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TITRE:

MARINA KAYE (08 NOVEMBRE 2019)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

POP



Impossible de passer à côté du phénomène Marina Kaye ! De retour avec un nouveau single 'Twisted', Music Waves s'est empressé d'en savoir plus sur cette chanteuse à l'incroyable talent...
STRUCK - 04.12.2019 -
11 photo(s) - (1) commentaire(s)

Après avoir remporté l'édition 2011 de La France a un incroyable talent, Marina Kaye nous était revenue sans peur avec son premier album certifié double platine "Fearless" et le tube 'Homeless' qui a trusté les bandes FM des années 2014-2015. Deux ans plus tard, en 2017, elle était encore plus "Explicit" et c'est donc tout naturellement qu'en prévision d'un troisième album à venir en 2020 que la jeune marseillaise dévoile son nouveau single 'Twisted' qui risque bien d'en retourner plus d'un... Interview avec une jeune femme lucide et cash mais malgré tout hyper attachante...


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?


Marina Kaye : "Pourquoi chantes-tu en anglais ?"




Et on ne te la posera pas…

Merci car j’en ai marre (Rires) !


Après honnêtement, ce n’est pas une question que nous avons l’habitude de poser dans le sens où de façon générale, le français ne colle pas trop musicalement au style pop/ rock…

Alors on se comprend ! Ça change (Sourire)…


Arrêtez de me considérer comme ce que les journaux ont fait de moi !




Tu reviens avec un clip ‘Twisted’ très inquiétant à l’ambiance très Stephen King dans lequel tu sembles faire une psychothérapie, mais en fait tu finis par un retournement de situation à rentrer dans la tête du thérapeute. Est-ce ici la traduction en image aussi d’une de tes périodes de ta vie où tu as vécu quelque chose de terrible et ta manière de te révolter et t’émanciper ?

Honnêtement, ce n’était pas exactement ça dans l’idée de la chanson. Après je suis une personne très absolue et quand je parle de quelque chose, en général, c’est vrai que ça a un rapport avec tout le reste dans ma vie.
En fait, il y a deux messages dans cette chanson : un message qui est de dire d’arrêter de vouloir voir ce qu’il y a au fond de moi parce que tu ne veux pas savoir et en même temps, un autre message qui est dans le refrain essentiellement et qui n’est pas le même qui dit que je ne suis pas ce qu’on dépeint de moi, arrêtez de me considérer comme ce que les journaux ont fait de moi !


Selon toi, les médias te dépeignent comme une mauvaise personne ?

Non, pas mauvaise mais ils utilisent souvent les termes "hautain", "diva"… exclusivement parce que je fais attention à ma vie privée, parce que je ne dévoile pas tout, parce que je n’aime pas raconter des choses qui n’ont pas lieu d’être racontées…


C’est assez paradoxal car effectivement dans tes clips justement tu apparais comme relativement distante, surtout dans ce dernier or tu es paradoxalement très accessible, présente sur les réseaux sociaux, à répondre à de nombreux fans. Marina Kaye est-elle un paradoxe ?

Non, je ne pense pas parce qu’en fait, la vraie différence est que quand je réponds directement aux gens, j’ai envie de le faire parce que c’est à eux que je veux m’adresser… Quand il y a un média au milieu, je sais que je peux répondre à une question mais ils feront ce qu’ils veulent de ma réponse et finalement, ça mettra une barrière entre les gens et moi.
Alors que quand je suis sur mes réseaux et que les gens me demandent directement quelque chose, j’ai envie de répondre parce que j’ai envie de partager avec eux…


Tu ne veux donc pas partager avec nous…

(Sourire) Non, ce n’est pas ça ! Mais tu sais mieux que personne qu’il y en a beaucoup qui détournent les propos pour avoir des clics sur leur article. Je le comprends : c’est de bonne guerre !


Cet album est extrêmement différent des deux premiers parce que je m’y exprime très différemment et je ne parle pas des mêmes choses qu’avant



Tu aurais été en conflit avec ton père il y a quelques années, puis tu as pris du recul notamment suite à des propos déformés dans une interview à RTL laissant entendre une addiction à l'alcool. Ce clip et cette chanson constituent-ils une catharsis pour en finir avec cette période, ces pensées et clore ce chapitre de ta vie et en écrire un nouveau ?

