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TITRE:

EIFFEL (22 FEVRIER 2019)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



A l'occasion de son grand retour après 6 ans de silence, nous avions rendez-vous de Romain Humeau d'Eiffel pour une interview coup de poing...
STRUCK - 26.04.2019 -
9 photo(s) - (0) commentaire(s)

A l'image de son album alarmiste, Romain Humeau nous a accordé une longue entrevue coup de gueule sur les dérives de notre société actuelle et ses conséquences écologiques et culturelles désastreuses...


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Romain Humeau : Pourquoi Eiffel (Rires) !





Eiffel ne se pose pas de question de savoir ce qui peut être bien pour la longévité du groupe ou non



Et on ne te la posera pas. En revanche, on va parler de la pause qu’a vécu Eiffel : il y a 6 ans, vous avez décidé de faire une pause vous permettant de vous investir dans des projets personnels. D’un point de vue extérieur, cette pause était-elle indispensable continuer le groupe, c’est-à-dire fait-elle suite à une certaine lassitude qui peut gangréner un combo ?

En fait, Eiffel ne se pose pas la question de savoir ce qui peut être bien pour la longévité du groupe ou non, si bien que si on veut s’arrêter, on s’arrêtera ! Donc nous n’avons pas besoin de protéger le groupe contre de quelque avarie que ce soit : le jour où on devra arrêter, on arrêtera !
Donc, non, la pause, on ne la voit pas comme une pause mais chacun d’entre nous la voit comme une continuité de nos activités musicales - Eiffel en faisant partie et n’étant qu’un projet parmi d’autres. Eiffel n’est pas le pilier d’autre chose, Eiffel est une des choses très importantes de que nous faisons, bien sûr…
En revanche, ça a été le cas au début, Eiffel était central mais ce n’est plus le cas depuis 10/ 15 ans.


Mais justement aviez-vous besoin de ces autres projets parallèles, d’être moins centralisé sur Eiffel pour éviter une sorte d’implosion ?

Pour l’inspiration du groupe, en tant qu'Eiffel pour continuer, je ne sais pas… En tous cas, en ce qui me concerne, si je ne fais qu’Eiffel, c’est foutu et j’arrête tout ! Ce n’est pas du tout pour dévaloriser le projet Eiffel, en fait, c’est tout bête, ça fait un moment que nous faisons de la musique et que nous aimons tous les diverses possibilités qui nous sont offertes et nous aimons celles d’Eiffel. En revanche, je ne me sens pas d’écrire tout le temps des chansons qui vont aller dans le sens guitare/ basse / batterie…
J’écris des chansons que je garde ou pas, mais j’ai surtout des envies d’habillage différent… et puis je n’écris pas que des chansons, j’écris de petites choses instrumentales qui ont pu faire l’objet de l’album "Vendredi ou les Limbes du Pacifique".
Je ne parlerai pas pour mes amis, mais Nicolas Courret a également besoin de faire d’autres choses : il écrit lui-même des pièces instrumentales pour des ciné-concerts, c’est une partie de son activité. Nicolas Bonnière est peut-être plus dans la prod, la réal… et Estelle adore jouer de la musique baroque ! Chacun d’entre nous a son truc (sourire) par contre, nous tenons tous énormément à Eiffel !
En clair, c’est mieux pour nous tous de faire des choses en parallèle !
Et puis le milieu dans lequel nous évoluons -l’entreprise, le business musical et la vente de disques-  nous a toujours plus ou moins gêné parfois, nous avons toujours aimé le rapport réel avec ce que nous faisions, nous avons toujours aimé être ancrés dans la réalité : tu écris des chansons, tu les joues avec tes amis de toujours et ta femme, c’est juste fabuleux, c’est Eiffel et c’est vital ! Mais je peux très bien écrire une chanson que je jouerai uniquement avec ma femme avec qui nous formons un binôme ou avec un tout autre musicien comme un batteur qui jouerait de la batterie comme un jazzman…


Je tiens énormément à cet allant poétique parce que je pense qu’il y a beaucoup plus de contrées dans la poésie et dans le rêve que dans la réalité même




Ce nouvel album est une nouvelle fois riche en textes dont les thèmes sont frontaux mais avec cette forme poétique et littéraire qui vous caractérise. C’est quelque chose sur laquelle vous ne feriez aucune concession ?

