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A PROPOS DE:

JOHN DIVA & THE ROCKETS OF LOVE (04 MARS 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HARD ROCK

Non le rock n'est pas mort, et John Diva se fait fort de nous le prouver fort brillamment au travers de son premier album...
STRUCK - 27.03.2019 - 12 photo(s) - (0) commentaire(s)
Derrière l'armure de maquillage, il y a un coeur qui bat... Pendant cette longue interview passionnante, John Diva nous ouvre son coeur et les raisons profondes de cet album, véritable déclaration au hard rock des années 1980, mais également sa mère.... Une entrevue pendant laquelle le nouveau venu dans le monde du glam hard rock nous prouve qu'on peut œuvrer dans le style sans verser dans le ridicule...



Quelle est la question que l'on t’a trop souvent posée et à laquelle tu as marre de répondre ?

John Diva : C’est une bonne question… Je l’ai dit lors d’une précédente interview à savoir qu’à la fin de cette longue journée promotionnelle, je pourrais te répondre… mais aujourd’hui, je t’avouerais que le sentiment qui prédomine est que je suis super heureux d’être dans cette belle ville de Paris. Je suis super heureux que tant de personnes se soucient de ce que nous pouvons dire sur notre premier album. Donc à l’instant où je te parle, je suis très heureux de pouvoir à toutes les questions qu’on me posera…





Tu réponds ceci probablement parce que c’est la première fois que tu te frottes à l’exercice avec ce projet ?

Tu as totalement raison ! Avec ce projet, c’est la toute première et j’ai le sentiment d’être… (il chante) "like a virgin" (Rires) ! C’est vraiment super ! Non vraiment, je suis très content d’être ici et reconnaissant de toute l’attention que vous pouvez nous porter.
Malgré tout, pour revenir à ta question initiale, je dirais que la question qui revient le plus souvent est de savoir quel shampoing j’utilise (Rires) !
Et bien entendu, j’utilise un shampoing Garnier comme le responsable de Replica qui s’occupe de notre promo en France (Rires) ! Et pour un groupe de hair metal comme le nôtre, tu dois impérativement avoir un promoteur qui s’appelle soit L’Oreal ou Garnier (Rires) !


Votre actualité est la sortie de votre premier album "Mama Said Rock is Dead". Comment te sens-tu un mois après sa sortie ? Te sens-tu comme soulagé d’une pression en moins ?

Les attentes sont toujours énormes quand tu sors un album. Donc les semaines avant la sortie de l’album, nous étions super excités mais dans le même temps, tu as le sentiment que tout va trop vite et tu crains que personne ne va se soucier de ton album : et aujourd’hui, nous sommes super contents de constater que tant de gens s’y intéressent !
Depuis la sortie de l’album début février, tout se passe comme dans un rêve : l’album est entré dans les charts en Allemagne…


Et vous attendiez-vous à cela ?

Non ! On ne savait pas à quoi s’attendre mais comme je te disais, tu attends toujours quelque chose mais tu ne sais jamais précisément… Et puis, nous ne voulions pas trop nous projeter car les attentes sont les débuts des déceptions !


Et comment expliques-tu cet accueil en Allemagne sachant que John Diva ne représente pas le profil type du groupe de metal allemand plutôt heavy mélodique… ?

Nous avons été invités trois fois de suite au Wacken depuis 2014 sans avoir aucun album sous le bras. Les organisateurs estimaient que nous proposions quelque chose de frais…


Il y avait un risque que le public nous hue au moment de monter sur scène mais c’était tout l’inverse [...]  ils venaient avec plaisir voir un show de John Diva pour faire la fête…




En clair, tu sous-entends que vous êtes constitués une fanbase qui attendait cet album avec impatience ?

Oui ! Je pense qu’il y avait une grande attente du public et quand nous jouions au Wacken, tous les médias s’intéressaient à nous parce que nous sortions du lot : tous les groupes étaient de noir vêtues et voilà, qu’un groupe en rose débarque… Tous les médias voulaient nous rencontrer et faire des interviews…
Comme tu l’as dit, le cliché du groupe metal allemand est un groupe de heavy metal et pour ces raisons, il y avait un risque que le public nous hue au moment de monter sur scène mais c’était tout l’inverse, les gens allaient certes assister à des concerts hardcore mais ils venaient avec plaisir voir un show de John Diva pour faire la fête… et c’est la raison pour laquelle l’organisation du Wacken n’a jamais cessé de nous inviter !


