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SCARLEAN (27 MARS 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL ALTERNATIF

Malgré le confinement, la vie continue et nous avons pu rencontrer par écrans interposés Alex du groupe Scarlean pour une interview confi...dense.
CALGEPO - 22.04.2020 - 3 photo(s) - (0) commentaire(s)
Scarlean en deux albums a conquis le petit peuple du metal et se paye à l'occasion une collaboration avec Anneke Van Giesbergen. Rencontre avec Alex qui nous en dit plus sur "Soulmates", sur les projets du groupe, notamment une future collaboration rêvée et la Metalhead Convention.


Première question, comment ça va en cette période difficile ?

Ecoute ça va, on profite de tout ce temps pour faire des choses, composer, c'est tellement rare d'avoir ce temps pour soi...





On aime commencer nos interviews par celles qu’on vous a trop posée, quelle est cette question ?


Que veut dire Scarlean, on nous la pose souvent...


Scarlean a sorti son second album "Soulmates" qui succède à "Ghosts" qui lui-même succédait à un EP "Scarlean", alors qu’aujourd’hui la norme semble être la sortie d’EP à intervalles rapprochés vous faites le choix d’un long format, avez vous conscience d’être un peu à contre-courant des standards actuels ?


On est à contre-courant, je te le confirme, dans notre manière de travailler et de composer, nous ne cherchons pas à rentrer dans ces cases, on fait la musique comme elle vient et comme on a envie d'en faire. Sortir un EP entre deux albums ça ne nous permet pas de nous exprimer totalement. Pour nous un album c'est un travail qui doit exprimer un ensemble de choses, il faut une vraie histoire et en 20 minutes on n'a pas le temps de raconter ce que l'on a à raconter.


Alors justement que racontez-vous dans "Soulmates", quelle est cette histoire ?


Avec cet album, on a essayé de parler de la dualité, d'exprimer ce truc de sentiments opposés. D'ailleurs c'est pour ça que sur la pochette on a mis se personnage sombre et inquiétant dos à une fillette, qui est elle plus innocente, chacun exprimant de ce fait de sentiments qui ont du mal à cohabiter. C'était la ligne directrice.


Les personnages sont dos à dos avec une enfant innocente mais qui semble être en colère, frustrée et donc ce personnage adulte inquiétant mais semblant résigné, est ce que cela traduit aussi le fait que la jeunesse qui se voudrait encore plein de candeur est aujourd’hui plus réaliste et plus frustrée qu’à une époque face à des adultes qui ont baissé les bras ?

Ça n'a pas vraiment ce sens-là. Il fallait montrer avec cette image où chacun est dans son coin et essaye de réfléchir, ou du moins ne veut pas réfléchir à ce que pense l'autre. Là pour le coup c'est un enfant et un adulte, on a voulu mettre en avant un sentiment positif et l'autre plus négatif et le fait que les deux ne se comprennent pas et au final cela rend les deux négatifs.


L'idée est donc plus terre-à-terre et se limite à l’interaction entre deux personnes voire en soi-même ?

C'est ça, oui, tout à fait. En fait la dualité c'est quelque chose que l'on a en soi et c'est à chaque fois l'un qui prend le dessus sur l'autre mais des fois on ne se comprend pas. Alors on a appelé cela "Âme Sœur" mais c'est pour illustrer ces deux sentiments qu'on a en soi.


Sur la pochette de "Soulmates" se retrouve le personnage (Ghost) qui ressemble étrangement au Pinhead de "Hellraiser", un film d’horreur dans lequel des cénobites démoniaques hantent et font souffrir un homme à la recherches de plaisirs inconnus, avez vous-vu le film et est-ce un thème que vous abordez dans l’album (la souffrance et la recherches de plaisirs futiles) voire dans l'album précédent ?

Oui, je connais bien le film. En fait, ce personnage là est une sorte d'observateur. Sans être tout noir ou tout blanc, il est là pour faire passer des émotions à travers lui. C'est l'idée qu'on en avait en le créant. Moi quand j'écris par exemple, il me permet de me détacher de moi et d'utiliser quelqu'un d'extérieur pour exprimer certaines idées que je n'aurai pas moi. Il me permet aussi de chercher un regard, une observation différente de celle que j'aurais en moi pour être un peu plus critique. Il me permet de prendre du recul sur les situation.


