce ou violente – et si ça passe par faire de la musique plus épurée, ça ne me pose pas de problème (rires).

D'ailleurs au sein même de "The Ereyn Chronicles" on trouvait du Power, du Symphonique, du Folk... quelles sont tes influences pour arriver à un tel melting-pot ?!
Je dirai que même si je suis très loin de connaître en détails tous les styles et tous les groupes qui les ont fait connaître, je ne me borne pas à un seul style, et j’essaye de poser une oreille sur tout, car il y a du bon à prendre partout. Concernant mes influences, je suis bien sûr fan de metal, mais aussi de Sting, de guitare classique et même de Brassens (rires) ! Ensuite pour arriver au style d’Anthropia, j’écris juste sur le moment la musique que j’ai envie d’entendre et même si elle est résolument métal, ça ne me dérange d’incorporer des éléments étrangers à ce type de musique afin d’apporter quelque chose d’intéressant et nouveau.

En parlant de choix artistique, tu avais composé "The Ereyn Chronicles" accompagné du seul Damien (ton batteur). Le recrutement d'une équipe complète pour le passage à la scène, et le fait de retourner en studio avec eux a-t-il changé ton rapport à ta musique ? Restes-tu seul maître à bord comme un Arjen Lucassen, ou t'inscris-tu à 100% dans une logique de groupe ?
Même si Anthropia est à présent un vrai groupe, il est vrai que je resterai le « directeur artistique » du groupe, dans le sens où je sais exactement où je veux aller avec celui-ci. Je me suis chargé de la quasi-totalité de la composition des titres sur The Chain Reaction pour la simple et bonne raison, que lorsque le projet est devenu un vrai groupe plus de 80% de l’album était déjà composé. Pour le prochain disque la situation sera différente et je serai ravi de pouvoir intégrer ce que les membres du groupe pourront apporter comme idées de chanson !

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Tu as démontré en 2 albums des talents de guitaristes exceptionnels, penses-tu te lancer dans un projet de type Guitar-Hero à l'avenir ?
Je ne pense pas, je n’ai pas vraiment l’âme du guitar hero, je préfère de loin mon job de compositeur qui me permet de mettre mes idées et mes émotions en musique. Et puis le concept de guitar hero me fatigue un peu, les démonstrations techniques, le shred à fond ce n’est pas trop mon truc… Je crois que j’en ai eu tellement marre pendant ma jeunesse de voir les uns et les autres (internationaux ou simplement dans mes connaissances) se battrent pour savoir qui jouera le plus vite, que je suis de plus en plus réfractaire à ce type de projet :)

Autre point commun à tes albums : ce sont tous les 2 des concepts ! Tu accordes une grande importance aux textes ? Est-ce que c'est une contrainte que tu t'imposes ou la seule façon dont tu t'imagines composer ?
Ce n’est même pas de l’ordre de la contrainte ou de la nécessité, c’est simplement une chose qui se fait naturellement : j’aime les livres, le cinéma, les histoires racontées en général (je suis roliste également)… Cela me semble donc tout indiqué que ma musique raconte une histoire, d’autant plus qu’une fois le concept écrit en détail, la musique et les paroles viennent vraiment facilement. D’autre part on sent du coup une unité sur un même album, ce qui est loin d’être toujours le cas avec les albums non-concepts. Et j’aime ça ! Pouvoir s’immerger dans un monde imaginaire pendant 1h, sortir de notre quotidien trop « métro-boulot-dodo », c’est vraiment très rafraîchissant.
Enfin, rien n’oblige les gens à se taper l’album en entier, les chansons se suffisent également à elles-mêmes ! (rires)

Et en parlant de texte tu interviens en Français sur le dernier titre de "The Chain Reaction" : bientôt un album dans la langue de Molière ? Penses-tu que ce soit un obstacle pour s'exporter et que l'anglais soit un passage obligé ?
Un album en français n’est pas prévu pour le moment, mais c’est vrai que j’aime assez l’idée d’incorporer des textes en français dans mes chansons. Ensuite il faut être réaliste, dans le business musical d’aujourd’hui, il faut faire le maximum pour toucher le plus de personnes possible, et la langue de Shakespeare est tout indiquée pour cela… Mais tout dépend du moment et de la façon dont c’est opéré, regarde Rammstein, ils ont conquis le monde avec leur langue maternelle, c’était pourtant pas gagné au début (rires).

