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Tyrant Fest 2019 - 1ère Journée - 16 Novembre 2019


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
DEATH METAL

Pour sa 4ème édition, le Tyrant Fest ne change pas une formule qui gagne. Toujours organisé sur deux jours il met à l'honneur l'art noir et la culture dans un écrin toujours aussi splendide.
NOISE - 16.12.2019 - 26 photo(s) - (0) commentaire(s)
En ce week-end de mi-novembre Music Waves est dans le pays minier pour assister à la quatrième édition du TyrantFest. D’année en année le festival devient un évènement incontournable pour les amateurs de métal extrême. La formule ne change pas pour les deux journées des 16 et 17 novembre. Nous sommes ainsi accueillis dans le cadre du 9-9 Bis d’Oignies. Le complexe culturel consacré à l’histoire du pays minier est aussi une terre de culture qui accueille nombre d’évènements toute l’année dans sa salle principale, le Métaphone. Il dispose aussi de nombreuses autres salles, d’un studio et de halls d’exposition.  Cet endroit classé au patrimoine mondial de l’Unesco est un cadre parfait pour accueillir le festival, car au-delà de la musique le TyrantFest met à l’honneur la culture avec des expositions, des conférences, des performances artistiques et une randonnée dans les terrils. Tout cela apporte un charme particulier à l’évènement, un côté hors du temps qui permet de s’évader.


Tout démarre le samedi 16 novembre avant le début des concerts. Le site ouvre et permet au public d’arriver tranquillement. La salle de l’Annex est accueillante, elle permet de retrouver le metal market, un bar et le stand du magazine Heretik dans une ambiance chaleureuse. Le public peut se rendre aux expositions, dont une consacrée à l’Urbex et assister à des conférences. On signalera que toute cette partie est libre d’accès. Dès 15h le Métaphone ouvre ses portes et le public est nombreux à arriver pour cette journée sold-out. Dehors on retrouve un vaste choix de nourritures et un très beau décor avec des bacs à feu réalisés par les élèves de la section ferronnerie du Lycée Professionnel Joliot Curie de Oignies. Les concerts vont s’enchainer dès 16h, six formations jouent dans le Métaphone et entre chaque concert on retrouve des concerts intimistes dans l’Auditorium.

Ce sont les Français d’Aorlhac qui débutent les hostilités. Originaires d’Aurillac (le nom du groupe est celui de la ville en Occitan), ils œuvrent dans un black metal qui s’ouvre à la culture de leur région. Formé en 2007 le groupe a fait son retour en 2017 après un hiatus de 7 ans pour un nouvel album, ‘L’esprit des Vents’, sorti chez Les Acteurs de l’Ombre. Il chante en français et a ajoute à son black metal une dose épique et folklorique qui permet de plonger dans le cœur de l’histoire de la région Occitanie. Le public est au rendez-vous dès ce premier concert. La salle est plongée dans le noir dans une ambiance feutrée, chacun attendant le début avec attention. L’introduction douce et chargée de mélancolie est parfaite pour l’ambiance, elle amène déjà un côté ancien. Puis le groupe débarque et reçoit un bel accueil avant de se lancer avec ‘Alderica’. On retrouve un excellent black metal porté par un chant criard fort en âme. La décharge est forte, les riffs sont puissants et chacun apprécie le côté habité d’un Spellbound qui vit ses paroles avec intensité. Il y a un bel équilibre entre force et mélodie, quand la rage parle cela ne fait pas de quartier avec une sauvagerie certaine. ‘Plérion’ est toute aussi prenante avec le même équilibre et un côté voyage. Après un court speech histoire de faire bouger le public ‘Saint Flor, la cité des vents’ est impressionnante de puissance avec un côté mystique fort en âme porté par une hargne énorme. ‘Le Bûcher des Cathares’ nous envoie à Montségur en 1244 et épate par sa force épique avec une emphase certaine. ‘La révolte des Tuchins’ puis ‘Mandrin l’enfant perdu’ continuent le voyage de plus belle. Le public se remue un peu toujours sous le charme de ces histoires d’un autre temps. Enfin ‘Infâme Saurimonde’ achève le concert de la meilleure des manières avec son côté très sombre et mystérieux. Aorlhac a donné un concert remarquable, idéal pour lancer ce week-end au cœur de l’art noir. Il nous a plongés au cœur de racines de sa région en sachant transposer ces histoires en musique avec force.

