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TITRE:

DEAD BONES BUNNY (6 FEVRIER 2019)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Bunny Bones, la tête de lapin pensante de Dead Bones Bunny, sort de son terrier pour Music Waves.
NEWF - 20.02.2019 -
13 photo(s) - (0) commentaire(s)

A l'occasion de la sortie de "What's Up Rock", le tout premier album de Dead Bones Bunny, nous avons rencontré Bunny Bones, la tête pensante et bien faite du groupe parisien. Et de mémoire d'intervieweur, c'est la toute première fois que nous tombons sous le charme d'une lapine.





Nous avons l’habitude de commencer les interviews par cette question : quelle est la question que l’on t’a trop souvent posée et celle à laquelle tu en as marre de répondre ?

Bunny Bones : Pour le moment, il n’y a pas vraiment de questions qu’on m’a trop posées. Je suis toujours très contente de raconter l’histoire de notre groupe.


Tu es morte le 31 mars 1975. Dans quel terrier t’es-tu cachée jusqu’à ta résurrection en 2018 pour la création de Dead Bones Bunny ?

Au début je n’ai pas vraiment compris ce qu’il se passait mais les événements récents d’un rappel vaudou dans le passé m’ont fait comprendre que j’ai été transférée d’une époque à une autre. En fait j’ai été envoyée dans le futur. Je suis directement passée de la jeune fille blonde, serveuse et danseuse à Londres, à la pin-up d’aujourd’hui.


Pour nous qui sommes très terre à terre, quelle est la part de vérité et de fiction entre toi et ton personnage Bunny Bones, ex danseuse, chanteuse et stripteaseuse londonienne ?

Il n’y a aucune fiction (rires).


Ok alors comment fais-tu pour parler aussi bien le français sans accent ?

C’est assez incroyable mais le vaudou m’a aidé à tirer un trait sur mon ancienne vie et à m’intégrer totalement à la vie parisienne moderne.





Dead Bones Bunny est-il plus un groupe ou plus un concept à la manière de Rufus Bellefleur ?

On est en effet plus dans un concept, notamment celui de mélanger les styles. Mais en fait le concept s’est imposé de lui-même. Ce mélange des styles s’est imposé suite à ma rencontre avec les metalleux fin 2017 à Paris. Ce sont eux qui ont décidé d’écrire l’album en fonction de mon histoire.


Tu tiens un blog sur internet qui développe une histoire en rapport avec les titres des chansons. Est-ce toi ou les metalleux que tu as rencontrés qui écrivent les chansons ?

Je raconte mon histoire et c’est notre chanteur qui écrit les paroles.


Et les metalleux n’ont pas eu peur quand ils t’ont vu arriver ?

Justement ce sont les seuls qui n’ont pas eu peur (rires). J’ai déambulé presque un mois seule à Paris. Les gens me prenaient en photo discrètement avec leurs téléphones. Et un soir, je suis passée devant Le Club, la petite salle de concert en plein cœur de Châtelet, et j’ai entendu un grand vacarme. Et je me suis retrouvée dans un concert de metal.


Et toi qui viens d’une autre époque, tu n’as pas eu peur de te confronter à ce style musical ?

Oui, j’étais un peu inquiète mais j’étais plus dans l’opposition.


C’est toi qui avais le plus peur d’eux que l’inverse ?


C’est ça. En tant que novice avec mes grandes oreilles de novice, le look, la puissance, les cris, le headbang, le pogo m’ont surprise et au début je suis restée un peu accrochée aux barres. Mais j’ai rencontré un univers de gens très ouverts d’esprit. C’est plus qu’un style de musique, c’est un univers familial avec toujours de l’entraide et une très bonne ambiance malgré le style sombre de la musique.





Même si cet album n’est pas si sombre que ça.

C’est ça. J’ai voulu mêler mon univers à celui du metal et on arrive à quelque chose de beaucoup plus dansant.


Quel est le dénominateur commun entre toi et eux ?


En fait, certains membres du groupe essayaient de monter eux-mêmes leur projet. C’est uniquement la musique qui nous a réunis.


Pas d’autres choses, comme le goût des carottes par exemple ?


Non, c’est vraiment la musique le dénominateur commun, même si mon chanteur menace de me cuisiner à la moutarde (rires). Mais ce sont des gens qui adorent communiquer, avec qui on passe des soirées entières à refaire le monde. L’idée de monter un groupe ensemble s’est faite comme ça. Quand on est passionné de musique et qu’on a une bonne accroche avec quelqu’un, on a envie de la dire avec des notes.


Dead Bones Bunny évolue dans le style revendiqué du rockabilly metal. On pense bien sûr à The Head Cat, l’autre groupe de Lemmy notamment à cause de la voix de votre chanteur Tim, mais votre principale influence n’est-elle pas Volbeat ?


