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A PROPOS DE:

PORN (05 MARS 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK INDÉ

Philippe Deschemin, par la bouche de Porn, boucle la trilogie Mr Strangler. Notre tueur cloisonné ressasse les exploits glauques de sa vie obsessionnelle. En sortira-t-il gagnant en parcourant ces sentiers de la perdition?
ADRIANSTORK - 27.03.2020 - 6 photo(s) - (0) commentaire(s)
Dissimulé derrière le nom évocateur de Porn, Philippe Deschemin boucle la trilogie Mr Strangler. Pour rappel des faits, le premier album parlait de cette lutte entre l'ogre et l'agneau, lutte remportée par le premier, le deuxième se concentrait sur l'inévitable passage à l'acte. Dans ce troisième album, on retrouve Mr Strangler qui croupit en prison. Notre tueur cloisonné ressasse les exploits glauque de sa vie obsessionnelle. La créature sera mise à mort. Comment l´auteur qui a porté à la vie ce personnage énigmatique a t´il réagi au moment de la lui retrancher? Vous le saurez en parcourant cette interview dans laquelle un créateur passionnée nous parle de son personnage comme s´il était assis à ses côtés. 


On te retrouve pour le dernier volet de la trilogie Mr Strangler. Mais avant de commencer, on s'était croisés il y a un an et l'interview s'était terminée sur la question à laquelle tu aurais aimé répondre mais tu n'avais pas d'idée. On s'était mis d'accord pour commencer la prochaine interview par cette question. Alors, on va voir, si tu as bien fait tes devoirs!

(Sourire) Oui mais je te répondrais la prochaine fois...





Dans cet album, on abandonne quelque peu les sonorités indus pour une new wave gothique mélancolique mais tonique. Si cette nouvelle esthétique - qui se manifestait un peu sur ''The Darkest Of Human Desires Part II'' - est totalement justifiée en regard du thème, ne crains-tu pas que les fans qui t'ont découvert avec le précédent album fassent triste mine?

Non, je ne me suis pas posé la question en ces termes-là. Je ne pense pas que ce soit le cas. En réalité, j'ai encore la tête dans le guidon. Mais on a quand même conscience qu'il y a des sonorités différentes qui étaient voulues par rapport à l'ambiance, quelque chose d'un peu plus posé, un peu éthéré, un peu plus solennel, avec ces petits moments de colère. C'est une continuité. Je prends cet album là comme le chapitre d'une œuvre plus grande composée de trois volets. C'est un album assez court, chaque morceau a sa petite vie. Non, je n'ai pas eu cette crainte-là.


Tu fais parler tes influences anglo-saxonnes, on pense a Cure, a Sisters Of Mercy (ta voix chaleureuse sur 'God´s Creatures'), américaines (Nine Inch Nails sur 'Sky Outside' 'High Summer Sun Part I') mais aussi aux Francais de Complot Bronswick et Trisomie 21. Est-ce que ces deux derniers groupes font partie de tes influences?

Non...


Bon, au moins, c'est rapide, on peut passer à la question suivante. Comment s'est déroulé l'enregistrement dans les studios Magic Garden à Los Angeles, une ville qui a vu les crimes de Richard Ramirez et l'assassinat d'Elizabeth Short (le dahlia noir)?

L'enregistrement s'est effectué en France où on a fait la plus grande partie du mix et ensuite on a fini là-bas à Los Angeles avec Brian Lucey. Ça s'est super bien passé, il a tout de suite tout compris et on n'a pas perdu de temps en explications supplémentaires comme cela peut arriver parfois avec quelqu'un d'externe qui ne te connaît pas encore et ne saisit pas encore ta vision des choses. Je suis fier de pouvoir bosser avec des gens comme-lui après Tom Baker. Je voulais travailler avec Brian Lucey car je trouve qu'il a une patte dans le présent, plus proéminente que Tom Baker, qui représente les grosses prods des années 90 avec tout le talent que cela suppose. Je voulais quand même bosser avec Brian car même s'il a travaillé avec Ghost, Depeche Mode, Marilyn Manson, c'est aussi quelqu'un qui a aussi travaillé avec des groupes récents comme Royal Blood ou Arctic Monkeys. Je voulais savoir comment cet homme ancré dans son temps pouvait percevoir la musique de Porn.  Au final, c'était super, il a tout de suite compris.





L´album nous pousse tout de suite dans le bain de sang cette fois-ci glacé. Sur 'Dead In Every Eyes', on sent une lente montée progressive où le personnage semble se libérer de ses chaînes. C´est comme si la prison n´était plus extérieure mais intérieure et que ce n´était pas les portes du monde qui se fermaient à lui mais lui qui se fermait à un monde qui le voyait déjà mort?

