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ARO ORA (26 SEPTEMBRE 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL ALTERNATIF
Aro Ora, nouvelle formation de metal alternatif, est venu présenter son premier album très abouti, "Wairua"
DARIALYS - 15.10.2019

Aro Ora est né en 2013, du côté de Tours. Il aura fallu attendre 2019 pour écouter leur premier album, "Wairua", un condensé de puissance et de maîtrise. Florent et Baptiste sont venus présenter leur premier album au micro de Music Waves.





Il vous aura fallu 4 ans pour sortir cet album. Au vu du nombre de titres (15) et de l’énorme maîtrise qui en émane, on comprend pourquoi il vous aura fallu une telle durée pour accoucher de "Wairua". Mais au-delà de ça, étant donné qu’il s’agit de votre premier album, n’y avait-il pas une crainte de décevoir ? Ou plutôt une volonté de marquer des points dès le début avec un album très abouti ?

Florent : En effet, comme tu le dis, 15 titres cela demande du temps. On a pris notre temps sans trop se mettre la pression, et tout simplement on voulait faire les choses bien et donner le meilleur de nous-mêmes pour cet album. Je ne dirais pas qu’il y avait une crainte de décevoir, mais plutôt une envie de se surpasser et d’aller chercher plus loin que sur l’EP.

Baptiste : Ces quatre années nous ont aussi permis de créer davantage afin de sélectionner les morceaux qui nous représenteraient le mieux possible. Aujourd'hui, on est fiers du produit final et ce n'est pas la crainte de décevoir qui nous habite, mais plutôt la volonté de le défendre enfin sur scène.

Au regard de l’évolution du business musical, n’avez-vous pas envisager de sortir un second EP comme vous l’avez fait en 2015 avec "Mahara" et donner signe de vie plus rapidement à votre public ?

Florent : Non car il était question de faire un album, certes à la base pas aussi long, mais d’avoir une quantité de morceaux plus conséquente que sur un EP afin d’explorer plus de choses, de poser plusieurs ambiances. Et c’est en testant beaucoup de choses qu’on s’est retrouvés avec 15 titres à sortir, tout en en mettant quelques uns de côté qui ne sont pas terminés et présentent déjà une nouvelle ouverture musicale qu’on abordera prochainement.

Baptiste : Comme le dit Flo, on avait vraiment cette volonté de sortir un album, avant de passer à autre chose. Mais pendant sa finalisation, on a déjà pensé à des concepts qu'on trouvait complètement applicables au format EP, et comme on a conscience des changements de l'industrie musicale, on a effectivement pensé à cette idée pour nos futurs compositions.

Votre musique est relativement complexe à identifier sous un seul terme. On retrouve du death metal, éventuellement du metalcore ou du metal atmosphérique, avec une touche de djent. Comment vous définiriez-vous auprès de quelqu’un qui ne vous connaitrait pas ?

Florent : C’est vrai qu’on va chercher dans pas mal de riffings et ambiances différentes, donc pour simplifier la chose étant donné qu’il faut définir quelque chose on a opté pour "metal", assez simplement. On peut aussi l’entendre sous le terme de fusion, progressif pour certains, dans tous les cas on essaie d’y mettre notre touche personnelle afin que cela nous ressemble le plus.

Baptiste : On se place souvent sous la bannière du metal moderne, dans le sens où on cherche à s'émanciper de pas mal de codes présents dans la musique metal, mais on aime aussi piocher dans tous les genres et la simple étiquette "metal" est certainement celle qui nous laisse le plus de libertés.


La langue Maori semble avoir une vraie importance pour vous : Aro Ora, premier EP : "Mahara", puis un nouvel album : "Wairua". D’où vous vient cet intérêt envers cette langue ?

Florent : Lorsque l’on cherchait un nom de groupe, on était parti sur des thèmes abordant l’univers, la spiritualité, le cosmos, la théorie du cycle, pas mal de choses assez ouvertes et inspirantes. En faisant des recherches, notre chanteur Baptiste est tombé sur un dictionnaire Maori où la signification de certains mots nous a frappés. Nous connaissions la culture Maori grâce au rugby, aux tatouages traditionnels, et nous avons voulu explorer plusieurs aspects de cette culture. Tout le monde a vite été séduit et on a creusé pour en savoir plus.

Baptiste : Quand j'ai trouvé le nom, ça m'a vraiment frappé comme une révélation, et quand j'en ai fait part aux gars, la réponse a été immédiate et unanime. En plus, Flo avait déjà des connaissances sur la culture et ça m'a motivé à pousser les recherches sur leur spiritualité et leur vision du monde.

En quoi le Maori est-il en connexion avec votre musique ?

