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RELEASE PARTY KLONE + INVITES (09 NOVEMBRE 2019 - L'EMPREINTE DE SAVIGNY LE TEMPLE)


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
METAL ATMOSPHERIQUE
Fort d'une signature chez Kscope et d'un nouvel album 'Le Grand Voyage' confirmant l'orientation prise par Klone depuis deux albums, le groupe nous a donné rendez-vous à Savigny le Temple, tout près de Paris, pour une release party avec invités.
CALGEPO - 19.11.2019
L'aura de Klone a pris de l'ampleur cette année avec un nouvel album "Le Grand Voyage" qui s'accompagne d'une signature chez Kscope, label qui a contribué à l'émergence de Steven Wilson, Anathema... Le groupe en pleine tournée a donné rendez-vous à ses fans pour une release party accompagné d'invités de choix pour une soirée sous la forme d'un mini festival et placé sous le signe du rock sous toute ses formes.

UNCUT :

18h marque l'ouverture des portes de la salle à la façade colorée qu'est l'Empreinte de Savigny. Il faut dire que la salle n'en finit plus de grandir et d'acquérir une belle réputation, forte d'une programmation qui laisse la part belle au rock alternatif et au metal. Cependant quelques minutes supplémentaires sont nécessaires pour pouvoir rentrer dans la salle afin de résoudre notamment quelques soucis techniques. C'est que la soirée va comporter non pas un groupe en première partie... mais faut-il encore parler de première partie lorsque quatre groupes vont se charger de faire monter l'ambiance avant l'entrée en scène de Klone. A proprement parler non, bien évidemment. La soirée ressemble plus à un mini festival et la tête d'affiche laissera aux invités une belle exposition.








Le premier groupe qui a la lourde tâche d'ouvrir les hostilités s'appelle Uncut. Le power trio avec un batteur (Pablo Fathi) qui a des faux airs de Zappa entame un set placé sur le rock à tendance blues bien léché et terriblement efficace. D'emblée l'énergie est au centre de la prestation propre au style qu'épousent les compositions d'Uncut qui a sorti son EP "From Blue" récemment, distribué par Season Of Mist et enregistré aux studios de Francis Caste à Sainte-Marthe.







Alexy à la guitare-baryton (au son proche de la basse) et au chant s'impose en frontman avec une voix à la fois puissante et élégante, accompagné par Enzo qui assure des parties rythmiques et solistes très bien trouvées. Il n'hésite pas d'ailleurs a faire monter l'ambiance de la soirée par son attitude en montant sur l'enceinte placée devant la scène pour exhiber au public... sa guitare rutilante et faire apprécier au plus près son beau toucher. Le groupe aime le blue et le blues notamment dans les titres 'Blue Eyes Lover' et 'Bee Blues', dont les mouvements oscillent entre le rock étincelant et le blues qui captive l'oreille avec des solos efficaces. L'ensemble serait la synthèse de Jimy Hendrix, Stevee Ray Vaughan et Rage Against The Machine. Les morceaux sont longs, consistants et permettent aux instruments de s'exprimer avec une belle cohérence.






Si comme le clame Alexy le but de la soirée est de sauver le rock, Uncut aura une bonne part dans ce sauvetage avec des thèmes à la fois sauvages et classieux et une belle communion avec le public qui a apprécié le set d'un peu plus de 40 minutes...


SHUFFLE :

Le temps de mettre en place le matériel du groupe suivant nous permet de reprendre nos esprits et notre souffle après cette entame sur les chapeaux de roues. La mise en place est un peu longue car plus d'instruments sont mis en place : claviers et synthé sampler qui annoncent encore plus de relief à ce qui va venir. Shuffle sera la totale découverte de cette soirée. Ne connaissant pas le groupe, la mise en place permet déjà de penser que nous aurons droit à un set qui baignera dans un rock alternatif voire progressif moderne (Tesseract ?).







Les premières notes permettent de conforter cette impression visuelle de pré-prestation. Shuffle est constitué de cinq membres : Jordan au chant et guitare (aux faux airs de Steven Wilson), Sullivan aux claviers, Antoine au sampler, Jonathan à la basse, Elie à la batterie. Le premier titre est alambiqué à souhait, oscillant entre le new metal à la Korn et quelques touches progressives consistantes qui apportent à la musique des Manceaux une couleur singulière.





