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STUBORA (21 NOVEMBRE 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HEAVY METAL
"Horizon Noir" est le nouvel album de Stubora, l'occasion pour Music Waves de faire le point avec ce nouveau groupe qui n'en est pas un...
STRUCK - 13.12.2019
Créé en 1996, Stubora n'est pas un nouveau venu sur la scène metal française. Il aura fallu la sortie de l'avant-dernier album "Resurrection" pour que le groupe fasse réellement parler de lui à grande échelle et compte bien sur son nouvel effort "Horizon Noir" pour que cela se poursuive. Retour avec les trois membres du groupe sur le parcours semé d'embûches du combo...





Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Cyril : "C’est quoi Stubora ?" ou "Que veut dire le nom du groupe ?" (Sourire)…


"Resurrection" [...] le titre n’est pas anodin puisque à l’époque, le groupe n’était pas loin d’être mort !


Et on ne vous la posera pas. Le groupe existe depuis 1996, plus de 20 ans pour une formation indépendante c’est rare, comment expliquez-vous une telle longévité ? La plupart des groupes se forment autour de groupes de potes, est-ce votre cas ? Vous auriez imaginé être encore sur le pont autant de temps après ?

Cyril : Non ! Quand tu commences un groupe quand tu n’as même pas 20 ans, tu n’imagines pas du tout que 20 ans plus tard, tu seras toujours dans ce groupe.

Il faut savoir que je suis le seul membre du groupe du début. Nous étions quatre et nous étions un groupe de hardcore : rien à voir avec ce que nous faisons aujourd’hui ! Ensuite, il a eu la vie ! Quand nous avons commencé le groupe, nous étions jeunes et un peu plus fous on va dire (Sourire) : forcément, il y en a certains qui s’égarent, qui disparaissent…

Mick est arrivé en 2004/2005 et ça a marqué un premier tournant en termes d’évolution dans la vie du groupe : on voulait changer un peu le style du groupe, on avait envie de choses différentes puisque ça faisait 7/8 ans que je faisais juste du hardcore.
Au départ, Mick était venu juste pour nous dépanner parce qu’on avait des concerts et que le bassiste s’était barré. Il est donc venu nous dépanner pour deux dates. Et finalement, je lui ai demandé de rester puisque je voulais également changer de style.
On a continué ainsi et le batteur nous a un peu lâché à l’époque -il a eu un accident, il n’est pas revenu, on ne savait plus trop ce qu’il voulait- on a connu une période où on ne foutait rien (Rires) ! Et en 2014, on est tombé par hasard sur Niala et ça a relancé le groupe : il a apporté une nouvelle énergie, une nouvelle dynamique… A ce moment, on a sorti un album "Resurrection" dont le titre n’est pas anodin puisque à l’époque, le groupe n’était pas loin d’être mort. "Resurrection" était presque un premier album !


On est vraiment dans une dynamique positive et on espère passer un cap avec cette sortie !




Tel le phoenix vous êtes revenus ("Resurrection") malgré tout êtes-vous optimistes sur la carrière du groupe comme l’indique le titre de ce nouvel album "Horizon Noir" ?

Mick : Non ! Je dirais même le contraire ! Nous avons choisi le titre "Horizon Noir" parce que dans les paroles, on s’est retrouvé dans des thèmes qui n’étaient pas très joyeux, sur un constat de ce qui nous entoure, sur des expériences personnelles de la vie… le titre de l’album illustre tout ça !
Maintenant au niveau du groupe, nous sommes dans une dynamique totalement différente. C’est classique de dire ça mais on considère cet album comme notre meilleur album, celui sur lequel on a le plus travaillé, où on a essayé d’entrer le plus dans les détails, où on s’est mis la pression, on s’est poussé mutuellement à faire toujours mieux… On est vraiment dans une dynamique positive et on espère passer un cap avec cette sortie !


Le groupe reste finalement peu connu malgré des sorties régulières, comment expliquez-vous cela ? Cela vient-il d’une volonté depuis vos débuts d’être indépendants ou le changement de style que tu as évoqué en début d’interview ?

