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A PROPOS DE:

MALO DORMOY (10 FEVRIER 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
AUTRES

Paris sous le vent, quartier Marx Dormoy, Music Waves est parti à la rencontre de Malo Dormoy pour la sortie de son premier album entièrement composé, interprété etconçu comme une thérapie personnelle qui trouvera sans doute écho chez quelques auditeurs.
CALGEPO - 26.02.2020 - 9 photo(s) - (0) commentaire(s)
oigIl est des rencontres inattendues. En 2007 sortait un OMNI (Objet Musical Non Identifié) : La Fille d'Octobre avec l'album "Hurle Vent". Disque surprenant qui a rencontré son public bien au-delà de celui attendu en théorie (attirant quelques amateurs de metal et de gothique). Le groupe est conçu comme une hydre à trois têtes identifiées sous les noms de Franck Harscouet, Christophe Houssin et Malaurie Duffaud. Cette dernière multiplie les activités et talents : actrice, comédienne de théâtre, clown et donc compositrice-interprète. Après une période d'introspection, l'envie de composer et d'interpréter un album s'est fait sentir. C'est donc en ce 14 février, date toute symbolique, qu'est sorti "L'Amour Monte" de Malo Dormoy, pseudonyme choisi par l'artiste en hommage au quartier parisien qui l'inspire. Music Waves ne pouvait pas louper l'occasion de pouvoir échanger avec une artiste attachante.


Malo, tu es connue pour être comédienne mais le chant a toujours semble-t-il fait partie de ta vie, dans quelle mesure la comédie nourrit-elle l’activité de chanteuse et vice-versa ?


En fait j'ai commencé par le théâtre, j'aimais chanter mais je le disais à personne. J'ai chanté pour la première fois en public à 17 ans ! C'est comme si je m'étais ouverte et dit à la terre entière et dire :"je sais faire ça et j'aime le faire". C'était un secret pour moi. J'étais passionnée par le théâtre que j'ai découvert à 14 ans par une amie qui m'a trainée à un atelier théâtre en me disant que ça allait me faire du bien car j'étais très timide. Cela a été une totale révélation et dans cet atelier, il y avait des moments d'improvisation où je me suis mise à chanter. J'ai dévoilé ça donc un peu tard, au Théâtre de Privas, en Ardèche, et aux fêtes de lycée et en espagnol. Ensuite j'ai fait le conservatoire des Arts Dramatiques de Montpellier où également j'ai développé le chant et je n'ai jamais séparé les deux activités : chant et comédie. Dans quelle mesure l'un nourrit l'autre ? C'est qu'il n'y a pour moi pas de différence. Chanter une chanson c'est l'interpréter, c'est mon boulot de comédienne et de musicienne, c'est les deux en fait.





Est ce qu’il y a une différence entre chanteuse et interprète ?

Non, pour moi c'est de l'interprétation. J'ai pris des cours de chant très tard car il fallait que je me consolide (c'était en 2002). A l'époque je chantais pour un spectacle sur Jacques Brel, dans une salle où on n'était pas sonorisé, le Théâtre des veillées, avec un pianiste, un accordéoniste donc pas mal de son. Je me suis rendu compte qu'on allait jouer tous les soirs et que je n'avais pas de technique, que je risquais de chanter malade, fatiguée... et donc je me suis prise en main. C'est à ce moment que j'ai exploré ma voix au sens interprète et technique.


Pour cela tu es aussi partie à New York....


Oui, pour un stage sur la technique de Meisner (Ndlr : méthode d'interprétation basée sur un ensemble cohérent d’exercices qui développent l’écoute active de l’acteur en libèrent sa spontanéité, lui donnant accès à un jeu organique plus réel que réel)...


C'est quelque chose que tu ne trouvais pas ici en France ?

Il y avait deux choses : le fait que je rêvais d'aller à New York toute seule et que je voulais profiter de ce voyage pour y faire quelque chose en tant que comédienne. Et j'ai eu connaissance de ce stage là-bas. Je pense qu'il commençait à avoir des choses sur cette technique sur Paris, mais à l'époque ce n'était pas encore courant et développé. Et donc c'était beaucoup plus excitant de le faire sur place et en anglais. Leur façon de travailler est différente et ce fut une expérience très très forte qui m'aide beaucoup encore aujourd'hui.


Ce nouvel album n’est pas  le premier....