Oui, il y a de ça, j'avais conçu ce morceau comme un dialogue comme s'il parlait à quelqu'un. En effet, il est emprisonné, il est mort aux yeux de tout le monde. Il est tiraillé entre l'acceptation (je l'ai mérité!) et l'aspect revanchard. C'est quelqu'un qui est incapable de ressentir du regret même s'il l'exprime à certains moments comme sur le morceau 'Some Happy Moments'. Dans le clip, il s'imagine étrangler son avocate. Je voulais tout de suite - et assez différemment des deux précédents albums - démarrer avec des morceaux mid-tempo contre des morceaux frénétiques par le passé. Là on a un morceau très solennel qui plombe, qui me rappelle un peu des groupes que j'aime comme Paradise Lost. D'ailleurs c'est le clip qui clôture la trilogie car le clip a été tourné à Los Angeles au mois de Janvier.


Un peu étrange, on retrouve 'High Summer Sun Part I' puis avant la deuxième partie 'Low Winter Hope Part 1' puis c est 'Low Winter Hope Part 2' qui arrive avant 'High Summer Part II'. Etait-ce voulu pour s affranchir de toute temporalité ou au contraire pour marquer deux ans qui passent?

Tu dois peut-être le savoir, je suis un grand fan de Pink Floyd. Dans ''Wish You Were Here'', ils ont séparé 'Shine On You Crazy Diamond' en deux titres un qui ouvre l'album, l'autre qui le ferme. En revanche sur ''The Wall'', ils ont séparé les parties pour les disséminer dans les albums. D'un point de vue narratif, c'est intéressant car cela permet de rappeler à l'auditeur des passages d'autres morceaux que l'on retrouve ensuite. Si on avait collé les  'Low Winter Hope', on serait arrivé à un gros bloc de douze minutes qui aurait sûrement fait fuir les gens. C'était plus fluide à l'écoute.


'A Lovely Day' est un peu plus rageuse contrairement au titre qui suggère l'apaisement. Est-ce que l'homme fait un deuil de lui-même? Dans la première chanson, il dit qu'il ne veut pas mourir mais petit à petit il reprend de la hardiesse et devient arrogant voire fanfaron face a la mort. C'est ce que tu as voulu le démontrer?

Oui. Ce qui est marrant avec cet album-là, c'est que j'ai pu concrétiser une idée dans l'artwork de chaque single. Dans 'A Lovely Day', la pochette du single représente une cellule dégueulasse. 'Some Happy Moments', la couverture n'évoque rien du tout de joyeux... Dans les paroles, il explique qu'il n'a jamais vécu de moments heureux - même s'il le pensait en tuant des gens. Je trouvais ça intéressant de créer une forme de distance cognitive entre le texte et la manière de l'illustrer. Dans 'A Lovely Day', c'est aussi une manière de dire que quand on est au fond du trou, quelque chose de simple pourrait finalement émerveiller ta journée.


Tu veux dire que c'est ce à quoi les prisonniers doivent se rattacher, à une forme d'espoir...

Aussi on peut considérer que cette prison est interne. C'est comme tu l'as dit, reprendre de la hardiesse, avoir un plan d'évasion et venir nous trucider.


Comment se prépare-t-on vocalement à se faire le porte-parole d'un tueur, est-ce qu'entre ta voix suppliante et celle plus rageuse, tu n'as pas perdu ton orientation ou ta raison?

L'album qui m'a le plus coûté mentalement c'est "The Darkest Of Human Desires Part II"


L'album qui m'a le plus coûté mentalement c'est "The Darkest Of Human Desires Part II"





Je sens que lors de la précédente promo, tu n'avais pas encore fait ton deuil de cet album.

Oui. Quand j'étais petit, j'entendais souvent des acteurs dire qu'ils avaient failli perdre la boule pour de vrai. Quand tu bosses un album pendant un mois, isolé, 24/24 je m'étais un peu perdu. Avec celui-ci, j'ai pris un peu de distance même si son enregistrement a été un challenge plus technique que le précédent. Pour ''The Darkest Of Human Desires Part II'', j'écoutais en long et en large des interviews de tueurs en série, je faisais des coupures de spoken words, je me mettais vraiment à fond dans le truc, j'étais vraiment... (il hésite) bizarre. Sur ce présent album, j'ai eu l'impression d'avoir plus de difficultés mais paradoxalement que c'est là que j'ai fait le meilleur travail de la trilogie au point de vue du mixage et des voix.


Certains morceaux comme 'Low Winter Hope' se terminent par quelques arpèges larmoyants de guitare, est-ce que tu n as pas été tenté par un tout instrumental comme le fit Zappa dans "Joe´s Garage" où Joe - qui a commis un crime avec un robot mais n'a tué personne, imagine des soli de guitare de sa prison?

Dans cet album-là, on a incorporé de la guitare acoustique, ce que nous ne faisions pas avant parce que je ne savais pas trop enregistrer ça. Ça apporte un côté cotonneux, plus cool, plus smooth dans le son en lui-même.


