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A PROPOS DE:

DREADFUL HIPPIES (06 MARS 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK

Après cinq longues années de vagabondage depuis leur premier EP, les Epouvantables Hippies reviennent un premier album heavy rock -le bien-nommé "Rover"- que Music Waves vous présente...
STRUCK - 13.05.2020 - 7 photo(s) - (0) commentaire(s)
Quelques heures avant leur dernière répétition pour leur prestation remarquée au Vault of Metal, nous avions rendez-vous avec deux des membres de Dreadful Hippies qui avec leur premier album "Rover" propose un premier album de heavy rock engagé... et risque fort de faire des Epouvantables Hippies un nom à retenir sur la scène rock française...


Quelle est la question qu’on va trop souvent posée ?

Stéphane Mugnier : Qui êtes-vous ?

Niko Green : (Rires) C’est la question qui revient effectivement le plus souvent…





Avec Dreadful Hippies, il y a un peu erreur sur la marchandise. Etait-ce une nouvelle fois pour inviter à écouter au-delà des apparences ?

Niko : Exactement, c’est l’idée ! Nous sommes effectivement les hippies lamentables mais nous n’avons aucun côté hippie. C’est vraiment plus une notion de liberté qui est associée à l’image du hippie que nous développons notamment musicalement, c’est ce que nous essayons d’apporter avec notre son !


En 2015, vous sortiez un premier EP carte visite. Pourquoi avoir attendu près de 5 ans avant d'enregistrer ce premier album "Rover" ?

Niko : Dans le milieu musical actuel, il faut tester le marché. Et même si une majorité des chansons était déjà écrite à l’époque, on a préféré teaser avec cet EP pour essayer de voir l’accroche que pouvait avoir le public sur ce son. Et les concerts de 2016 et 2017 ont pu confirmer l’intérêt pour ce revival des années 1990. Par la suite, on s’est dit qu’il fallait pour partir sur un opus complet pour faire décoller la notoriété du groupe et trouver du soutien auprès des gens du milieu.


En clair, la composition de cet album a été influencé par votre expérience scénique post-EP ?

Niko : Exactement ! C’était l’approche : voir ce qui marchait et ce qui ne marchait pas… Mais finalement, tout marchait (Rires) ! Et dans la composition, on a essayé de tenir ça. Bien évidemment, tout est perfectible et je pense qu’on s’améliorera encore à l’avenir. En tous cas, aujourd’hui, c’est du pur bonheur aussi bien pour nous que les gens qui viennent nous voir !


La pochette est assez esthétique et pourrait rappeler le jeu vidéo "Céleste" où une jeune héroïne veut gravir une montagne. Est-ce qu'il y aurait une influence ?

Niko : Pas du tout ! C’est vraiment l’inspiration de la graphiste irlandaise Anaïs Mulgrew. Elle travaille toujours dans le milieu de la musique plus dure que la nôtre en termes de graphisme. J’ai fait appel à elle parce que je pensais que l’approche du son et l’histoire onirique de ce personnage qui est cité dans les textes pouvait donner une image telle qu’elle est sortie sur la pochette.


Et quelle est l’histoire onirique de ce personnage ?

Niko : En fait, depuis l’EP - mais depuis que je suis tout petit en général -, j’ai toujours été attiré onirique qui rentre dans la pensée des personnes autour des expériences de vie, que ce soient émotionnelles ou même physiques. Dans ces titres, j’ai voulu rester dans ce contexte du pourquoi je suis ? pourquoi les gens agissent ainsi avec moi ? comment faire pour se dépasser et se débarrasser du poids de nos erreurs ou faiblesses ?


Et le monstre que tire le personnage sur la montagne représente les erreurs ?

Niko : En gros, le monstre représente tous nos fardeaux dont on essaie de se libérer pour gravir la montagne de notre vie.


On ne pourra plus être une star musicale comme celle qu’on connaît mais on peut au moins essayer de faire son chemin !




Nous avions une autre interprétation de cette pochette. En effet, le personnage de la pochette semblait promis à la chute et nous nous demandions si ce n’était pas une façon de dire que vous souhaitez prendre tous les risques possibles sur cet album ?

Niko : C’est une belle question, tu as bien travaillé (Rires) ! On peut le voir sous cet angle. On reste dans un monde musical qui a bien changé depuis les années 1970-1980 et ça demande énormément de travail et d’implication et être prêt à tout… On ne pourra plus être une star musicale comme celle qu’on connaît mais on peut au moins essayer de faire son chemin !

