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Evil Or Die Fest 2019 - 19 Octobre 2019 - Roeselare (Belgique)


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
DEATH METAL
Pour cette nouvelle édition le Evil Or Die a encore mis les petits plats dans les grands avec une belle brochette de groupes et des têtes d'affiches de grande qualité.
NOISE - 14.11.2019
En ce milieu du mois d’octobre, Music Waves est présent comme chaque année à la journée metal du festival Evil Or Die organisé à Roeselaere en Belgique dans la salle communale du Kerelsplein. Pour cette cinquième édition les organisateurs ont de nouveau monté une affiche variée entre heavy, death et thrash metal et avec une pointe de metal symphonique.

Le marathon commence en tout début d’après-midi dans un gymnase déjà bien plein et d’emblée il faut saluer une parfaite organisation. La Belgique est une terre de festivals et à chaque fois tout est en place pour mettre le public dans les meilleures conditions. Ce sont les Belges de Flatchet Creed qui lancent les hostilités. La formation est originaire de la région et officie depuis 2017 dans un heavy thrash années 80 dans l’esprit d’Annihilator. Elle ne dispose qu’une demi-heure et ne va pas perdre de temps. L’intro instrumentale dans un ton heavy thrash donne le ton puis quand Bart débarque sur ‘Indoctrination’ c’est la raclée. Le groupe dispose d’une belle force de frappe, le rythme est intense et envoie un ton musical costaud pas loin d’un Death Angel. ‘War Mongerer’ est tout aussi dynamique. Le ton aiguisé fait son effet sur un public d’amateurs qui  apprécient un côté proche de Megadeth. ‘Metal Apocalypse’ est dans cette même idée musicale. Le titre fait remuer la tête avec un côté frais et direct, bien dans un esprit à l’ancienne. Derrière ‘Unholy Defiance’ puis ‘Morbid Humour’  font leur effet avec une influence Testament remuante. ‘Their Solemm Devide’ achève le concert en beauté avec un même côté mixant heavy et thrash. Le public a apprécié cette belle prestation. Flatchet Creed maitrise les canons du genre, et a lancé le festival de la meilleure des manières, on suivra la suite de ses aventures avec attention.



Avec Solitude Within nous retrouvons une formation belge qui a vu le jour en 2016 et qui écume les scènes depuis. Elle propose un metal symphonique teinté de passages modernes dans l’esprit de Delain et d’Epica. Depuis "Disappear" sorti en 2017, le groupe voit sa cote de popularité monter. Il faut dire que sa combinaison musicale est efficace et il dispose avec Emmelie d’une chanteuse de premier ordre. Le concert débute avec une introduction grandiloquente parfaite pour instaurer l'ambiance. Avec ‘In The Dark’ le concert est lancé. Derrière son clavier, Emmelie charme l’assistance avec sa douce voix à fleur de peau. Le titre monte en puissance, après un début teinté d’acoustique on retrouve un bon ton heavy porté par un excellent riff. ‘Balme ‘ enchaine et fait son effet avec le même côté symphonique d’une belle force, plus une partie instrumentale de haute volée. Au milieu Emmelie dégage quelque chose de fort avec une aura chargée de spiritualité au travers d’un chant doux mais sachant se faire puissant. Le public est conquis et savoure chaque instant. Précédé de chœurs d’église, ‘Morrigan’ est un excellent titre de metal symphonique. ‘Burn’ est dans cette veine avec un bel équilibre entre moments aériens et passages heavy, faisant admirer la force vocale d’Emmelie qui part haut sans forcer. Cette force d’âme toute en délicatesse est très présente dans un ‘Disappear’ de toute beauté. Avec ‘Turn Away’, le côté symphonique est mis en avant dans l’esprit d’un Nightwish avec une pincée de growl. ‘Paralyzed’ est superbe avec un début en douceur et une suite heavy. ‘Fade Away’ est un excellent final taillé dans le meilleur du metal symphonique. Solitude Within a donné un concert de haute volée et a ravi son public de belle manière. Il semble capable d’aller rivaliser rapidement avec les meilleures formations du genre.