C’est une bonne question ! Je préfère parler d’allant poétique parce que je ne me prétends pas poète -ce serait une prétention énorme- mais c’est vrai que je tiens énormément à cet allant poétique parce que je pense qu’il y a beaucoup plus de contrées dans la poésie et dans le rêve que dans la réalité même. Pourquoi ? Parce que c’est rêver, inventer, qui crée la réalité !
En revanche, le frontal dont tu parles qui est présent dans l’album -mais pas tout le temps : il y a des plages que j’aimerais bien voir être touchantes pour celui qui écoute. Je n’aime pas forcément que ce soit frontal tout le temps mais vu le caractère de ce qu’il y a à dire et vu l’axe choisi très précis -que je n’avais utilisé avant qui est celui de l’anticipation, de la fable- de se placer dans 15/ 20 ans c’est-à-dire le moment où il se dit qu’il se pourrait que l’espèce humaine ne soit plus. Cet axe frôle le complotisme -même si je ne suis pas complotiste ou quoi que ce soit- ça frôle peut-être une part de paranoïa en même temps si tu écoutes des émissions scientifiques… Je suis très touché par ça parce que j’adore mes parents, j’adore mes amis, j’adore ma femme, j’ai une fille de 23 ans et je ne me sens pas de vivre dans ce monde qui me fait peur. Bien sûr il y a de la violence, une part d’agressivité qui en ressort mais c’est surtout on se dit : quelle tristesse ! C’est très difficile de parler de ça et j’ai trouvé intéressant de se placer à ce moment. ‘Terminus’ dit exactement ça : c’est fini, au revoir !


Je m’imposais de parler à ma génération même si elle a les portugaises ensablées et est plus occupée à boire un Spritz dans le 10e…





Justement, comme on le disait, le début de l’album semble être vindicatif pour ensuite se poser avec de belles chansons plus posées notamment dédié à votre fille et l’héritage que nous laisserons à nos enfants, on est tous parents, vous dites : "Et toi ma fille, quelles noces feras-tu / Pour casser les noix du spleen". Cet avenir, faut-il le craindre ?

Je vois que tu as bien lu les textes ! Je n’aime pas travailler avec des paradigmes mais cette fois-ci, je l’ai fait (sourire) un petit peu comme quand je bosse pour "Vendredi ou les Limbes du Pacifique" ou quand je bosse pour Lavilliers : ce sont des outils.
Je m’imposais de parler à ma génération même si elle a les portugaises ensablées et est plus occupée à boire un Spritz dans le 10e… En revanche, j’ai lu qu’il y avait une fille suédoise de 13 ans Greta Thunberg qui se mobilise et qui mobilise les enfants de son âge et j’hallucine car ça correspond à ce que je dis…


N’est-ce pas contradictoire de constater que notre avenir…

… dépend d’eux !


Ils ont pris la mesure de la situation catastrophique que nous sommes en train de vivre…


Et tout ça à cause de quoi ? On ne va pas le nommer parce que tout le monde le connaît, ce saligaud (Sourire) -c’est d’une banalité ce que je vais dire mais j’ai cessé d’être encarté même si je ne l’ai jamais été, mais nous vivons une époque où on a honte de dire qu’on est plutôt de gauche…  mais je trouve des Julia Cagé, Piketty très intéressants…
Le saligaud dont on parle c’est le capitalisme. Je n’ai rien contre le capital mais le capitalisme, c’est la mauvaise redistribution du capital. C’est d’une banalité ce que je dis, tout le monde est au courant que c’est désormais 26 familles qui ont la majorité de ce capital mais what the fuck ? Les mecs vont crever sans pouvoir jouir de tout ce qu’ils ont amassé…


L’artiste n’est là que pour évoquer ses doutes. Je me retire d’une éventuelle proposition et c’est la raison pour laquelle nous ne sommes pas engagés.


