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READY FOR PROG FESTIVAL - 2ÈME JOURNÉE - 12 OCTOBRE 2019


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
METAL PROGRESSIF
La deuxième édition de l’unique festival français dédié au metal progressif a tenu toutes ses promesses. Retour sur la deuxième journée du Ready For Prog Festival 2019.
NEWF - 07.11.2019

Pour cette seconde journée du Ready For Prog Festival, le public est bien plus nombreux que la veille lors de l’ouverture des portes du Metronum à 19 heures pétantes. Mais pour tous ceux qui avaient pris leur pass deux jours, l’énorme prestation de Threshold de la veille est sur toutes les lèvres. « Enorme, monstrueux, génial, parfait » sont les qualificatifs les plus utilisés par les festivaliers qui aujourd’hui ont hâte d’assister au concert de la tête d’affiche de ce soir : Pain Of Salvation.


SHATTERED SKIES


Ce sont les kids de Shattered Skies qui investissent la scène du Metronum en ouverture de cette seconde journée. Jeunesse ne rime pas avec amateurisme ou approximation, et le quatuor irlandais va vite nous démontrer qu’il n'est pas venu que pour vider le bar ! Le frontman officie la plupart du temps en chant clair puissant à la Geoff Tate, mais s’avère également convaincant sur les passages growlés. Visiblement très à l’aise, il s’adresse au public en français, et anime vraiment le set en se déchaînant au travers de pantomimes très dynamiques, même si sa voix décroche malheureusement après le troisième morceau. Le batteur dispense un jeu percutant, dont la double pédale parfois envahissante ancre vraiment la musique dans un metal moderne, plutôt qu’un metal prog classique. Le bassiste fait jeu égal avec le guitariste sur les mélodies, jouant parfois à l’unisson, comme par exemple le double tapping sur ‘The End and Rebirth’, leur single de 2015. Le groupe alterne les morceaux de leur premier opus et ceux issus de leur dernier album, "Muted Neon" et nous offre ainsi une succession de passages jazzy, metal, néo prog, djent. Le charme opère franchement auprès du public. Un vrai coup de cœur pour ce groupe sympathique (gros fans de Pain of Salvation, ils se fendent d’un mini hommage en interlude) et très doué, à qui l’on souhaite un bel avenir !




UPON US ALL



Upon Us All, le régional de l’étape, nous propose ensuite un set puissant et très en place. Le son est excellent et évite que leur musique aux accents djent / néo metal / metalcore ne tourne à la bouillie d’infra-basses. Les 5 gaillards balancent une série de missiles redoutables : l’heure est à l’alternance chant clair / chant hurlé, aux rythmiques impaires et aux accordages TRÈS bas. Le combo toulousain exhibe de vraies originalités comme sur 'Hubris', pièce progressive caractéristique de leur savoir-faire : intro planante aux sonorités orientales, groove sautillant, passage en vraie tuerie metalcore, beau solo de guitare mélodique, un saxophone s’invitant à la fête avant un uppercut final très metal. Leur jeune batteur montre une maturité impressionnante, et la complémentarité des deux guitaristes sur des rythmiques assez complexes rend l’ensemble épatant. Le chanteur nous communique sa chaleur et son enthousiasme, il remerciera chaleureusement l’organisation du festival, les techniciens et le public, qui ne s’y trompe pas en appréciant visiblement ce bon moment.




SPECIAL PROVIDENCE



De l’avis de plusieurs festivaliers connaisseurs, c’est sur scène que la musique des Hongrois de Special Providence prend toute sa dimension, et c’est donc avec une certaine impatience doublée d’une satisfaction anticipée que nous attendons de les découvrir dans le cadre du Ready for Prog. Et nous ne sommes pas déçus, le groupe offre un set dantesque pour une musique instrumentale de très haute volée, piochée dans les trois derniers albums, dont "Will" paru l’année dernière. On a affaire à quatre musiciens virtuoses et inventifs, dans une ambiance certes progressive et parfois metal, mais qui convoque également le jazz rock, la fusion ou le funk. Alek Darson le guitariste joue de manière très mélodique sur huit cordes. Look de dandy, blagueur occasionnel, il s’amuse à essayer de déstabiliser ses camarades de jeu … sans succès !



