MW / Accueil / Articles
A PROPOS DE:

Nile + Hate Eternal + Guests - Mons -Lotto Mons Expo - 27 Septembre 2019


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
DEATH METAL

En ce vendredi de septembre direction Mons pour une soirée placée sous le signe du death metal avec deux légendes du genre au programme.
NOISE - 24.10.2019 - 16 photo(s) - (0) commentaire(s)
En ce début de week-end nous sommes à Mons pour assister à une étape de la tournée européenne de Nile qui met à l’honneur la crème du death metal. Pour cette affiche royale nous retrouvons avec plaisir le Lotto Mons Expo dans lequel se déroule le festival Trolls et Légendes mais qui a accueilli dans le passé l’excellent festival PPM Fest organisé par Tony de Max Pie. Il y a un peu de nostalgie en pénétrant dans cette énorme salle un peu froide mais ici bien arrangée pour éviter que le côté glacial ne prenne trop le dessus. La scène est située au milieu d’un des vastes halls avec des rideaux pour créer un côté club. Il reste cette immense hauteur de plafond mais cela ne va pas gêner outre mesure le déroulement de la soirée. Ce qui sera plus ennuyeux c’est ce son souvent fluctuant qui va un peu handicaper chaque formation avec un côté brouillon gênant.

En début de soirée on retrouve Omophagia ; originaire de Suisse le groupe a vu le jour en 2006 et évolue dans un death brutal et technique avec une pointe de modernité. Après une courte et sombre introduction, le concert est lancé sur les chapeaux de roue avec ‘Nothing Special’, extrait du nouvel album, "646965". Le titre est une grosse déflagration avec un ressenti ultra brutal digne d’un Cannibal Corpse. Le côté marteau piqueur fait mal et au chant Beni en impose avec un ton éructé costaud parfaitement accompagné par RafaHell derrière sa basse qui envoie la purée d’aussi belle manière. Tout cela déménage et fait son effet auprès d’un public attentif. Avec un bon accent suisse Beni dégage une belle sympathie et se met le public dans la poche.  ‘Nothing Special’ enfonce le clou avec une sacrée force. Tout aussi gouleyante et porté par un gros riff elle impressionne par son côté ultra speed. ‘Down We Fall’ se fait plus moderne avec un côté Gojira dans le riff et une puissance de frappe redoutable. Le concert est court, le groupe ne perd pas de temps et fonce dans le tas avec  envie et énergie. ‘First Light’ puis ‘646965’ sont aussi puissantes et continuent de mettre en avant ce côté bulldozer.  ‘Evolve’ et ‘Radicalized’ ravissent les amateurs de death technique. Omophagia a lancé la soirée de la meilleure des manières avec maitrise et une belle sauvagerie.



Après cette première décharge chacun est sonné mais impatient de dévorer la suite. L’immensité de l’endroit permet de se relaxer sans se marcher les uns sur les autres, ce qui est appréciable. La suite c’est Vitriol, formation américaine née en 2013 sur les cendres de Those Who Lies Beneath. Elle évolue dans un death brutal dans l’esprit d’un Hate Eternal et vient de sortir un premier album redoutable. Les premiers rangs sont garnis et chacun attend de prendre une dose de brutalité. Après une intro guerrière ‘I Down Nightly’ lance les hostilités avec férocité. Le growl impressionne tout comme cette musique taillée dans le meilleur d’un brutal death typiquement américain. Il n’y a rien de neuf mais cette violence est jouissive. ‘Victim’ est aussi brûlante et sauvage avec une intensité qui remue les premiers rangs. Après une intro douce et lugubre ‘Crowned In Retaliation’ voit le groupe tout écraser à la manière d’un Morbid Angel avec un côté gras impressionnant de force. Le  concert passe à la vitesse de l’éclair, ‘Legacy Of Contempt’ est un autre missile tandis que ‘Pain Will Define Their Death’ se fait aussi redoutable. Extrait du premier EP sorti en 2017 il montre un groupe sur de sa force avec une technique redoutable et un chant aiguisé. ‘The Parking Of A Neck’, lui aussi précédé d’une intro glauque, achève le concert de la meilleure des manières avec la même puissance de frappe. Vitriol est encore peu connu dans nos contrées mais cela ne devrait pas durer s’il continue à proposer de telles démonstrations de force.