Même si ce premier contact s'avère difficile à suivre, le groupe offre plusieurs portes d'entrées mélodiques permettant de capter l'attention et de maintenir l'intérêt sur les passages plus complexes. Ainsi Sullivan délivre des nappes de claviers qui enveloppent les structures rythmiques variées dans chaque titre. L'énergie du metal se trouve mêlée à celle moins définie du progressif avec des breaks permettant à chaque membre de pouvoir s'exprimer : les breaks post modernes des samples, les solos mélodiques de Jordan au chant bien appuyé en passant aux duels basse/batterie au cours desquels Elie se marre bien toute langue dehors (à la Mike Portnoy). Le groupe possède ses fans bien présents et a conquis une assistance qui répond favorablement à ses compositions plus complexes mais possédant une belle dynamique.  Le set se termine sur les remerciements chaleureux au public, la salle et à Klone.







LIZZARD :

Plus de deux heures sont déjà passées et nous n'avons pas vu le temps s'écouler ce qui est bon signe. Music Waves suit depuis longtemps le groupe qui va suivre, depuis la sortie de "Out Of Reach" en passant par "Majestic" jusqu'à "Shift" qui ont eu chacun de très bons écrits et retours. Au fil de sa discographie, le groupe a su s'émanciper de ses influences Tool pour affirmer une personnalité plus metal atmosphérique et alternatif très travaillée. Le trio composé de Katy à la batterie, Mathieu au chant et guitares et William à la basse insuffle à la soirée une ambiance à la fois dépouillée et recherchée.






Ainsi la soirée est placée sous le signe des différents genres que peut revêtir le rock et de la palette étendue de la Klonosphère. Le groupe tête d'affiche est le centre d'une galaxie où les groupes sont les constellations à la fois plus atmosphériques, plus progressives, plus metal, plus djent voire le tout à la fois. Lizzard s'inscrit de par la richesse de sa discographie au bord de tous ces styles. Mathieu possède une voix éraillée, cassée, qui apporte à l'ensemble une émotion particulière et entraine dans son sillon un public attentif qui adhère au set.






Katy possède une frappe aussi précise que puissante, subtile et dynamique qui fait fondre y compris les plus jeunes fans présentes sur le devant de la scène - car il y a pas d'âge pour le rock. Le son est puissant et large, ce qui est une prouesse compte tenu de la configuration de la soirée avec pas moins de cinq groupes. Lizzard puise bien évidemment dans l'ensemble de sa discographie avec un titre du premier album, le plus déjanté et complexe jusqu'au dernier plus atmosphérique et éthéré. Il est rare de voir un trio à la fois aussi énergique que posé, deux aspects diamétralement opposés mais que le groupe réussi à fusionner grâce à une alchimie qui apporte à Lizzard un aspect aussi riche qu'intéressant.







THE INTERSPHERE :


Juste le temps de reprendre son souffle après un passage au merchandising installé à l'entrée de la salle où les groupes qui ont déjà performé échangent avec le public avec humour et gentillesse que les premiers boum boum retentissent en provenance de la scène. The Intersphere est le seul groupe étranger de la soirée. Les Allemands ne sont pas non plus des inconnus avec un metal teinté de pop cette fois-ci, qui vont faire grossir et bouger l'assistance.






En effet, cette dualité entre puissance des riffs rythmiques des couplets et des refrains enlevés, lumineux, a tout pour plaire. Le groupe n'est pas tout nouveau et magnifie son set avec une interprétation sans faille malgré la pression du temps puisque le retard s'est accumulé depuis le départ retardé expliquant le peu d'échange avec nous. Qu'importe, les Allemands puisent dans une discographie bien remplie leurs titres les plus énergiques et directs qui simplifient le propos après Shuffle et Lizzard qui proposaient une prestation plus complexifiée.