Je pense que oui, parce que clairement quand vous écouterez les autres chansons du troisième album : on voit réellement la différence de propos dans l’album c’est-à-dire que cet album est extrêmement différent des deux premiers parce que je m’y exprime très différemment et je ne parle pas des mêmes choses qu’avant. Avant, je parlais de choses qui m’étaient arrivées, qu’on avait pu m’affliger, aujourd’hui, dans cet album, je parle de ce qui se passe dans ma tête et ça n’a aucun rapport ! Donc oui, en ce sens, c’est une page qui se ferme et une autre qui s’ouvre !


Malgré tout, tu es consciente que ceux qui veulent interpréter continueront de le faire à commencer sur ce premier single ?

Oui et tant mieux. Je laisse place à l’imagination. Pour moi, ce clip a une signification qui me concerne et quand je le donne aux gens, j’ai envie qu’il ait une signification qui les concerne : je n’ai pas envie qu’ils pensent à ce que moi, je pense…


On n’est pas du tout prêt à ce que les gens vont faire de nous !




On a un peu évoqué ce qui t’est arrivé depuis le début de ta carrière. Comment as-tu sur garder les pieds sur terre entre ces succès et ces épreuves, comment se prépare-t-on à vivre ça ?

On ne se prépare pas (Sourire) ! Franchement, même si on croit qu’on est préparé, même si on est quelqu’un comme moi avec la tête sur les épaules et qui a beaucoup de distance avec tout cela… on n’est pas du tout prêt à ce que les gens vont faire de nous ! Finalement, quand on se met dans l’œil public, on peut dire ce que l’on veut, on peut le retourner dans tous les sens, on ne s’appartient plus vraiment…


Et as-tu changé ?

Non, je n’ai pas du tout changé et c’est sûrement pour ça que je me suis retrouvée dans des situations aussi complexes avec les médias : c’est parce que je n’ai pas changé, c’est parce que je ne suis pas dans la démagogie, c’est parce que je ne dis pas aux gens ce qui les arrange…
Pour moi, je vis ma vérité ! Je ne dis pas que c’est la vérité mais je vis la mienne et je la partage et ensuite, les gens en font ce qu’ils veulent et la plupart du temps, c’est négatif malheureusement…


Dans le titre ‘Something’ de ton précédent album, tu t’interrogeais sur le vide que tu n’arrivais pas à combler. Deux années se sont écoulées, as-tu réussi à le faire du moins en partie ?

C’est une question de période. Franchement, il n’y a pas si longtemps, je me sentais comme à l’époque de ‘Something’ et aujourd’hui, ça va mieux et dans trois mois, ça ira moins bien…


Ton clip est très travaillé, comme les précédents. Ils rappellent dans une certaine mesure ceux de Laurent Boutonnat, très scénarisés presque des courts métrages, c’est important pour toi cet aspect cinéma dans la société d’image dans laquelle nous vivons ?

Oui, je pense… C’est la raison pour laquelle je suis partie dans un extrême comme dans le clip de ‘Twisted’ : j’ai réalisé à quel point l’expression n’est pas seulement à travers les paroles et la voix, elle l’est également au travers des images et ce que je veux dégager visuellement. C’est clair à partir de ‘Twisted’, j’ai vraiment envie qu’on soit toujours dans des thèmes assez cinématographiques.


‘Twisted’ est le premier clip où je suis à 100% impliquée


A ce titre, participes-tu à la réalisation des clips ou laisses-tu une totale liberté au réalisateur ?

Pour tous les clips en général, j’ai toujours eu une idée à la base, j’ai toujours discuté des idées… Et pour ‘Twisted’ en particulier, j’ai écrit le scénario et je l’ai coréalisé ! ‘Twisted’ est le premier clip où je suis à 100% impliquée.


On ne va pas t’apprendre que la vente des CDs diminue, au regard de ce clip et ce que tu viens de nous dire, serais-tu tentée ou envisagerais-tu une reconversion future de réalisatrice à défaut de comédienne ?

(Sourire) Je ne sais pas… Je ne sais pas parce je fais partie de ces gens qui n’aiment pas faire quelque chose s’ils ne la maîtrisent pas parfaitement : je ne sais pas si je serais une bonne réalisatrice… Ce que je sais c’est que mon idée personnelle m’a permise de faire un clip comme ‘Twisted’ que j’aime beaucoup mais je ne sais pas si je pourrais faire quelque chose de meilleur.
En revanche, j’écris énormément, je n’écris pas que des chansons… Ma vie, c’est de chanter mais j’ai toujours voulu faire quelque chose en rapport avec l’écriture : que ce soit écrire un livre, que ce soit écrire pour d’autres gens, que ce soit écrire des articles dans des journaux… c’est ce que j’aime le plus !