Après ce joli voyage hors du temps, le ton va changer avec Deafcon. La formation belge est connue des amateurs d’un hard rock simple et direct dans la lignée de Motörhead. Partout où elle passe elle prend plaisir à tout démolir avec énergie. Après une petite attente le concert démarre avec un sympathique bruit de bécane. Puis avec ‘Mean Machine’ le trio ne fait pas de quartier et fonce dans le tas, montrant un pur ton hard rock classique, la basse en avant, le chant éraillé qu’on aime et un côté nerveux. Après ce début en fanfare, ‘Life Is Strange’ montre la même énergie rock’n’roll. Le refrain est simple et facile à reprendre en chœur et tout cela fait un tabac. Ayant perdu du temps, le groupe va à l’essentiel. ‘Grand Canyon’ est une superbe décharge de hard rock comme on aime puis avec ‘Ensemble Of Aces’ le groupe rend hommage à Lemmy et sa bande comme à chaque concert. Sympa et énergique, cette relecture de ‘Ace Of Spades’ est toujours aussi jouissive et rencontre un franc succès. Le final va se faire sur le très dynamique ‘We Are Deafcon’, déclaration d’amour au genre avec toujours un son de basse vibrant et un chant digne des grands du genre. Le concert se termine déjà - la journée est chargée et le programme ne peut pas prendre de retard. Cela étant, même sans le dernier titre prévu Deafcon a donné un concert remarquable de force et a joliment mis le feu avec son hard rock de haute volée.



Derrière avec l’arrivée d’At The Front on continue d’explorer la belle variété de la scène métallique belge. Fondé au début des années 90 et de retour depuis 2014, le groupe évolue dans un thrash groovy dans la lignée de Machine Head et de Soulfly. Il a sorti un EP en 2018 et effectue un joli retour en bousculant chaque public auquel il est confronté. D’entrée avec ‘Faith’ il ne fait pas dans la dentelle. Le titre est brut de décoffrage avec un ton qui rappelle toute une époque et un son qui avait fait fureur. Ce plongeon dans le passé est efficace, la voix proche de celle de Phil Anselmo est parfaite et il y a un petit groove digne de Pantera. Le groupe est en forme, le public bien chaud. Ce début prometteur est confirmé avec un ‘Love’ groovy et teinté du charme des années 90. On pense à Lamb Of God avec la même force de frappe qui ne néglige pas la mélodie et une belle maitrise de la part des musiciens. Pour suivre, l’enchainement entre ‘Decapitation’ et ‘Korn’ est une grosse claque. Le groupe appuie sur l’accélérateur et met en avant sa face thrash pour un résultat décapant et rythmé. Après cette tempête ‘The Pain’ remet le groove en avant. Portée par un excellent refrain elle fait son effet avec un côté court et nerveux efficace. ‘Betrayed’ est une fin impeccable : très thrash elle achève le public avec son côté Pantera percutant si délicieux. At The Front confirme avec cette prestation de haute volée qu’il a bien fait de revenir aux affaires. Son thrash n’a pas pris une ride et semble plus frais que jamais. Il a joliment mis le feu à un public ravi de la claque.



La journée est une réussite. L’arrivée de Guilty As Charged devrait la continuer de belle manière. La formation belge a vu le jour en 2007 et a signé en 2014 un excellent premier album," Leap Of Faith", taillé dans un heavy thrash teinté de speed. Elle est réputée pour ses prestations brûlantes et chacun attend de se prendre une claque. Avec ‘Preach To The Masses’ le concert débute de la meilleure des manières. On apprécie une grosse force heavy porté par un chant éraillé proche de celui de Dave Mustaine. Tout cela déboite avec une grosse décharge d’énergie. La suite avec ‘Feel The Rage’ enfonce le clou. Le mix entre thrash et heavy est savoureux avec au programme une partie instrumentale de haute volée. Au chant, Jan confirme un talent certain avec un ton aiguisé incisif. Avec ‘Leap Of Faith’ le style est féroce avec un excellent riff d’entrée et un rythme effréné. Le côté mitraillette est  efficace pour coller une raclée à un public ravi. ‘Black Mamba’ fait mal avec un côté thrash à la Testament. Avec ‘I’ll never’ le groupe balance un court brûlot digne du Metallica des années 80. Le concert aborde sa dernière ligne droite et le rythme ne faiblit pas. ‘Rise’ puis ‘Down’ sont portés par des riffs incandescents avec une facette heavy jouissive au travers de soli furieux. ‘Lone wolf’ avec son côté Megadeth achève le concert en beauté avec une belle puissance de frappe. Guilty As Charged a fait un carton et confirmé son talent en matière de heavy thrash.



