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APOCALYPTICA (27 NOVEMBRE 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL MELODIQUE
Cador de la scène metal mélodique classique, Apocalyptica est revenu à ses premiers amours avec un album purement instrumental présenté par Perttu Kivilaakso pour Music Waves
DARIALYS - 03.01.2020
Apocalyptica a peut-être à lui tout seul créé un nouveau genre : le metal melodique classique, si l'on valide l'utilisation de ce terme. Quoi qu'il advienne, les Finlandais étaient les précurseurs de l'introduction d'instruments de la musique classique quand ils sortaient leur premier album, "Plays Metallica By Four Cellos", album de reprises de Metallica à quatre violoncelles, en 1996. Presque 25 ans plus tard, les musiciens font leur retour avec un nouvel album purement instrumental : "Cell-0". Perttu Kivilaakso, l'un des trois violoncellistes du groupe, a accepté de rencontrer Music Waves pour évoquer la sortie de ce nouvel album.





La dernière fois que l'on s'est vus, c'était en 2013 ! Cela fait 4 ans que votre dernier album "Shadowmaker" est sorti (2015). Pourquoi une telle attente alors que l'industrie musicale impose des délais courts pour que le public n'aille pas voir ailleurs ?

Perttu Kivilaakso : Pendant ces 4 ans, nous avons joué à peu près 500 concerts. Avec "Shadowmaker", on a tournée pendant 2 ans dans le monde entier. On a voulu fêter les 20 ans de la sortie de notre premier album, mais il y a eu un petit incident. On devait faire une tournée de cet album, " Plays Metallica By Four Cellos" (un album où tous les titres sont des reprises de Metallica, comme son nom l'indique, ndlr). On était censés jouer une trentaine de concerts en Europe, essentiellement dans les capitales. Mais les gens sont devenus fous quand on l'a annoncé. Ils ont voulu qu'on vienne jouer aux USA et partout dans le monde. Nos fans étaient très excités. On a fini par jouer 230 concerts ! On a terminé il y a à peine 2 semaines ! C'étaient les derniers concerts. En gros, depuis la sortie de "Shadowmaker", on a été en tournée constamment. Il n'y a qu'au printemps que l'on a eu 5 mois de repos où on en a profité pour composer ce nouvel album ("Cell-0", ndlr). On s'est arrêté plus qu'on n'avait prévu. C'était aussi très excitant de revenir à des concerts pleinement instrumentaux. On a réalisé que ce groupe marchait très bien simplement en version instrumentale.

 

On est devenus allergiques au fait de se répéter


C'est donc cette dernière tournée qui a fait que vous êtes retournés à vos racines et que vous sortez un nouvel album intégralement instrumental ?

Perttu : Absolument, oui. Même si on ne faisait que jouer des chansons de Metallica, on a réalisé sur scène que c'était comme ça que l'on avait démarré. C'est ça le noyau de notre musique, le violoncelle. On a toujours voulu se challenger et développer de nouvelles choses. On a commencé avec 4 violoncelles, et puis on a commencé à ajouter des éléments rythmiques. On a rajouté de la batterie et du chant, et encore plus de chant. Chacune de ces nouvelles étapes a été très excitante pour nous. On a essayé de trouver de nouvelles manières de composer. On est devenus allergiques au fait de se répéter. Aujourd'hui, l'évolution suivante nous a semblé de revenir en arrière, à ce qu'on faisait avant. On a choisi de se recentrer sur le violoncelle. Cela nous a menés à prendre certaines décisions. Par exemple, on a produit l'album nous-mêmes. On ne voulait pas que l'on nous donne le moindre avis sur cet album. Sans label pour sortir cet album, on a pu se retrouver tous les 4 et retrouver une certaine liberté. On n'a pas eu besoin de penser à faire des chansons au format radio, ou de se préoccuper de la durée des chansons, ou de respecter une certaine structure. On a joué la musique que l'on voulait jouer. Du coup, je pense qu'il y a plus d'éléments tirés de la musique progressive dans cet album par rapport aux albums précédents.

La pochette représente un violoncelle qui se désagrège. Cela témoigne d'une fin et en même temps d'un recommencement avec le chiffre 0. Cet album clôture-t-il un chapitre ou en ouvre-t-il un autre pour Apocalyptica ?

Perttu : J'espère qu'il ouvre beaucoup de nouveaux chapitres ! En tout cas, étant donné que l'on revient à nos racines, ça nous semblait évident de mettre le violoncelle en avant sur la pochette. Le zéro est assez hypothétique et difficile à imaginer, un peu comme Dieu. Beaucoup de gens s'inquiètent de l'état du monde en ce moment. Nous aussi, et on a voulu créer cette musique pour créer un côté cinématographique et une ambiance dans laquelle l'auditeur pourra se plonger. Quand tu écoutes 'Ashes Of The Modern World', tu sens que tu es dans une ambiance sombre. J'espère que ça va créer des films dans l'esprit des gens.