Tu conçois donc l'écriture comme une catharsis et le moyen pour toi de prendre de la hauteur sur une situation qui te touche pour te faire une opinion, plus par le biais d'un personnage ?

Complètement, ça permet de sortir de soi et d'éviter de tourner en rond après avoir fait le tour de ses pensées. Il pousse un peu à la réflexion et évite de rester seul avec ses idées. Parfois j'en ai une à laquelle je pense et j'essaye de me mettre à la place du personnage pour l'appréhender sur un autre angle, pour mieux l'analyser.


C'est presque un travail d'acteur alors ?


Oui tout à fait, d'ailleurs on a beaucoup travaillé cet aspect-là, d'être le plus authentique en exprimant un maximum de choses. Dans plein de chansons dans "Soulmates", je mets en situation des scènes de vie et l'idée était d'être à la place de ses différents personnages. Alors oui dans ce cas-là, c'est quasiment du travail d'acting.


On ne cherche pas à être insaisissables ni à perdre qui que ce soit. On fait la musique telle qu'on l'entend.



Plusieurs personnages donc à l'image Scarlean qui est adepte du mélange des genres à la frontières de plusieurs styles ; d’aucuns diront que ce n’est pas assez metal pour en être, d’autres pas assez hardcore pour être qualifié d’extrême, d’autres trop violent pour être du rock, d’autres enfin trop chanté pour être du hip hop, n’avez-vous pas peur de trop brouiller les pistes et de perdre des auditeurs en cherchant à être insaisissable ?


En fait on ne cherche pas à être insaisissables ni à perdre qui que ce soit. On fait la musique telle qu'on l'entend et il y a plein de gens qui adhèrent à ça. Après le but premier c'est de faire de la musique pour nous avant de faire de la musique pour les autres car je pense que quand on fait de la musique avant tout pour les autres on rentre dans ce que j'appelle de la musique commerciale. Car faire ce genre de musique c'est le fait de vendre un produit que l'on va vendre plus facilement. Nous, c'est pas du tout le but. On a tous des boulots, on attend pas la musique pour vivre, c'est avant tout une passion, un exutoire. Alors oui on n'est peut être pas assez metal pour les metalleux, trop metal pour les rockers... mais en même temps c'est notre personnalité....


En même temps elle est riche cette musique !

Complètement, on va puiser dans tout ce qu'on aime. Comme tu le disais tout à l'heure, tu parlais de hip hop, trip hop, nous ce sont des choses qu'on aime, la musique électronique, le metal, le rock. On est très ouverts à tout style tant que ça sonne à nos oreilles et qu'il y a un sens derrière, une émotion. C'est d'ailleurs ce terme qui est le plus important pour nous. Il en faut absolument.





Malgré cette recherche sonore très variée, vous attachez énormément d’importance au côté chanson, mais qu’est-ce que pour vous fait une bonne chanson ?

Une bonne chanson est une chanson qui va toucher, qui va faire réfléchir, qu'on va écouter plein de fois et à chaque écoute on en apprend un petit peu plus. Ce n'est pas un titre qui va servir uniquement à se défouler ou à s'amuser, c'est quelque chose d'un tout petit peu plus profond. Je vois ça comme un livre ou une œuvre d'art, sans dire ce que l'on a fait est une œuvre d'art (Rires). On aime ce que l'on a fait. On aborde cela de cette manière. Pour autant, on écoute des choses plus légères aussi, on n'est pas tous focalisés sur des trucs ultra philosophiques. Mais en tout cas les groupes qui nous touchent le plus sont souvent des groupes qui recherchent à toucher et ça se sent immédiatement à l'écoute.


On a beaucoup travaillé sur la musique pour qu'elle soit en adéquation avec les paroles.



Donc il doit y avoir aussi un lien très fort entre paroles et musiques si tu dis que vos chansons doivent faire réfléchir ?