Avec Slaugther Messiah le ton reste heavy mais bascule du côté obscur avec une dose occulte old school. Les Wallons œuvrent depuis 2008 dans un heavy cru teinté de black et de thrash dans la tradition de Venom, Midnight ou Denial Of God. Il y a le côté sans compromis jouissif pour les amateurs avec des musiciens habillés dans l’esprit des années 80 avec la touche de maquillage et les bracelets cloutés. La messe noire est attendue avec la dose de férocité que l’on aime. Et personne ne va être déçu : la démonstration va être énorme. L’intro est parfaite, elle donne le sentiment de pénétrer dans un vieil asile avec une intensité qui prend aux tripes. Puis ‘From The Tomb…’ lance les hostilités avec hargne. Porté par un riff speed thrash il détruit tout sur son passage. Le côté à l’ancienne le fait avec ce ton cru et violent. ‘Mutilated By Depths’ est encore plus mordant porté par un chant éraillé, un rythme intense et un énorme refrain. C’est la curée et le public répond parfaitement à cet énorme impact. Derrière ‘Black Speed Terror’ et ‘Pouring Chaos’ sont toutes aussi viriles. Il y a une force d’âme qui évoque le Venom des débuts avec au chant un Lord Sabathan qui en impose derrière sa basse. Il est un parfait prédicateur et crache son venin avec un fort charisme animal. Le concert est une réussite et sa deuxième partie va s’avérer  aussi percutante. ‘Blasphemous Exhumation’ possède un charme à l’ancienne et démolit tout sur son passage. Derrière avec ‘Hideous Affliction’, ‘Crypt Of The Undead’ ou ‘The Hammer Of Gouls’ le groupe fait tout aussi fort et met une belle ambiance dans la salle. Il montre qu’il est un expert pour un son vénérable que les modes fugaces n’atteignent pas. ‘Black Plague’ achève les hostilités en beauté et laisse son public KO d’une telle démonstration de force. Slaughter Messiah a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui. Il est un héritier parfait des grands anciens avec la même aura maléfique attirante.



Carnation est un joli coup pour le festival. Le groupe belge a le vent en poupe depuis ses débuts en 2013 et a su s’imposer comme la révélation death metal. Dans une veine suédoise inspirée par Bolt Thrower, Entombed ou Grave il a su capter l’essence du genre pour proposer une version dynamique et puissante. Le public est en place et attend de recevoir une belle leçon comme le groupe sait en donner. Comme sur album, ‘The Whisperer’ est choisi pour démarrer. Sous les lumières rouges le titre fait son effet avec un côté percutant énorme et la voix grave typique. Il y a le côté old school, mais sans passéisme avec une rare puissance. La rythmique est énorme et chacun prend une claque. Après ce début en force, le groupe appuie sur l’accélérateur et balance un ‘Hellfire’ qui ne fait pas de quartier. Les musiciens sont là pour en découdre et ne font pas semblant. ‘Plaguebreeder’ et ‘Hatred Unleashed’ font un gros impact sur un public désormais bien chaud. Il y a du Slayer dans l’intensité envoyée, tout cela déménage et fait trembler les murs. Cette démonstration de force continue de plus belle avec ‘Sermon Of The Dead’ puis ‘Necromancer’. La technique est parfaite avec un  rythme énorme à la manière d’un Cannibal Corpse. Le concert passe à toute allure, l’intensité ne baisse jamais et tout le monde en redemande. La dernière ligne droite va être sauvage, débutant avec ‘Disciples Of Bloodlust’ qui démonte comme il faut. Ensuite, ‘Chapel Of Abhorrence’ puis ‘Supposed To Rot’ ne ménagent personne, taillées dans le meilleur d’un death guttural de premier ordre. En final, ‘Fathomless Depths’ cartonne avec son groove à la suédoise exquis et sa pure brutalité. Carnation a confirmé qu’il était un immense espoir de la scène death metal dans sa forme la plus noble. Il a fait un carton et ouvert la voie de la meilleure des manières pour le trio de groupes final.