Etre français et jouer du métal : un paradoxe ?
Ben c’est ce que je commence à croire, je me demande même comment j’ai pu atterrir la dedans (rires) Quelque fois je me dis, que je pourrais me « forcer » à opérer dans un registre plus commercial, rock voire pop… Mais bon, rien n’y fait pour le moment, il n’y a que le métal qui me fasse vraiment vibrer !

Dans le style Metal-Prog, on voit de plus en plus de métissage avec les musiques extrêmes. Te semble-t-il possible de continuer à innover dans ce genre sans passer par l'extrême ? Si oui, par quels biais ?
J’étais il y a quelques temps vraiment réfractaire au métal extrême… et c’est toujours un peu le cas (rires) Il n’y a guère qu’Opeth que j’adore je dois dire. Mais voila ce groupe propose aussi des ambiances douces, planantes, rock…C’est par-dessus tout cet éclectisme que j’apprécie et qui permet de ne pas lasser. Je comprends ce besoin que certains ressentent d’écouter de la « violence » en musique, mais de mon côté j’ai vraiment besoin de ressentir plus que ça dans un morceau. Maintenant il ne faut jamais dire jamais, puis une p'tite voix Death bien faite (comme celle d’Akerfeldt d’ailleurs) de temps en temps, ben ça fait bien par ou ça passe hein ! (rires)

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Quels sont tes groupes de chevet ces temps-ci ? Tu es originaire de Nice d'ailleurs, connais-tu tes compatriotes de Spheric Universe Experience ?
Ca va peut-être te surprendre, mais ce ne sont pour la plupart pas des groupes de métal en ce moment. Je vais bientôt me remettre à composer pour le 3eme album, et je ressens un besoin de ne pas écouter de métal, afin de m’inspirer un peu. Donc en ce moment, c’est beaucoup de guitare classique - je vais d’ailleurs essayer de développer encore plus cet aspect dans les morceaux, étant guitariste classique de formation – avec Roland Dyens, Pepe Romero, Narciso Yepes,… mais aussi du Souchon pour les textes poétiques, du Sting aussi… Bien sûr j’écoute du metal mais pour la plupart ce sont des vieilleries ! (rires) Il doit y avoir le Seventh Son Of A Seventh Son de Maiden, Perfect Element de Pain of Salvation, The Human Equation d’Ayreon, …

Ton premier album sonnait à quelques reprises comme du Symphony X, le deuxième plus comme du Ayreon... Y a-t-il des groupes avec lesquels tu aimerais travailler ?
Peut-être pas travailler, mais discuter musique, arrangements, instruments,… déjà ça serait bien !(rires) Si je bossais avec Arjen Lucassen ou Michael Romeo sur un titre, je crois que j’oserai pas avancer une idée par respect pour eux (rires).
Mais bon en mettant ça de coté, oui faire un truc avec Arjen, Daniel Gildenlow ou Russel Allen me botterait bien !

Y a-t-il d'autres styles que le métal que tu aimerais aborder en solo ou dans une autre formation ?
Pas pour le moment, car comme je l’ai dis plus haut, je ne veux pas me borner au métal avec Anthropia, donc si j’ai envie d’un style, je le fais avec le groupe ! Avec bien sûr des touches de métal par-ci par-là, car c’est surtout les mélanges qui m’intéressent. Je parlais de la guitare classique un peu plus haut, et j’aimerai assez je dirai. Je l’ai déjà un peu fait avec mes 2 premiers albums : The Desert Of Jewels (sur TECPI) contient la mélodie de la 3eme valse vénézuelienne, célèbres morceaux classique, et sur The Chain Reaction j’ai carrément repris une étude complète de Matteo Carcassi version métal. On va voir si on peut pousser le bouchon plus loin sur le prochain album (rires).
Nous avons également apporté une couleur toute nouvelle à nos showcases, puisqu’ils sont maintenant complètement acoustiques, et les morceaux métal sont remaniés avec des nouvelles ambiances (bossa – nova, cubaines,…). Un mini album est prévu pour la fin de l’année, vous pourrez alors vous faire une idée çà ce moment là, mais en tout cas le public a été très réceptif !