Cyril : Tu sais, quand tu es un combo hardcore fin des années 1990, ce qui nous intéressait, ce n’était pas forcément de se faire connaître, c’était plus jouer et partager des moments, être vraiment dans la scène underground. Nous voulions vraiment rester confidentiels et nous n’avions pas forcément vocation à évoluer…
Après, on a eu une période quand Mick où on a commencé à vouloir se donner les moyens et on a galéré ! Je pense que c’est lié au fait qu’on ne savait peut-être pas vraiment comment s’y prendre puisque à l’époque, nous étions tous en province, nous n’avions pas vraiment de contacts… Donc à part faire des concerts dans des bars à droite à gauche, faire des petits trucs, voir les salles du coin… il n’y avait rien : on ne connaissait pas le monde de la musique, on ne savait pas comment il fonctionnait…

Mick : Et en termes de techniques d’enregistrement, de production, nous n’avions pas le matériel que nous avons maintenant. On n’avait pas les connaissances qu’on a aujourd’hui en termes d’enregistrement - même si on ne considère pas comme des professionnels de l’enregistrement pour autant.
Même si on a toujours eu une démarche professionnelle, on n’avait pas les moyens de passer ce cap…

Cyril : Simplement, on n’avait pas le niveau !

Mick : Depuis "Resurrection" et c’est encore plus le cas avec cet album, on a une maturité de composition : on sait ce qu’on veut et on a un batteur sur lequel on peut s’appuyer !


Dans "Horizon Noir", on retient "Noir" mais il y a surtout "Horizon" et l’horizon, c’est regarder devant [...] ! Donc à un moment donné, notre public on va le toucher et on va l’avoir !



Vous êtes effectivement au niveau et on peut l’entendre sur cet album, en revanche, pensez-vous que le fait de pratiquer un heavy rock assez loin des modes ne vous dessert pas ?

Cyril : Je ne sais pas ! Après, tout ça est tellement lié à des opportunités, des rencontres qu’on n’a pas eues…

Mick : Attention toutefois à la définition de heavy rock, ça n’a rien à voir avec heavy metal. Quand on parle de heavy rock dans l’esprit américain, c’est un rock metal moderne. Même si on peut avoir des influences classiques -on vient du metal des années 1980/ 1990- on essaie de proposer une synthèse de nos influences, de nos goûts différents qui reste dans l’air du temps.

Niala : Je pense qu’il faut essentiellement garder la foi ! A partir d’un moment où on va tronquer un public, on est définitivement mort ! Ce qui va faire la force de Stubora -si on peut gravir les échelons progressivement- c’est cette authenticité, le fait qu’on ait cette maturité à notre âge, cette culture musicale, cette expérience… qui fait qu’à un moment donné, on va pouvoir toucher le public qui sera intéressé par ce qu’on fait : parce qu’un public intéressé, il y en a toujours un, mais comme disait Cyril, on n’a peut-être pas été au bon endroit au bon moment… mais à un moment, la chance va tourner. Dans "Horizon Noir", on retient "Noir" mais il y a surtout "Horizon" et l’horizon, c’est regarder devant et c'est ce que nous faisons ! Donc à un moment donné, notre public on va le toucher et on va l’avoir !


Justement pour ce nouvel album, Replica s’occupe de votre promotion, il s’agit d’être mieux mis en lumière et d’un peu rattraper le temps perdu ?

Niala : Ce n’est pas pour rien que Cyril est à Paris depuis des années et tourne dans le coin, c’est pour rencontrer les bonnes personnes et s’entourer d’elles ! Sans être vraiment le leader, Cyril est la plaque tournante du groupe et est au fait de plein de trucs, il nous balance plein d’infos… Il n’y a rien à faire mais Paris, c’est comme Bruxelles en Belgique -je viens de Belgique- mais si tu veux percer avec ton groupe qui vient du petit village de Libramont de la province du Luxembourg, tu n’y arriveras pas : il faut monter à Bruxelles, tu auras plus de chance de frapper à la bonne porte ou d’être vu par quelqu’un…

Cyril : C’est vrai qu’on a eu plein d’échecs avec des gens qui étaient soi-disant là pour nous aider. Si je reprends depuis le départ, on a eu deux ou trois tourneurs dont certains ont mis la clé sous la porte, on a eu des labels qui ne faisaient pas leur job, des distributeurs qui distribuaient quand ils avaient le temps… toutes ses baffes prises coup sur coup, à un moment, on en avait un peu plein le cul de se prendre des baffes ! Donc on a eu besoin de temps… Mais comme « Horizon Noir » est presque un deuxième album, c’est maintenant que nous sommes assez matures pour se dire qu’on peut, qu’on a envie de se donner les moyens.

Mick : On peut toujours faire mieux mais aujourd’hui, on a quelque chose qui tient la route et on fait la démarche de le présenter au plus grand nombre et d’essayer de franchir des étapes.


Des amateurs qui n’ont pas encore le statut professionnel et qui jouent encore à notre âge [...] on n’en trouve pas tant que ça !