 
Dans ces conditions, comment justifiez-vous le titre, "Rover" ?

Niko : Nous sommes effectivement les vagabonds. Le vagabond est celui qui arpente les chemins à la quête de son identité.


Et partant du principe que vous l’avez trouvé avec cet album, on peut d’ores et déjà dire que le prochain album s’intitulera "Stars" ?

Niko : (Rires) On verra ! D’ailleurs on va s’y mettre bientôt avec Eric (NdStruck : Eric Lorcey, guitariste)…


Déjà ?

Niko : Bien sûr, il faut toujours avoir un mouvement d’avance.


Une fois que la dynamique est lancée, il ne faut pas rater les jalons !


Certes, mais vu qu’il s’était passé cinq ans entre cet album et le précédent album, nous ne pensions pas que vous seriez déjà sur la composition de la suite…

Niko : Oui mais une fois que la dynamique est lancée, il ne faut pas rater les jalons ! Aujourd’hui, il faut sortir quelque chose tous les deux ans. On sortira sûrement un EP : c’est en réflexion actuellement !


Comment s'est passé l'enregistrement en studio ? Est-ce que contrairement à ce que ce début d’interview n’indique pas chacun à son mot à dire ?

Stéphane : (Rires) Bien sûr ! Une fois que tout a été écrit en amont, tout le monde a son mot à dire mais bon, comme c’est déjà écrit, on le joue quand même (Rires) !

Niko : C’est la dictature macronienne avec l’utilisation du 49-3 (Rires) ! Dans la composition, il y a un travail qui est fait en amont et ensuite, on essaie de réarranger avec les musiciens sur leur partie.
Mais effectivement, sur ce premier opus, il n’y a pas eu un travail extrêmement poussé pour réarranger en revanche, nous avons fait des adaptations. Pour l’instant, c’est cohérent et l’avantage du travail d’écriture du live, c’est qu’effectivement, on peut réajuster des choses qui étaient prédéfinies sur l’album.


L’album en lui-même est progressif




On a bien affaire à un groupe explosif en écoutant les premières minutes avec un son heavy rock. Est-ce que justement en musique il vaut mieux tout de suite annoncer la couleur plutôt que de prendre le temps d'introduire ?

Niko : L’album en lui-même est progressif c’est-à-dire que le but d’avoir un premier morceau qui est rentre-dedans est pour faire entrer l’auditeur dans notre univers et ensuite, lui faire découvrir progressivement nos couleurs, nos sons à travers la variété qui est exprimée dans cet opus et finir très fort avec ‘U’re M1ne’ et ‘Dreadful Hippies’ qui rentre bien dedans…


Vous utilisez beaucoup de samples de films, d'où viennent-ils et pourquoi les utiliser ?

Niko : Chut, il ne faut pas le dire (Rires) ! On a fait la demande pour les droits mais ça prenait six mois pour avoir une validation ou un refus. Sur ‘Minus’, on a le discours de Charlie Chaplin du "Dictateur" coupé au milieu. Je trouvais que ce plaidoyer et ce monologue marchaient bien avec cette chanson qui est plus que jamais d’actualité. L’autre sample est sur l’intro de ’#1 Standoff’, un morceau stoner de l’album et c’est John Wayne qui parle (Sourire)…


Allez-vous utiliser ces samples sur scène ?

Niko : Selon le set, oui ! Par exemple, vendredi au Vault of Metal, John Wayne va s’exprimer…


Nous avons vocation à essayer de toucher un peu tout le monde…


Au regard de vos influences, vous avez choisi la langue anglaise. Le français, pour vous groupe parisien, ne serait pas à même de traduire votre esthétique et le message que vous voulez faire passer ?

Niko : C’est le problème délicat. Il y a eu des groupes hybrides par le passé qui chantaient en anglais et en français, Noir Désir par exemple. Ça peut fonctionner mais j’ai quand même l’impression qu’aujourd’hui dans le rock, tu es dans une case et si jamais tu fais un opus en français, il faut que ce soit 100% français. Je me verrais bien effectivement proposer aux gars un morceau en français mais de là à faire un album 100% français comme les jeunes pousses comme Parpaing Papier, ça sonne bien, ça claque, ça marche pour le public qu’ils visent… mais nous sommes sur une autre dynamique et autre message, nous avons vocation à essayer de toucher un peu tout le monde…


Et quel est votre message concrètement ?

