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TANKRUST (17 DECEMBRE 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
DEATH METAL
Avec "Opposite Terror", TankrusT revient plus enragé que jamais et le fait savoir sur Music Waves...
STRUCK - 08.01.2020
Quatre ans après son premier méfait longue durée, Tankrust revient avec "Opposite Terror" et compte bien se faire une place dans le paysage metal extrême français : il le fait savoir à Music Waves...





La dernière journée promo de TankrusT date d’il y a quasiment 4 ans. Que s’est-il passé pour le groupe depuis ?

Guillaume "KooTôhC" : Certains membres sont allés en prison, d’autres ont été relâchés… il faut sortir des trucs pour créer le buzz (Rires) !

Jean Phi "Seyn" : Le temps passe vite quand on s’amuse !


Nous voulions forcément sortir quelque chose qui allait nous faire gravir une marche supplémentaire mais nous n’étions pas en stress.



Votre précédent album (“The Fast of Solace”) avait été particulièrement bien accueilli, cela vous a-t-il mis une pression particulière expliquant ce délai ?


KooTôhC : Ce n’est pas bête ! Oui et non ! Je ne pense pas que nous nous sommes posé plus de pression que ça sauf Jean Phi…
En gros, pour la composition, je ne pense pas que nous nous soyons mis une grosse pression : nous voulions forcément sortir quelque chose qui allait nous faire gravir une marche supplémentaire mais nous n’étions pas en stress.

Seyn : Pour ma part, j’avais une grosse pression. A la base, je n’étais arrivé que pour un remplacement temporaire (Rires) et très rapidement, on m’a proposé d’enregistrer l’album qui allait se dérouler un mois après… J’ai mangé, bu, vécu TankrusT et ma famille aussi pendant deux ou trois mois, le temps d’apprendre, d’enregistrer les morceaux, les assimiler et faire deux ou trois arrangements histoire de les jouer à ma façon.
J’avais écouté le premier album de TankrusT que j’avais beaucoup aimé et il fallait faire honneur à cet album et que ce nouvel album envoie… J’avais vraiment envie d’apporter ma patte sur la partie rythmique afin que le groupe arrive à un autre niveau en termes d’interprétation, que ce soit sur album mais surtout en live !


Pas de pression particulière sorti de Jean-Phi donc malgré tout, notre chronique soulignait que même si le précédent album était de qualité, il était parfois monolithique, les chansons se ressemblaient parfois, est-ce que vous étiez conscients de cela et encore une fois, ce délai de 4 ans était pour réparer cela ?

KooTôhC : Je suis très déçu que tu dises ça (Rires) ! Le problème est que nous sommes tellement la tête dans le guidon que je n’arrive pas à me dire qu’il était monolithique. Après c’est une question de goût, je peux comprendre.
Sur ce nouvel album, j’ai l’impression qu’on a continué sur la trajectoire qu’on avait en essayant d’augmenter une certaine agressivité, une production un peu plus massive et de nouvelles influences.


J’ai  ressenti une maturité émotionnelle beaucoup plus forte sur ce nouvel album



Est-ce que ce sentiment ne vient tout simplement pas du style dans lequel vous œuvrez ?

Schuff : Peut-être. C’est une question de point de vue. Ce n’est pas forcément une critique que j’ai prise en compte parce que les critiques dépendent de la sensibilité de la personne : nous n’aimons pas tous les mêmes choses, nous n’avons pas tous les mêmes attentes sinon nous écouterions tous la même musique. Je pense qu’il y a certaines critiques qui peuvent nous influencer mais en tous cas, j’essaie de ne pas composer en réaction à ces critiques.

Seyn : J’ai vraiment ressenti une maturité émotionnelle beaucoup plus forte sur ce nouvel album et ce, dès les démos, les premières répétitions des nouveaux morceaux par rapport aux anciens. Et c’est ce qui m’a vraiment donné envie de me lancer à fond avec TankrusT.

KooTôhC : Et pour ma part, ça ne me dérange pas qu’un album aie l’apparence d’un bloc au début et au fur et à mesure des écoutes, tu trouves des nuances.


Je pense qu’à un moment donné, nous avons été décomplexés par rapport à nos influences diverses et que nous avons complétement accepté ce que nous faisions




Justement, quelle était l’ambition pour cet album : pousser plus encore les curseurs de l’intensité ?