Avec Pensées Nocturnes nous retrouvons une autre formation des Acteurs de l’Ombre. Les Parisiens actifs depuis 2008 vont nous entrainer dans un monde à part avec un black metal d’avant-garde, dans un cirque du passé avec un côté grotesque, barré, sombre et glacé, pas loin de l’esprit d’un asile abandonné. Déjà le groupe impressionne avec un côté fanfare et ses instrumentset il y a au cœur de tout un Vaerohn maquillé en clown avec un côté dangereux qui ressort. Ses collègues de concert sont également maquillés et tout est en place pour un concert hors normes. Le décor horrifique est parfait pour instaurer une certaine ambiance. Un coup de clairon annonce le début du show et avec ‘Paria’ il débute de manière forte. Vaerhon part en chant extrême mais avec un côté baroque, le saxo amenant un aspect cirque décadent, la trompette un air mélancolique et accordéon et le clavier contribuant également à cette fanfare. Tout cela est fascinant et délicieusement pervers. Violence et douceur s’entrechoquent et le public très attentif apprécie ces deux faces. Ce premier titre a été un voyage émotionnel fort et cela ne fait que commencer. Bien sûr il faut réussir à rentrer dans cet univers et certains peuvent ne pas y arriver. Mais le jeu en vaut la chandelle et avec ‘Poil de Lune’, le groupe frappe encore plus fort. Cette version dingue et allumée des Temps Modernes de Chaplin est totalement folle et haute en couleurs. Vaerohn est incroyable en passant d’un chant clair effrayant à des hurlements de damné. Chaque titre sera ensuite un sacré voyage, ‘Rahu’ est tout aussi baroque avec un chant plaintif digne de l’opéra plein de grâce et une sacré force black metal. ‘Monosis’ puis ‘2 Bals’ sont dans le même délire incroyable avec de la mélancolie et un côté hors de contrôle. La suite avec ‘La Marionnettiste’ et ‘Sydrogine’ prend aux tripes avec le chant qui monte incroyablement haut. Enfin ‘Les Yeux Boiteux’ clôture le concert comme on achève une représentation de cirque avec le même côté délirant, les surprenantes variations de chant et une douce folie. Pensées Nocturnes a frappé un sacré coup. Il n’a laissé personne indifférent et a proposé une prestation  qui restera dans les mémoires de spectateurs que l’on a senti à la fois troublés et fascinés.


Après ces deux coups de semonce, Undead Prophecies enchaine.  Le ton s’annonce moins baroque mais il y a quand même une aura certaine et un côté mystérieux. En deux albums la formation a bousculé la scène métallique avec un death old school dans l’esprit de Bolt Thrower ou Entombed et enflamme les scènes partout. Il y a aussi le côté occulte autour de musiciens cachant leurs identités et un chanteur masqué. Tout cela en impose pas mal et le concert est très attendu par le public qui remplit la salle et le balcon. L’intro amène un côté un peu occulte avec le chanteur éclairant la salle avec une lanterne. Puis la décharge est totale avec ‘The Souls I Haunt’. Le son est énorme et chacun apprécie la démonstration de force. La voix caverneuse est marquante, le tout envoie du lourd et donne une claque. ‘I Summon Demons’ est toute aussi excellente avec le même ton à l’ancienne. ‘Suffocate Vanity’ tabasse encore plus, ce death hargneux est d’une violence jouissive porté par des musiciens plein de maitrise. ‘Devoured’ est précédé d’un ‘Nous voulons vos âmes’ glacial et il est un claque avec son côté violent et gras. Après une courte intro calme ‘Descending Souls’ fait un carton. Courte et nerveuse, la chanson est portée par un chant rageur et un rythme intense. Le trio final ne va pas faire dans la dentelle, il y a ‘Insidious Manipulators’ qui se fait tout aussi brutal. Puis ‘Castrate Humanity’ et ‘ ‘Unholy Entity’ achèvent le concert avec un côté old school et une sacrée puissance de frappe avec une batterie en fusion et toujours le chant caverneux délicieux. L’outro retentit et voit la lanterne revenir mettre fin aux hostilités et laissant le public sonné mais ravi. Undead Prophecies a impressionné et confirmé qu’en matière de death metal il était un client sérieux. Mais alors que ce petit monde s’en va il nous réserve une surprise. Chaque musicien enlève son masque et révèle son identité. Chacun aura reconnu notamment Phil Reinhalter de Putril Offal, Hervé Coquerel de Loudblast ou encore Max Otera de Mercyless.