Niko : Sur cet album, par rapport au fait de vivre les expériences de son environnement et de se définir soi-même dans ses expériences, il y a des sujets actuels, politiques, écologiques… et les situations de la vie de tous les jours. Et le fait de le chanter en anglais te permet de toucher plus de monde.


Le son heavy rock est une base sur laquelle vous avez greffé beaucoup d'influences, pop, progressive voire expérimentale. Est-ce que cela reflète le goût de chacun et n'avez-vous pas peur d'écraser ou déstabiliser l'auditeur avec toutes ces influences ?

Niko : C’est la règle de la balance ! Nous venons tous d’horizons différents : j’ai toujours été funk, acoustique, rock, metal et jazz…

Stéphane : J’écoute également un peu de tout et ça permet de jongler avec les plaisirs de chacun et ça a permis à chacun de mettre un peu dE soi. Mais je trouve que ça reste quand même assez cohérent avec le travail du son, le mix… si bien que je n’ai pas l’impression que ça s’éparpille.

Niko : C’est la raison pour laquelle je parlais de balance, d’équilibre. Jusqu’où pouvons-nous aller pour ne pas dénaturer l’ensemble de l’œuvre ? Mais justement après les premiers concerts, une fois que les démos étaient terminées, nous nous sommes rendus compte que c’était cohérent de A à Z… je pourrais même rajouter les morceaux de l’EP dans l’opus et ça marcherait également…
Alors la question qui vient est quel sera le projet de demain ? Ça reste à définir mais à l’heure actuelle, l’existence de cette œuvre est cohérente en soi…

 
Le son de guitare est assez brut et direct mais prend parfois à contrepied comme sur le solo équilibriste de 'Blue Velvet'. Est-ce un jeu de vouloir toujours surprendre ?

Niko : C’était l’idée que nous avions au départ avec Eric quand nous avons composé les guitares : essayer de montrer par moment le bagage technique qu’il a et d’essayer de faire en sorte que ça apporte. On a choisi de faire ce qu’on appelle du heavy rock simple et efficace et l’idée est que les structures sont assez simples mais que pouvons-nous apporter de technique qui rendrait cette simplicité savoureuse ? Il faut donc arriver à faire cette sauce équilibrée qui apporte également de la surprise.
Aujourd’hui, beaucoup d’artistes font les mêmes choses et en plus, nous sommes dans des styles musicaux où malheureusement, tu es obligé de suivre des codes -la pop, le r’n’b, le rap sont très formatés depuis une vingtaine d’années…


Effectivement, si tu veux être diffusé en radio, il faut suivre ces codes et placer ton refrain au bout de 30 secondes…


Niko : Nous sommes entièrement d’accord mais ça dépend également des radios… Il existe des radios web plus expérimentales qui ne veulent surtout pas de commercial et par exemple, une radio australienne Banks Music qui est fan de ce que nous faisons et qui nous diffuse. Et j’ai écouté ce qu’ils diffusaient, il n’y a rien de formaté ! Il faut également jouer sur ça !


A propos du caractère non formaté de votre musique, vous adoptez souvent un rythme cataclysmique et soudain vous ralentissez le rythme et tombez presque en torpeur, est-ce que l'on pourrait définir le son des Dreadful Hippies comme une tempête apaisante ?

Stéphane : "Tempête apaisante" ? C’est beau… Mais oui, c’est une tempête apaisante dans le sens où effectivement, il y a pas mal de passages assez brutaux, assez rock énervé et puis, dans l’écriture des morceaux d’Eric et Niko, il y a des vrais ponts où ça se pose, ça se calme… donc on peut effectivement garder la définition de "tempête apaisante" !

Niko : J’aime bien aussi et on te laisse le copyright (Rires) !


Comme le cinéma, la musique fait passer des messages mais également des émotions, et ces émotions -jouées ou non- demandent énormément d’abnégation et d’implication.




Le chant est très intéressant : Niko, tu growles parfois en compagnie de chœurs mais qui tu sais aussi dévoiler une face plus séduisante, sensuelle voire venimeuse. Comment justifies-tu ce choix et comment t'entraînes-tu, te mets-tu dans la peau de personnages et ce côté schizophrène reflète-t-il sa véritable personnalité ?