De quoi parle la ballade ensoleillée 'In An Endless Dream'?

C'est un morceau un peu particulier. C'est l'un des morceaux où Strangler est le plus dans l'acceptation de sa mort. C'était Napoléon je crois qui disait que la mort était un sommeil sans rêve. Je suis parti de ça mais j'ai pris l'inverse, que c'est un rêve sans fin. Mais en fait, ça ne l'est pas car quand tu t'endors, tu as une phase d'inconscience puis du sommeil. Strangler voudrait que la mort ne soit pas un néant mais un rêve sans fin qu'il puisse vivre. Une façon de positiver.


Sur certains morceaux tu passes les bandes à l'envers, est-ce une façon de rappeler que nous avons affaire à un esprit dérangé?

Non, c'est juste que c'est acoustiquement intéressant, ça crée un truc bizarre.


Le dernier morceau calme est assez flottant, aérien, comme si l'on suivait Mr Strangler au Ciel près de Dieu. Finalement l'enfer c'est pour les autres?  En somme, est-ce qu'après une petite période de doute, de peur, Mr Strangler s'assume et a fait le deuil de lui-même?

Il y a de ça. A la fin, il sait que c'est foutu et est résigné mais il considère qu'il a le monde contre lui. Il enjoint tous ceux qui le suivent de le venger et de poursuivre son œuvre. Du haut de son trône électrique, il se prend pour un roi alors qu'il n'est qu'assis sur une chaise électrique sans aucun public.


Finalement, il n y a d'évolution possible que la mort, il assume son geste et ne regrette rien mais encore semble délirer et vouloir tuer plus de monde possible, est-ce qu'au final cette folie meurtrière ne peut être apaisée et reflète un constat pessimiste sur l'humain incapable de se racheter?

Il y a un comportement qu'on retrouve plutôt chez les femmes qu'on appelle le meurtre altruiste : les femmes qui tuent leurs enfants pour leur bien parce que le monde est trop pourri. Il y a aussi un peu de désir mimétique, ''ils veulent me tuer, mais moi je vais les tuer et emmener le plus de monde avec moi''. Strangler a un côté ultra narcissique ''ma vie s'arrête, donc le monde doit s'arrêter de tourner''. Il sait que cela finit comme ça chez les empereurs Romains et les chefs d'état. Quand tu accèdes à un certain niveau de puissance, d'autorité, ça finit toujours mal.


Justement pour jouer avec les mots, en évoluant au plus près de Cure au moment de sa mort, est-ce que Mr Strangler n a t il pas trouvé sa cure par la mort?

Je ne sais pas si c'est une cure. On passe tous par là. Dans 'Here For Love' sur le précédent album, il s'adresse aux gens qu'il va trucider, il leur dit qu'il n'y a rien de personnel et que l'on va tous mourir. Je pense qu'il a conscience de ça, qu'il a peur de la mort et c'est pour ça qu'il veut tuer tout le monde pour ne pas être le premier à y passer. Tu triches en tuant tout le monde pour être le dernier à survivre.


Je pense qu'il a conscience de ça, qu'il a peur de la mort et c'est pour ça qu'il veut tuer tout le monde pour ne pas être le premier à y passer.




Tu es passionnant, tu parles de ce personnage comme s'il existait. ça nous rappelle Marlon Brando ou Robert de Niro qui se plongeaient dans l'environnement de leurs personnages pour préparer leurs films. Toi qui voulais rencontrer des serial killers lors du précédent album, t'es-tu exposé a des situations extrêmes d'enfermement ou as-tu pratiqué par procuration en relisant 'Les Derniers Jours D' Un Condamné' de Victor Hugo ou 'L'Etranger' d' Albert Camus pour ressentir toi-même ce que ton personnage pouvait ressentir?

J'ai déjà été plusieurs fois dans des cellules. J'ai eu des condamnations judiciaires pour des violences. La privation de liberté c'est très dur. C'est ce qui est magique avec la prison, la deuxième fois tu t'en fous... La première fois quand tu es enfermé contre ton gré, c'est terrifiant mais ensuite... On s'interroge sur la récidive mais si la première fois on avait gardé cet aspect terrifiant en n'enfermant pas pour si peu de temps, on n'en serait pas là. Moins de deux ans, tu ne les fais pas. Tu ne feras qu'au-dessus de trois ans. Et encore en France, tu restes humain mais dans d'autres pays, tu vis en prison comme du bétail. Je trouve que c'est une question fondamentale proche de Michel Foucault sur ''Surveiller Et Punir'', la nécessité de la prison et de l'hôpital psychiatrique. Le problème c'est que là où c'est dissuasif, ça ne l'est pas car on met trop rapidement en prison. Là où ça n'a aucun incidence, on l'utilise, par exemple la pédophilie. La prison n'est pas dissuasive, elle ne l'a jamais été et ne peut pas l'être, car c'est une pulsion qu'on ne peut pas refréner...


