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TITRE:

BLACK BOMB A (15 FEVRIER 2019)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARDCORE



Après plus de 20 ans de carrière, Black Bomb A a enfin décidé de sortir son album éponyme... raison de plus pour forcer le destin et enfin faire cette interview...
STRUCK - 06.03.2019 -
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C'est l'histoire d'une interview remise encore et encore... Fort d'un CV XXL, Black Bomb A est un groupe à l'agenda bien rempli et il a fallu faire preuve de patience pour enfin caler cette rencontre avec un groupe qui se remet perpétuellement en cause pour le plus grand plaisir de son public...


Quelle est la question qu’on vous a trop posée ?

Poun : Cette question-là (Sourire) ! Non mais on nous la pose parfois et ça nous colle. Mais la question qui revient le plus souvent est : "Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?".





En ce qui nous concerne, on va plutôt parler de votre précédent album si vous le voulez bien. Quel bilan tirez-vous de l’ère "Comfortable Hate" ? Entre le retour d’Arno, des dates multiples et cerise sur le gâteau un live pour fêter vos 21 ans, elle a été très riche, c’était comme un tourbillon en quelque sorte ?

Poun : Je n’irai pas jusqu’à parler de tourbillon mais en tous cas, une remise en question. On a été tête baissée pendant un certain temps depuis la sortie de cet album et l’album des 21 ans… On a pris une bonne pause à l’issue pendant deux ans, on a commencé sur le nouvel album, on a jeté plein de morceaux : nous n’étions pas sûrs…


Mais pourquoi cette remise en question au bout de plus de 20 ans de carrière ?

Poun : Tout le monde se remet en question à un moment ou un autre et dans n’importe quelle profession mais nous nous sommes particulièrement remis en question à cette période-là.


Je trouve sain de se remettre en question et de tendre vers quelque chose de mieux !


Mais comment l’expliquez-vous ?

Poun : Au bout d’un certain moment et de 25 ans de carrière, tu n’as pas envie de tourner en rond. Quand on a composé certains morceaux, on a peut-être eu l’impression de tourner en rond en se disant que c’était du réchauffé et que nous n’étions pas sur la bonne voie.
C’est normal et je trouve sain de se remettre en question et de tendre vers quelque chose de mieux !


Le retour d’Arno a été un succès, avez-vous douté que cela puisse de nouveau fonctionner entre vous après 7 ans de séparation et deux albums avec Djag puis Shaun Davidson ?

Snake : Tu n’es jamais sûr de rien. Certaines personnes préfèrent Djag, d’autres avec Arno…


… mais avez-vous douté car retourner avec un(e) ex n’est jamais la meilleure des idées ?

Poun : Après, ça dépend comment ça s’est terminé. Si ça s’était fini avec perte et fracas, effectivement, ça n’aurait pas été la meilleure des idées puisque tu te dis que même si tu as mis de l’eau dans ton vin, il y a quand même une bonne raison qui explique la séparation. Mais bon, on évolue tous et notre séparation n’a pas été avec perte et fracas. Dans notre cas, c’était pour des raisons qui n’étaient pas négatives. Quand Djag a décidé d’arrêter, il nous a dit qu’il ne pourrait plus être à 100% dans le groupe et s’il devait s’investir dans le groupe, c’était à 100%... Je trouve ça très honnête et très courageux de sa part.


Tu évoques Djag mais au moment de repartir avec Arno, n’as-tu pas pensé que cela allait être compliqué de partager le chant avec quelqu’un d’autre ou était-ce une évidence ?

Poun : C’est comme remonter sur un vélo ! On a fait quelques albums ensemble avec Arno donc ce n’est comme c’était un nouvel arrivant : on a retrouvé nos automatismes !


Si on a pris cette décision, ce n’était sûrement pas commercial mais tout simplement parce qu’on avait envie de retravailler avec Arno



Justement, l’alchimie entre toi et Arno a sauté aux oreilles de tout le monde à l’écoute de « Comfortable Hate », regrettez-vous avec le recul de vous être séparés en 2007 ?