Schuff : Je ne pense pas qu’il y a quelque chose de fait consciemment. Il y a un cheminement mais on ne s’est pas dit que nous allions prendre telle ou telle direction : le résultat est arrivé assez naturellement…

KooTôhC : Ce que nous avons certainement dû faire -même si ce n’était pas conscients- : on a dû se décomplexer. Comme tu le soulignes, je pense qu’à un moment donné, nous avons été décomplexés par rapport à nos influences diverses et que nous avons complétement accepté ce que nous faisions. Avant nous étions peut-être plus timides ou pudiques sur cet aspect pour faire quelque chose le plus cohérent possible et peut-être qu’à un moment donné, effectivement, on a lâché prise, on ne pensait plus à ça…

 
En clair, avec l’expérience du premier album vous avez franchi un cap qui vous a permis d’aborder ce nouvel album plus sereinement ?

KooTôhC : C’est exactement ça !

Seyn : Je trouve que le côté décomplexé que tu soulevais se retrouve parfaitement sur un titre comme ‘Opposite Terror’ par exemple qu’on ne retrouve pas sur le premier album. Un titre de deux minutes que tu prends en pleine gueule et qui est vachement plus death.

KooTôhC : C’est vrai qu’avant, nous aurions peut-être hésité à le mettre en place.


On peut déceler une certaine unité entre la pochette de ce nouvel album et le précédent. Est-ce une volonté ?

KooTôhC : Bravo ! Bravo de l’avoir vu !

Schuff : C’est effectivement déjà le même graphiste. On a toujours l’idée d’essayer de ne pas tomber dans les clichés tout en essayant de ne pas faire la faute de goût non plus ce qui n’est pas toujours facile. Mais effectivement, je m’en suis également rendu compte en regardant le résultat. Dans le process de création, c’est le même groupe, les mêmes personnes… donc forcément, ça se ressemble mais je ne dirais pas que c’était recherché pour autant.

KooTôhC : Même sans le vouloir, je pense que tu as raison : la cohérence est bien présente c’est-à-dire que c’est le même graphiste donc, mais notre univers l’a amené à faire quelque chose qui reste sur la même ligne.


Votre album est plein de violence (‘Another Blank Page’), cette violence semble être votre identité, qu’est-ce qui vous pousse vers cette violence ?

KooTôhC : Peut-on faire du metal sans violence ?

Schuff : Oui ! Moi je blaste avec amour (Rires) !

Seyn : Je dirais que c’est plus de la rage que de la violence.

KooTôhC : Nous ne sommes pas dans une agression au sens négatif du terme…


La violence est subie, la rage peut-être plus fédératrice !




Un exutoire en somme ?

KooTôhC : Voilà, c’est exactement qu’on mettrait sur cela !

Seyn : Sachant que la violence est subie, la rage peut-être plus fédératrice !


Malgré tout, l’introduction de votre album est presque douce (‘In Despair of Despair’), pourquoi avoir choisi d’entrer dans la fournaise petit à petit ?

KooTôhC : J’adore ce genre de question, les questions auxquelles je ne sais jamais répondre (Rires) ! Tu as le sentiment qu’on rentre en douceur avec ce discours ?

Schuff : Alors que le discours est très sombre.

KooTôhC : Au contraire quand on a mis ce morceau en premier, on s’est dit qu’on allait tout de suite rentrer dans le thème. Il y a juste ce petit passage avant de 10 secondes qui est un peu comme un compte à rebours qui te dit que dans quelques secondes, tu vas t’en prendre plein la face.


Avec une telle introduction on pourrait penser à un concept : est-ce le cas ?

Seyn : Je ne pense que cet album a été composé comme un album-concept, en tous cas dans les paroles. Mais en effet en y réfléchissant bien à la lecture de certaines chansons comme ‘Humanity is over’… on va t’expliquer pourquoi par la suite. Chaque morceau va t’expliquer pourquoi nous en sommes sur quelque chose d’assez pessimiste.

KooTôhC : En même temps, ce n’est pas pessimiste que ça.


Nous sommes contre les choses qui t’imposent de ne penser que d’une seule façon et que chacun doit pouvoir vivre comme il veut vivre.



Pourquoi l’album a ce titre, quelle est cette terreur qui oppose ou qui est à l’opposé ?

KooTôhC : Justement cette terreur qui est à l’opposé est la dictature de la société qui veut que tu penses, que tu soies heureux, que tu consommes d’une certaine façon, que tu croies en certaines choses et qui te dit qu’il n’y a que cette façon d’être bien dans ta vie. Nous sommes contre les choses qui t’imposent de penser que d’une seule façon et que chacun doit pouvoir vivre comme il veut vivre. En gros, nous devrions tous nous foutre la paix pour être heureux !
De loin la terreur opposée, on a l’impression que c’est quelque chose qui veut ton bien mais en vrai quand tu te rapproches dans le concept, on veut te faire rentrer dans un moule.