C’est un travail très sérieux que de faire une musique festive !



Après c’est bien beau de faire la fête mais il faut que le groupe sur scène assure le show et au regard de cet album, on se rend compte qu’outre le frontman charismatique que tu es, il y a un groupe qui envoie et très professionnel derrière…

Tu as raison ! J’ai vu des millions de groupes festifs qui essayaient de s’inspirer du genre en portant des fringues propres au style… mais il faut pouvoir l’incarner ! C’est un travail très sérieux que de faire une musique festive ! C’est quelque chose que les gens ressentent. Quand ils viennent à un concert de John Diva, ils savent qu’ils peuvent nous faire confiance et que nous ne trahirons pas leurs sentiments : nous sommes connectés, nous partageons et avons fondé une famille, une communauté… et les gens se déplacent un peu partout en Allemagne pour venir nous voir, cela explique en partie notre entrée dans les charts allemands !


Nous sommes trop vieux pour avoir peur de quoi que ce soit !




Et comment appréhendes-tu votre rencontre avec le public français puisque c’est l’objet de cette promo finalement ? Ne craignez-vous pas que le public français qui ne vous connaît pas se demande qui est ce groupe de mecs déguisés ?

Je comprends parfaitement ! Tu as raison mais nous sommes trop vieux pour avoir peur de quoi que ce soit (sourire) ! Nous n’avons peur de rien parce que nous avons confiance en ce que nous faisons et c’est le ticket pour mettre fin à tous les doutes qui pourraient planer sur notre authenticité !
Et c’est génial si les gens nous trouvent ridicules parce qu’une fois que tu es ridicule, tu es libre ! Les gens peuvent bien se moquer ouvertement de nous mais aujourd’hui, je peux les regarder droit dans les yeux parce que je sais que notre groupe est fort et si la personne prend le temps de nous écouter, son avis changera automatiquement !


C’est génial si les gens nous trouvent ridicules parce qu’une fois que tu es ridicule, tu es libre !


Mais sur ce côté ridicule que tu cites, y-a-t-il malgré une limite à ne pas dépasser même si avec Steel Panther les limites ont déjà été repoussées très loin ?

(Rires) Tu sais, je les ai vus, c’est un super groupe qui joue super bien mais effectivement quand tu penses à eux, ce qu’ils font est tellement extrême que la première chose qui te vient à l’esprit est de savoir ce qu’ils vont faire la prochaine fois…
En ce qui nous concerne, j’ai le sentiment que les gens aiment dans ce disque le fait que c’est un album que tu aurais pu écouter dans les années 1980 et qui fait que le rock’n’roll est pris au sérieux. C’est un étrange mélange que nous n’avions pas prévu, d’un côté, il y a ce côté ridicule quand je me balade dans la rue et que les gamins me regardent d’un regard étrange mais si tu y portes trop attention, cela te bloque et ce n’est pas possible de faire la fête et quand les gens deviennent fous en se mettant nus ou certains mecs qui portent des vêtements de femmes… Cela bloque tout alors que si tu es libre, tu peux surprendre les gens qui au premier abord ne va pas te prendre au sérieux et finalement, se rendre compte que nous sommes intéressants ! Aujourd’hui, les gens ne savent pas vraiment qui nous sommes mais cela va changer !


J’ai toujours su ce que je voulais faire mais je me suis perdu en chemin. D’une certaine façon ["Mama Said Rock is Dead"], c’est l’histoire classique dans une vie.


Tu as dit que vous étiez trop vieux pour avoir peur de quoi que ce soit mais la question que nous nous posons, c’est pourquoi cet album ne sort que maintenant ?

En tant qu’artiste, musicien et humain, tu traverses différentes étapes dans ta vie : l’insécurité en décidant de changer de voie qui ne serait pas la bonne décision et que tout va s’écrouler autour de toi, toutes ces choses… Ce sont des sentiments que tu ressens quand tu es gamin et c’est exactement, l’objet du titre "Mama Said Rock is Dead". J’ai toujours su ce que je voulais faire mais je me suis perdu en chemin. D’une certaine façon, c’est l’histoire classique dans une vie.