Ton meilleur et ton pire souvenir en tant qu'artiste ?
J’ai vécu déjà des très bons moments avec le groupe, mais je suis convaincu que le meilleur reste à venir, nous allons encore travailler d’arrache pied sur le prochain disque, et nous nous efforcerons de faire des choses de plus en plus grande. Je pense que le meilleur souvenir en ce qui me concerne reste notre concert à Paris au Trabendo en juin 2007, le public n’était pas gigantesque, mais vraiment très chaleureux et on n’a pas regretté d’avoir fait la route depuis Nice.
Mon pire souvenir… je dirai que ça doit remonter à une dizaine d’années et ce n’était pas avec Anthropia. On devait faire un concert avec notre groupe de reprise du moment en septembre-octobre et en fin de journée… le tout en plein air. Une violente vague de froid est tombée, et la plus moyen d’aligner 2 notes dans les solos, les mains complètement gelées… Ca devait être bien pitoyable vu du public (rires).

Question d'actualité : ton rapport à Internet en tant qu'artiste est-il positif ou négatif ?
Assez mitigé, je dois dire… Internet peut tellement apporter pour un groupe et en même temps lui nuire. Je pense néanmoins que si un groupe peut s’auto-produire complètement, jusqu'à vendre ses cds par ses propres moyens sur le net, c’est une bonne chose. Néanmoins notre album s’est fait téléchargé illégalement environ 10 fois plus que nos ventes de disques. Il est évident qu’avec cet argent nous aurions pu acheter du meilleur matériel, organiser une tournée et faire grandir davantage le groupe etc… Quel est la solution alors ? Bonne question…

Quels seraient tes arguments pour me convaincre de ne pas télécharger ton album ?
La question piège (rires) ! Je dirai que si tu veux écouter un jour une suite à The Ereyn Chronicles, achète plutôt nos albums plutôt que de les télécharger. On n’y pense pas, mais un groupe, ce sont des personnes qui doivent bien vivre et faire vivre leur famille pour la plupart. Or si la musique ne rapporte pas, ben il faut trouver un autre boulot et donc avoir moins de temps (voire plus de temps du tout!) pour composer, enregistrer les albums, etc… c’est aussi simple que ça. Pour prendre l’exemple d’Anthropia, nous faisons d’énormes sacrifices sur nos vies pour pouvoir sortir ces albums (bien sûr, on le veut bien, ça reste notre passion !) et nous allons continuer en ce sens. Donc soutenez-nous !

Que peut-on te souhaiter, à toi et au groupe pour la suite ?
Et bien simplement que le groupe continue à grandir et élargir sa base de fan, afin que nous puissions tourner conséquemment, et ainsi pouvoir faire connaître notre musique au plus grand nombre.

J'ai l'impression d'avoir oublier de te poser une question... laquelle ?
« Avez-vous un clip en préparation ? » Voilà ça c’est fait (rires) Oui, nous avons un clip sur la chanson « The Altar of Trust » qui est quasiment finalisé à l’heure actuelle. Nous ne le sortirons cependant qu’en septembre afin qu’il ne passe pas inaperçu durant l’été. Il va y voir d’ailleurs pas mal de vidéos en cette fin d’année pour le groupe : un autre clip « Take me Home », une qui retracera l’enregistrement de l’album, ainsi que pas mal de vidéos de nos live acoustiques en FNAC.

Le mot de la fin ?
Merci à Music Waves pour cette interview, ainsi qu’à vos lecteurs pour l’avoir lue jusqu’au bout. Si vous ne connaissez pas le groupe, allez faire un petit tour sur notre myspace (http://www.myspace.com/anthropia) pour vous faire une idée. J’espère que The Chain Reaction vous a plu, et si oui, que le prochain disque vous plaira autant. On fera tout pour, en tout cas !


Merci beaucoup !
Merci à toi, à bientôt !


Un grand merci à Hugues pour sa participation, son enthousiasme et ses réponses ! Un remerciement particulier à Catherine d'Adarca Records pour son soutien et son relai essentiels ! Bonne route à Anthropia !


Plus d'informations sur http://www.anthropia.org
 
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