Et c'est justement l'objet de l'une de nos questions. Il y a un côté très cinématographique, notamment sur 'Fire & Ice' qui est un titre bipolaire, avec un début très lumineux aux sonorités celtiques, et avec une deuxième partie schizophrénique qui peut rappeler Dream Theater. Tu disais que c'était votre album le plus progressif, et c'est le cas. Est-ce qu'il y a une lutte entre l'homme et la nature sur cet album ?

Perttu : Oui, on la ressent. Ces dernières, j'ai commencé à réaliser que j'étais très inquiet à propos de certaines choses, mais quelles étaient concrètement mes actions pour que ce monde soit un plus bel endroit ? Tout est parti de mon anxiété, et on a voulu que cela transparaisse sur cet album. L'humanité est incroyable quand il s'agit de construire quelque chose, mais on est capables de détruire encore plus facilement. A l'instar de ce constat, les chansons éclatent en morceaux par moment. On a voulu porter un regard philosophie sur ce que l'homme construit et ce qu'il détruit.





Musicalement parlant, vous avez continué à creuser votre approche. Cela ressemble à du metal classique progressive.

Perttu : Je ne sais pas. En tout cas c'est une chance incroyable de pouvoir écrire des chansons avec des revirements de situations, comme le morceau 'Fire & Ice' que tu mentionnais à juste titre. Le morceau commence effectivement avec un côté médiéval et celtique. C'est pour ça qu'on a demandé à Troy Donockley de Nightwish de venir jouer de la cornemuse irlandaise pour que ce côté celtique authentique transparaisse vraiment. Cela promet quelque chose de très beau, et puis ça finit sur quelque chose de chaotique. J'aime beaucoup ça, ce côté schizophrénique, ou lunatique. C'est aussi là qu'il y a les riffs les plus complexes que l'on ait joué. Ce morceau va être très dur à jouer sur scène.

 

La musique instrumentale est excitante car l'auditeur y voit le message de son choix à l'intérieur

 

D'un autre côté, vos chansons, comme 'Catharsis', sont très belles, et comportent un message d'espoir. Est-ce que pour vous, la musique est justement une catharsis qui guérit la douleur ?

Perttu : Dans le meilleur des cas, oui. La musique instrumentale est excitante car l'auditeur y voit le message de son choix à l'intérieur. C'est pour ça qu'on ne veut pas vraiment révéler exactement l'histoire derrière nos chansons. Pour moi, l'album est un voyage d'un point début, 'Ashes Of The Modern World', où tout a été brûlé par l'homme. Il y a de nombreux tournants dans l'album, comme sur 'Rise' qui donne un premier aperçu de l'espoir. Il y a un équilibre. L'un des moments les plus importants pour moi vient de la mélodie et du message de 'Beyond The Stars', le dernier morceau. Cela amène une conclusion à cet album. Cette chanson correspond en quelque sorte aux adieux de l'humanité, comme si on envoyait ce message dans l'univers. Même quand nous ne serons plus là depuis longtemps, il y aura une trace de nous qui montrera qui l'homme était, et que l'on a merdé ! (Rires).



Tu nous as dit que vous avez tourné pour les 20 ans de votre premier album, et que cela vous a donné envie de refaire un album instrumental. Considérez-vous avoir subi une forme de pression de la part de ceux qui n'approuvaient pas votre formule avec du chant ?

Perttu : C'est difficile à dire ! Je sais que l'on a des fans qui n'ont jamais aimé le fait que l'on mette du chant sur nos chansons. Mais d'un autre côté, il y en a qui n'aiment que ces chansons-là, ce que je comprends aussi ! (Rires). C'est impossible de trouver un compromis qui satisfasse tout le monde. Alors on se concentre sur nous-mêmes et sur ce que l'on est au moment de sortir un album. "Shadowmaker" était un album où le chant avait un rôle très important. On a écrit l'album en ce sens-là car avant cet album, nous n'avions qu'un seul chanteur. On a eu envie d'introduire plusieurs voix sur un même album. Mais avec cette nouvelle tournée, cela nous a vraiment donné confiance en nous pour qu'il n'y ait que du violoncelle sur cet album. Bien sûr, nous ferons d'autres chansons avec du chant et il y aura un chanteur avec nous sur la prochaine tournée. Je pense que c'est bien de faire des albums de manière séparée aujourd'hui dans le monde de la musique. Ça nous permet de nous concentrer à fond.