Alors c'est le premier en tant qu'auteure compositrice mais ce n'est pas le premier en effet....


... puisqu’il y a quelques années de cela tu as fait partie d'un groupe : La Fille d’Octobre («Hurle-Vent» en 2007) avec Franck Harscouet et Christophe Houssin, le projet devait aussi produire un second album «Babylone Zéro» et finalement ça n’a pas abouti, pour quelle raison ?


Franck était l'auteur et Christophe le compositeur... "Babylone Zéro" a été enregistré en public mais il n'est jamais sorti en studio.


Pour quelle raison ?

En fait le label a fermé sa porte quelque temps après et le produire, comme c'était très ambitieux au niveau musical (cordes...) on a décidé de ne pas l'auto-produire. Par contre on a l'enregistrement live de cet album.


J'avais besoin d'exprimer quelque chose que je ne pouvais pas dire.




«L’amour monte» est donc ton premier album que tu as entièrement composé, tu n'as pas tout de suite enchaîné après la Fille d'Octobre, pourquoi arrive-t-il si tard dans ta carrière ?


Il n'était pas du tout prévu en réalité, je n'ai jamais envisagé d'écrire et de composer de la musique. Il a jailli par surprise au creux de l'hiver 2017. En fait j'étais heureuse dans ma vie d'interprète qui fait sa route avec mes spectacles, au gré des projets. J'ai commencé à écrire à une période où j'en avais le besoin. Et en fait je n'ai pas compris ce que j'étais en train d'écrire, du moins pas compris que j'écrivais des chansons. J'avais besoin d'exprimer quelque chose que je ne pouvais pas dire. C'est un peu pour me soigner que j'ai commencé à composer. Quand j'ai vu les formes très poétiques, je me suis dit en moi que je n'étais pas en train d'écrire un roman mais des paroles de chansons. Ça m'a pris un ou deux mois le temps de comprendre. J'ai appuyé sur une sorte de bouton en imaginant une sorte de canevas avec un début, une fin entre elles un déroulé et en fait je me suis mise au piano cet hiver-là au lieu d'appeler Christophe, merveilleux compositeur, pour essayer toute seule à mon niveau car je fais un peu de piano depuis toute petite. Je l'ai fait de façon humble car quand tu connais quelqu'un comme Christophe, on ne peut pas se considérer comme une pianiste à mon niveau. Je me suis fait confiance et une fois lancée j'ai attendu que les chansons soient finies, au mot près. Et en faisant ainsi, j'ai voulu y mettre la musique que j'aimais...


L'album est de ce fait très intimiste !


Carrément. C'était presque adressé entre moi et moi, sauf que je me suis dit à un moment donné je vais le laisser entendre, je ne savais pas quand, mais dès que j'ai compris que c'était des chansons il ne fallait pas que ça reste que pour moi et qu'il fallait le partager avec d'autres.



Ton album est très personnel, les textes sont forts, intimes, pour toi jusqu'où penses-tu que va la frontière entre l'exposition personnelle d'un artiste, sur le fait de se mettre un peu à nu et le partager dans un album, et la part de mystère que chacun peut avoir ? N'as tu pas peur d'en dévoiler trop avec cet album ?


En fait, si on l'écoute bien il est aussi pudique qu'impudique. Je vais au fond des émotions puisque c'est ça qui m'a nourri. C'est pour transcender les émotions, pour qu'elles se transforment que je les ai posées là. C'est pour ça que je dis que c'était pour me soigner et que je m'en suis rendu compte après. Je veux dire par là qu'il n'y a pas eu de calcul de ma part. Personne ne m'attendait au tournant, personne ne savait que j'étais dans ma grotte en train d'écrire des chansons, c'était un secret, vraiment (Rires). Il y avait une confidentialité totale, aucune pression et dans ces moments-là dans ma tête s'est construite l'idée d'un album avec un parcours. Et je savais qu'il y aurait un second chapitre, qui est déjà en cours...


Déjà ! mais cet album tu l'a écrit en deux fois ?

En un an et demi. Je l'ai par contre enregistré en deux étés. Les chansons sont presque dans l'ordre dans lesquelles elles sont arrivées.


Que t'ont dit tes proches quand ils ont entendu la nouvelle de cette sortie puisque tu m'as dit que c'était secret, ils ont dû être surpris de cette prise de risque, de cette démarche ?