Poun : Je ne sais pas. Peut-être en avions-nous tous besoin ?

Snake : Ce sont des expériences de vie vécues avec d’autres personnes : c’est un échange !

Poun : Ce fut une bonne expérience d’avoir tenté le coup avec Shaun. Quand Djag est revenu, c’était plutôt sympa pour un album, ça s’est super bien passé. C’est vrai que ça aurait pu ne pas fonctionner mais je ne vois pas pourquoi... Si on a pris cette décision, ce n’était sûrement pas commercial mais tout simplement parce qu’on avait envie de retravailler avec Arno et puis, il s’avère qu’il était disponible à ce moment-là…


On se demandait si Poun n'usait pas ses camarades qui officient au chant avec lui par son côté pile électrique qui canalise l’attention ?

Poun : (Rires) C’est ce que je me suis dit une fois en regardant notre page Wikipedia, la longévité du groupe et le nombre de chanteurs… je me demandé si je n’étais pas le problème finalement (Rires) !


Qu’en penses-tu toi Snake ?

Snake: Sur cette page, je suis à la même hauteur que Poun. De mon côté, j’use les bassistes…

Poun : … et les guitaristes, tu les as tous éliminés (Rires) ! Il a réussi, il est désormais l’unique guitariste. De mon côté, je n’ai pas encore réussi à virer tous les chanteurs (Rires) !

Snake : Mais au-delà de tout ça, je pense que c’est humain tout ça. Certains ont envie de passer à autre chose parce que la vie de musicien est une vie particulière… Personnellement, j’en ai tiré de belles expériences et si ce n’était pas le cas, nous aurions certainement arrêté. Ce groupe est très humain : quand Shaun nous a rejoints, nous le connaissions déjà…

Poun : … effectivement, nous n’avons jamais lancé d’annonce "Black Bomb A cherche chanteur"… Ça aurait pu être une expérience aussi de donner la chance à quelqu’un qui n’a jamais fait partie de notre cercle mais quand tu sais que tu vas partir sur la route avec des mecs, tu es obligé que le feeling passe comme ce fut le cas avec Shaun, avec Djag également mais nous avions monté le groupe ensemble et également Arno quand Djag a arrêté.
Mais pour en revenir à ta question, je pense que je l’ai un peu usé quand même (Rires) !


Après "Comfortable Hate", il y a eu ce live "21 Years of Pure Madness", une question nous taraude depuis sa sortie, pourquoi 21 ans et pas 20 ou 25 comme tout le monde ? C’est par contradiction que vous avez fêté un anniversaire que personne ne fête en général ?

Poun : Non c'est parce que c’est la majorité sexuelle (Rires) !

Snake : Non mais quand les 20 ans sont arrivés, nous n’y avons pas pensé tout simplement (Rires) !


Mais pourquoi ne pas avoir attendu 25 ans dans ces conditions ?

Poun : Non, non parce que c’était le bon moment ! Disons qu’on n’avait rien à faire à ce moment-là, on l’a donc fait et puis il fallait qu’on gagne un peu d’argent quand même (Rires) !


Tu relativises en vieillissant, en te disant que le plus important est de kiffer sur scène !





On a le sentiment que ce live clôturait une époque, un chapitre en quelque sorte, avez-vous eu envie vu que le temps passe de tout arrêter comme certains groupes le font sur une note forte ?

Poun : En fait, tu ne sais jamais ! Quand tu as toujours la niaque, tu te dis que tu peux toujours faire plus et viser plus haut. En fin de compte, tu relativises en te demandant ce qu’est le haut et le bas finalement ? Le haut, c’est d’être toujours sur scène, à faire kiffer des gens mais c’est vrai que d’un point de vue ventes, popularité… c’est encore autre chose. Tu relativises en vieillissant, en te disant que le plus important est de kiffer sur scène et de continuer d’avoir des labels qui peuvent te signer parce que c’est de plus en plus difficile, d’avoir un tourneur qui te trouve des dates et vivre de super moments !
Bien sûr, parfois tu joues devant 200 personnes et une autre devant 10.000…


Votre actu est ce nouvel album éponyme, un disque éponyme ça a une certaine signification pour un groupe. Est-ce un nouveau départ ou d’une affirmation de ce que vous êtes, à savoir qu’avec juste votre nom et rien d’autre l’auditeur sait où il va et sait ce qu’il va entendre ?