Complètement, on a beaucoup travaillé sur la musique pour qu'elle soit en adéquation avec les paroles. On a eu plein de réunions de débrief dans lesquelles j'ai expliqué ce que je voulais dire, la thématique de chaque morceau pour que ce soit plus clair pour les autres membres et ensuite une fois que tout le monde était bien immergé dans l'univers, on a fait en sorte que la musique suinte de ces paroles-là.


Alors dans un sens c'est courageux cet équilibre, mais en France, est ce qu'on est vraiment sensible aux textes et n'est ce pas un peu frustrant, vu le niveau d'anglais ici, de tomber sur des gens qui seront plus portés par la musique et ne pas comprendre tout le sens des titres ?


Globalement, dans notre public, les gens qui nous écoutent ou que l'on rencontre, on a remarqué que beaucoup s'intéressent et s'arrêtent aux paroles. Même nos fans souvent nous posent des questions. je trouve qu'il y a au contraire un véritable intérêt à ce niveau-là. C'est quelque chose qu'on a toujours mis en avant et je pense que les gens n'hésitent pas à creuser un petit peu. Après on parle en anglais car c'est plus musical, je parle beaucoup anglais de par mon métier, avec des Américains, c'est une langue accessible. Je ne me force pas à écrire en anglais. Même si je trouve que le français peut faire des choses merveilleuses aussi. C'est plus un choix artistique. J'ai rien contre le français...





Cette frustration on peut la ressentir, ce que je veux dire c'est que les gens seront plus sensibles parfois à une musique entrainante avec des paroles indigestes et donc à l'inversene  si tes paroles ont du sens et si ta musique matche pas car plus fouillée et recherchée ça ne marchera pas. On a l'impression que quoi que tu chantes, si la musique plait, les gens ne feront pas d'effort supplémentaire pour aller chercher le sens des paroles ? 


L'industrie musicale pousse un peu à ça, on cherche des trucs.... j'allais dire un peu dansants. Souvent on cherche la surenchère dans la brutalité. Dans ce que je vois dans le death metal ou le thrash death ou le black, on revient à des choses old school, un peu plus brutales avec de grosses reverbs à l'ancienne, il y a un peu ce retour à ça. Il y a des choses qui marchent mais l'étiquette old school à tout va, je trouve ça un peu dommage, tu vois.  Il y a beaucoup à faire dans la musique aujourd'hui et il faut peut-être innover un peu, sans dire pour autant que Scarlean innove plus que les autres, mais on ne se met pas de barrière en se disant on va faire ça pour faire tel genre ou rentrer dans tel format. C'est dommage que beaucoup souhaitent rentrer dans le même moule.


On ne commence pas à écrire un morceau avec l'idée qu'il faut absolument quelque chose de nouveau, d'original, ça se fait parce qu'on a un line up qui nous permet de faire ça.



Mais la musique est très cyclique en fait... actuellement il y a un retour marqué aux années 80, il y a une dizaine d'années c'était un retour aux années 70 alors que vous vous essayez de vivre dans le présent en cherchant quelque chose de très actuel tout en expérimentant, c'est résumé votre personnalité ?


On essaye de faire quelque chose d'un peu original ou innovant, mais encore une fois c'est pas pour l'être. On ne commence pas à écrire un morceau avec en tête l'idée qu'il faut absolument quelque chose de nouveau, d'original, ça se fait parce qu'on a un line up qui nous permet de faire ça, tout le monde dans le groupe a des influences très variées et cette combinaison on la laisse vivre aux maximum et on espère que ça va durer comme ça. Ce plaisir de se retrouver et de faire de la musique ensemble.


"Soulmates" voit la participation à un titre de Anneke Van Giesbergen, outre le fait de savoir comment en êtes vous arrivés à collaborer avec Anneke, ce qui est intéressant c'est le choix du titre qui s’est porté sur 'Wonderful Life', le titre de Black, pourquoi ne pas avoir choisi une de vos compositions et pourquoi le choix s'est porté ce titre en guise de reprise et comment avez vous procédé à la relecture ?