Schuff : Quelque part, ce bonheur formaté qu’on essaie de nous imposer, c’est plutôt ça qui nous fait peur !


Le solo sur le titre ‘Opposite Terror’ rappelle les albums de Morbid Angel : peu de mélodie, rapidité et dissonances, est-ce que c’est en ce sens que vous avez composé les soli de cet album ?

Schuff : Le soliste en question n’est plus dans le groupe mais c’est vrai qu’au départ, nous nous étions donnés de grandes lignes directrices aux soli et ça fait effectivement partie de sa discographie. L’idée était d’avoir un morceau un plus death et il y a fort à parier que Morbid Angel ait bien influencé ce solo.


Cet album a vu l’arrivée d’un nouveau second guitariste, pourquoi cela était nécessaire depuis votre premier album ?

KooTôhC : C’est vrai qu’au début de TankrusT, il n’y avait qu’un seul guitariste mais très rapidement, il y en a eu un deuxième pour pouvoir épaissir le son et un deuxième guitariste est indispensable.

Seyn : Sur beaucoup de morceaux, les deux guitares ne jouent pas forcément la même chose : on a beaucoup de parties harmonisées sans être forcément mélodiques. Nous avons beaucoup de passages où nous ne jouons pas la même chose Olivier et moi et pour le coup, je pense que ça fait partie de l’identité TankrusT.


La production de ”Opposite Terror” semble plus fouillée, plus professionnelle et bizarrement presque plus claire que sur “The Fast Of Solace”, est-ce que c’est une volonté pour compenser les faiblesses de l’album précédent et pour que l’album soit plus percutant ?

Schuff : Nous avions effectivement envie que cet album soit percutant. Nous avions envie de franchir une marche -on n’est jamais satisfait de ce qu’on fait et on espère que le prochain album sera encore meilleur- donc oui, il y avait une envie d’une production un peu plus contemporaine et massive.

KooTôhC : On a travaillé avec Andrew Guillotin à l’Hybreed Studios que je connaissais d’expérience avec d’autres groupes. Sur le papier, ça semblait bien correspondre à l’idée que nous avions et ça s’est concrétisé dans la voie de ce que nous cherchions.


On préfère rester sur une bonne frustration de trop court !




Vos compositions sont courtes, tout en étant intenses, l’essentiel pour vous est l’intensité, est-ce que vous avez dû adapter des compositions, ou limiter certaines choses pour garder cette intensité ?

Schuff : Il y a eu quelques morceaux où à force de les travailler, on les a raccourcis, on a enlevé des redites… mais naturellement, les morceaux sont assez courts.

KooTôhC : Si tu veux un morceau percutant, agressif, qui rentre dedans… s’il dure 5 minutes avec des progressions, tu perds cette âme. On a travaillé les morceaux mais quand on a eu le sentiment d’avoir dit ce qu’on avait à dire, que toute la rage était présente… ce n’est plus la peine de jouer la rallonge. Et on préfère rester sur une bonne frustration de trop court !

Seyn : Le groupe compose de bons riffs qui envoient, qu’on a envie d’écouter et c’est un peu le côté old-school du groupe, cette qualité de riff. Et c’est ce qui fait l’identité de TankrusT : au lieu d’avoir un bon riff et de le répéter à outrance dans le même morceau, on passe à un autre… Et si tu aimes le riff en question, tu réécoutes le morceau !


Cette intensité est constante, sans relâchement, si bien qu’on a l’impression d’un flot continu qui peut parfois nous perdre, pourquoi ne pas avoir appuyé les contrastes, comme vous l’avez fait sur ‘Retaliation’ avec une montée en puissance et un apaisement ?

KooTôhC : Ecoute, ton avis est très subjectif, c’est-à-dire qu’on peut le concevoir comme tu le dis, mais on peut également le concevoir comme quelque chose qui te prend et qui ne te relâche pas !


Donc tu ne crains pas l’éventuel reproche trop d’intensité tue l’intensité ?

KooTôhC : Sur un album comme celui-ci qui ne fait même pas 35 minutes, je n’aurais pas le temps de m’ennuyer, personnellement.

Seyn : Après concernant ‘Retaliation’, la vitesse baisse avec un riff plus lent avec notamment un break assez lourd mais l’intensité est toujours là.

KooTôhC : Et pour tout dire, je prends même ta remarque comme un compliment car je préfère que tu dises ça signifiant que tu as ressenti quelque chose plutôt que d’avoir un sentiment plutôt plat d’un bout à l’autre.


