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A PROPOS DE:

ALLUSINLOVE (22 MARS 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK

Music Waves est parti à la rencontre de Allusindr..., non de Allusinlove comme le groupe s'appelle maintenant, pour une interview marquée du sceau de la positivité et de l'énergie live.
CALGEPO - 29.04.2019 - 7 photo(s) - (0) commentaire(s)
Music Waves a pris rendez vous pour une rencontre avec la section rythmique (Jemal et Connor) du groupe Allusinlove à l'occasion de la sortie de leur EP.


Nous avons l'habitude de commencer nos interviews.... je crois que vous en êtes à votre seconde promo en France..... par la question qu'on vous a trop posée, quelle est cette question ?


Connor : Il n'y en a pas forcément mais je pense que c'est surtout une sur le changement de nom du groupe.





Avant de rentrer dans le vif du sujet, vous venez de Leeds, n'êtes vous pas nostalgiques de l'âge d'or de l'équipe de foot qui a été en demi-finale de la champion's league en 2001 ?


Connor : Nous connaissons beaucoup de fans de foot, nous nous rappelons de cette période faste mais depuis ce n'est plus très bon pour Leeds (Rires).


Nous avions choisi ce premier nom car nous trouvions ça plutôt cool et d'une certaine façon représentatif de ce que peut être la société d'aujourd'hui avec les dépendances à tout un tas de choses.



Au sujet de ce changement de nom, qui nous interviewons aujourd'hui Allusindrugs ou Allusinlove ?


Jemal : Plus de drogues désormais, il n'y a plus que de l'amour....

Connor : Nous avions choisi ce premier nom car nous trouvions ça plutôt cool et d'une certaine façon représentatif de ce que peut être la société d'aujourd'hui avec les dépendances à tout un tas de choses. Le thé, le café peuvent en être une et parfois on peut trouver ça classe.... mais obstinément le mot est très péjoratif et les gens voient ça comme étant très négatif lié aux drogues dures.....


Vous avez donc changer de nom car vous aviez l'impression que le conserver vous fermerait peut-être des portes ?

Connor : Et ça a été le cas. Beaucoup nous ont demandé de réfléchir à changer de nom en nous disant qu'un nom plus facile à intégrer était meilleur. On nous a conseillé un nom qui véhicule plus de positif et au final celui ci se rapproche du précédent, j'adore ce nom d'ailleurs.. Il peut y avoir différents types d'amour, qui peut être considéré comme de la drogue. Et les gens ont porté depuis une écoute différente, sont venus à nous. Le groupe a connu plus de passages radio... C'est fou ce que la portée d'un nom de groupe peut avoir comme conséquences, celles de pouvoir vous fermer ou vous ouvrir des portes.





C'est drôle car vous aviez un nom provoquant et vous êtes passés à un nom qui évoque les Hippies ....

Jemal : il y a certains aspects Hippies y compris dans notre musique avec certains passages psychédéliques, polyphoniques....


Comme la drogue aussi (Rires)


Ensemble : Oui (Rires)


Mais avec une notion peut-être plus positive ..


Connor : ça me rappelle le Download festival où nous avions joué en 2015 et j'avais porté une tenues un peu colorée rose, verte... Les autres portaient du noir...


C'est ce qu'on voit maintenant sur l'artwork, ce côté psychédélique ....


Connor : oui, nous aimons ce petit côté là, à la manière de Jimy Hendrix, et ça me fait rire en repensant à ce festival car tout le monde était en noir et moi j'arrive avec le groupe avec des habits plus colorés et beaucoup de monde ont été intrigués par ça et se sont dit : "tiens, ça pourrait être intéressant". Après ce n'est pas une question d'attirer l'attention, être tout en noir ne signifie pas forcément être négatif, ne pas jouer sur les apparences...


Mais en fait, l'amour peut être une drogue non ?!


Et pour les gens et les médias surtout vous résumez avec vos noms tous les clichés qu'ils peuvent avoir... Allusindrugs = drogués... ?


Connor : en effet alors que ce sont que des mots qui ne reflètent pas la réalité. Mais en fait, l'amour peut être une drogue, non ?!





Et rendre addict aussi ! Votre actualité c'est cet EP "Live from Leeds", est ce  qu'il s'agit du concert complet ou de quelques extraits ?

Connor : C'est tout le set concernant les nouvelles chansons. C'était la première fois que nous jouions ces morceaux devant un public.


Pouvoir les jouer en live plus tôt dans l'année nous a donné une bonne occasion de mesurer le résultat de ces nouvelles compositions sur le public



Et je suppose que ça a dû être un grand souvenir devant le public de Leeds surtout s'agissant de nouvelles compositions ! Et vous aviez dû ressentir une sorte de pression particulière ?


Connor : Nous avions peu joué en live au cours des mois précédents au cours desquels nous étions en studio pour travailler sur de nouvelles compositions et nous lisions l'attente des gens sur les réseaux sociaux et quelle direction allaient-elles prendre et nous en n'avions pas encore une idée précise. En plus avec le changement de nom ça a été pour nous l'occasion de sortir de nouveaux sons encore plus grands et d'explorer d'autres directions. ça a été un moment fort.
Pouvoir les jouer en live plus tôt dans l'année nous a donné une bonne occasion de mesurer le résultat de ces nouvelles compositions sur le public, des nouveautés et les gens nous ont répondu : on adore cette direction, ce style...