Ça s'est fait d'une manière particulière. On avait l'idée d'une reprise depuis longtemps et ce titre particulièrement qui résume assez bien le concept de dualité qu'on voulait mettre en avant dans l'album. Dans le texte de la chanson c'est une personne qui est assez seule, qui dit que la vie est merveilleuse mais dans le même temps dans le refrain elle dit pas besoin de courir ni de se cacher, pas besoin de pleurer ni de rire, en fait elle semble : dire tout n'est pas tout noir ou tout blanc; il faut essayer de recentrer les choses et profiter quant même de la vie. L'idée était de prendre un titre qui pouvait canaliser toutes les choses qu'on a voulu dire sur cet album.

Anneke ça s'est passé simplement. Quand on a fini de marketer le morceau, on s'est dit que ça serait bien de faire un featuring sur cette chanson et de là on a dit, demain j'appelle Anneke pour chanter sur cette chanson. Je me suis ensuite retrouvé le lendemain avec Michel le guitariste du groupe et je lui ait dit j'envoie un mail, il m'a conforté.  J'ai donc transmis un message à Rob Snidjers, son mari et manager avec le morceau et cette demande. Trois heures après j'ai eu une réponse qui disait qu'elle adorait la chanson originale et notre adaptation et donc elle acceptait. J'ai relu le mail trente fois pour être sûr et certain d'avoir bien lu (Rires) ! Je la suis depuis 25 ans, je suis un grand fan de ce qu'elle fait. De là on est rentré en studio, on a enregistré le morceau et envoyé les bandes et cinq jours après on avait en retour le morceau avec sa voix. Je me souviens de la première écoute au studio dans un silence de mort, à la fin on est resté silencieux pendant quelques secondes avant de réaliser qu'on avait Anneke sur l'album !


Comme quoi le culot ça marche au final !


Oui, c'est ça, puis en croyant à notre projet aussi. On s'est dit pourquoi pas, on n'est pas plus bêtes que d'autres, il faut demander après on verra bien. On est plus que satisfaits du morceau, et ça a été une belle surprise. On en est très fiers de cette collaboration.


Pour le prochain album on adorerait travailler avec Lisa Gerrard de Dead Can Dance. Mon rêve absolu !



Et est-ce que ça va engendrer peut être d'autres demandes vis-à-vis d'autres artistes avec lesquels vous aimeriez collaborer ?


Pour le prochain album on adorerait travailler avec Lisa Gerrard de Dead Can Dance. Mon rêve absolu ! je ne sais pas si ça se fera mais si elle entend, on est là. J'en parle autour de moi. On a une idée de morceau qui je pense pourrait parfaitement fonctionner avec elle. Ça va peut-être nous pousser à aller vers quelque chose d'une peu ethnique et apporter encore quelque chose de différent pour Scarlean, dans notre approche musicale.


En ce moment nous vivons une période assez inquiétante avec cette pandémie qui nous confine, un virus qui tue sans que nous puissions y échapper hormis vivre confinés pendant un certain temps. Au-delà n’est-ce pas la nature, la terre qui trouve sa vengeance à l’égard de l’homme qui a trop longtemps ignoré les problèmes climatiques et environnementaux, n’est-ce pas ce que vous évoquez dans ‘Our World Will Surely Stop’ , est-ce que c'était prémonitoire ?


C'est marrant car ça revient souvent en ce moment. Je pense que sans être visionnaire ou prémonitoire, il faut vraiment avoir les yeux fermés pour voir que l'homme fait vraiment n'importe quoi avec la nature. On est gouverné par des gens qui ne pensent qu'aux finances. On nous parle de peur, que demain on n'aura pas la télé 180cm qu'on avait prévue pour Noël, c'est un peu ça le moment dans lequel on vit et on oublie les choses plus importantes comme le partage... Aujourd'hui tout est fait pour nous diviser que ce soit les religions, la couleur de peau... c'est quelque chose qui m’insupporte. Moi je suis ouvert au monde et je comprends pas qu'on puisse être aussi bête et naïf et que tout ça est fait que pour nous contrôler tout simplement. Je trouve cela dommage. Ce morceau dit qu'il faut s'arrêter, je ne dis pas qu'il va s'arrêter parce que j'émets de l'espoir car il y a des gens qui réagissent, il y a une prise de conscience qui devient de plus en plus forte et les jeunes générations commencent à réfléchir à tout ça : au recyclage, à la nature, à d'autres modes de consommation. Même si ce n'est pas encore rentré dans les mœurs, ça fait son chemin...