Poun : Tu as un peu tout dit ! C’est exactement ça et pour être franc, tu le dis même mieux que moi (Rires) ! Si tu pouvais répondre à nos interviews quand on nous pose cette question (Rires) !


Ça pourrait paraître prétentieux en fin de compte mais c’est vrai que musicalement, tous les morceaux qu’on a composé pour cet album nous ressemblent


C’est une fierté de pouvoir se dire que le groupe avec une carrière de 25 ans de hauts et de bas a continué sans baisser les bras et peut désormais sortir un album qui claque comme une évidence… c’est du Black Bomb A ?

Poun : Tu as tout dit : c’est exactement ça ! Ça pourrait paraître prétentieux en fin de compte mais c’est vrai que musicalement, tous les morceaux qu’on a composé pour cet album nous ressemblent, c’est aussi pour ça que nous en avons jeté plein qui ne nous correspondaient pas…

Snake : C’est également important de se sentir bien avec sa musique. Ça a été compliqué mais je pense que le résultat est là !


Cet album c’est 11 titres et une demi-heure à peine dépassée, votre idée c’était d’aller droit au but sans fioriture, ni temps mort comme un coup de poing donné ?

Poun : C’est encore une fois ça ! Et puis, il ne faut pas qu’un album soit indigeste…


Je préfère me prendre un coup de poing dans la gueule de 30 minutes que de petites claques pendant 50 minutes !


… Ça dépend des styles…

Poun : Je suis complétement d’accord avec toi ! Et puis mettre des morceaux pour mettre des morceaux et ainsi avoir 15 morceaux dans un album et faire 50 minutes parce que c’est la norme, je pense que l’album aurait moins bien perçu car aujourd’hui, cet album tu le prends comme un coup de poing dans la gueule en fin de compte : je préfère me prendre un coup de poing dans la gueule de 30 minutes que de petites claques pendant 50 minutes (Rires) !


Ce qui marque c’est l’impact que l’on ressent à l’écoute générale, on pense à Pantera et son "Vulgar Display Of Power" ou Slayer et "Angel Of Death" qui vous laissaient KO, c’était ça votre idée, cet esprit combatif et rentre-dedans ?

Poun : Les références sont plutôt flatteuses. Nous étions dans cet état d’esprit mais nous ne sommes pas dit qu’il fallait qu’on fasse un "Reign in Blood" sauf peut-être au niveau de la longueur en disant que si Slayer l’a fait… Mais c’est vrai qu’on écoute également pas mal de hardcore et si tu écoutes tous les groupes de hardcore, un album tourne autour de 30/ 35 minutes…


On a parfois du mal à se définir au sein de Black Bomb A. [...] Mais en fin de compte, je pense qu’on fait du crossover tout simplement !


Tu parles de hardcore, on aurait pu citer Hatebreed aussi car au-delà du metal il y a aussi le hardcore dans votre ADN et ce qui ressort le plus à l’écoute c’est l’alchimie, l’équilibre parfait que vous atteignez entre les deux styles, vous vous voyez comme le lien entre les deux scènes ?

Poun : Peut-être… On a parfois du mal à se définir au sein de Black Bomb A. On a eu tout un tas de styles : thrash, death, metal, punk, hardcore… Mais en fin de compte, je pense qu’on fait du crossover tout simplement ! C’est vrai que certains albums sont un peu plus metal, d’autres un peu plus hardcore, d’autres heavy…


Les gens ont peut-être eu du mal à nous mettre dans une case et justement faire partie d’un "clan"





Et pensez-vous que cela vous a desservi finalement de ne jamais faire le même album ?