Après cette tempête on retrouve avec Dopethrone une formation originaire de Montreal qui œuvre depuis 2008 dans un doom teinté de sludge. Depuis cette année le groupe a une chanteuse en la personne de Julie Unfortunate qui en impose avec son visage couvert de tatouages.  Même si le ton s’éloigne du black metal et de l’occultisme, le public est présent et remplit les premiers rangs. D’entrée avec ‘Snort Dagger’ le ton est donné. Un gros riff gras lance le titre et le côté lourd de la musique prend à la gorge. Très charismatique, Julie en impose avec un growl furieux intense. Tout cela fait office de pavé en pleine tronche et la suite avec ‘Planet Meth’ enfonce le clou, évoquant Black Sabbath mais aussi Black Label Society avec une dose de graisse supplémentaire. ‘Tap Runner’ se fait encore plus sale et crade, il y a une part de Venom ou de Darkthrone pour le côté maléfique et malsain, l'excellent solo renvoyant lui au maître du genre qu’est Crowbar avec la même lourdeur.  La suite va achever de convaincre le public de la force maléfique du groupe. ‘Dark Foll’ puis ‘Shot Down’ ont un énorme impact avec d’excellentes parties instrumentales et un côté sans concessions impressionnant. Le concert passe à toute allure et le final va s’annoncer brulant.  ‘Devil’s Dandruff’, ‘Scum Fuck Blues’ et ‘Killdozer forment un trio redoutable enfonçant chacun une porte dans le côté gras et heavy avec toujours une aura sombre. Dopethrone a montré une sacrée force de frappe et a ravi les amateurs de ce son pur et dur. Il a pris son public à la gorge d’une fort belle manière.


Avec Seth nous retrouvons une formation très attendue : on a même pu penser que le groupe était la tête d’affiche de cette première journée. Le groupe est une légende du black dans notre pays et même bien au-delà de nos frontières. Il a toujours dégagé une aura particulière depuis ses débuts et cela n’a pas changé malgré le temps qui passe et notamment une pause au milieu des années 2000. De plus l’évènement est particulier, le groupe revient sur son album phare, "Les Blessures de l’Âme", qu’il joue pour célébrer ses 20 ans. Un live de la date des Feux Beltrane en mai de cette année est d’ailleurs sorti chez les Acteurs de l’Ombre. Ce disque reste une référence absolue et une pierre angulaire pour la scène black hexagonale avec son côté malsain et misanthropique. L’idée de le retrouver en concert est alléchante et les premiers rangs sont très garnis, le tout dans un silence recueilli. La scène est parfaitement agencée, le décor est splendide et dès l’intro au clavier chacun entre dans l’ambiance très rapidement. Quand Saint Vincent s’avance cagoulé et chandelier en main, le petit frisson des grands moments est au rendez-vous. Le chanteur a rejoint le groupe en 2016 et s’est fait rapidement sa place. Il dégage un charisme fort et glacial et amène le côté pur et originel des débuts idéal pour l’interprétation de l’album.

D’entrée c’est la curée avec ‘La Quintessence du Mal’: le titre est un voyage au fond de l’âme, fort et prenant avec une rare force épique. Au chant Saint Vincent est parfait avec le chant en français si puissant. Il y a de la majesté dans ce black metal avec le clavier qui amène une sensation si forte. Après juste un petit mot de salut, le concert continue et voit s’égrener les titres de l’album avec la même intensité. Au-delà de la violence il y a aussi une belle force mélodique très noire qui fait son effet. Les deux parties de ‘Hymne Au Vampire’, ‘Le Cercle de la Renaissance’ et ‘Les Silences d’Outre-tombe’ s’enchainent et entrainent le public dans un tourbillon avec une mélancolie pleine de grâce qui s’installe dans un pur esprit black metal à l’ancienne. Le final approche et il va encore plus nous plonger dans les ténèbres. L’instrumental ‘Dans les Yeux du Serpent’ est d’une rare puissance en forme de voyage astral. Il voit arriver une jeune femme, sorte de nonne diabolique qui se couvre de sang pour un effet intense. Enfin ‘…. A la Mémoire de nos Frères’ achève le concert de la meilleure des manières avec la même intensité, porté par un Saint Vincent qui a fait sensation. Seth a célébré son disque avec classe et confirmé son statut de grand du black metal. Il a fasciné son monde et on attend à présent la suite de ses aventures avec impatience tant ce line-up est cohérent et prometteur.