 

C'est impossible de satisfaire tout le monde, mais pour nous, cet album a été le plus gros challenge que l'on ait eu à mener

 

Êtes-vous conscients que vous prenez un risque avec cet album ? Depuis le début d'Apocalyptica, vous avez évolué. D'un groupe instrumental, vous avez incorporé du chant avec plusieurs chanteurs, puis vous avez évolué avec un seul chanteur. Aujourd'hui, certains fans peuvent se dire que vous manquez d'inspiration, ce qui explique ce retour aux sources et à votre recette originale. Sans compter le fait que cet album est plus difficile d'accès sans chant. Il faut vraiment s'immerger dans l'écoute pour l'apprécier, ce qui n'est plus vraiment la manière dont est conçue ou écoutée la musique aujourd'hui.

Perttu : Bien sûr. C'est évidemment que beaucoup de gens penseront ça. Mais d'un autre coté, il y a des gens qui vont se dire : "enfin, ils sont de retour !". J'ai entendu beaucoup de commentaires encourageants suite à la publication de nos premières chansons sur Internet. Certains de nos fans les plus fidèles vont être contents, mais comme je te le disais, c'est impossible de satisfaire tout le monde... Pour nous, cet album a été le plus gros challenge que l'on ait eu à mener. Ecrire une heure de musique sans parole, sans chant… C'est un vrai challenge. J'aime le fait que l'écoute ne soit pas si facile que ça. C'est quelque chose que l'on visait. Si tu aimes cet album dès la première écoute, ce sera étonnant car c'est une musique vers laquelle il faut revenir pour l'apprécier à sa juste valeur.

 

Je ne me suis jamais senti aussi bien qu'aujourd'hui quand il s'agit d'écrire car je n'écoute pas les avis des autres !

 

J'aime beaucoup ce que tu dis car les deux albums que je préfère sont des albums que j'ai détestés à la première écoute. Ce sont des albums de Pain Of Salvation et d'Opeth, car ils ont jouent une musique à laquelle je ne m'attendais pas. Mais quand tu réécoutes plusieurs fois, tu découvres des choses que tu n'avais pas remarquées les fois précédentes. Donc je comprends que vous ayez visé ça ! Vous n'avez pas envie de donner quelque chose de trop évident à vos fans. Vous voulez leur proposer quelque chose de nouveau. Comment arrivez-vous à relever ce challenge ?

Perttu : Il faut se sentir libre de composer. On ne se restreint pas. On ne cherche pas à faire des chansons de 3'30 pour passer à la radio. On est libre de faire ce que l'on veut. On peut ajouter des synthés, rajouter des effets complètement bizarres… Je ne me suis jamais senti aussi bien qu'aujourd'hui quand il s'agit d'écrire car je n'écoute pas les avis des autres !



Et vous avez la chance d'avoir pu sortir cet album sans label.

Perttu : Oui, totalement. J'espère que c'est un album qui s'améliorera au fil des écoutes.

Aujourd'hui, on est dans une conception "Mc Donald's" de la musique avec Deezer et Spotify où tu écoutes une chanson, puis tu zappes et tu l'oublies. On fait des playlists… Mais vous, vous ne rentrez pas vraiment dans ces critères-là. Ce n'est pas difficile pour Apocalyptica de vivre dans un monde qui fonctionne comme ça ?

Perttu : Je trouve ça dommage que tout cela prévale sur la qualité des musiques. Il faut estimer le risque d'un album comme ça, bien sûr. Potentiellement, il se peut que personne n'écoute notre musique, mais les gens peuvent aussi écouter cet album. Si ça, c'est la musique que l'on aime à l'heure actuelle,  il faut que l'on reste fidèles à nous-mêmes. En espérant que cela plaira aux auditeurs !



Tu as raison. Cet album s'appelle "Cell-0", et c'est une sorte de jeu de mot entre "cello", le violoncelle, mais aussi "cell", la prison, et le nombre zéro. Doit-on voir en ce titre le sentiment et le message que vous êtes en quelque sorte prisonniers du projet que vous avez créé ?

Perttu : Dans ce monde, tout le monde est en quelque sorte prisonnier de l'image qu'il doit renvoyer aux autres, c'est sûr ! C'est ce qui fait qu'il est difficile de faire ce que l'on veut vraiment.



C'est ça votre plus gros challenge ?

Perttu : C'est l'un de nos plus gros challenges, ça c'est sûr ! En tout cas, on a sorti un album qui nous ressemble vraiment. Déjà, on l'a produit nous-mêmes, et on n'a pas eu envie d'entendre l'opinion des gens, quand bien même nous avons travaillé avec des producteurs exceptionnels et des gens incroyables. On a appris énormément avec eux, mais ce coup-ci, on voulait être les seuls à avoir notre mot à dire. "Cell-0", pour nous, c'est aussi l'ingrédient qu'il manque à l'homme pour être meilleur. On traite si mal la planète, les animaux, et nous-mêmes ! J'espère que cela amènera l'auditeur à s'interroger sur ce que l'on aura voulu dire à travers notre musique. De mon côté, beaucoup des chansons que l'on écrit proviennent de l'anxiété que je ressens.