Le chant s’approche de ce qui se fait dans le deathcore ou le death brutal (grunt caverneux et pig growls), est-ce que c’est cela qui vous influence, plus que le metalcore ou le thrash, comme à vos débuts ?

Seyn : Déjà tu as travaillé (Rires) ! Tu as appris à maîtriser des techniques que tu ne soupçonnais même pas à l’époque.
KooTôhC : Oui, et ça rejoint également ce que nous disions tout à l’heure quand on parlait du lâcher prise et accepter de faire certaines choses et aller dans des voies où je ne pensais pas forcément pouvoir aller, que ce soit réussir à y aller mais également l’adapter à ma sauce.
En tous cas, je m’ennuie assez rapidement dans un seul style de voix et du coup, sans le faire exprès, cet album est le symbole que j’ai essayé plein de trucs différents parce que chaque chose me parlait à ce moment précis dans le morceau.


On parlait de maturité tout à l’heure. Malgré la diversité de “Opposite Terror” on sent que votre personnalité est plus forte que sur “The Fast Of Solace”, est-ce que vous êtes conscients de cela ? Est-ce que vous avez travaillé vos compositions en ce sens ?

Schuff : Mine de rien, l’album précédent avait été composé pour la moitié avant que je n’arrive. Si je me prends pour le centre du monde, je pense avoir apporté une certaine influence. Nous étions dans un entre-deux sur le précédent album avec de vieux morceaux qu’on avait réadaptés et des nouvelles compositions. Pour ce nouvel album, nous avions les compositions des dernières années, des compos certainement plus matures parce que nous nous connaissons mieux aussi -c’est le deuxième album qu’on fait avec quasiment le même line-up, nous n’avions changé qu’un seul guitariste. En tous cas, la base rythmique se connaissait bien et c’est certainement ça qui donne cette impression.

KooTôhC : A partir du moment où tu gardes le même socle, tu gardes une identité.


Quelles sont les attentes pour cet album ?

KooTôhC : On attend qu’il nous fasse jouer plein de concerts.


Et avez-vous été satisfaits de la précédente promo, a-t-elle rempli notamment ces objectifs ?

KooTôhC : On en veut toujours plus (Rires) ! Je pense que ça nous a mis le pied à l’étrier. On avait eu beau avoir fait un EP avant et se dire que ça allait nous lancer, c’est finalement l’album précédent qui nous a mis le pied à l’étrier. J’espère que ce nouvel album représentera la marche qu’on veut franchir pour pouvoir faire plus de concerts tout simplement.


Et quelle sera la suite à cet album ? Quelles sont les prochaines éventuelles évolutions ?

Schuff : L’avenir nous le dira !

KooTôhC : Vu que nous avons de nouveaux guitaristes, il y aura forcément de nouvelles influences, de nouvelles idées…

Seyn : … que tu peux déjà entendre sur certains morceaux de cet album mais surtout sur scène. A savoir qu’entre l’album studio et sur scène, il y a des surprises : il y a des choses qui bougent un petit peu sans dénaturer les morceaux. Le but est que la musique vive en live et pas à l’identique du CD.


Tu disais "l’avenir nous le dira". On espère que ce sera avant 4 ans parce que vous êtes conscients qu’attendre 4 ans entre chaque sortie peut être pénalisant à l’heure de Spotify et Deezer ?

Schuff : Bien sûr ! Aujourd’hui, on repart avec un line-up guitare complétement nouveau. Pour l’instant, on travaille sur des compos qui existent déjà. A quoi vont ressembler les prochaines compos ? A du TankrusT, c’est une évidence ! Mais pour l’instant, on n’en sait pas plus nous-mêmes.

KooTôhC : Tu as raison, mais je me dis presque que quitte à peut-être attendre trop longtemps, il vaut mieux sortir un EP pour dire qu’il y a quelque chose qui suit…
Mais c’est vrai qu’en ce qui nous concerne, nous aimons beaucoup jouer sur scène : nous chassons donc la scène. Et pendant ce temps où tu répètes pour le live, tu ne travailles pas de compositions pour un nouvel album et sachant que nous ne sommes pas professionnels et qu’il faut travailler à côté, forcément tu perds un peu de temps sur le chemin.




Et concernant la chasse aux concerts, des dates à annoncer ?

KooTôhC : Oui, le 28 février au Circuit Electrique ! Venez nombreux !


Merci

TankrusT : Merci à toi, c’était cool et de très bonnes questions !


Merci à ThibautK pour sa contribution et Christiane de Rock Metal Mag pour ses photos...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/tankrust
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