Dans cet album vous évoquez également le fichage, la biométrie, les réseaux sociaux... On a l’impression d’être plus libres qu’avant alors que c’est probablement le contraire qui se passe, on est suivi, fliqué, positionné, les pubs personnalisées viennent à nous en fonction de notre navigation, cette révolution numérique rappelle-t-elle la révolution industrielle du XIXème siècle au cours de laquelle il y avait beaucoup de craintes (perte d’emploi par exemple à cause des machines - aujourd’hui on parle d’intelligence artificielle) et n’est-on pas condamné à la subir cela comme les dérives liées au capitalisme que tu citais juste avant et finalement, est-ce que tout cela n’est pas vain puisque rien ne semble vraiment changer ?

C’est plus compliqué que cela, l’artiste n’est là que pour évoquer ses doutes. Je me retire d’une éventuelle proposition et c’est la raison pour laquelle nous ne sommes pas engagés.
Je m’engage parallèlement : il y a une semaine, j’ai accepté d'être parrain d’Emmaüs France mais je ne vais rien faire, je vais juste parler… j’ai limite honte de ne faire que ça, mais en même temps qu’elle doit être ma position ? C’est culpabilisant…


Je suis décroissant même dans l’idée des concerts




Nous culpabilisons tous car nous sommes tous conscients et finalement, nous ne faisons rien…

C’est un problème moral. Je n’ai réponse à rien mais en tout cas, ce qui est proposé dans le disque ne parle que de ça à 85% hormis ‘Chasse Spleen’, ‘Chocho’ et peut-être quelques vers dans ‘N’aie rien à craindre’, tout le reste parle de ça avec des axes différents. Mais je ne vais pas tout évoquer car nous n’avons pas le temps et je ne serais pas exhaustif, mais dans Eiffel, nous n’avons pas l’impression que nous vivons un siècle des lumières voire d’obscurantisme pourtant nous sommes censés avoir tous les outils pour communiquer, aller vite, savoir ce qu’il se passe à l’autre bout du monde… mais c’est un problème philosophique de savoir si c’est être libre de savoir à l’instant T ce qu’il se passe de malheureux ou gai à l’autre bout du monde... Je ne le pense pas.
Je pense que l’être humain est une temporalité et qu’à l’heure actuelle, nous qui en avons tous une distincte sommes en train de les faire se côtoyer. Je crois que nous ne sommes que des humains, nous ne sommes pas des Dieux et nous sommes capables de partager une temporalité avec une, deux personnes voire en colloc’, en concerts… on peut arriver à créer des sous-ensembles mais il ne faut pas aller trop loin, je suis décroissant même dans l’idée des concerts : je ne sais pas si je suis pro-festival comme les Vieilles Charrues, je ne sais pas si jouer devant 150.000 personnes sert à quoi que ce soit sachant que dans le lot, les trois quarts sont alcoolisés au grand bonheur de celui qui se fait du fric sur la bière et des t-shirts à 45 euros… Mais qu’est-ce que je peux faire contre ça ? Si ça se trouve, demain, je vais jouer aux Vieilles Charrues et je ne pourrai pas leur dire "non" (Sourire) !


Mais n’est-ce pas un plaisir pour toi de jouer devant 150.000 personnes ?

Non, ça n’est pas un plaisir, du moins pas pour moi, je parle en mon nom et non celui de Eiffel. Mon plaisir est de jouer devant des gens et j’aime beaucoup les salles de 400 personnes.


Ce qui est fou c’est que nous vivons dans un monde où on ne peut pas y échapper et la seule façon d’y échapper est de battre en retraite



Tu préfères la proximité ?