Et quel a été le déclic ? Parce que la légende dit que tu as été roadie, coach vocal… ?

Tu sais il y a toujours un moment où tout s’écroule autour de toi et tu te demandes ce que tu fais bien pu faire… En fait, ça relève plus ou moins à de la thérapie d’une certaine façon.


N’avons-nous tous pas envie de prouver quelque chose à nos parents ? C’est un conflit très classique finalement !




Peut-on parler de crise de la quarantaine ?

D’une certaine façon, ça pourrait être ça ! Et puis tu te dis "Qu’est-ce que j’ai à perdre ?" parce que d’un certain point de vue, tout se passait bien pour moi mais il me manquait quelque chose. Et quand j’ai décidé d’intituler cet album "Mama Said Rock is Dead", ça remonte à un moment très marquant émotionnellement. Ma mère -qui était une mère célibataire qui travaillait dur, une vraie fan de rock qui m’a toujours soutenu dans tout ce que je faisais- j’allais sortir avec ma guitare -elle était triste, un peu saoule et certainement le cœur brisé- m’a dit "Hey, Johnny, ne perds pas ton temps à faire du rock’n’roll, le rock est mort !". Et j’ai probablement voulu lui prouver qu’elle avait tort ! D’une certaine façon, n’avons-nous tous pas envie de prouver quelque chose à nos parents ? C’est un conflit très classique finalement !


J'ai prouvé [à ma mère] que le rock n’était pas mort mais je me le suis également prouvé à moi-même et désormais, je peux le prouver au monde entier.


Aujourd’hui que votre album est entré dans les charts allemands que tu fais cette journée promo à Paris au Hard Rock Café, quelle est sa réaction ?

Elle est très fière bien évidemment (Sourire) !
Je lui ai prouvé que le rock n’était pas mort mais je me le suis également prouvé à moi-même et désormais, je peux le prouver au monde entier.


Et finalement, la meilleure façon de rendre nos parents fiers et de leur prouver qu’ils ont tort ?

Parfaitement, c’est exactement ça ! Et c’est la raison pour laquelle nous n’avons peur de rien parce que nous avons déjà affronté toutes les peurs classiques, que ce soient celles qui nous confrontent à nous-mêmes, à nos parents... Et le truc amusant est que ma mère dans sa jeunesse a étudié à la Sorbonne pendant 6 mois, elle me parle sans cesse de Paris… C’est donc un moment très spécial pour moi de parler de ma mère au milieu de Paris : vous me faites un vrai cadeau les mecs en me permettant de faire cela ! Merci… (sourire)


On a évoqué ton passé de ton coach vocal, en tant que tel quel serait ton influence majeure en tant que chanteur ?

Hum… C’est une bonne question parce que beaucoup de gens disent que ce n’est pas un chanteur mais selon moi, c’est probablement le plus grand frontman de tous les temps et en tant que tel, c’est un très bon chanteur : c’est David Lee Roth ! Il est maître dans le timing en choisissant le bon mot, au bon moment…


Pas tout le temps, on se souvient tous  de lui hurlant au public "J’ai oublié ces putains de paroles !"…

Ça m’arrive tout le temps aussi mais comme je ne veux pas le dire, je demande aux autres de chanter (Rires) !


Et tu sautes également comme lui ?

Je m’entraîne (Rires) !


Tu as répondu en partie à la question suivante sachant que 'Lolita' nous rappelle beaucoup Van Halen…

Oui…


… nous voulions savoir quelle période et quel chanteur de Van Halen te sentais-tu le plus proche : David Lee Roth, Sammy Hagar ou encore Gary Cherrone ?

Je suis de ceux qui préfèrent la période David Lee Roth, Diamond Dave… et de loin ! Mais je dois reconnaître que dans un groupe, il est quasiment impossible qu’un deuxième chanteur soit plus populaire que le premier.