Ben si ! On espère fortement les rencontrer un jour. C’est vrai que c’est notre plus grosse influence. Mais ils font un mélange metal rockabilly pas de la même manière que nous. Ils ont un bassiste et nous un contrebassiste. Nous avons un look plus rockab’ et eux une voix plus rockab’. C’est marrant. Je pense que si on décomposait nos deux groupes, on pourrait faire un groupe de metal et un autre purement rockabilly.


La contrebasse est la vraie plus-value de votre musique. Elle apporte le groove et arrondit le son. Etait-ce une volonté dès le départ d’engager un contrebassiste ou est-ce le hasard des rencontres ? Tu nous as dit avoir rencontré le groupe lors d’un concert metal. Je suppose que le contrebassiste n’y était pas.


En fait, si (rires) ! A la base, il est bassiste et a joué dans plusieurs groupes de metal en tant que bassiste. Mais il a toujours été attiré par la contrebasse et s’y est mis il y a trois ans. Il cherchait un groupe de metal dans lequel il pouvait jouer de la contrebasse, comme dans Type O Negative. Ça a donc été un hasard et une chance de le rencontrer. Je suis vraiment tombée sur la bonne personne et on ne va pas se mentir : une nana fan de rockabilly n’a d’yeux que pour le contrebassiste.





‘What’s Up Rock’ est un album plein d’énergie et de fun. Comment travaillez-vous les compositions et qui compose dans le groupe ?


Merci ! Ce sont majoritairement le contrebassiste et le guitariste qui composent. Mais il y a toujours beaucoup d’idées qui fusent dans le groupe. Notre chanteur et les deux chanteuses ne sont pas en reste sur la composition des morceaux, leurs structures et leurs arrangements. Chacun y va de sa petite patte de lapin.


Ça porte chance en plus !


Exactement ! Très vite, des propositions de morceaux ont été faites. Et le concept d’écrire mon histoire en a découlé tout naturellement.


C’est un premier album qui sort du cœur et qui est spontané. N’avez-vous pas peur par la suite d’être plus dans la réflexion et de ne pas retrouver la spontanéité qui fait la richesse de ce premier album ?


C’est vrai qu’on y a pas mal réfléchi. Dans le groupe il faut que je mette souvent le holà sur les idées à la con parce que ça fuse dans tous les sens (rires).


C’est quoi une idée à la con ?


C’est aller toujours plus loin et faire des trucs toujours plus fous. Notre contrebassiste et une des deux chanteuses sont ceux qui regorgent le plus d’idées. Mais ce n’est pas toujours facile de les mettre en place.


Le concept est déjà assez fou. Qu’est-ce qui peut être plus fou ?

Par exemple, quelqu’un a imaginé avoir des vrais lapins sur scène. Ben non, il ne faut pas faire ça à ces pauvres animaux. Mais du coup de cette idée est née l’idée de faire profiter des associations de défense d’animaux de nos concerts. Ce n’est pas encore en place mais on espère le faire. On part donc d’une idée folle pas réalisable et on arrive à quelque chose de cool.


C’est amusant parce que ta réponse concerne l’univers du groupe alors que ma question portait sur la musique.

Et bien ce qui est bien, c’est que chaque membre du groupe a énormément d’influences différentes. Donc on se dit qu’il va toujours falloir se renouveler pour ne pas fatiguer le public. En fait le rockabilly peut sembler une niche mais a beaucoup d’influences comme le blues et la country. Je pense qu’on est loin d’avoir épuisé notre son. Surtout que dans le metal, il y a aussi énormément de styles différents. On va encore avoir plein de choses à raconter et on a déjà plein d’idées musicales pour la suite.





Justement, ‘What’s Up Rock’ est un album de hard rockabilly mais certains titres ont d’autres influences comme ‘How I Met Bunny Bones’ qui est plus country ou ‘Bunny Feels’ qui est plus pop. Etait-ce une évolution possible à l’avenir pour votre musique ?


C’est une très bonne question. Pour le moment, on n’a pas vraiment déterminé de nouvelle orientation. Disons que ça dépendra de ce qui sortira de la tête et des doigts de notre contrebassiste et de notre guitariste.


Aucun nouveau titre n’est en cours de composition ?

En fait on a eu un changement de line up récemment … Notre ancien guitariste et une des deux choristes nous ont quittés début décembre et nous avons mis très peu de temps pour retrouver deux personnes qui correspondent totalement au projet. Du coup, notre but a été d’intégrer ces deux nouveaux membres le plus rapidement possible.


Et ça peut influencer la suite ?

Oui je pense aussi. Notre ancien guitariste était une source inépuisable de riffs et il se trouve que Nico, le nouveau, est du même acabit. Il compose tout le temps mais pas de la même façon.


Toi qui étais plutôt une artiste solo dans ton ancienne vie, comment as-tu vécu ces changements dans le groupe ?

Je reste quand même le leader du groupe, la décisionnaire majoritaire.


Donc c’est quand même toi la chef. C’est comme le sketch des Inconnus. Il n’y a pas de leader mais c’est toi qui décides.