Au regard de ce parcours accidenté, avez-vous des regrets et surtout est-ce que vous -et plus particulièrement toi Cyril- avez eu envie de laisser tomber ?

Cyril : Des regrets ? Oui parce que je me dis que ce que nous faisons là, nous aurions pu le faire avant (Sourire) ! Mais ça fait également partie de l’apprentissage : nous n’étions peut-être pas aussi prêts que nous le sommes aujourd’hui... Mais laisser tomber ? Jamais !

Mick : On joue ensemble depuis 2004 mais on se connaît depuis les années 1980 -nous étions au collège ensemble- nous sommes de vieux copains ! Et le point commun sur lequel on se retrouve tous les deux et sur lequel on se retrouve également avec Niala  -on a tous les trois plus de 45 balais- c’est l’amour de la musique, c’est cette passion ! Des amateurs qui n’ont pas encore le statut professionnel et qui jouent encore à notre âge -sans se dire que nous sommes de vieux croulants- on n’en trouve pas tant que ça ! Aujourd’hui, on partage plus la scène avec des jeunes de 25 ans qu’avec des mecs de notre âge !

Niala : C’est ce que j’ai apprécié depuis que je suis dans Stubora : il y a un sérieux ! Nous sommes amateurs mais dans notre cœur et notre façon de faire, nous sommes des pros de chez pro ! Franchement, aux répétitions, tout le monde est à l’heure, c’est calibré… J’ai galéré avec des mecs qui n’en avaient rien à foutre soit en arrivant torchés avec le pack de bière, soit en ne venant même pas… J’en avais marre et je dirais que Stubora, c’est une maturité à tout niveau !


On l’a dit votre précédent album a été un tournant dans votre carrière, entre un nom fort, le chant en français adopté et un nouveau batteur, Niala donc… Vous chantez donc en français à présent, c’était important de vous exprimer dans notre langue après avoir utilisé l’anglais et ne pensez-vous pas que vous auriez dû faire ce choix avant ?

Cyril : C’était important pour nous parce qu’on voulait être capables d’être aussi riches dans les textes que dans la musique. On s’attache beaucoup aux détails de la musique et c’était important pour nous d’avoir la même richesse et la même sensibilité au niveau des textes. Et c’est vrai qu’avec des textes en anglais, c’est un peu plus délicat parce qu’on a moins de vocabulaire et puis aussi parce qu’on recherche la perfection, comme on n’est pas bilingue, ça se ressent ! Quand tu joues dans une musique où le chant est principalement hurlé, l’accent est gommé par la puissance mais comme nous étions plus sur la mélodie, forcément tous les petits défauts -le moindre accent, le moindre écart de prononciation- vont s’entendre : c’était donc un défaut que nous voulions corriger !

On aurait probablement dû faire ce changement et ce choix avant parce que ça nous aurait permis d’avoir la richesse de texte que nous aimons avoir -quand tu écris en anglais, tu as tendance à avoir des constructions de phrases, un vocabulaire beaucoup plus simples. Etant notre langue maternelle, la langue française et sa richesse était un choix important pour atteindre la qualité que nous voulions atteindre. Mais encore une fois, c’est vrai, nous aurions peut-être pu le faire avant.


Il y a un message fort qui se dégage de vos textes, un message sombre sur notre humanité, êtes-vous si pessimistes que cela ? Les textes ont l’air très forts au vu des noms des morceaux, être engagé c’est quelque chose de nécessaire ?

Mick : Ce n’est pas forcément de l’engagement. Les thèmes sont très personnels pour certains mais la musique est avant tout un exutoire pour nous ! L’exutoire ce sont des choses négatives. On a pu avoir des thèmes plus légers sur d’autres chansons mais en général, c’est une manière d’aborder des thèmes de société ou des étapes de vie… et exorciser un peu toutes ces choses !

Cyril : On aime exprimer ce qu’on ressent !


Oui, tellement qu’on a le sentiment que ce disque ressemble à une thérapie. N’avez-vous pas peur de vous dévoiler autant et si intimement ?

Mick : Non ! En ce qui me concerne, sur les textes que j’ai écrits, ce sont certainement les thèmes les plus personnels que j’ai abordés sur certaines chansons mais comme Cyril, je garde toujours à l’esprit de ne pas trop me dévoiler, il y a une part de pudeur… J’essaie donc de faire des choses qui peuvent laisser l’interprétation que l’auditeur voudrait bien y donner.


D’autres sont sans équivoque comme ‘A en crever’…

Mick: Il est clair mais c’est un thème général…


Et pensez-vous qu’il y ait un espoir quand on chante ‘A en crever’ ?