Je ne sais pas si tu connais Dream Theater…

Bien sûr et oui, tu as raison, il y en a quelques-uns (Sourire)… Et concernant Van Halen, Sammy Hagar est un super chanteur et j’ai bien aimé la période pendant laquelle il officiait dans Van Halen : ils ont fait de super albums pop rock ! Mais mon sentiment n’était plus le même, j’ai grandi en écoutant les premiers Van Halen…

Mais concernant les chanteurs qui m’ont influencé, je dois absolument en citer d’autres. Je suis un énorme fan de Phil Lynott qui arrivait à combiner la soul et le rock, il avait également un incroyable sens du timing et la couleur de sa voix était magnifique. Je dois également mentionner David Coverdale qui est quelqu’un qui m’a énormément inspiré… Bref que des bons vieux trucs !

Mais tous les jours, il m’arrive d’être impressionné par de nouveaux chanteurs !


On a brièvement évoqué ton passé de roadie : pour quel groupe connu as-tu travaillé ?

Des groupes de merde (Rires) ! J’ai fait ça sur une période très courte dans ma vie et je me suis dit que je pouvais faire mieux que ça parce qu’au final, je ne faisais que livrer des pizzas (Rires) !


Sur 'Long Legs In Leggings', l’influence d’AC/DC est importante…

Tout à fait !


Je pense que nous avions en nous cet album depuis très, très longtemps.




... était-ce un moyen de prouver l’étendue de vos influences et de ne pas les limiter au Sunset-Trip des années 80 ?


C’est intéressant parce que après n’avoir été qu’un groupe de scène, quand nous avons commencé à écrire, nous étions très excités à l’idée de savoir si nous serions de bons compositeurs, un bon groupe de studio… et quand nous avons commencé, les idées sortaient naturellement et je pense que nous avions en nous cet album depuis très, très longtemps.
Si j’ai écrit les paroles, Snake Rocket (NdStruck : le guitariste) a écrit cette chanson. Snake Rocket est un bluesman à la façon d’un Slash dans Guns’n’Roses : c’est son style ! JJ Love (NdStruck : le second guitariste) est plus dans la mouvance folle d’un Steve Vai, un magicien de la guitare.
Et effectivement, comme tu l’as souligné, ‘Long Legs In Leggings’ est un titre très rock à la AC/DC. Mais à aucun moment quand nous composions, nous nous sommes dits "Sonnons comme ci pour ce titre !". Ce sont juste des idées qui sortaient naturellement. Bien évidemment, avec le recul, cela sonne comme untel ou un autre mais ce n’est pas un problème, nous avons montré sur cet album ce que nous étions capables de faire et au final, cela donne une bonne couleur à l’album.


On a cité Van Halen ou AC/DC en influences mais on pense aussi à Whitesnake en écoutant 'Wild Life'…

Oui


... Def Leppard avec 'Dance Dirty'…

Exactement


Cet album est un hommage à tous les groupes [comme Van Halen, AC/DC, Whitesnake, Def Leppard...]



... mais aussi Bon Jovi sur ‘Blinded’, Guns’n’Roses avec ‘Rock’n’Roll Heaven’ ou encore Poison sur ‘Just a Night Away’… A-t-on oublié un groupe en influence ?

C’est encore une bonne question (Sourire)… Certaines personnes disent qu’il y a également du Mötley Crüe voire certaines nous disent qu’ils entendent du Madonna dans le titre ‘Rock N' Roll Heaven’ en raison de son entame… Mais tu as parfaitement raison, cet album est un hommage à tous les groupes que tu as cités.


Et s’il ne devait en rester, à quel groupe serais-tu le plus fier d’être comparé ?

C’est compliqué mais je répondrais une nouvelle fois Van Halen parce que je suis un fan de Van Halen avant tout !


Et c’est un excellent choix, c’est celui que j’aurais également fait !

(Rires)


Et y-a-t-il un groupe que tu regrettes de ne pas avoir pu voir sur scène ?

J’ai cité Phil Lynott, j’aurais vraiment adoré le voir !


Nous sommes le maillon manquant !



On a cité tous ces excellents groupes auxquels vous faîtes référence mais ne craignez-vous pas d’être seulement considéré comme un groupe hommage au hard rock des années 1980 ?