Et à ce titre, écris-tu un livre ? Ecris-tu pour d’autres ou encore écris-tu des articles ?

Non… J’écris énormément pour moi-même : ça peut être matière à écrire un livre un jour mais pour l’instant, je ne sais pas. Pour ce qui est des articles, j’ai écrit un article sur Lady Gaga sur L’Obs : c’était plutôt sympa (Sourire) !
Et sinon, je n’ai pas encore écrit pour d’autres artistes…
Après, je suis hyper-productive en termes de chansons : l’année dernière, j’ai écrit une cinquantaine de chansons dont beaucoup que je n’ai pas utilisé et qui ne me vont pas et que je peux donner à quelqu’un d’autre.


La parole de la femme se libère. As-tu ressenti une certaine forme de harcèlement au travers de tes expériences ?

Pas du harcèlement. Dans ce milieu, le seul vrai avantage à avoir un caractère comme le mien, c’est qu’on ne me fait pas vivre ce genre de choses : personne ne m’a jamais fait sentir mal à l’aise ! En revanche, je connais des personnes qui l’ont vécu dans ce milieu…


Et trouves-tu que les choses ont évolué ?

Je pense qu’il y a beaucoup de paradoxe, c’est-à-dire que d’un côté, on dit qu’on est en train d’évoluer à ce niveau et d’un autre côté, il y a énormément de misogynie qui est bien assumée.
Je pense que tous ces métiers -le cinéma, la musique, le mannequinat…- sont des métiers où il y a énormément de non-dits et malheureusement quand les langues se délient, les victimes s’en prennent plein la tronche : c’est très compliqué !
 



Pour cette chanson tu es accompagné de Josh Cumbee producteur et compositeur d’une musique électro très travaillée, par forcément accessible mais très en vogue. ‘Twisted’ est d’ailleurs plus complexe que ‘Homeless’ par exemple en termes de composition, cela traduit ton évolution musicale vers quelque chose d’encore plus adulte, quitte à perdre certains fans qui aimaient cette accessibilité musicale ?

Oui et non parce qu’en l’occurrence, ‘Twisted’ est une chanson clairement difficilement accessible à la première écoute. C’est vrai et les gens disent en général qu’au bout de deux, trois écoutes, ça devient accessible. En revanche, ‘Twisted’ était un sentiment sur le moment : je suis arrivée dans le studio et nous étions tous dans la même synergie et nous avions tous envie de faire la même chose. C’est ce côté magique qui a fait que j’ai eu envie de l’utiliser en premier single mais ça ne veut pas dire qu’il reflète le reste de l’album. J’ai des titres plus accessibles comme ‘Homeless’ sur cet album…


Le public qui aime les chansons comme ‘Homeless’ n’est pas un public qui s’attache nécessairement à l’artiste [...] En revanche, je sais que le public qui aime ‘Twisted’ sont des gens qui me suivent vraiment dans toute mon évolution !




Tu avouais que ‘Twisted’ était moins accessible à la première écoute. Es-tu consciente du pari risqué de le mettre en premier single de perdre une partie de tes fans qui font partie de la génération playlist et qui oublient leur idole aussi vite qu’ils les ont portées aux nues ?

Non (Sourire) ! Non parce que je pense que des titres comme ‘Homeless’, c’est quelque chose que je sais faire facilement. J’en ai donc d’autres comme ça et s’il faut que je les sorte, je les sortirai !

Je pense que le public qui aime les chansons comme ‘Homeless’ n’est pas un public qui s’attache nécessairement à l’artiste. Je ne peux donc pas les perdre ! C’est un public qui va aimer une chanson radiophonique pop facile et si j’en sors une demain, ils vont l’aimer mais ils ne s’attacheront pas forcément à moi…
En revanche, je sais que le public qui aime ‘Twisted’ sont des gens qui me suivent vraiment dans toute mon évolution !


Voire en avoir de nouveau…

Exactement et c’est aussi ça le but ! Et comme tu le dis, aujourd’hui de toute façon, nous sommes à la chanson et les gens qui vont aimer cet album ne vont pas forcément aimer mon prochain… C’est super rare aujourd’hui d’avoir des gens qui suivent l’artiste et son évolution et qui écoutent l’album… à ma grande tristesse mais c’est comme ça !