Niko : On peut le toujours de deux aspects. Les chanteurs ont un bagage technique soit naturel, soit travaillé et ce qui m’a plu dans le projet de Dreadful Hippies qui est de moi c’est que j’ai toute cette liberté technique. Comme je te l’ai dit, je suis fan de jazz, j’ai chanté du jazz dans ma chambre tout petit mais j’avais aussi du Guns N’Roses, du Slayer que je chantais également… Et on en revient à la notion de heavy rock à savoir d’être rock tout en étant dur et l’objectif était d’arriver à mettre tout ça ensemble.
Mais d’un autre côté, pour répondre à la deuxième partie de la question, il y a cette volonté dans Dreadful Hippies de montrer ce que nous savons faire : on a cette capacité à être dur si on veut l’être, à être moins dur également… Comme le cinéma, la musique fait passer des messages mais également des émotions, et ces émotions -jouées ou non- demandent énormément d’abnégation et d’implication.


Tu viens de parler de cinéma, est-ce que ‘Blue Velvet’ fait référence au film de David Lynch ?

Niko : Pas du tout, même si j’y ai pensé effectivement… C’est le côté aérien du morceau et le fait qu’il soit en 7/4 qui te balance… Le côté blue velvet, c’était le côté océan avec cette petite couleur acerbe.


Au titre, que signifie ‘The Other 99’ ?

Niko : ‘The Other 99’ fait référence au mouvement qui avait eu cours aux Etats-Unis, il y a quelques années, lors des élections à savoir la confrontation du 1% des plus riches contre les 99% des plus pauvres… La chanson est engagée politiquement parce qu’on considère que l’Occident est démocratique mais malheureusement, encore plus aujourd’hui, on se rend compte que c’est encore moins le cas : la chanson est encore d’actualité et je pense le sera encore quelques années. On nous demande d’exprimer nos voix lors d’un vote plus ou moins réussi mais souvent, cette étape passée, il y a cette barrière entre l’élite et le peuple ! En clair, nous faisons partie des 99% des autres qui en chient à différents niveaux (Rires) !


Et on arrive finalement à la question de vos inspirations, quelles sont vos sources d’inspiration pour cet album ?

Niko : Du vécu, toutes mes expériences de vie principalement…


Et concrètement, qu'attendez-vous de cet album ?

Niko : Le démarrage est plutôt pas mal mais je dirais toucher un maximum de personnes. Le but est que les gens se familiarisent avec notre son et que demain, ils se disent qu’il faut qu’ils aillent voir Dreadful Hippies en concert.
Et même si les textes sont un peu oniriques, si les gens veulent s’y intéresser, nous sommes là pour y répondre.


Des dates à venir justement pour que les gens aillent vous voir ?

Stéphane : Il y a l’International le 4 juin…

Niko : Effectivement, le prochain concert parisien aura lieu en juin, il y en aura peut-être un autre en octobre… Mais après ce festival Vault of Metal, le 6 mars au Cirque Electrique, nous allons jouer à Amiens, le 7 mars puis à Caen, le 21 avril ensuite, à Fréjus le 24 avril et en Belgique le 16 mai… (NdStruck : Covid 19 oblige, toutes ces dates ont malheureusement été soit décalées ou annulées mais reste encore celle du 6 novembre à l'Usine à Musique de Toulouse)





Avant l’Australie qui vous diffuse aujourd’hui…

Niko : (Rires) C’est un peu plus compliqué de jouer en Australie mais pourquoi pas ? Touchons du bois, tout est possible, il suffit de rencontrer la bonne personne…


On a commencé l’interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ou à laquelle vous rêveriez de répondre ?

Stéphane : J’aimerais bien qu’on nous demande nos villes d’origine…

Niko : (Rires) !

Stéphane : C’est juste pour fâcher le Marseillais à côté de moi

Niko : (Rires) ! Marseillais de naissance, je viens de la chaleur et du bon temps pour ma part. Mais nous avons Eric Lorcey, le Breton et Vivien Bénard notre batteur qui vient de ??? Bonne question…

Stéphane : Il ne vient pas d’une boîte à rythme ?

Niko : (Rires) !

Stéphane : Et moi, je viens de Seine et Marne…





Merci

Dreadful Hippies : Merci à toi !


Merci à Adrianstork pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/dreadfulhippies/
 
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