Mick : A un moment, il faut aussi des mots crus sur des thèmes aussi importants. Maintenant, certains continuent à penser que c’est de l’intox et que nous n’en sommes pas à un stade critique… Mais comment ne pas être touché par ça ? Aujourd’hui, on ne peut plus en parler de manière lisse : il faut taper fort et dire les choses telles qu’elles sont !

Cyril : C’est assez drôle parce que nous ne nous sommes pas consultés pour définir les thèmes des textes. Mais c’est vrai que les émotions qu’on avait envie d’exprimer chacun de notre côté collaient et du coup, effectivement, les textes sont tous relativement sombres.

Mick : Mais c’est vrai qu’en tant que parolier, ça ne m’intéresse pas de parler de tout ce qui va bien, de dire que je suis content de me lever le matin… ça ne m’intéresse pas ! C’est également ce que je recherche dans les textes des artistes que j’écoute : des thèmes sensibles et des choses qui vont prendre aux tripes !


C’est la première gifle qui compte !




Niveau musical, ce qui frappe c’est ce côté direct et rugueux, on prend une baffe en pleine gueule, ce côté immédiat était important pour bien marquer l’auditeur ?

Niala : C’est la première gifle qui compte ! Les autres, on est déjà endolori !


Tu es clairement Monsieur punchline du groupe avec ce petit côté Claudy Focan en plus dans l’accent…

Cyril : (Rires) Mais c’est vrai qu’on a une production assez pêchue qui rend justice aux compositions.

Mick : Il y a un côté direct mais on a beaucoup travaillé sur les mélodies et énormément sur les riffs de guitares parce qu’on reste des métalleux dans l’âme malgré tout, avec toutes les influences diverses que l’on peut avoir…


La force du chant impressionne également, c’est très fort, il y a un côté manifeste, une rage que l’on ressent fortement, j’ai pensé à Trust bien sûr pour ce côté vindicatif et énergique, Bernie Bonvoisin est une influence pour vous, que ça soit pour ses textes ou sa gouaille ?

Cyril : Pas du tout !

Mick : Par exemple, j’aime Trust mais je sais que Cyril n’aime pas du tout ! J’aime Trust, mais uniquement musicalement. Le personnage me plaît. En revanche, les thèmes abordés, ce n’est pas mon truc… Je ne partage pas forcément toutes les idées de Bernie, je l’accepte parce qu’il est talentueux, il a une voix mais je ne me retrouve pas du tout dans la manière de chanter…


On perçoit également sur le chant plus clair, un côté Lofofora avec un côté alternatif : est-ce le cas ?

Mick : Pas du tout !

Cyril : Pas trop de mon côté (Rires) !


On est probablement plus proche de groupes type Alter Bridge…




En termes de chant, quelles sont vos influences alors ?

Cyril : Avec Mick, on a deux voix différentes. Généralement, je mets beaucoup plus d’énergie dans la voix et on utilise nos voix avec ces différences ! Après, on reste quand même pas mal influencés par les groupes qu’on écoute et on écoute beaucoup de groupes différents… En termes de groupes qui chantent en français, j’écoute surtout Mass Hysteria et en termes de chant, on n’est pas du tout raccord : il a un phrasé qui est à lui, qui est vraiment différent ! Maintenant, c’est vrai qu’on sait parfois mettre de la hargne, parfois plus d’émotion… ça fait partie des gammes qu’on aime utiliser.
On est probablement plus proche de groupes type Alter Bridge…


Il y a du heavy, de l’alternatif, du rock, du hard dans votre son, on a le sentiment que vous n’avez pas envie de vous coincer dans un style et pour les influences, on pensait à Lofofora, Metallica mais aussi Manigance ou Satan Jokers ?

Cyril : Pas du tout (Rires) !


Il y a des choses plus modernes dans cet album mais effectivement la contrepartie de chanter en français [...] c’est d’être assimilé à la scène heavy metal des années 1980 !


Metallica au moins ?

Cyril : Oui bien sûr !

Mick : Metallica fait effectivement partie des groupes qu’on suit depuis qu’on est gamins et sur lequel on se retrouve.
Maintenant, les influences sur cet album ? Il y a des choses plus modernes dans cet album mais effectivement la contrepartie de chanter en français -et c’était notre seule inquiétude quand on est passé au français- c’est d’être assimilé à la scène heavy metal des années 1980 ! J’aime certains de ces groupes qui n’existent plus des années 1980 mais ça ne fait pas partie de mes influences.