Poun : Peut-être, peut-être… Les gens ont peut-être eu du mal à nous mettre dans une case et justement faire partie d’un "clan" (Sourire) ! Mais en avions-nous vraiment envie ? Je ne sais pas…
Mais c’est vrai que les gens ont peut-être eu du mal à nous identifier : si tu écoutes "Human Bomb", il a un côté punk, hardcore, néo metal et si tu écoutes le  dernier album, il a un côté plus hardcore metal…


Mais c’est ce qu’on disait tout à l’heure, c’est du Black Bomb A avant tout…

Poun : C’est ça… en toute modestie… même si on est trop modestes finalement !


Il y a un côté live très fort dans vos titres, vous pensez à la scène en créant vos chansons, à leur impact sur les gens ?


Poun : Bien sûr ! C’est toujours ainsi quand on compose un album de Black Bomb A, on imagine vraiment la scène qui est notre libération !

Snake : On a vraiment composé ces morceaux en pensant au live et faire en sorte que ce ne soit pas compliqué à retranscrire sur scène.

Poun : C’est la raison pour laquelle ces morceaux sont taillés de la sorte : brut, animal et très peu d’arrangements studio ou quand il y a en a, ils sont très léchés et discrets…


C’est toute la difficulté des albums studio qui ne restituent pas toujours toute l’énergie du live… Pensez-vous y être arrivés malgré tout ?

Snake : Oui, on est plutôt pas mal sur ce point !

Poun : C’est l’album où on a su le mieux retranscrire l’énergie du live grâce aux gens avec qui on a bossé. Fred Buriez et Francis Caste ont fait un travail de fou ! On est super contents d’avoir bossé avec eux. C’était super fluide parce que ce sont des potes même si c’était la première fois qu’on bossait avec Francis : ça s’est super bien passé ! Un producteur qui n’a pas du tout à pâlir par rapport à certaines productions internationales.


Nous sommes à l’image de la population… Ça peut paraître démago quelques fois mais nous avons besoin de le dire et ce n’est pas parce que nous n’avons pas les solutions que nous allons fermer notre gueule sinon on n’avance pas du tout : il faut faire entendre notre mécontentement !


La férocité de certains titres saute aux oreilles : on pense à ‘Fight The System’, ‘Kill Yourself’ ou ‘Wake Up’. Vous êtes en colère à ce point pour hurler de la sorte ?

Poun : Oui mais tu la vois à la télé, dans la rue : les gens sont en colère ! Nous sommes à l’image de la population… Ça peut paraître démago quelques fois mais nous avons besoin de le dire et ce n’est pas parce que nous n’avons pas les solutions que nous allons fermer notre gueule sinon on n’avance pas du tout : il faut faire entendre notre mécontentement !


A la lecture des titres on ressent l’impression d’une révolte contre le système actuel mais aussi contre les gens qui acceptent un certain état de fait et qui même votent et vont vers lui, c’est un cri de révolte précurseur du mouvement "Gilets Jaunes" qui a commencé juste après la sortie de cet album ?

Poun : C’en est un ! Quand nous avons composé les textes comme ‘Fight the System’ ou ‘Civil War’ et les autres, on est en plein dedans !

Snake : On a lancé le mouvement "Gilets Jaunes" sans le savoir…

Poun : Je dirais plutôt que tu as lancé le mouvement "Slip Jaune" (Rires) !

Snake : Plus sérieusement, c’est un exutoire. Au quotidien, nous baignons dans toute cette merde…

Poun : … mais il faut relativiser aussi. Nous faisons cette musique énervée avec des paroles tranchantes, pas engagées mais qui vont au front mais cela ne reste que de la musique : nous ne nous prenons pas pour Che Guevara ! Nous sommes également là pour passer un bon moment : un concert de Black Bomb A n’est pas une réunion de Gilets Jaunes !