La Belgique reste à l’honneur avec la venue d’un autre loup aux dents longues qui a su se faire un nom rapidement. Evil Invaders est devenu en deux albums flamboyants un grand espoir du speed thrash typé années 80. Son live récent capté au Trix à Anvers a confirmé la puissance de frappe d’un quatuor que rien ne semble pouvoir arrêter. Le public est bien au rendez-vous et l’ambiance va grimper de plusieurs crans dès que l’intro retentit. Chacun attend une grosse baffe et celle-ci va rougir les joues  avec ‘As Life Slowly Fades’. Ce démarrage ne fait pas de quartier, le son est énorme et le groupe en pleine forme. Il distille le meilleur de son thrash avec hargne. La suite est aussi sauvage, ‘Pulses Of Pleasure’ arrache tout sur son passage. L’énergie déployée par les musiciens fait plaisir à voir, avec au centre un Joe qui éructe avec conviction. Le côté très speed de l’ensemble est savoureux avec un petit côté Overkill plaisant. Le concert est bel et bien lancé et le soufflé ne va jamais retomber. Le groupe enchaine les titres comme des missiles lancés à pleine vitesse. ‘Broken Dreams’, ‘In Isolation’ puis ‘Feed Me Violence’ mettent le feu avec force et dans la salle le public se remue avec une belle envie d’en découdre.  La sueur est au rendez-vous et la chaleur dans les premiers rangs commence à être forte, mais personne n’a envie de se poser. Avec ‘Among The Depths Of Sanity’ on retrouve une grosse cartouche taillée dans le meilleur du son thrash avec encore des riffs  speed et un rythme énorme. Après un ‘Oblivion’ rageur le groupe propose sa relecture du ‘Witching Hour’ de Venom. En moins de trois minutes il retrouve l’esprit speed thrash du titre et fait un carton. Le final va être dantesque avec ‘Raising Hell’ et ‘Victim Of Sacrifice’. Ces deux titres achèvent le concert de la meilleure des manières avec hargne et une maîtrise remarquable. Evil Invaders continue de monter en puissance, son concert a été une claque mémorable. Il fait revivre un son old school avec classe et on ne peut que lui prédire une suite de carrière radieuse.



Après cette tempête thrash il reste deux gros morceaux, comme chaque année le festival arrive à attirer du lourd et avec HateSphere il fait déjà fort. La formation danoise a 20 ans de carrière au compteur et une belle flopée d’albums. En matière de thrash groovy teinté de death elle a su s’imposer parmi les meilleures et sa venue est attendue. Sa capacité à remuer son monde avec énergie est connue et chacun s’attend à être bien scotché au mur. La grosse introduction donne le ton avec une belle montée en puissance. Puis ‘Praeludium’ envoie du lourd avec un gros son. Le chant abrasif d’Esse fait son effet et le ton heavy thrash est percutant avec des soli de feu et une puissance de frappe remarquable. ‘Corpse Of Mankind’ est toute aussi explosive et fait le même effet bœuf sur un public bien chaud. Le groupe montre qu’il peut envoyer du très lourd et ne se ménage guère avec la suite. ‘The Fallen Shall Rise In A River Of Blood’ puis ‘Resurrect With A Vengeance’ enfoncent joliment le clou. Il y a cette puissance de feu phénoménale mais aussi ce côté plus mélodique qui fait son effet et fait remuer la tête. Après un petit discours sympathique on retrouve le côté groovy sur un ‘Can Of Worms’ très réussi. Cet extrait du dernier album, ‘Reduced To Flesh’,  a un côté brutal qui remue mais aussi une partie instrumentale mélodique très efficace. Avec ‘To The Nines’ le groupe appuie sur l’accélérateur et fait mal. Ce court titre aux relents metalcore est une énorme mandale qui remue une fosse brûlante. Après une courte introduction histoire de souffler, ‘Drinking With The King Of The Dead’ déménage avec toujours un chant hargneux très efficace. Le concert approche de son final et la formation ne va pas ralentir le rythme, histoire de marquer les esprits. ‘Forever War’ est un autre excellent moment tout en force. Tandis que ‘Ruled By Domination’ confirme l’efficacité du groupe pour ce thrash costaud mais sachant se faire accrocheur. Avec ce concert HateSphere a montré un savoir-faire certain et a été très convaincant. Le groupe est parfois oublié des amateurs du genre et il mériterait une bien plus large reconnaissance.