Ce n’est pas même pas ça. C’est comme avoir une femme sublime devant toi elle est belle et tu la désires, sans vulgarité… mais si tu as une femme énorme comme Paris devant toi, tu ne vois même pas son orteil : c’est un peu ça ! Au bout d’un moment, on ne peut plus jouir des choses : nous ne sommes que des êtres humains ! Ce qui est incroyable, c’est que d’un côté, nous vivons dans un monde où l’idée du sacré a totalement disparu -attention, je ne suis pas croyant, le sacré, c’est la célébration de quelque chose qui vit ou qui se passe et dans le même temps, nous sommes dans un monde totalement matérialiste, il faut garder une part de mysticisme : vous dégagez une aura, j’ai envie d’y goûter : vous n’êtes pas que deux corps avec deux yeux qui allaient crever… Sans parler de Dieu, vous dégagez quelque chose en revanche, on a besoin de Dieu qui est désormais l’Iphone qui représente notre idée de liberté alors qu’en fait, elle est totalement virtuelle et n’existe pas… Ce qui est fou c’est que nous vivons dans un monde où on ne peut pas y échapper et la seule façon d’y échapper est de battre en retraite. Je ne dis pas arrêter de faire de la musique, de faire Eiffel ou Romain Humeau mais de vivre à l’écart à commencer par sortir des villes : je n’habite plus Paris depuis un depuis moment en revanche, j’adore y être : c’est une belle ville, on peut parler, on serre des paluches, on boit des coups… en revanche, aujourd’hui, j’habite Bordeaux et je vois beaucoup de gens arriver et je me demande si nous n’allons pas aller vivre dans un truc plus simple.
J’ai un portable défaillant puisque obsolescence programmée, je crois que je ne vais pas en changer. Je ne sais s’il existe encore des téléphones rien que pour appeler ou envoyer des textos et ne pas avoir Internet. Ce n’est pas pour la frime ou être écolo décroissant car c’est aussi un lobby : les méchants sont partout (Rires) ! Mais en même temps, c’est ma vie, c’est mon corps, c’est mon temps, c’est ma temporalité et j’aimerais reprendre un peu de liberté là-dessus : c’est ce dont parle un peu l’album…


Pour avoir le pouvoir, il suffit de faire croire aux êtres humains qu’ils sont libres


 

Je parlais tout à l’heure de complotisme, je suppose que vous n’entendez pas tous les textes mais ‘Manchurian Candidate’ parle des USA post-seconde guerre Mondiale qui a accueilli des médecins nazis, ce qui est avéré. Après, il a été dit mais nous n’en sommes pas sûrs que ces médecins nazis ont fait des expériences notamment de reprogrammation avec des viols quotidiens d’enfants qu’on met dans des cages… au bout de 4 ans, sur les 100 gamins, ils ont donné des armes à 50 d’entre eux en leur demandant de tuer les autres… à la fin, il en reste 10 programmés pour tuer, pour être objets sexuels ou président de la République ou je ne sais quoi… C’est une supposition : je ne dis pas que c’est la vérité en tous cas, il y a eu une nouvelle écrite à ce sujet et des adaptations cinématographiques… Tout ceci aurait existé jusqu’en 1988 mais les mecs se sont dit que ça ne servait à rien de faire la guerre pour posséder : pour avoir le pouvoir, il suffit de faire croire aux êtres humains qu’ils sont libres et c’est ainsi qu’a été créé un truc qui lie tout le monde ensemble, c’est beau… de là découle la médiatisation à tout va, les réseaux sociaux… On parlait de siècle des lumières, d’obscurantisme, nous en sommes arrivés à nos âges à dire "J’aime / J’aime pas"… c’est-à-dire tout l’inverse de ce que nous ont appris les grands écrivains, les poètes, les grands musiciens avec le clair/ obscur : "Je ne sais pas", "Peut-être que", ça c’est l’être humain…


Ton message est intéressant, or aujourd’hui, cela parait de plus en plus inaudible, on se souvient de passages à la télé ou radio de personnes comme Balavoine, Lavilliers, Sardou, Brassens, Brel, est-ce une fatalité de ce qu'est devenue l'industrie musicale, c'est-à-dire quelque chose de lisse, marketée, qui rapporte vite ?

Je suis ouvert mais quand j’entends "Vous allez entendre le nouveau titre de"… tu te dis que ça va être génial et finalement, tu écoutes un pet, que ce soit sur le service privé ou public. Sauf que le service public, je le paie et ça, ça me dérange !
Il va être question de ça dans les interviews et ça va être gênant, limite je risque gros mais fuck, tant pis !