Ce n’est pas parce qu’on va écrire ‘Wake Up’ ou ‘Civil War’ ou encore ‘Fight the System’ que tout va changer ! Nous faisons un constat que nous scandons à qui veut bien l’entendre ! Ce n’est pas Black Bomb A qui va changer le système…





Malgré tout, ‘Wake Up’ en particulier nous a scotché, il termine le disque et sonne clairement comme un cri, limite un appel au secours et à la révolte en moins de deux minutes, malgré tout est-ce que ce message n’est pas vain dans le sens où on se souvient qu’en 2002 vous étiez déjà engagés contre le système politique en place, 17 ans après rien n’a changé et tout a empiré…

Poun : Comme je te le disais, nous n’apportons pas forcément de solution. Ce n’est pas parce qu’on va écrire ‘Wake Up’ ou ‘Civil War’ ou encore ‘Fight the System’ que tout va changer ! Nous faisons un constat que nous scandons à qui veut bien l’entendre ! Ce n’est pas Black Bomb A qui va changer le système…


A l’inverse, imaginons un monde merveilleux, est-ce que Black Bomb A aurait quelque chose à dire ?

Poun : Oui, on parlerait de sorcières et de démons en buvant du sang de vierge (Rires) !
Non mais on parlerait d’autres choses : Gojira est engagé avec un discours écologique d’ailleurs, nous avons un titre dans cette veine. Effectivement, on peut voir le côté ‘Fight the System’, ‘Civil War’ de Black Bomb A mais il y a aussi un côté engagé au niveau de l’écologie parce que c’est important. On ne peut pas critiquer le système en place et aller pourrir les océans : parce que l’écologie, c’est la priorité ! On parle de notre planète !


Mais êtes-vous optimistes sur l’avenir ? Que va-t-il se passer ?

Poun : Je ne sais vraiment pas ce qu’il va se passer… C’est déjà bien la merde aujourd’hui et ça fait peur, plus peur qu’un président qui dit de la merde…


On voulait aussi parler des chants. Le mariage entre le hardcore et le metal est efficace aussi et surtout grâce aux chanteurs, leur complicité saute aux yeux et aux oreilles encore plus qu’avant je trouve, comment expliquez-vous cette alchimie parfaite et quasi inédite dans le milieu ?

Poun : Les années peut-être ? Et puis, on se connaît, on se sait ce qu’on prend comme place dans le spectre musical du groupe : je sais que je ne pourrais pas faire les voix d’Arno qui a une voix de fou, comme lui ne pourrait pas faire certaines choses mélodiques ou gueuler aussi haut… Je pense qu’on se complète tout simplement…


Une complémentarité assez inédite dans le milieu…

Poun : C’est vrai qu’il y a très peu de groupes qui fonctionnent ainsi. A l’international, il y eu Nailbomb, Biohazard… dont on était fans à la base et dont on s’est inspiré par certains côtés.


Au-delà de la violence il y a aussi des moments plus accrocheurs, sur ‘Arrogance’ et ‘Bulletproof’ le chant de Poun peut faire penser à Mike Patton mais aussi à Geddy Lee de Rush pour cette côté assez aigu mais aussi clair et mélodique, que pensez-vous de ces comparaisons ?

Poun : J’ai une érection (Rires) ! Non mais c’est super flatteur ! Quand j’ai commencé à chanter du metal, j’ai commencé par écouter Guns N’Roses puis Faith No More que j’avais vu en première partie des Guns à l’hippodrome de Vincennes en 1992 ou 1993… Je suis fan de l’album "Angel Dust" et de Patton même si je n’ai pas suivi toute sa carrière : c’est un artiste, un acrobate vocal… C’est une référence, un précurseur : il a inventé énormément de choses et notamment ce côté rap/ metal…

Snake : Il a une mixité de styles et un panel de voix incroyables : ce mec sait tout faire !


On évoquait Patton car on a pensé à Faith No More sur certains titres, ‘No Time To Say Goodbye’ par exemple, la force versatile du groupe est un exemple pour vous ?

Poun : Non ! Mais c’est amusant car j’aurais plutôt pensé à ‘Brainwashed’ qu’on ne joue pas en live justement…

Snake : Nous ne le jouons pas en live mais il claque… Il faut savoir que la moitié du set est dédié à de nouveaux morceaux ce qui est déjà pas mal !