Tu sais, si nous avions fait cet album il y a 20 ans, les gens auraient dit "Vous ne pouvez pas faire ça !".
Aujourd’hui, la mode est plutôt au style thrashy. Et donc sortir un album -qui est tellement éloigné des choses que les gens écoutent aujourd’hui-, un album d’un style que plus personne n’écoute aujourd’hui et sonner comme Van Halen ou Whitesnake est une bonne chose parce que nos vieux héros disparaissent ou du moins ne font plus de scène. Bien sûr il y a des exceptions mais j’ai récemment vu Vince Neil et avec tout le respect que je lui dois, il n’est plus en forme, de la même façon John Bon Jovi continue à faire le job de façon décente…
Je veux dire que le public qui a connu cette période va dire que les nouveaux groupes dont nous faisons partie ne sont pas originaux mais nous pouvons le faire car nous avons l’énergie pour le faire. Et nous permettons au public qui n’a pas connu cette période de connaître cela : en clair, nous sommes le maillon manquant !


Certains diront que d’autres groupes l’ont fait avant nous mais ça ne change rien pour nous.




Tu as raison mais nous avons cité Steel Panther, mais d’autres groupes scandinaves comme Bai Bang ou Reckless Love qui s’aventurent déjà depuis plusieurs années sur ce même terrain. Vous êtes conscients que certaines mauvaises langues vont vous targuer de suiveurs ?

Tu sais, comme chaque humain, tu ne peux que suivre ta propre histoire ! Mon histoire est aussi vraie que celle d’un autre. Nous jouons dans ce groupe depuis 7 ans et depuis que nous nous sommes lancés, les retours sont unanimes à travers le monde. Certes, certains diront que d’autres groupes l’ont fait avant nous mais ça ne change rien pour nous.


Oui, sachant qu’aujourd’hui qui peut se targuer d’être le premier, d’avoir créé quelque chose ?

Ce sera toujours le cas et quand bien même, que faut-il faire ? Mourir ? Non !
Et au contraire, plus il y aura de groupes de ce style, plus la chance de créer une nouvelle vague glam metal sera grande : pourquoi pas ?


Je crois que comme le vin, il faut laisser le temps agir et bonifier les choses.


Tu l’as dit que vous avez fondé ce groupe il y a 7 ans mais au regard du succès de votre album en Allemagne, cette journée promo à Paris montrant la confiance de votre label sur votre réussite ici en France… ne regrettez-vous pas de ne pas avoir sorti plus tôt ?

Si tu vois les choses ainsi, je pourrais regretter plein de choses mais je crois que comme le vin, il faut laisser le temps agir et bonifier les choses.


Au regard de tes réponses spontanées et excellentes à certaines de mes questions, je me demandais si tu avais travaillé ces interviews au préalable ?

(Rires) Non, pas vraiment ! Mais je suis en France et le vin est une comparaison naturelle…


Je pense vraiment que je n’étais pas prêt à faire cet album avant.



Tu en fais de même en Allemagne avec la bière… euh non…

(Rires) Non, ça ne marche pas ! J’ai traversé plein de moments de déception, j’ai traversé plein de choses… et je pense vraiment que je n’étais pas prêt à faire cet album avant. Nous avons énormément joué en tant que groupe de scène, nous nous sommes construits, nous avons bâti notre fanbase et cela nous a donné la confiance, l’excitation pour nous dire que maintenant nous étions prêts à le faire !
C’est le bon moment et j’en suis d’autant plus convaincu au regard de l’intérêt que les gens nous portent. Si nous avions sorti cet album deux ou trois ans auparavant, cela n’aurait pas été le cas.
Ta question est une bonne question mais dans le même temps, ça n’a pas d’importance parce que nous sommes ici aujourd’hui et si nous sommes ici c’est pour de bonnes raisons !


Maintenant que vous avez cet album, billet d’entrée pour toute tournée, je suppose que l’objectif est de prendre la route ? A ce titre, des dates prévues en France ?