Le public adhère également à cette ambiance en portant le groupe avec des applaudissements nourris entre les interprétations, quelques légers pogos et slam. La performance permet de rafraichir la soirée avec notamment des lignes vocales efficaces qui, même si on n'est pas habitué du groupe, sont très agréables à écouter. Le groupe pique la curiosité et semble offrir une musique plus riche qu'elle n'y parait, ce qui confirme les chroniques rédigées ("Interspheres><Atmospheres", "Hold On, Liberty !","Relation In The Unseen").


KLONE :

Presque cinq heures se sont écoulées depuis l'heure de l'ouverture des portes et nous sommes toujours vivants, toujours debout, toujours la banane à attendre la fin de l'installation du matériel pour le clou du spectacle. Il faut dire que Klone s'est construit au fil des ans une belle discographie et a su évoluer tout en progressant, passant d'un metal pur et dur à un aspect plus subtil et atmosphérique avec le dernier album en date "Le Grand Voyage" pour lequel nous sommes invités aujourd'hui. Qu'est-ce que le groupe a prévu pour cette soirée : interpréter l'album en entier (c'est une release party) ou bien piocher dans son répertoire aussi riche que varié ?






La scène est plongée dans le noir et l'orage commence à gronder au loin d'abord puis se rapproche avec quelques effets de lumière imitant les éclairs, installant une atmosphère inquiétante et oppressante. Ensuite les premières notes de 'Yonder' résonnent devant une assistance bien entendu d'ores et déjà conquise. D'aucun diront que Klone a perdu de sa puissance mais celle-ci est réelle et différente. Les riffs sont bien présents. S'ils sont moins véloces et moindres en volume il n'en demeurent pas moins vecteurs d'une énergie tout aussi forte par la tension qu'ils transmettent. Le nouvel album a bien entendu les honneurs de ce début de set.






Ces nouveaux titres sont définitivement taillés pour la scène grâce à une ambiance sombre (le groupe joue presque dans le noir), orageuse bien sûr et surtout presque dramatique. Yann se balance sur le rythme langoureux qui émane de ces morceaux de choix. Martin qui assure à la batterie fait preuve à la fois d'une puissance impressionnante et d'une belle subtilité. Que dire aussi des deux guitaristes Guillaume et Aldrick qui se complètent parfaitement, entre riffs rythmiques et solos de grande classe notamment sur le début de 'Breach', très floydien.




Mais le groupe ne va pas se contenter des morceaux de ce dernier album et réserve quelques surprises en puisant dans ses anciens disques des titres plus durs qui vont enrichir leur spectre d'une puissance et une énergie différente, démontrant ainsi que Klone n'a pas laissé au rebut ses compositions plus metal. Ainsi 'Rocket Smoke' et 'Into The Void' ont les faveurs d'un public avide de musique plus dure et brutale dans le bon sens du terme, déclenchant ainsi headbangs et autres slams au grand plaisir du groupe totalement investi malgré l'heure tardive et les quelques soucis techniques qui vont notamment empêcher d'interpréter des morceaux en acoustique pourtant prévus (la pédale de Guillaume ayant fait faillite sur le coup).




Qu'importe, l'ivresse est là et nous sommes transportés par une interprétation sans faille d'un groupe soudé et sûr de son évolution sans renier son passé, alternant ainsi 'The Great Oblivion' (l'un des morceaux les plus puissants du dernier album) et 'Give Up The Rest" extrait de l'album "Black Days". Le set raccourci se termine sur une reprise du titre de Bjork 'Army Of Mine' dont le groupe propose sur scène sa relecture électrique depuis quelque temps maintenant. 




Est-ce que Klone a franchi un pallier supplémentaire ? Certainement ! Il reste également accessible au regard des échanges post concert le temps que la salle soit définitivement fermée. La fin de la soirée se clôture donc sur une bonne note propice à de belles rencontres et sur le constat que la France, bien que non reconnue comme pays du rock, possède en son sein des groupes talentueux qui ne demandent qu'à avoir un peu de lumière sur eux pour exister et faire vivre encore cette musique qui nous est chère. Bravo à tous ces cinq groupes et à l'Empreinte de Savigny qui n'en fini plus de surprendre par sa programmation audacieuse.


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/kloneband/
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