Après ces hors-d’œuvres le premier grand nom de la soirée est attendu avec impatience par des fans prêts à en découdre. Hate Eternal, c’est la légende américaine qui affiche plus de 20 ans au service d’un death occulte et brutal mené de main ferme par Erik Rutan. Avant le début chacun retient son souffle et attend la tempête. Celle-ci va être d’une rare violence, même si le son sera parfois limite, ne rendant pas grâce à la majesté des morceaux. Cela étant le plaisir était au rendez-vous et d’entrée avec ‘Bringer Of Storms’ puis ‘Behold Judas’ c’est la curée. Une chape de plomb s’abat sur le Mons Expo. Le groupe balance un pur death metal écrasant avec une batterie en fusion et des riffs et soli très rapides. Au centre Rutan trône comme un empereur avec un charisme froid légendaire qui impressionne.  Après ces deux premières tartes il parle rapidement au public puis relance la machine encore plus puissamment. ‘Catacombs’ est une démonstration de force renvoyant vers un premier album qui avait marqué son monde. La classe technique du trio est remarquable avec notamment une partie instrumentale intense et une lourdeur qui s’abat sur le public. ‘All Hope Destroyed’ est toute aussi excellente et sonne comme une déclaration de fin pour une humanité en lambeaux.

Ce death metal racé ne fait pas de quartier et remue une foule qui semblait jusque là comme assommée. Hate Eternal confirme sa toute puissance et les petits soucis de son sont oubliés. La seconde partie commence avec un ‘Powers That Be’ old school. Cet extrait du deuxième album, "King Of All Kings", fait mal avec une musique d’une rare intensité et un growl caverneux qui donne le frisson.  Ensuite avec ‘Haunting Abound’ puis ‘The Stygian Deep’ le groupe ne relâche guère la pression. La première est une autre claque qui met la technique en avant en prenant à la gorge avec férocité tandis que la deuxième prend le temps de monter en puissance pour mieux exploser. Encore une fois on ne peut que rester pantois devant une telle maitrise avec encore des soli de feu et la batterie en fusion. La fin approche et  va voir le groupe enquiller les classiques. ‘Upon Desolate Sands’ puis ‘Nothingness Of Being’ forment un premier duo redoutable avec la même force, notamment dans le chant guttural sortant droit des enfers. Enfin ‘I, Monarch’ et ‘King Of All Kings’ achèvent cette prestation en beauté. Les deux chansons ont la même majesté, l'intensité et la hargne qui ont fait la gloire du groupe avec une belle puissance remuent au plus profond de l’âme. Malgré une sonorisation qui aurait pu faire mieux Hate Eternal a donné une leçon de death metal dans sa forme la plus pure et la plus noble. Il a ravi son monde et confirmé qu’il restait un des grands patrons du genre.

Il reste un gros morceau pour achever cette belle soirée placée. Nile, c’est plus de 25 ans au service du death metal avec un côté mystique, une brutalité et une technique hors normes. Le tout est porté par un Karl Sanders qui tient fermement la barque. L’intro donne le ton, lourde et puissante elle annonce une raclée comme le groupe aime en donner. Puis avec ‘Sacrifice Unto Sebek’ le début est titanesque. Le groupe montre quel monstre de puissance il est avec une énorme force de frappe et cela sans forcer. Au chant Brad Paris fait le boulot avec un growl assuré. Le début est parfait et l’accueil est très bon. Brad s’étonne de l’endroit, annonce le nouvel album mais est interrompu par un Sander un peu ronchon ennuyé par un souci technique avec sa guitare. Le problème est vite résolu mais on sent l’Américain peu satisfait des conditions sonores. Malgré cela le concert repart sur les chapeaux de roue avec ‘The Blessed Dead’. Brutale et hargneuse, la chanson est une démonstration de force taillée dans un pur death à savourer sans modération. ‘Kafir !’ est ensuite un autre moment costaud magnifié par des passages orientaux lui donnant une force d’âme hors normes. Karl va chercher un public qui bouge mais qu’il aimerait sans doute voir plus furieux. La suite sur le bien nommé ‘Call To Destruction’ est d’une sacrée intensité. Porté par un refrain énorme le titre est une tarte en pleine tronche mais sans faire dans le bourrin sans âme.