Voilà, c’est moi la chef (rires). Travailler en groupe n’est pas chose aisée pour tout le monde. Surtout que nous sommes six sur scène plus une équipe technique qui est toujours là pour nous. Et travailler à onze personnes sur un projet oblige à savoir écouter, communiquer et se comprendre. Mais nous avons une team solide pour ça. Mais c’est vrai que j’ai assez mal vécu le départ des deux membres.


L’aspect financier a pris une place prépondérante dans la musique aujourd’hui. Comment le groupe fait-il face à cela ?

On a décidé que seulement une ou deux personnes investissaient dans le groupe. Une personne du groupe a notamment investi et du coup, lorsqu’on a une rentrée d’argent grâce aux ventes de merchandising ou d’albums, cette personne qui a créé l’association Dead Bones Bunny crée un roulement d’argent au sein de l’association.





Donc c’est un mécène qui est également membre du groupe ?

Voilà, exactement.


Il est écrit sur ton blog : « Sur scène Bunny chantait et dansait, mais surtout, elle gérait tout le groupe, tous ses musiciens, du chanteur au photographe en passant par les ingénieurs son et lumière... elle donnait toute son énergie dans chacun de ces concerts. » Est-ce le cas ? Comment gères-tu les autres membres du groupe ?


Chacun sait ce qu’il a à faire. Et avant chaque concert, nous faisons une résidence d’une journée où nous travaillons le déroulement du show.


Et donc ce groupe marche plutôt au bâton ou à la carotte ?

Nous marchons patte dans la patte !


Vous jouez prochainement à la Boule Noire avec Funny Ugly Cute Karma. Est-ce que finalement Dead Bones Bunny n’est pas avant tout un groupe de scène ?

Si ! C’est ce qu’on espère. On a créé tout un univers, tout un concept autour du groupe et on est très axé sur le visuel. Nous voulons offrir un spectacle au public, qu’il voit tout autant qu’il l'écoute.


Adeline Bellart de F.U.C.K nous a dit en interview totalement assumer le côté marketing de son groupe. Est-ce que tu penses toi aussi qu’une identité forte et un marketing bien ciblé via les réseaux sociaux notamment est indispensable aujourd’hui pour faire connaitre sa musique ?

Oui, je pense. Il faut marquer les gens. Internet permet de faire connaitre énormément de groupes et il est facile d’être noyé dans la masse. Créer un concept et un visuel permet de sortir la tête de l’eau et de se démarquer.


D’autant plus que vous évoluez dans, non pas une niche, mais un terrier dans lequel il y a une place à prendre.

J’espère bien ! En tout cas on creuse notre terrier !


Quelles sont vos attentes pour cet album ?


On espère qu’il va bien se diffuser et qu’il va nous ouvrir d’autres portes. Nous avons eu la chance l’année dernière de jouer au Motocultor Festival et c’était une chance inouïe pour nous.





Donc maintenant vous envisagez le Hellfest ?


Ah, on aimerait bien ! On verra bien de quoi demain sera fait. Peut-être que les organisateurs vont nous découvrir.


Vous ne craignez pas de déstabiliser un certain public metal ou rock avec toutes vos influences ?


Si les gens sont trop sensibles, ce n’est pas de notre faute (rires). Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas plaire à tout le monde mais je pense qu’il y a parfois besoin d’une bouffée d’air frais dans le metal. Je pense qu’on peut se nicher dans cette musique très dense avec notre côté un peu reposant et assez festif. En revanche, on n’a pas encore pu vraiment expérimenter notre musique dans le milieu du rockabilly.


Il y a un public rockabilly ?


Oui, on commence à découvrir qu’il y a un public rockabilly. C’est un style très apprécié notamment chez les bikers.


Dead Bones Bunny, successeurs de Johnny ?


(rires) En tout cas, pour le peu qu’on a pu approcher le milieu rockabilly, notre musique a été appréciée. Elle a un aspect plus agressif que les amateurs aiment bien.


Dead Bones Bunny et son album « What’s Up Rock » ne souffre –t-il pas de la comparaison avec Bugs Bunny ?


Un peu oui mais il est beaucoup plus célèbre que nous pour l’instant ! Mais ça va, il a l’air très sympathique.





On vous souhaite le même succès. Nous avons commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée. A l’inverse, quelle question souhaiterais-tu que l’on te pose ou à laquelle tu rêverais de répondre ?

C’est une excellente question encore une fois (rires). C’est plus moi qui aurais envie de vous poser une question. J’aime bien connaître les gens qui posent les questions en interview. Donc vous, qu’écoutez-vous comme musique ?


Music Waves, précédemment Progressive Waves, est un site très progressif donc le rock et le metal progressif sont nos références de base. Mais le progressif est très vaste donc nous écoutons beaucoup de choses différentes et nous découvrons des groupes rafraichissants comme Dead Bones Bunny.

Merci !


Merci, c’était un plaisir.

Plaisir partagé !



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/deadbonesbunny
 
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