Il reste un gros morceau pour finir cette riche journée. En attirant les Italiens de Fleshgod Apocalypse dans leurs filets, les organisateurs ont réussi un joli coup. En à peine plus de 10 ans la formation s’est taillé une jolie réputation avec son death metal symphonique et classique, et l’apprécier en tête d’affiche d’un festival est un plaisir à savourer. Maquillés et habillés en tenues anciennes les musiciens poussent loin le concept et invitent à pénétrer leur univers baroque. Il y a aussi une grosse technique dans les morceaux avec un côté souvent ébouriffant qui laisse pantois. Bien sûr cet univers n’est pas aisé à pénétrer, mais cela en vaut la peine tant le voyage est dépaysant. Le groupe ne perd pas de temps et lance les hostilités avec un ‘Fury’ qui porte parfaitement son nom. Le public est entrainé dans une bourrasque énorme. Le chant aigu et puissant de Tommaso est impressionnant et à ses côtés on nage d’entrée dans un metal symphonique de haute volée. Il y a une grande force dans les riffs qui s’allient aux orchestrations épiques. La mélodie n’est pas mise de côté et le mélange fonctionne à merveille, collant une énorme baffe à un public attentif. Le groupe ne laisse pas le temps de reprendre ses esprits et balance avec ‘Healing Through War’ un titre encore plus impressionnant. Il est un monstre de death technique et symphonique avec une emphase énorme. Il y a une force, une rage incroyable porté par un Tommaso haut en charisme et appuyé par une musique d’une rare richesse avec des soli de haute volée.



Le début de concert est monstrueux et cela ne fait que commencer. Avec ‘Monalisa’ Fleshgod Apocalypse enfonce le clou avec une intro théâtrale somptueuse dans un style opéra. Puis le titre épate par ses nombreux rebondissements. Il passe par nombre de changements de rythme et impressionne lui aussi par sa force symphonique. ‘Worship And Forget’ rajoute une belle couche dans le côté death et symphonique. Le chant prend à la gorge, de même que les arrangements savamment orchestrés et les chœurs épiques puissants.  Avec ‘Epilogue’ puis ‘The Violation’ le voyage dans cet univers à la fois baroque, gothique et décadent continue de plus belle. Il y a un bel équilibre des forces, la puissance est contrebalancée par de belles transitions mélodiques qui donnent le frisson. Les breaks donnent une belle emphase à cet ensemble orchestral d’une puissance rare. On aura aussi apprécié le chant soprano de Veronica Bordacchini qui apporte un côté symphonique haut en couleurs avec des aspects solennels splendides. Avec ‘Cold As Perfection’ puis ‘Sugar’ le spectacle se poursuit, toujours avec une énorme puissance death, et le mariage avec le classique se fait à merveille avec un côté à fleur de peau fort en âme. ‘The Day We’ll Be Gone’ enchaîne et confirme la force du groupe pour une musique technique haute et couleur et délicieusement folle. Le final s’annonce, le concert est plus court - format festival oblige - mais le dernier acte va être tout aussi prenant. Le trio composé de ‘The Day’, ‘The Fool’ et ‘The Forsaking’ est d’une rare classe avec toujours cette capacité à mixer mélodies fortes et puissance de feu implacable. Au-delà de la force il y a aussi une mélancolie certaine, un côté nostalgique émouvant qui apporte aux titres une remarquable intensité. Fleshgod Apocalypse a donné une prestation splendide, il a fait son effet auprès du public avec une belle intelligence artistique. Il achève cette journée de la meilleure des manières et a confirmé qu’il était un nom établi en matière de metal extrême.

Cette nouvelle édition du Evil Or Die a été une réussite complète et nous donnons rendez-vous à ses équipes pour de nouvelles aventures très bientôt.



Plus d'informations sur http://www.myspace.com/fleshgodapocalypse
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