Culturellement, nous sommes au niveau zéro de rien !



Comment expliques-tu cette régression ?

Culturellement, nous sommes au niveau zéro de rien !
Après, le problème quand on tient un tel discours et de s’entendre dire "Pour qui tu te prends ?". Je suis citoyen, j’ai le droit de parler : avant d’être musicien, je suis amateur de musique ! Mais quand j’entends parler d’un revival des années 1980 mais ça fait 20 ans qu’une certaine intelligentsia parisienne nous dit que les eighties, c’est de la merde alors que j’étais gamin à cette période et j’ai adoré certaines choses que j’adore encore, à l’inverse, j’ai détesté certaines autres qui étaient ridicules mais c’est le cas dans chaque époque. Aujourd’hui, cette même intelligentsia est la première à porter aux nues des nouveaux groupes et tu te dis "Mais ce n’est même pas Rose Laurens". C’est une véritable arnaque et tout le monde gobe !
Pendant 20 ans, on a exploité les minorités avec le rap. Ils allaient à la Courneuve choper les rappeurs en leur disant "Tu souffres, hein ? Allez vas-y parles-nous de ta souffrance. Nous, on va faire du blé derrière !". Aujourd’hui, c’est plus "On va boire un Spritz électro". Les gens se disent "Oh, c’est cool !" alors que c’est juste de la bouse !

Attention, il y a des choses sublimes qui se font par ailleurs, je tiens à le dire ! Il y a plein de choses qui se font maintenant que je trouve superbes. Tout n’est pas tout noir/ tout blanc !


Cet album ne va absolument rien changer à rien mais il y a l’idée de provoquer




Dans ces conditions et au regard de ce que tu viens de nous dire, que peux-tu attendre pour cet album ?

Cet album ne va absolument rien changer à rien mais il y a l’idée de provoquer. Provoquer, c’est faire venir les voix !
Pour ce disque, je serais un peu dans cet esprit jusqu'auboutiste ‘Terminus’ dis au-revoir à papa, maman, à ta fille… c’est "Melancholia" le film de Lars von Trier, et se placer au moment le plus ultime juste avant la fin. Certains vont se dire que je suis complétement taré, complotiste, qu’Eiffel, c’est un groupe de merde fini… je le comprends et je l’accepte mais peut-être que d’autres vont regarder le truc en disant "Comment ça se fait qu’en 2019, il y a un groupe de musique avec des gens de 47 berges qui ont fait pas mal de trucs ratés/ réussis disent de telles choses ?" et on adorerait qu’on nous dise "Vous vous gourez !". J’adorerais que ce soit la génération de ma fille qui nous le dise et nous rassure. En fait, cet album, ce sont des chansons qui demandent à être rassuré car il y a une inquiétude énorme.


Cet album, ce sont des chansons qui demandent à être rassuré car il y a une inquiétude énorme.



On a commencé l’interview par la question qu’on t’a trop souvent posée au contraire quelle est celle à laquelle tu rêverais de répondre ?

"Penses-tu à des gens que tu aimerais rencontrer ?". Andy Partridge de XTC qui je crois à 63 ans et vit à Swindon. J’adore XTC qui s’est séparé depuis, j’adore Andy Partridge : finalement, ils n’ont jamais fait de compromis artistiques, ils se sont battus contre les maisons de disques pour commencer et entre eux, avec des erreurs… mais l’art n’en a jamais pâti et n’a fait que progresser !


C’est un exemple, un chemin que tu essaies de suivre ?

Je n’ai pas modèle de chemin mais j’ai des modèles d’artistes et Andy Partridge de XTC, Damon Albarn -est également un énorme modèle pour moi pas qu’artistique mais comme il fonctionne -il fait beaucoup de choses, il a plusieurs projets- ça m’intéresse énormément- David Bowie, Paul McCartney, Boris Vian et tant d’autres…


Merci beaucoup

Merci à vous


Merci à Calgepo pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.eiffelnews.com/
 
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