Mes amis m'ont dit top, continue, tes chansons nous font du bien, elles sont belles. Ils m'ont encouragé et j'ai reçu beaucoup d'amour et la terreur me quittait au fur et à mesure. Je n'ai pas eu le temps qu'elle me mange cette terreur, car à peine j'avais écrit cet hiver-là, 9 chansons avaient été composées, et au mois de mai, tout prêt. J'avais fermé là boite, j'en parle à personne et on verra ce qu'il se passera et je reçois un coup de fil de Sandrine Souagnon, une amie qui a un festival qui s'appelle "le Passage à l'Art" dans le 18ème arrondissement de Paris, et qui me dit "Malo es-tu disponible en juin, je te confierais bien une soirée". Elle ne savait pas du tout que j'écrivais, l'objectif qu'elle me fixait était que plus c'est créatif mieux c'est. Je l'ai remerciée pour la proposition et lui ai répondu que j'avais écrit des chansons l'hiver précédent et que c'était l'occasion des les interpréter. J'étais à la fois en panique totale car je n'avais aucun musicien, je ne savais pas ce qu'elles donneraient sur scène, et hyper stimulée pour les mettre en place. J'ai appelé Anna, en lui expliquant la situation, sur le fait d'avoir écrit des chansons pour deux filles et que j'avais besoin d'une musicienne pour m'accompagner pour une date. Elle a accepté et s'est jetée à l'eau.


Lorsque j'ai pensé à la musique je me suis dit que je n'allais pas appuyer la douleur contenue parfois dans les paroles




Même si parfois les chansons sont construites sur un fond de mélancolie , l’ambiance se veut très ensoleillée (bossa-nova) un peu à la manière de Victor Lazlo ou Art Mengo, font-ils partie de tes influences et pourquoi un tel choix : une musique très ambiancée parfois sur des thèmes très mélancoliques ?

Alors non, ils ne m'ont pas influencée, par contre j'ai bien en tête la musique d'Art Mengo et je valide tout à fait au niveau musical cette ambiance. En fait j'y tenais, quitte à me faire plaisir, autant je suis sensible au piano voix autant j'aime la musique comme cela. J'ai beaucoup voyagé, j'ai passé du temps au Mexique, des trucs complètement dingos là bas, chanté dans des cabarets, créé un personnage de clown chantant avec une amie qui est clown et d'origine mexicaine et responsable d'un projet ("La noche Blanca"), je devais pas rester très longtemps là-bas mais j'ai improvisé un mois de plus pour participer à cet évènement. Le personnage s'appelait Juliette Champagne, une chanteuse Française de Paris qui se déversait sur ses histoires d'amour et qui était très drôle pour les Mexicains. Je parle couramment espagnol mais j'avais conservé mon côté français... ça leur a beaucoup plu tout en improvisant. Du coup j'étais très sensible à la salsa, j'étais imprégnée de bossa nova et de standards que j'interprétais. On avait fait un concert là-bas, de vieux standards avec un guitariste, et tout le monde se disait : "c'est quoi cette Française qui vient chanter des vieilles chansons de chez nous... et on a l'impression qu'elle les a chantées toute sa vie... d'où elle sort ?" Je me suis faite plaisir. L'Espagnol est une grande histoire pour moi et ça leur a fait plaisir. J'aime ça, un peu comme défendre les vieilles chansons françaises au cabaret le Lapin Agile : Bécaud, Brel, Trénet qui m'ont bercée pendant mon enfance. J'aime la chanson.... J'ai appris des chansons comme ça pour mon plaisir personnel très jeune en espagnol, en phonétique, desafinado... alors que je ne comprends rien au portugais.

Alors après cette digression, pour en revenir à la question, lorsque j'ai pensé à la musique, je me suis dit que je n'allais pas appuyer la douleur contenue parfois dans les paroles, je ne vais pas en rajouter une couche. L'idée était qu'à la fin de chaque chanson, je me sente mieux, libérée. Écrire une chanson qui souffre jusqu'au bout non, on est là pour aller plus loin et dépasser les choses. J'essaye dans la mesure du possible qu'il y ait une ouverture à la fin de la chansons et qu'on ne finisse pas dans un état désespéré.


Donc ne pas finir dans le spleen le plus total à la Baudelaire....