Et justement ce n'est pas une cause que les artistes pourraient reprendre plus à leur compte, surtout en cette période... on se souvient que des causes dans les années 80 avaient réuni énormément d'artistes autour d'elles par le biais de concerts comme le Live Aid...  Est ce que ça pourrait renaître à cette occasion ?


Alors ça pourrait... moi pour ma part, je rentrerai pas là-dedans. Je préfère continuer à faire de la musique et si je dois parler de choses comme ça je le ferai mais j'ai pas envie de rentrer dans quelque chose de trop politique. Si la musique, et ce que je dis/raconte, peut faire évoluer les consciences à mon niveau ok, mais je veux pas que tout ce qui est lié à l'écologie devienne un faire-valoir. Je trouve que ça fait un peu chien de guerre. Ce petit côté "tiens on parle de ça, ça va devenir tendance". Il y a des gens qui l'on fait mais avec leur cœur : je pense à Gojira qui a toujours été impliqué avec Greenpeace. Je les connais très bien, on avait enregistré un album chez eux avec un groupe qui s'appelait Aquilon quand j'étais plus jeune. Joe et Mario sont très proches de la terre, ils ont cette fibre et eux c'est authentique, par contre ensuite il y a eu d'autres groupes qui sont rentrés là-dedans parce que Gojira les ont inspirés.... Alors tant mieux car peut-être que ça a fait avancer les consciences mais après je suis pas sûr que le message soit authentique et ça me dérange un peu plus. Je préfère rester un musicien qui fait de la musique et laisser à des organisations qui sont faites pour ça et qui le font certainement mieux que moi, qui sont mieux informées que moi en plus et ont une vraie puissance. Ce sont elles qui ont notre soutien en tout cas.


Vous participez au concours pour le festival Metalhead Convention dans la section Djent/PROG et pour laquelle MusicWaves sera membre du jury, qu’est-ce que vous retirez de cette participation ?


J'apprécie de concept. Ce que j'aime c'est que ça permet de montrer la musique metal dans toutes ses facettes. Je pense que ça s'adresse pas qu'aux metalleux et qu'il y aura une ouverture à des gens qui ont envie de découvrir. Je pense qu'à un moment le discours qui réside à dire "c'est quoi ces touristes qui viennent au Hellfest", je dis "les gars vous n'êtes pas nés metalleux, vous y êtes venus, vous vous y êtes intéressés. Il a bien fallu que vous vous mélangiez pour en apprécier le contenu". On est resté pendant longtemps dans l'underground en disant personne nous veut... Maintenant qu'il y plein de festivals pour nous, on entend le discours inverse... Donc cette convention est une super initiative et ça va faire ouvrir les yeux à plein de gens, leur faire découvrir des choses et j'espère qu'il y aura plein de monde pour voir ce qu'est l'univers du metal car il y a plein de choses à découvrir. Il y a des gens qui vont adhérer à des groupes qu'ils n'auraient jamais imaginé écouter.


On a commencé cette interview par la question trop posée, à l'inverse quelle est celle à laquelle tu aurais aimé répondre ?


(Rires) Ce que je pense de la scène française ?


Alors qu'en penses-tu, à titre personnel, je la trouve en plein essor ?


Je la trouve fantastique, je découvre des groupes géniaux tous les jours. J'ai du mal avec ce terme de scène locale mais les gars tu les mets sur des grosses scènes ils bouffent parfois des blockbusters. Faut arrêter avec la scène locale, ce sont des groupes qui jouent superbement. Il faut leur donner une chance de faire leurs preuves et qu'ils aient confiance en eux. La musique et le talent n'ont pas de frontières, il faut écouter ces gens-là et leur donner la possibilité d'aller sur des plus grosses scènes et de montrer de quoi ils sont capables.


Merci à toi et reste en bonne santé.

Merci à vous.




Plus d'informations sur https://www.facebook.com/scarlean/
 
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