C'est plutôt du ressort de la psychiatrie.

Oui, il y a un autre travail à accomplir, de trouver d'autres trucs pour éviter le passage à l'acte. La peine de mort ne dissuadera pas. Cela dissuade lorsque ton cerveau et ta raison prennent le pas sur tes pulsions. On envoie des gamins en prison, ils deviennent des caïds à la sortie. Lorsqu'ils croisent un policier dans la rue, ils s'en moquent parce qu'après une garde à vue, ils seront vite dehors.


En bouclant cette trilogie composée sur 3 ans, est-ce que paradoxalement, tu ne te sens pas vide, comme si tu avais "enfanté" ta création et avais dû la mettre à mort prématurément? Est-ce que Mr Strangler pourrait revenir d'entre les morts pour un quatrième volet?

Non, c'est fini. Il n'y aura pas de quatrième volet. Mais il y aura une suite avec d'autres personnages et une présence différente de Strangler. Il pourrait réapparaître dans le premier clip.


On pouvait penser que tu te sentais vide après un tel projet. Et tu nous dis que derrière ça va influencer le reste.

Oui, il y a une part de lui qui va transiter dans la suite. Il faut faire le deuil du personnage. On pourra le retrouver dans d'autres formes - roman, série TV. C'est quelqu'un qui nous a beaucoup apporté comme personnage, mais il faut savoir arrêter et passer à autre chose.


Est-ce que finalement avec cette dernière pierre, il n'y aurait pas moyen de monter un opéra rock-metal qui unifierait les trois épisodes. Comme tu es également romancier, est-ce que cela ne pourrait pas aboutir sur un livre voire un scénario qui pourrait être destiné au cinéma, vu l'intérêt des clips?

Oui, j'ai plein d'idées. Je n'ai pas développé le pourquoi du comment il tue, pourquoi il est nourri par ces pulsions-là. Je pourrais développer ça dans une BD ou un roman. J'aimerais bien le mettre en scène dans sa vie sur le deuxième album. Je dois juste prendre le temps de bien poser les choses. Oui, d'en faire une série, un film pourquoi pas... Je passe du temps à Los Angeles, je commence à rencontrer des gens. Le personnage est assez solide, on peut lui faire faire des choses. Si cela devait être une série, moi je ne me vois pas l'incarner parce que ce n'est pas mon métier. Je veux le nourrir, bosser sur des scenarii. Peut-être qu'un jour ce sera comme le Joker avec plusieurs interprètes qui apporteront de nouveaux éclairages.


Mais justement dans la société policée et moraliste dans laquelle nous sommes, est-ce que tu n'as pas peur que tes propos soient déformés? Tu avouais être toi-même Mr Strangler. Ne joues-tu pas avec le feu et n'as-tu pas peur qu'on te rappelle ta responsabilité?

Non et puis je m'en fiche un peu. J'ai aucune crainte de ce genre de choses. J'assume tout ce que je dis. Je n'ai pas peur d'être considéré comme quelqu'un de ''méchant'', quelqu'un de ''pas bien'' (j'utilise à dessein des termes moralisateurs qui n'ont aucun sens). Je serais à la tête d'un empire financier, je perdrais beaucoup de thunes mais dans ce cas-là, je trouve ça marrant et on est qu'aux balbutiements de la chose. J'ai dit des choses qui n'intéressent personne et qui n'attirent pas beaucoup d'ennuis parce que nous ne sommes pas très médiatisés. Récemment, on a été attaqué par des féministes radicales contre la pornographie sur Internet. Je l'ai pris avec rigolade et détachement et c'est passé. C'était un feu que je ne voulais pas nourrir. Que ce soient des bien-pensants, des religieux, des ultra-féministes qui ne nous aimeraient pas, d'autres groupes français, je prends ça avec énormément de détachement, je suis ouvert à toute discussion ou confrontation. Finalement, c'est drôle de voir que des gens nous en veuillent.





On a évoqué Flaubert. Tu as annoncé sortir des remixes de l'acte III, est-ce que tu es à nouveau Flaubert, qui insatisfait, rayait et corrigeait sans cesse son œuvre?

Non, je pense que l'une de nos forces avec Porn et de notre capacité à produire rapidement, c'est de passer à autre chose, l'œuvre est finie et on passe à autre chose. Et pas ''c'est pourri, faut que je recommence''. Avec ce cérémonial des remixes, ça permet d'enterrer définitivement le projet. On a un bel équipage pour les remixes (Orgy, Chris Vrenna de Nine Inch Nails) et ça nous permet de dire : c'est fini!


Eh bien justement, merci, c'est fini!

Merci à vous!


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/porntheband/
 
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