C’est la raison pour laquelle nous sommes ici aujourd’hui parce que nous tenons énormément à être promus en France. Nous n’avons pas de date prévue à ce jour mais nous croisons les doigts pour faire des festivals cet été ou revenir plus tard cet hiver parce que nous prévoyons de faire une tournée en tête d’affiche cet hiver. Mais à ce jour, nous n’avons calé qu’une tournée avec Kissin’ Dynamite qui va commencer la semaine prochaine et qui va couvrir une partie de l’Europe : l’Italie, la Hongrie, la Suisse, l’Autriche, la Hollande, la Belgique, l’Allemagne…


C’est le truc de fou de la composition à peine as-tu enfin sorti ton premier album que tu dois déjà penser au deuxième.




Cet album est une vraie belle surprise rafraîchissante mais tu es conscient que cela va être compliqué de faire un second album aussi frais ?

C’est une excellente question ! Je le pense vraiment : c’est le truc de fou, la composition ! A peine as-tu enfin sorti ton premier album que tu dois déjà penser au deuxième.


Mais finalement c’est une bonne chose car cela signifie qu’il y a une attente…

Exactement !


Et c’est dangereux car tu as tout le temps pour sortir le premier album alors que le temps accordé pour le deuxième est beaucoup plus court…

C’est le problème classique mais à l’époque, certains groupes sortaient deux albums dans la même année, c’était très rapide : en recyclant le matériel qui n’avait pas été utilisé pour le premier album par exemple en ajoutant de nouveaux titres pour ajouter une nouvelle énergie mais ce serait un deuxième album très proche du premier.
Nous avons quelques idées comme faire un recueil de chansons américaines, je veux dire que nous pouvons encore aller plus dans la country, dans le rock mainstream, être plus heavy… A ce jour, nous ne savons pas encore… Je pense que nous en saurons plus après la tournée avec Kissin’ Dynamite parce que nous n’allons jouer que les chansons de notre album.
Nous venons de la scène et je pense que nous serons plus heavy, nous allons écrire des choses plus heavy mais ce sera un bon test ! Nous aurons fini cette tournée à la fin du mois d’avril et nous commencerons à écrire cet été : l’expérience de la scène va nous montrer où il faut aller !
Mais à ce jour, j’aurais tendance à te dire que nous allons partir dans les extrêmes c’est-à-dire aller un peu plus vers l’acoustique d’un côté parce que nous avons des choses à raconter et être plus heavy de l’autre côté mais le message restera le même : un message d’amour, d’amour du rock’n’roll… je ne parlerai pas de choses politiques ou sociales… mais le message général est de vivre sa vie au moment présent !


On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu rêverais de répondre ?

La question à laquelle j’adorerais répondre serait "Hey John, ça te fait quoi d’être numéro 1 des charts aux USA ?" (Sourire) !


Il y a clairement un marché, une place pour John Diva aux Etats-Unis avec votre musique mais en tant que groupe allemand penses-tu avoir le matériel et l’argent pour vous vous faire une place en Amérique ?

Il y a plein de choses à faire pour être numéro 1. Mais je ne sais pas si tu te souviens de Falco qui a chanté ‘Rock Me Amadeus’ ?


Bien sûr ou encore ‘Der Kommossar’…

Il a été numéro 1 aux Etats-Unis…


Oui mais avec un style différent de la musique américaine…

C’est vrai !


Je crois que tout est possible en particulier si tu as les bonnes chansons, les bonnes émotions : cela peut marcher et même aux Etats-Unis !


Vous jouez sur le terrain de jeu des Américains…

C’est vrai ! Mais dans ce genre, nous avons les Scorpions qui ont été numéro 1. En fait, il faut savoir attendre le bon moment. Je crois au rock’n’roll et si tu crois à quelque chose, ça te mènera toujours quelque part : à Paris dans le cas présent où je profite de ma vie en buvant une bière avec deux mecs super sympas ! Je veux dire que je crois que tout est possible en particulier si tu as les bonnes chansons, les bonnes émotions : cela peut marcher et même aux Etats-Unis !


On croise les doigts pour vous voir atteindre les charts français, tourner en France et réussir aux Etats-Unis… ainsi on peut dire qu’on a eu la chance de rencontrer John Diva, une star mondiale du hard rock…

(Rires) Je bois à cela !


Merci

Merci beaucoup, tout le plaisir était pour moi ! Enchanté !


Merci à Loloceltic et Lynott pour leurs contributions...


Plus d'informations sur https://johndiva.com
 
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