Cyril : C’est vrai qu’on a beaucoup de morceaux avec des émotions différentes. On ne s’est pas mis de contraintes, on a composé de manière super ouverte, on a travaillé différemment en composant énormément et en ne gardant que le meilleur : en deux ans, on avait une vingtaine de titres -et même un peu plus si on compte certaines idées- et petit à petit à force de les travailler, on en a abandonné dont certains qui étaient encore sur l’album il n’y a pas si longtemps. C’est la première fois qu’on se lâche ainsi, on a pris le meilleur de ce que nous sommes capables de faire et c’est ce qui nous représente. Donc tous ces morceaux aussi différents soient-ils nous représentent aujourd’hui parce que nous avons trois personnalités musicales différentes.


Sans transition, quelles sont les attentes pour cet album ?

Cyril : On attend surtout de progresser et de franchir une étape…

Mick : Le premier but était de sortir un album dont nous serions fiers. Nous avons fait le meilleur de ce que nous pouvions faire dans le son, dans la composition, dans les mélodies… et l’étape suivante, c’est le live et décrocher de belles dates.

Cyril : Justement, nous sommes en train de finaliser des dates qu’on annoncera après. Nous souhaitons faire des dates comme celle qu’on a pu faire en février. C’était le Haunting the Chapel avec Decapited et Otep en tête d’affiche et même si c’est un peu extrême par rapport à ce qu’on fait, c’est ça qu’on aime, c’est ça qu’on veut aller chercher !


Maintenant que la machine est vraiment lancée, il faudrait garder le rythme pour être capables de produire plus rapidement : c’est l’objectif !




Et outre ces dates, quelle est l’étape suivante pour Stubora ?

Cyril : On a tendance à être un peu lent mais ce qu’il faudrait, c’est que maintenant que la machine est vraiment lancée, il faudrait garder le rythme pour être capables de produire plus rapidement : c’est l’objectif !


Quitte à sortir des EPs ?

Cyril : Ça dépendra des opportunités ! Aujourd’hui, nous sommes 100% indépendants, nous faisons tout, nous contrôlons tout et nous aimons cela parce que nous aimons aller au bout des choses !
Mais si demain, quelqu’un vient nous voir en nous disant qu’il croit en nous et qu’il veut nous offrir un soutien… obligatoirement, ça impacterait et changerait peut-être nos décisions.

Mick : Nous ne sommes pas fermés à ça ! Aujourd’hui, nous sommes indépendants plus par obligation que par choix.

Cyril : Mais nous n’avons pas eu le choix non plus parce que nous n’avons même pas envoyé le disque. Comme je le disais, on a eu de mauvaises expériences donc on n’était pas forcément chauds et puis aujourd’hui, quand tu vois qu’une personne sur deux n’a plus de lecteur CD et ira écouter sur Spotify… la distribution n’est plus aussi importante ! Donc pour l’instant, être indépendants nous va très bien mais rien n’est figé, on ne ferme pas la porte : ça dépendra de ce qui s’offre à nous !
Ce qui est important pour nous, c’est d’avancer sur nos recherches de dates et surtout de belles dates car il ne s’agit pas de jouer dans le café du coin : ça on connaît bien, on l’a fait…

Mick : Oui, on veut jouer dans de bonnes conditions avec des gens qui savent ce qu’ils font -ce qui n’est pas toujours le cas- et donc se faire plaisir en jouant avec des artistes confirmés.

Niala : Maintenant qu’il y a eu un sacré boulot de fait sur l’album, on entame tout le boulot du live parce que pour le live, il faut créer un scénario de scène… Le jeu de scène, c’est comme le théâtre : c’est un spectacle vivant ! Il faut créer tout ça ! C’est un gros travail qui va commencer…
Ce n’est pas tout de sortir un album et d’avoir un public, il faut respecter ce public qui attend quelque chose quand il vient au concert : il veut s’éclater ! Mais effectivement la scène, c’est quitte ou double : c’est binaire !

Et puis, comme le disait Cyril, penser à de nouvelles compositions pour sortir quelque chose d’ici deux ans…


On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée au contraire quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ou à laquelle vous rêveriez de répondre ?

Niala : A quelle heure on va bouffer parce que je commence à avoir faim !


Je ne sais pas pourquoi pas pourquoi j’étais sûr que c’était Niala qui allait répondre…

Cyril : (Rires)

Mick : Et puis, c’est également l’heure de l’apéro !




On a d’ailleurs commencé…

Niala : Oui, merci de le rappeler parce que je constate que vous n’avez même pas laissé une goutte !


Merci !

Stubora : Merci à toi !


Merci à Noise pour sa contribution...


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