Non, je vais vers la vie. Autant une situation difficile à vivre, triste, indigeste qu'on trouve lourde, autant l'exprimer c'est bien, mais il fallait que je trouve la lumière au fond. Mes chansons ne sont pas du tout tristes mais il y a de la mélancolie oui, mais elle doit m'appartenir. C'est par forcément lié à cette période de ma vie, c'est quelque chose en moi que je ne souhaite pas appuyer. Je suis super vivante et positive.


Est-ce que justement l'album c'est pas une façon de mettre sur papier toute cette tristesse et s'en débarrasser, c'est cathartique ?

Eh bien m'en débarrasser ça serait pas très sympa, parce que je vous laisse ça là et démerdez-vous. Et comme je pensais aussi que j'allais être entendue il y avait cette idée d'aider les autres, mais comment le tourner de façon humble ? Il y a toujours un livre qui t'attend quelque part, quelqu'un qui a vécu ce que tu as vécu, qui l'a traversé et qui a pris du recul. Il y a toujours une chanson qui t'attend quelque part pour te montrer qu'on n'est pas séparés, qu'on est tous liés, nos expériences peuvent nourrir les uns les autres et si à un moment on a notre soleil qui n'est plus très rechargé, en panne, il y a toujours quelqu'un qui pourra t'aider à le recharger avec son soleil à lui chargé à bloc. Plus que l'idée de partage, c'est l'idée d'un échange, loin de moi l'idée de plomber qui que ce soit avec mes états d'âmes, mes émois, je n'en voyais pas l'intérêt. D'ailleurs l'album se termine sur une libération : il n'y a pas de problème, il n'y a que des rendez-vous avec nous-mêmes.. Ça change tout !


C'est un regard très positif, et justement tu disais être très attachée à la chanson française....

Malgré moi. Je ne sais pas d'où ça me vient, c'est pas quelque chose qu'on m'a forcément transmis. Il y avait à la maison les coffrets vinyles d'artistes par forcément écoutés par mes parents : Bécaud, Brel, Brassens, Yves Montand... pour moi, quand j'étais petite, la mort d'Yves Montand a été une catastrophe absolue, j'étais endeuillée car j'ai réalisé que je ne pourrais jamais le rencontrer alors que c'était un projet que j'avais, ça a été affreux et j'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre et à l'accepter (Rires)...


Les chansons portées par ces gens-là étaient plus nourrissantes pour moi, peut-être parce qu'en moi il y avait la comédienne qui poussait, j'avais besoin de choses chargées.




Et encore aujourd'hui...


Non, non (Rires). C'est bon, c'est bon j'ai fait du chemin depuis. Les chansons portées par ces gens-là étaient plus nourrissantes pour moi, peut-être parce qu'en moi il y avait la comédienne qui poussait, j'avais besoin de choses chargées. Pour moi, Dorothée, Chantal Goya c'était insuffisant. Il y avait beaucoup de joie c'est super mais peut-être que déjà j'aimais un peu le drame... Il y avait une chanson d'Azanavour que je chantais petite qui s'appelle 'Sa Jeunesse', c'est peut-être une des chansons les plus plombées que je connaisse mais quand je la chantais ça plaisait beaucoup et c'est bizarre, il y avait un truc qui se passait, pourtant très petite, un truc au niveau de la maturité... Chanter il faut boire jusqu'à l'ivresse et sa jeunesse, on ne peut garder sans cesse sa jeunesse.... C'est un peu étonnant mais on ne choisit pas ce qui nous fait vibrer. J'apprenais par cœur 'Ne Me Quitte Pas' très petite....


Tu avais peut-être ta propre interprétation car il ne peut y en avoir qu'une ?

 
Je ne sais pas, j'avais du drame à interpréter, la sensibilité c'était plus mon truc que la comédie. Après j'ai commencé à plus m'amuser, à me lâcher un peu et je m'amuse maintenant tout autant à jouer la comédie que le drame mais il y avait plus de sensibilité chez moi pour ça.


Et justement, ce que je voulais souligner c'est ta voix, ton phrasé, un timbre qu'on n'entend plus aujourd'hui. Ta manière de chanter repose plus sur la douceur et une certaine tendresse, moins dans la performance et la recherche la note forte ou des vibes des chanteuses qui inondent aujourd’hui les ondes. Tu sembles plus ancrée dans la tradition avec une personnalité très forte, as-tu conscience d’être à contre-courant et que cet album s'adresse plus à des gens qui apprécient les chansons plutôt qu'à ceux qui ne font que les entendre ?