Le groupe montre ainsi une complicité et un humour qui le rendent encore plus sympathique. Zsolt Kaltenecker adopte pour son clavier une position très particulière, inclinée vers l’avant, et délivre une palette de sonorités très chaudes et dépaysantes, parfois typées 70’s (orgue Hammond, Fender Rhodes …), parfois modernes (8-bits …). La section rythmique est immense, avec Attila Fehérvári, un bassiste souriant, humble mais au talent énorme, auteur d’un solo totalement éblouissant. Et que dire d’Adam Markó le batteur. Au-delà de sa technique exceptionnelle, il compose des parties équilibrées entre puissance et subtilité, en mettant à profit un superbe kit Natal bicolore et une grande palette de cymbales judicieusement mises à contribution. C’est également lui qui s’adresse au public pour présenter les morceaux et apporter une belle chaleur dans une prestation par nature un peu plus statique que celle des autres groupes. Mission largement accomplie donc pour ces quatre fantastiques sous les applaudissements nourris et mérités des festivaliers.




PAIN OF SALVATION



Enfin, place à Pain of Salvation. Et l’émotion grimpe nettement de plusieurs crans. Le dernier passage des Suédois à Toulouse il y a deux ans dans la petite salle surchauffée du Rex au son brouillon (avec quand même Caligula’s Horse en première partie, excusez du peu !) avait laissé une impression mitigée. Mais ce soir, on assiste à un show majeur du groupe. Gustaf Hielm, souffrant, est malheureusement absent, mais la basse est assurée par des bandes captées live justement lors du concert au Rex. Ce qui frappe tout d’abord, c’est la voix de Daniel Gildenlöw, très en forme, toujours très expressive, changeant de registre pour se faire tour à tour rugueuse, plaintive, lyrique, intimiste … Toute la bande est déchaînée et remplit la scène de son énergie sauvage ; mention spéciale à Johan Hallgren aux faux airs de Flea ...



Les lights épileptiques participent à cette ambiance furieuse. La setlist comprend pour moitié des morceaux du dernier effort studio, "In the Passing Light of Day", et pour moitié des titres plus anciens comme ‘Inside Out’ (de "One Hour By The Concrete Lake" en 1998) ou ‘Used’ (de "The Perfect Element, Part I" en 2000). Le groupe est soudé comme jamais et enchaîne les moments forts : les quatre voix harmonisées sur ‘Reasons’, Daniel Karlsson le clavier qui empoigne la guitare sur ‘Beyond The Pale’ pour rejoindre Gildenlöw et Hallgren, l’énorme travail du batteur français Léo Maragarit, la puissance du final symphonique de ‘On A Tuesday’ …






Le public est aux anges et chante à l’unisson la plupart des titres dont il connait visiblement les moindres paroles. Daniel explique que ce concert clôt définitivement la tournée "In The Passing Light Of Day" et que le groupe est actuellement en studio pour l’enregistrement d’un nouvel album. L’émotion dans sa voix est perceptible. Tout le monde sait à quel point ce dernier album en date a été important pour lui. Pour les spectateurs, l’émotion est à son comble pendant les titres les plus intimistes, ‘Silent Gold’ et ‘The Passing Light Of Day’. Certains versent quelques larmes, d’autres sont tout simplement hypnotisés par la chaleur et la proximité des quatre musiciens. Quand le talent musical et la technique se mettent au service de la mélodie et de l’émotion, sans démonstration inutile, cela donne un moment de grâce comme Pain Of Salvation nous en a offert ce soir, en  clôture d’une deuxième édition du Ready For Prof Festival en tout point réussie.



Il nous reste à remercier ses organisateurs de faire vivre le metal prog dans l’Hexagone et au-delà. Souhaitons longue vie à ce festival chaleureux et familial. Et souhaitons surtout qu’une troisième édition puisse voir le jour avec une programmation aussi alléchante et un public encore plus nombreux. Pour notre part en tout cas, une chose est sûre : nous serons fidèles au poste !

Un grand merci à Alain T pour le texte de ce live report et à Thierry Bouriat pour les photos. Vous pouvez retrouver toutes les photos de Thierry sur sa page facebook et sur son compte instagram.



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/readyforprogfestival/
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STRUCK - 07/11/2019 12:45:45
Beau report avec une superbe tête d'affiche ! Mais qui pour succéder à Pain of Salvation pour la 3e édition ?
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