... et donc le nouveau nom colle parfaitement à la réaction des gens, ils aiment


Jemal : (rires) Tu as raison, mais tout a presque quasiment changé y compris dans notre manière d'interpréter nos anciennes chansons. Ainsi nous avons toujours nos vieux fans mais nous avons acquis de nouveaux. Certains de nos anciens fans savent que nous sommes restés une partie de nous-mêmes et adhèrent au fait que nous avons d'autres chansons qui adoptent d'autres styles...





Comment expliquez-vous le fait que vos fans vous suivent, est ce que vous avez changé votre manière de composer ?


Connor : Non, pas nécessairement. Cela vient essentiellement de nous ouvrir vers d'autres horizons, sans pour autant tout changer.

Jemal : Nous travaillons toujours à peu près de la même façon un peu collégiale, en prenant en compte ce que les membres souhaitent. Nous avons intégré un guitariste et il a déjà participé à l'écriture. Nous ne nous sentons plus enfermés uniquement dans un style, nous sommes plus libres de nos mouvements dans un nouvel état d'esprit presque spirituel. On propose chacun des trucs et on n'hésite pas à dire si on n'aime pas et pourquoi et c'est une manière de faire qui nous convient car il y a beaucoup de talents dans le groupe. Chacun vient d'univers différents qui ont tous quelque chose qui peut enrichir le projet, cela nous rend presque uniques car peu d'autres groupes travaillent de manière aussi collaborative.


Au tout début de l'album vous nous faites rentrer dans une sorte de volcan avec des sons très heavy avec 'Full Circle', pensez vous cette manière de faire et ce morceau soient le meilleur moyen de nous montrer ce qu'est Allusinlove ?


Connor : Je pense que c'est un morceau, oui, qui peut parfaitement nous représenter. C'est un peu un pont entre ce que nous faisions et ce que nous jouons aujourd'hui. Il va encore plus loin dans l'expérience heavy que nous souhaitions provoquer.


A propos de heavy, pourquoi votre chanteur semble toujours énervé sur scène, à crier ?


Jemel : Ce n'est pas de la colère mais plus de la passion (Rires).

Connor : Sur scène ou sur un enregistrement live, tout doit être montré à cet instant et ces chansons ne sonneront pas comme elles ont sonné sur ce live. Bien sûr la musique reste identique mais l'interprétation n'est et ne sera jamais totalement identique. Cette façon d'aborder les choses avec passion qui peut paraître de la colère correspond au fait de bien faire les choses et de véritablement mettre cette passion en avant.


Est-ce que sur scène, il interprète un personnage ou bien éprouve-t-il se besoin irrésistible de faire exploser cette colère ?


Connor : Non, ce n'est absolument pas un personnage, c'est lui tout entier.


Nous ne jouons pas de personnages en live, c'est vraiment nous. Simplement des musiciens qui font partie d'un groupe.



Il n'est pas là mais pouvons nous dire que pour lui c'est cathartique d'être sur scène ?


Connor : oh oui, tu as tout a fait raison. Mais c'est valable pour nous aussi. C'est notre seul moyen de nous exprimer pleinement...

Jemal : Nous ne jouons pas de personnages en live, c'est vraiment nous. Simplement des musiciens qui font partie d'un groupe.

Connor : Beaucoup de gens nous considèrent vraiment comme un groupe de live, et le fait d'avoir sorti sous notre nouveau nom un tel EP tend à confirmer cela en captant  l'énergie que nous pouvons dégager sur scène. C'est pour nous naturel et nos fans adorent et viennent pour ça. Sur scène tu ne peux pas être médiocre, tu dois tout donner. C'est presque une expérience vis-à-vis de soi-même. Lorsqu'on est sur scène on veut apporter une véritable expérience au public, qu'il soit étonné, qu'il apprécie et qu'il revienne. Et que lorsqu'il revient et nous voit encore, il se dise ce n'était pas comme ça la fois dernière. C'est à la fois fun mais aussi une sorte de catharsis, oui .


Il y a en vous donc cette part heavy mais aussi des parties plus lumineuses comme dans 'Sunset Yellow', c'est important pour vous cet équilibre ?


Jemal : Oui, c'est quelque chose que nous recherchons. Après, cet équilibre parfois certaines personnes s'en balancent, ils écoutent et sont dans un tel état d'esprit que cet équilibre peut être parfois confus ou mal compris. Est ce que c'est une chanson de colère, une chanson d'amour, qu'est-ce que c'est ? Il y a beaucoup de recherches d'équilibre dans le rock indé, et il est souvent difficile de le trouver et de le caractériser.

Connor : Cela étant dit, quelque chose de heavy peut parfois dégager quelque chose d'absolument magnifique et beau. Cela provient aussi probablement de chacune de nos influences, j'aime le jazz et les choses électroniques par exemple. Ce mélange-là peut donner quelque chose de spécial.