Oui, j'en ai conscience, et en même temps je ne peux faire autrement. Ma façon de chanter, on n'en parle pas beaucoup...


Justement on s'y attarde (Rires)..

Je ne me sens pas comme étant à la mode. Je ne sais pas si c'est une qualité. Ce que je sais c'est que lorsque je m'empare d'une chanson je ne peux que le faire à ma façon, c'est logique et ça donne ça. Là où j'ai pris beaucoup de plaisir, c'est que je viens d'un milieu -la comédie musicale- où on est vachement dans le carcan de la performance. Je l'ai vécu et j'avais envie de quelque chose de naturel et de ne pas chercher la performance dans mes chansons. Ce que je cherchais, c'est plutôt que les mots soient mis en valeur. Écrire en français n'est pas évident, mais si une chanson sonne bien en la disant, comme un poème, ça marche. Pour une chanson il y a la musicalité des mots, et la musique et ce n'est pas pareil. Ma façon de chanter, je peux chanter à pleine voix du Piaf au "Lapin Agile" où il n'y a pas le choix, il y a un piano qui joue très fort et ce n'est pas sonorisé, donc il faut pousser et ça m'éclate car la comédienne est aussi présente que la chanteuse. Mais là, quitte à avoir le choix, d'écrire des chansons à moi et de les interpréter, je n'ai pas envisagé un fort niveau vocal. Par contre, je suis sensible aux chœurs et au fait qu'il y ait plusieurs voix, et je me suis retenue dans l'écriture. Ce qui m'a tenu c'est de me dire "attention quand tu seras sur scène tu n'auras qu'une personne avec toi qui pourra chanter. Écris des choses jouables à deux sur scène". Je me suis simplement lâchée sur 'L’Éternel Été' où il y a un amoncellement de voix, mais bon même si le je restreins sur scène se sera joli tout de même, ce sera épuré, en acoustique... Mais j'ai le fantasme de le faire avec une chorale de Gospel !


Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui je dévoile cette facette que j'arrête le reste même si j'ai l'impression que ça intrigue les gens




Avec cet album, c'est le début de ta carrière de chanteuse, en tant qu'auteure et interprète ?


C'est comme une renaissance sans renier ce qui a été fait dans le passé. On ne sait pas ce que la vie nous réserve, même avec mes copains de la Fille d'Octobre. Tout est ouvert, ma vie d'interprète n'est pas totalement finie, je compte aussi tourner pour le cinéma, pour la télévision. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui je dévoile cette facette que j'arrête le reste, même si j'ai l'impression que ça intrigue les gens qui se disent qu'on ne me connaissait pas sous cet angle-là. Certains qui travaillent avec moi sont très surpris car cette fragilité que je laisse voir dans l'album les surprend alors que pour moi elle me colle à la peau.


Elle ne transparaît pas en fait...

Pas toujours, peut-être que je me suis fait une carapace dans ce métier...


Et là tu fends la carapace....


(Rires) C'est à dire que là elle s'est fendue sans que je m'en rende compte, j'étais pas prévenue. Je n'ai rien choisi. Il y a une connexion obligatoire sur ma route, on a tous un chemin et là je ne pouvais pas dire "ça je le laisse de côté et j'en reparle dans 5 ans" ! C'était maintenant, ça va très bien, j'ai accueilli cela dans la joie.


Tu disais que tout était spontané et pourtant l'album sort un 14 février, date de la Saint Valentin, est-ce que c'est un symbole, voulu celui-là ?


Oui, bien sûr. Puisque je suis libre, indépendante et que j'avais le choix du jour J, j'aurais bien aimé le sortir avant, mais c'est maintenant et quitte à le sortir en février et comme il s'appelle "L'Amour Monte", c'est symbolique par rapport à l'amour monte au sens global, au sens universel. On peut l'entendre comme l'amour monte dans mon chemin mais c'est l'amour à commencer pour moi-même car j'ai bien dû commencer à m'aimer dans cette histoire. Si j'avais laisser mes peurs parler, je n'aurais rien fait. Il fallait que je m'encourage moi-même pour aller au bout. Et puis l'amour au sens de celui qu'on peut donner aux autres, recevoir et le niveau d'amour qui peut monter en fait.





Merci à toi


De rien, merci à vous.



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/malodormoymusicofficial/
 
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