Florent : Dans le respect de sa démarche, toujours aller plus loin en donnant le meilleur de soi-même en abordant de nombreux thèmes différents, avec un regard ouvert et analytique sur le monde qui nous entoure.

Baptiste : En ce qui me concerne, c'est vraiment le concept d'osmose avec le monde qui nous entoure. Cette idée comme quoi les êtres vivants et le sol sur lequel ils vivent sont les différents éléments d'un même tout.

Cet album fait voyager d’une certaine manière. Il semble raconter une histoire marquée par un début, ‘Inhale’, et une fin, ‘Exhale’. Est-ce un concept album ? Si oui, quelle en est l’histoire ?

Baptiste : Cet album abrite plusieurs concepts et relate plusieurs histoires plutôt qu'une seule. C'est un album sur la vie, la mort, les erreurs que l'on fait et la considération de l'existence en tant que cycle. Il s'ouvre avec une inspiration et se termine sur une expiration. Disons que tant que quelqu'un écoutera cet album, il respirera, il sera en vie.




La pochette de l’album est très belle, sombre et assez énigmatique. Il y a un oiseau rouge qui vole au milieu d’un ciel gris. Quelle en est la signification ?

Baptiste : La pochette représente une quête de sagesse et de connaissance. Tout ce qui est hors de portée de nos yeux non éduqués reste incompréhensible et c'est d'ailleurs pour ça que le verso de la pochette est abstrait, contrairement au recto. C'est un ibis qui est représenté, en référence à Thot, le dieu égyptien du savoir et de sa transmission.

Premier album, et déjà un deal chez Klonosphere et un contrat de distribution chez Season Of Mist ! Ces contrats-là vous ont-ils d’ores-et-déjà ouvert des portes ?

Florent : Indéniablement oui, et certainement encore plus après la sortie de l’album, ne serait-ce que par le réseau de Klonosphere et le fait d’être distribué physiquement (ce qui n’était pas le cas pour notre EP).

Votre premier EP, "Mahara" semble peut-être un peu plus mélodique que votre premier album. Est-ce un choix conscient et délibéré de votre part ?

Baptiste : Avec "Mahara", on n'a pu développer qu'une facette de notre musique. Dans "Wairua", on a exploré d'autres horizons et la mélodie est servie autrement, sans pour autant être à déplorer. On a laissé de la place au développement de différentes atmosphères avec les guitares, et expérimenté avec de multiples couches de voix harmonisées. On a vraiment bossé pour que l'album ait une personnalité propre et ceux qui sont attentifs aux détails remarqueront certainement de nouvelles choses après plusieurs écoutes.


Alors qu’il y a une certaine évolution de votre style depuis votre premier EP, paru quatre ans plus tôt, savez-vous si des expérimentations ou des évolutions de style sont à prévoir pour votre prochaine réalisation ?

Florent : Complètement oui, le groupe veut toujours aller chercher de nouveaux horizons.

Baptiste : C'est sûr et certain. On reconnaîtra certainement une touche personnelle, mais notre plaisir se fait dans le renouveau.

Gojira semble être une très grosse influence pour vous : dans la production, l’approche musicale, le chant... Alors que vous jouez une musique très agressive et brute de décoffrage, ne manque-t-il peut-être pas quelques accalmies, quelques moments pour faire redescendre la tension dans certaines chansons, comme Gojira le fait à très bon escient sur des titres comme ‘The Art Of Dying’ ?

Baptiste : L'approche que nous avons eu durant l'écriture de l'album est différente. De manière générale, on a préféré faire respirer l'album entre les morceaux plutôt que pendant. C'est pour cette raison que nous l'avons habillé de plusieurs interludes. Ceci étant dit, dans 'Hólos', par exemple, la tension descend avant de remonter en flèche pour le final du morceau.

Qu’attendez-vous de ce premier album ?

Florent : Tout ce qu’il y a de bon à souhaiter pour le groupe, c’est-à-dire plus de dates, plus de rencontres, l’envie de recommencer et de se surpasser une nouvelle fois, fouler et découvrir pleins de scènes, d’autres groupes. Le fait d’être arrivé à ce stade de composition et d’expériences humaines tous ensemble est déjà un accomplissement pour nous, tout le reste qui émane de l’album est du bonus que nous concrétiserons pour la suite.

Quelle serait la prochaine étape pour vous ?

Florent : On travaille sur le booking et la promotion en ce moment, après cela on va très vite composer et reprendre les morceaux qui ont été mis de côté, et il se pourrait que nous revenions plus vite cette fois ci, qui sait…





Plus d'informations sur https://www.facebook.com/aroora.ao/
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