Poun : Quand on a composé ce titre, il y avait ce refrain très Patton pour ma part… même si d’autres me disent que non ! Quoi qu’il en soit, les influences c’est cool mais la copie, ça me fait chier !

Snake : Dans notre musique, tu peux trouver tout un tas d’influence que ce soit du Slayer ou autres et les gens ont besoin de mettre un nom…


Et dans 25 ans, les groupes diront dans nos interviews qu’ils ont été influencés par Black Bomb A : est-ce déjà le cas et si oui, est-ce une fierté ?

Poun : C’est assez troublant. Peut-être par modestie, mais je n’ai jamais compris pourquoi. Etant moi-même fan de groupes, je n’arrive pas à imaginer qu’on puisse être fan ou s’inspirer de ce qu’on a fait.

Snake : Je trouve ça cool mais par exemple quand je vais sur Internet regarder des mecs qui rejouent certains de nos titres. Je trouve ça cool mais je suis plus dans le registre purement technique… Mais c’est cool, c’est agréable, ça prouve que ce que nous faisons n’est pas en vain !





Qu’est-ce que vous attendez de cet album ? Justement après plus de 20 ans de carrière a-t-on encore des attentes ?


Poun : Oui, oui… On a encore des ambitions…

Snake : Tout à fait et notamment des choses que nous n’aurions pas faites…


Comme ?

Poun : Des tournées à l’international avec d’autres groupes. On en fait des tournées internationales mais nous aimerions développer cette partie.


On parlait de nouveau chapitre qui s’ouvre pour Black Bomb A, peut-on dire que ce deuxième chapitre serait international en termes d’espoir ?

Poun : Je pense oui ! Il y a encore des projets et des choses qui doivent se mettre en place pour cet album. Effectivement, il y a une sortie de prévue à l’international mais bon, c’est en attente d’une tournée à l’international que nous sommes en train de préparer. Rien n’est fait mais des choses sont en train de se mettre en place tout doucement.


Des choses que vous aviez faites par le passé ?

Poun : Non, non, non totalement nouvelles… et c’est clairement excitant (Sourire) ! On aime cela, se mettre en danger, se remettre en question… car ça ne fait pas toujours plaisir de jouer à l’étranger devant 20 personnes (Rires) ! Mais c’est vrai concernant ta question de chapitre, on repartirait sur autre chose, quelque chose qu’on aurait dû faire depuis un moment déjà (Sourire)…


Et pourquoi ça ne s’est pas fait ?

Poun : Pour différentes raisons : les signatures à l’étranger ne se sont pas faites, on n’a peut-être pas sauté sur des occasions qu’on aurait dû accepter…


C’est vrai que plein de choses n’ont pas été faites dans l’ordre, comme il aurait fallu faire, nous n’étions peut-être pas prêts à faire les choses comme il fallait



Vous avez des regrets ?

Poun : M’oui… En fait non, pas de regret parce que de toute façon, si ça ne s’est pas fait, c’est que ça ne devait pas se faire et puis, c’est tout !
Mais c’est vrai que plein de choses n’ont pas été faites dans l’ordre, comme il aurait fallu faire, nous n’étions peut-être pas prêts à faire les choses comme il fallait et puis, on n’a pas eu de chance aussi (Rires)…





On a commencé l’interview par la question qu’on vous a trop souvent posée au contraire, quelle est la question que vous auriez aimé qu'on vous pose ?

Snake : Celle-ci revient aussi (Rires) !

Poun : Et on sèche à chaque fois…

Snake : Mais moi j’aurais une question à te poser, quel est ton titre préféré ?


Le final ‘Wake Up’ un vrai appel à la révolte...

Snake : … qu’on joue dans nos concerts car elle passe très bien…


Merci beaucoup

Poun : C’est nous qui te remercions…

Snake : Merci, c’était cool !


Merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/blackbomba.officiel
 
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