Nile a déjà gagné la partie et va se plaisir à enfoncer le clou. Certes tout n’est pas parfait, le public manque un peu d’énergie et le son reste fluctuant mais les Américains en grands professionnels donnent le meilleur d’eux-mêmes. Précédé par une intro prenante ‘Long Shadow Of Dread’ est un court moment nerveux qui ne fait pas de quartier et qui augure bien du nouvel album. ‘In The Name Of Amun’ est une autre claque avec un esprit mythologique bien présent qui fait la force des chansons du groupe. La seconde partie débute avec Brad tentant de faire bouger le public, il y arrive un peu mais pas autant qu’il l’aurait voulu. Derrière ‘The Friends Who Came To Steal The Magick Of The Deceased’ écrase tout sur son passage. Puis le nouvel album est de nouveau à l’honneur. Plus d’un mois avant sa sortie le groupe en propose deux nouveaux extraits et montre bien qu’il n’a rien perdu de sa rage. ‘Vile Nilotic Rites’ et ‘Snake Pit Mating Frenzy’ sont prometteuses avec la même rage et une force technique remarquable. Après le présent, place au passé avec ‘The Howling Of The Jin’ qui repart en 1998 vers le premier album. Très court, le titre n’a rien perdu de sa force avec un chant guttural s impressionnant. Le final va être royal, il y a d’abord ‘Sarcophagus’ et ‘4th Arra Of Dagon’ qui forment un sacré duo de choc qui fait couler pas mal de sueur dans les premiers rangs. C’est le classique ‘Black Seeds Of Vengeance’ qui achève le concert de la meilleure des manières avec sa majesté teintée de puissance brute. Nile a été très fort ce soir dans des conditions parfois délicates, il a montré une forme étincelante que le poids des années n’entame pas. Cela boucle une belle soirée, bien organisée et fort sympathique et on espère vite retrouver de si bonnes dates si près de nos frontières.



Plus d'informations sur https://www.nile-official.com
 
(0) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'article, ajouter quelques anecdotes, quelques connaissances ou tout simplement raconter votre vie...
 
Aucun commentaire. Soyez le premier à donner votre avis sur ce article
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 18077
  • 18078
  • 18079
  • 18080
  • 18081
  • 18082
  • 18083
  • 18084
  • 18085
  • 18086
  • 18087
  • 18088
  • 18089
  • 18090
  • 18091
  • 18092
Haut de page
EN RELATION AVEC NILE
DERNIERE CHRONIQUE
Vile Nilotic Rites (2019)
“Vile Nilotic Rites” est une œuvre magistrale et puissante, dont la violence, l'intensité et les harmonies ne peuvent laisser indifférent. Toutes les chroniques sur NILE
DERNIERE ACTUALITE
NILE: les détails sur 'Vile Nilotic Rites'
SORTIE
Toutes les actualités sur NILE
AUTRES ARTICLES
ARTICLE PRECEDENT
ALCEST (09 SEPTEMBRE 2019)
Après un "Kodama" encensé par la critique, Alcest revient sur le devant de la scène avec son dernier album "Spiritual Instinct". Music Waves fait le point avec Neige...
 
ARTICLE SUIVANT
MICHAEL MONROE (18 SEPTEMBRE 2019)
Icône du rock'n'roll, Michael Monroe est revenu sur son parcours pour Music Waves !

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2020