Après ce grand moment il reste un gros morceau pour finir cette journée. Initialement c’est Belphegor qui devait tenir le rôle de maître de cérémonie. Mais le groupe a annulé et le festival a su dénicher avec Septicflesh un remplaçant à la hauteur. Certes les Grecs tournent pas mal mais les maîtres du death symphonique sont une valeur sûre capable d’entrainer leur public dans un joli tourbillon émotionnel. Bien sûr le groupe ne propose que des extraits de sa deuxième carrière débutée en 2008 et oublie de manière un peu dommageable ses glorieux temps anciens. Mais cela est finalement secondaire puisque les quatre albums sortis depuis sont d’excellentes qualité avec une emphase très forte et un côté grandiloquent. La salle est toujours bien remplie et peut admirer un décor superbe. L’intro donne ensuite le ton une fois l’obscurité faite. Très épique, elle évoque des films d’aventures à la Burton et est parfaite pour mettre le public en condition. Spiros et ses hommes débarquent et en imposent toujours avec leurs tenues de scène de cuir. Avec ‘Portrait Of A Headless Man’ le concert est lancé. Porté par un Spiros charismatique, le titre est une perle de death symphonique porté par un son énorme. Le rythme est intense, les samples amènent le côté majestueux et le chant de damné fait son effet. Il y a aussi une certaine mélancolie à fleur de peau qui fait son effet. Les lumières sont superbes et amènent une touche d’âme supplémentaire. Spiros est déjà très bavard et va directement chercher le public à grand coup de ‘Are You Ready ?’.

Puis Septicflesh dégaine un premier gros classique avec ‘Pyramid God’. Porté par un chant déclamé, le titre est une pure merveille épique dotée d’un refrain énorme. Spiros salue son public et celui-ci lui répond avec énergie. Puis ‘Martyr’ enchaine, extrait du dernier album "Codex Omega" : c'est une autre baffe avec un chant plus posé et une force symphonique mise en avant. Titan est à l’honneur avec ‘Prototype’. Le mix entre death et classique se fait en parfaite symbiose et entraîne le public dans un univers aux frontières du gothique. Spiros ne ménage pas ses efforts pour faire bouger la foule. ‘Enemy Of Truth’ porté par une longue introduction est d’une grande majesté avec les parties symphoniques et un final grandiose. ‘Communion’ est un autre classique, bien brutal le titre remue son monde avec un rythme soutenu et un break à fleur de peau précédant une bourrasque redoutable. Niveau force épique et émotionnelle, ‘The Vampire From Nazareth’ est un grand moment avec les chœurs qui donnent le frisson et une belle puissance de frappe, le tout dans l’esprit noir et froid d’un Paradise Lost. Le final du concert est en approche et tout le monde est encore motivé.



Après une longue introduction, ‘Prometheus’ arrive ; présenté comme une ode au malin, le titre alterne les ambiances avec force. Entre moments soft et mélancoliques et passages death puissants il écrase tout sur son passage. Encore une fois Spiros se plait à motiver les gens. Pour ‘Persepolis’, autre grand moment taillé dans le meilleur de l’art du groupe, il demande un wall of death et celui-ci est bien réussi dans une excellente ambiance. Les deux derniers titres vont être une apothéose. ‘Anubis’ qui permet à Spiros de rappeler son amour de la civilisation égyptienne. Porté par une mélodie superbe le titre est une nouvelle raclée et permet au groupe de communier avec un public à fond dedans. Enfin ‘Dark Art’ précédé d’un dernier speech sur l’art est un dernier grand moment avec la même force mélancolique et toujours une incroyable puissance. Septicflesh a été grand, il a donné une prestation d’une rare intensité et a été à la hauteur de cette superbe journée en magnifiant l’art noir comme peu savent le faire.

Cette journée a été riche et bien remplie et en repartant pas mal salivent d’avance à l’idée de la deuxième qui s’annonce toute mystique.



Plus d'informations sur http://www.septicflesh.com/
 
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