Comment as-tu travaillé avec Josh Cumbee qui lui-même a travaillé avec Janet Jackson, Madonna, Chris Brown, Take That… ?

Franchement, c’était génial parce que c’est un gars adorable. Je n’avais pas la moindre idée avec qui il avait bossé. On nous a organisé une session ensemble et c’était cool (Sourire) ! C’était cool, on ne s’est pas pris la tête : il est dans un studio dans les hauteurs de Los Angeles et on s’est mis sur la terrasse et on a discuté de tout et de rien. On s’est ouvert mutuellement l’un à l’autre : on s’est dit des trucs qu’on n’avait jamais dit à personne et c’est parti (Sourire)… C’était magique !


Tu as parlé de cet enregistrement à Los Angeles, tu as également enregistré à Londres, à New-York mais pourquoi pas jamais en France ?

J’ai déjà enregistré en France. Le premier album a été majoritairement enregistré à Londres mais j’ai réenregistré certains titres en France.
Mais pourquoi jamais en France ? Parce que je ne me fais pas des séances d’enregistrement c’est-à-dire que je vais en studio avec les gens, j’écris la chanson, je la pose et je mets ça sur l’album : c’est toujours la démo qui finit sur l’album.
 

On a évoqué cet enregistrement avec Josh Cumbee mais par le passé, tu as également travaillé avec Nina Woodford, Jon Levine, Tim Nichols… Sia a écrit pour toi… quel est le secret de ton carnet d’adresse ?

Lui (Rires) ! C’est mon producteur Jan (NdStruck : Jan Erik Frogg, ancien banquier norvégien devenu producteur) que j’ai rencontré à mes débuts et avec qui on a tout fait. Il est très dégourdi (Sourire) !
Au tout début, quand je n’avais pas de répertoire, il faisait venir des songwritters comme Nina aux studios et il me faisait chanter devant eux : c’est ainsi qu’on réussissait à les convaincre de travailler avec moi (Rires) !
Après, dans le milieu tout se sait, donc quand tu bosses avec untel, tu vas travailler avec un autre… ça devient plus facile !


Penses-tu que sans lui, tu serais là à parler de ce troisième album ?

Sans lui, je n’aurais pas de carrière : c’est certain !


Je ne peux pas dire que j’ai une technique vocale : je n’en ai pas ! [...] Chanter et écrire sont mes deux manières de m’exprimer...




On remarque que l’on attache énormément d’importance à la voix quand il s’agit d’une chanteuse. On a par exemple longtemps reproché à Lara Fabian sa technique et sa puissance vocale. Tu possèdes une voix très intéressante souple, profond… Comment réussis-tu à allier puissance et émotion sans donner l’impression de surjouer l’interprétation ?

Je ne sais pas ! Honnêtement, je ne peux pas dire que j’ai une technique vocale : je n’en ai pas ! Je monte sur scène et ça se passe… Pour moi, chanter est beaucoup simple que parler ! Chanter et écrire sont mes deux manières de m’exprimer, parler reste très compliqué…


Je peux te rassurer, tu es parfaitement compréhensible…

(Rires) Peut-être que ça ne se voit pas, mais parler n’est vraiment pas mon fort. Pour moi, chanter est naturel : je ne peux pas t’expliquer…


Et as-tu pris des cours de chant ?

J’ai pris un peu de cours quand j’avais 10 ans… Quand j’avais dix ans, j’ai pris une dizaine de cours avec une femme qui ne voulait pas me faire chanter en anglais -elle ne voulait faire que du français- et ça m’énervait : je me suis donc barré !


A 10 ans, tu avais déjà cette aversion au français ?

Ah oui, c’était mort : je ne voulais que chanter en anglais !


On en revient à la question qu’on t’a trop souvent posée et dont tu as marre, tu ne veux pas faire la publicité de cette prof de chant qui voulait te faire chanter en français et qui est la raison de ton aversion pour le chant français…

(Rires) Non, elle m’a appris à super bien chanter Edith Piaf et ça, je lui dois !
Et ensuite, j’ai connu une autre prof de chant -à l’époque d’Incroyable Talent- avec qui j’avais révisé la finale et la demi-finale : j’avais fait trois ou quatre cours avec elle mais c’était plus pour la diction parce que c’était une prof anglophone.


Tu parles d’Incroyable Talent, que retiens-tu de cette expérience ?