Les chansons 'All My Love' et 'Lucky You' pourraient être des ballades mais vous prenez apparemment un malin plaisir à détruire cette couleur pop par plaisir ?


Connor : (Rires) C'est une bonne façon de les détruire. C'est une manière d'avoir presque une signature, un manière de les retenir. Tu sais, parfois tu aimes avoir des passages où tu as envie de bouger, puis avoir des passages plus apaisés puis d'autres qui ont de l'impact. C'est presque une formule. Dans le public tu as tellement de personnes qui attendent leur passage, certains adorent les parties heavy d'autres les mouvements plus calmes... et quand tu traverses cette ligne, le public y trouve son compte.


Parfois on a le sentiment que la musique s'ouvre et que d'un coup la voix revient plus forte, est ce que l'on peut voir Jason comme une sorte de dictateur ?


Connor (Rires) : Parfois oui, cela dépend des chansons. Je crois qu'il est bon parfois pour les groupes d'avoir une sorte de dictateur, mais plus quelqu'un qui puisse centraliser et donner des indications ou une direction. Je n’appellerais pas ça un dictateur mais une sorte de référent, de guide, c'est nécessaire.


Quelle est l'histoire derrière 'All Good People', est ce une chanson ironique ?

Connor : C'est simplement une chansons sur les gens bien. Pas du tout ironique.


Nous souhaitons vraiment passer un message positif. Il y a tellement de négativité notamment sur les réseaux sociaux



Alors vous êtes vraiment un groupe de lovers ?


Connor : Oui, il y a de ça. Nous sommes un groupe qui doit apporter de la joie à ses fans, au public qui a envie de profiter et de prendre du plaisir en concert, peu importe d'où tu viens, qui tu es, ils recherchent la même chose en venant. Nous souhaitons vraiment passer un message positif. Il y a tellement de négativité notamment sur les réseaux sociaux, nous sommes tellement happés par ces choses-là qu'il faut un contre-courant qui permette de dire : regarde, il y a une autre facette du monde et profite !


Cet EP a été produit par Catherine Marks (Foals, Killers, Nin Inch Nails, QOTST...) qu'est-ce que ça vous a fait de collaborer avec elle et quelle a été son implication ?


Jemal : ça a été une expérience incroyable. Les studios étaient immenses, magnifiques puis elle a travaillé avec tellement de groupes que nous admirons. On éprouve beaucoup de respect pour elle. Catherine te donne énormément de confiance en toi.

Connor : Elle arrive à tirer le maximum de toi. Au cours de l'enregistrement elle était derrière la vitre à checker tous les points, à encourager, dire c'est bien. Elle nous regardait si intensément qu'on croyait voir de la colère mais c'est une passionnée avant tout, humaine, humble. Tu ne pouvais pas comprendre tout cela tellement elle dégage quelque chose et qu'elle a travaillé avec de grands noms, des groupes qu'on admire. Toutes ces chansons n'auraient pas eu un tel résultat avec une autre personne.


Pour cet EP live, vous nous avez dit avoir enregistré une partie de l'album, pourquoi ne pas avoir enregistré plus ?


Connor : Pour cet EP nous voulions aller droit au but et attirer l'attention. En quelque sorte dire de rester attentif car quelque chose va venir plus tard dans l'année.


On peut voir ça comme une sorte d'introduction à quelque chose de plus gros, de plus important, quel est le plan, le projet ?


Connor : Juste devenir le plus grand groupe du monde (Rires). La première étape était de sortir cet EP ensuite faire place à l'album au milieu de l'année, aux alentours de l'été...





Commencer par un live est quelque chose d'extraordinaire car en studio il est souvent difficile de trouver la même énergie, est-ce que vous n'avez pas peur pour cet  album studio qui contiendra de bonnes compositions de ne pas y retrouver la même énergie ?


Jemal : Il y aura toujours cette énergie car la configuration du studio est faite de façon à ce que ce soit comme un live. Nous serons tous ensemble dans la même pièce, les chansons seront captées en live. On essayera de coller au plus à l'EP en terme d'énergie. Nous allons nous mettre en configuration comme si nous allions jouer devant un public.


Vous allez jouer prochainement en France courant mai, quelle est votre impression sur le public français ?


Connor : Nous n'avons jamais joué devant un public français et on ne sait pas quel impact aura notre musique. C'est un nouveau champ d'exploration et nous n'avons pas d'a priori là-dessus, il y aura certainement de bonnes vibrations et je pense de toute façon que les gens ont besoin de sortir, de venir aux concerts, de s'éclater, de profiter.


Nous avons commencé l'interview par la question qui vous a été trop posée, a contrario quelle est celle à laquelle vous auriez aimé répondre ?


Connor : C'est une une question difficile... Je pense que pour tout musicien l'une des questions les plus importantes concernerait la nourriture.





Et vous êtes en France, qu'allez vous manger ?


Connor : Nous aimons les choses simples, tu sais... Nous connaissons ici le pain, la baguette qui est traditionnel. Mais là, un bon cheesecake mais ce n'est pas français (Rires).


Merci beaucoup

Ensemble en français : Merci à vous.


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/allusinlove.x/
 
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