Vous avez beaucoup tourné. Ce n'est pas forcément bon pour l'homme. Pour la planète, cela passe encore, car elle vivra après nous. En êtes-vous conscients ?

Perttu : Bien sûr. Prendre des avions, conduire constamment, ça génère de la pollution. C'est dramatique, mais on ne peut pas faire autrement. On détruit tout quand même.



On est tous concernés par ça mais quelle est la solution ?

Perttu : C'est ça. Si l'on est fataliste, on va se dire que l'on ne peut pas arrêter ça.



Et les lobbies de leur côté veulent que l'on continue de consommer de l'essence, etc. Il y a forcément d'autres solutions pourtant. On pourrait conduire des voitures avec de l'hydrogène par exemple !

Perttu : Bien sûr, et j'espère qu'on arrivera à trouver des solutions à ce niveau-là. L'album dit que si l'on ne change pas le cours des choses, tout sera réduit en cendres, plus tôt que l'on ne le croit. On finira sûrement par s'auto-détruire, mais en attendant, il faut vivre du mieux possible.



Tarja Turunen a intégré le violoncelle dans son groupe Nightwish depuis plusieurs albums. Considérez-vous cela comme une reconnaissance de sa part à votre égard ?

Perttu : Eh bien… Tarja joue avec Max (Lilja, ndlr), l'un de nos anciens violoncellistes de l'époque. Apocalyptica a été l'un des premiers groupes à utiliser le violoncelle de cette façon, donc il peut y avoir une influence.



Et comment vivez-vous l'influence que vous avez pu avoir sur la création de formations telles que 2Cellos ou Symfomania ? Vous avez changé beaucoup de choses sur la scène metal !

Perttu : C'est difficile de penser comme ça soi-même. En tout cas, l'une des plus belles récompenses que l'on peut avoir est de rencontrer des jeunes qui disent avoir commencé le violoncelle grâce à nous ! Cela fait très plaisir. C'est incroyable si tu peux encourager les gens à jouer et à pratiquer ! Les instruments "différents" sont plus acceptés qu'avant dans le monde de la musique aujourd'hui. C'est super, car quand j'étais enfant, c'était limite la honte d'amener un violoncelle à l'école. C'est l'une des choses que je détestais le plus car les enfants qui étaient plus grands se moquaient de moi à cause de ça. J'étais considéré comme quelqu'un de coincé. Avec le temps, j'ai revu ces personnes-là qui avaient fini par me trouver cool ! (Rires).



Et tu dois en être très fier !

Perttu : Je suis à la fois content et étonné car personne n'aurait cru qu'après toutes ces années, on en serait là aujourd'hui et qu'on serait professionnels !






Qu'attendez-vous de ce nouvel album ? Après 20 ans de carrière, avez-vous encore d'ailleurs des attentes quand vous sortez des albums ?

Perttu : A l'heure actuelle, je suis très excité à l'idée de jouer ces nouvelles chansons sur scène ! J'ai hâte de voir ce que cela va donner et la manière avec laquelle les gens vont les accueillir. Je n'ai pas d'attente en termes de ventes car c'est trop difficile de savoir à quoi s'attendre. Si ça se trouve, il ne se vendra pas du tout car on n'a pas de super single qui va tout rafler ! (Rires). On fait la musique que l'on aime, on a envie de la proposer à notre public. L'année prochaine, on va à nouveau beaucoup tourner. J'espère quand même que le prochain album sortira beaucoup plus tôt que ce coup-ci.



Ce n'est pas difficile de faire coïncider tournées et vie privée ?

Perttu : Parfois, ça l'est.



Est-ce que tu as des enfants ?

Perttu : Moi non, mais les autres oui. Mais suis marié et j'ai un chien. J'ai la chance d'avoir une femme très compréhensive. Parfois, je n'ai pas du tout envie de m'absenter longuement de la maison, mais elle m'encourage ! Mais à l'heure actuelle, on est sur une bonne lancée sur le plan créatif, alors j'espère qu'on continuera d'écrire de nouvelles chansons dès l'année prochaine ! On aime proposer de nouvelles chansons à notre public régulièrement. Je pense que l'état d'esprit dans le groupe n'a jamais été aussi bon que maintenant, et ça, c'est un véritable accomplissement.



Pour rester sur votre tournée, est-ce que vous comptez passer sur Paris ?

Perttu : Oui ! Je ne me rappelle plus de la date, mais on tourne avec Sabaton l'an prochain, le groupe de metal guerrier de Suède ! On a une grosse tournée à travers l'Europe en automne, donc il est prévu de passer par Paris, bien sûr.



Merci beaucoup !

Perttu : Merci !



Merci à Calgepo et Loloceltic pour leur contribution...


Plus d'informations sur http://www.apocalyptica.com/
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