Ça fait partie de mon parcours de vie et tout ce que je peux dire là-dessus, c’est que ça m’a appris beaucoup de choses : c’est très brutal (Rires) ! C’était chaud, très chaud : j’étais la première chanteuse à avoir gagné l’émission et je me suis tout pris dans la gueule, les gens n’étaient vraiment pas contents (Rires) !


Pourquoi n’étaient-ils pas contents ?

Parce qu’une chanteuse n’est pas un incroyable talent ! Malgré tout, c’est un vote donc certaines personnes étaient satisfaites de ma victoire mais comme d’habitude, ce sont les mécontents qui s’expriment ! A l’école, on m’a fait une misère noire ! Franchement, c’était compliqué mais ça m’a appris à chanter sur scène du jour au lendemain (Sourire) !


J’ai juste eu de la chance de tomber derrière sur quelqu’un qui m’a proposé ce que je voulais faire…


Et tu as surtout un cours accéléré sur le fait que le milieu ne te ferait aucun cadeau… En ce sens, c’est une super expérience…

Oui, je pense que oui ! C’est un tremplin passager et après, il n’y a rien ! Certes, il y a des propositions mais qui ne me convenaient pas en tant qu’artiste. J’ai juste eu de la chance de tomber derrière sur quelqu’un qui m’a proposé ce que je voulais faire…


Et quelqu’un de bien apparemment…

Oui, quelqu’un de bien surtout !


Et si c’était à refaire, referais-tu La France a un incroyable talent ?

Moi, oui parce que je suis une personne très "blindée" mais je n’emmènerais pas mon enfant faire ça !


Quand j’ai commencé dans le métier, j’étais une fille cassée ! J’ai vraiment eu énormément de chance d’être très bien entourée parce que ça aurait pu mal finir !




Tu dis être une personne blindée, penses-tu être plus apaisée aujourd’hui ?

Oui beaucoup plus qu’avant, oui (Sourire) ! Quand j’ai commencé dans le métier, j’étais une fille cassée ! J’ai vraiment eu énormément de chance d’être très bien entourée parce que ça aurait pu mal finir !


On est principalement un site de rock progressif et de metal, cette scène te parle-t-elle et serais-tu tentée d'aborder un tel style ?

Si la chanson me parle, oui ! C’est la seule vraie beauté que je dois admettre dans le milieu aujourd’hui, c’est qu’il n’y a plus aucune barrière…


Après ce single dont le clip atteint déjà plus de 400 000 vues en un mois, quelles sont les attentes pour le futur album à venir ? D’ailleurs quand va-t-il arriver ?

La sortie est prévue l’année prochaine. Nous n’avons pas de date précise mais je peux te dire seulement que ce ne sera pas en fin d’année prochaine (Sourire)…
Et qu’en attends-je ? Je ne sais pas, franchement, je ne sais pas… Je ne peux pas dire que j’attends vraiment quelque chose de cet album…


Mais attendais-tu quelque chose du précédent ?

Non (Rires), je n’en attendais rien non plus ! Le premier également puisque je n’étais rien…
En fait, je ne veux jamais rien attendre : d’ailleurs qu’est-ce que c’est qu’un album qui se vend ?
Aujourd’hui, on sort un album, il y a une chanson de l’album qui fait 500 millions de streams et on estime que c’est l’album qui a fait tout ça alors que ce n’est qu’une chanson !


Mais comme tu le dis, vendre des albums ne veut plus rien dire, peut-être attends-tu de tourner hors de France ?

Ah oui, c’est sûr : j’aimerais vraiment beaucoup ! J’ai fait la France en long, en large, j’ai fait la Suisse, la Belgique… maintenant, j’ai envie d’aller voir ailleurs et voir comment les autres publics sont…




On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire quelle est celle que je tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu adorerais répondre ?

Hum… Bonne question ! Franchement, je ne sais pas… Peut-être "Pourquoi fais-tu de la musique ?". Et je répondrais parce que c’est tout simplement mon moyen d’expression le plus simple, parce que je pense que c’est une des dernières choses de belle qui fasse encore rêver dans le monde…


Il n’y a rien à ajouter, c’est une très belle conclusion… Merci

(Rires) Merci !


Et merci à Calgepo pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.marinakaye.com/
 
(1) COMMENTAIRE(S)  
 
 
TONYB
04/12/2019
  0
Franchement ? Quand j'ai vu le titre je me suis dit mais où va donc MW ? Et puis, curiosité aidant, j'ai dévoré cette interview passionnante et qui donne envie d'en savoir plus sur cette artiste, au-delà de ces tubes précédents. Merci les gars.
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