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PATTERN-SEEKING ANIMALS (02 AVRIL 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK PROGRESSIF

En plein confinement, Music Waves est parti à la rencontre de l'homme fort du supergroupe, producteur, multi-instrumentiste, leader et compositeur de Pattern-Seeking Animals,
DARIALYS - 08.05.2020 - 4 photo(s) - (0) commentaire(s)
Emmanuel Macron nous avait prévenu lors de son discours annonçant le confinement de la population : il faudra que les Français innovent en matière de pratiques sociales pour que la vie continue. Music Waves accordant une grande importance aux interviews, nous avons opté récemment pour des entretiens par Skype, permettant de maintenir le lien avec le monde de la musique. Aujourd'hui, nous sommes allés à la rencontre de John Boegehold, ancien musicien de session pour Spock's Beard mais aussi multi-instrumentiste, producteur, et récemment créateur et compositeur du supergroupe Pattern-Seeking Animals. Un entretien intéressant avec un musicien bavard et passionné auquel il n'aura manqué que l'image pour que l'échange soit total.


John, nous allons commencer cette interview par notre question rituelle : quelle est la question que l’on t’a posée trop souvent et à laquelle tu en as marre de répondre ?

John Boegehold : Il n’y a pas de question à laquelle j’en ai marre de répondre. Les questions que l’on me pose le plus souvent sont autour de Spock’s Beard (groupe dont il a fait partie en tant que musicien de session, ndlr). On me demande des fois où en est le groupe, mais je ne suis pas en capacité de répondre. Je ne suis plus dans le coup maintenant alors je n’en ai aucune idée ! (Rires). Beaucoup de gens me posent cette question. La dernière fois que j’ai travaillé avec eux, c’était pour l’album « Noise Floor » il y a 1 ou 2 ans (13ème et dernier album studio de Spock’s Beard en date), mais depuis je n’ai plus travaillé dessus.


Bon, je t’ai préparé quelques petites questions sur Spock’s Beard quand même !

John : C’est très bien ! Comme je te l’ai dit, il n’y aucune question à laquelle je n’aime pas répondre. J’ai plein de temps vu que je suis enfermé chez moi ! (avec le coronavirus, ndlr).


A ce propos, comment vivez-vous cette situation ? J’imagine que c’est difficile de travailler en tant qu’équipe, de préparer la promo, les concerts, etc.

John : Eh bien, en Californie cela fait 3 semaines et demi que l’on est confinés. Pour la promo, ça va. C’est bien plus efficace et simple qu’il y a 20 ans où cette situation aurait été vraiment problématique. Tout le monde travaille à la maison. On avait un concert prévu dans le cadre du Rosfest en mai, mais évidemment tout ça a été annulé. On devait aussi tourner deux clips pour deux morceaux de notre nouvel album, mais on a dû l’annuler aussi. Alors tout le monde a commandé un fond vert et des lumières et chacun va tourner ses parties chez soi ! On a un directeur vidéo qui nous a dit comment régler tout ça pour que tout se passe du mieux possible. On va essayer et j’espère que ça va marcher ! (Rires). Ça vaut le coup d’essayer.


Et ça montre qu’alors même que vous êtes des musiciens expérimentés, vous pouvez encore apprendre de nouvelles façons de fonctionner, utiliser de nouvelles méthodes avec lesquelles travailler !

John : Oui bien sûr ! Ce n’est pas facile, il y a beaucoup de choses qui changent, il faut rester actifs.


Si ce n’est pas encore confidentiel, je pense que parmi les deux morceaux pour lesquels vous allez tourner un clip, il y a sûrement ‘Why Don’t We Run’ car elle est très percutante et elle est courte par rapport à la moyenne des titres.

John : C’est intéressant car à la base on devait faire deux vidéos : ‘Raining Hard In Heaven’ en studio avec deux invités pour jouer de tous les instruments, car c’est un morceau assez complexe et profond. Ça devait donc être une grosse vidéo, avec le producteur et le directeur artistique. Mais maintenant qu’il n’y a plus que nous quatre, on ne peut pas jouer ce morceau comme on l’aurait voulu. Ça n’aurait pas marché. Le but était de filmer ‘Elegant Vampires’ en second, mais on a eu de très bons retours sur ‘Why Don’t We Run’ alors on risque de filmer ces deux-là. Pour équilibrer les choses, on risque de sortir ‘Raining Hard In Heaven’ en single un peu plus tard dans le mois, avec une la pochette de l’album en fond, avant d’envoyer les vidéos promotionnelles avant la sortie de l’album. Mais on travaille encore là-dessus. On fait aussi des vidéos individuelles sur l’album que le label nous a demandées. Ça devrait marcher !




Dans tous les cas, quel que soit le morceau que vous choisirez, cela devrait le faire dans un clip car elles sont toutes super.

John : Merci ! Sauf pour ‘Libefoat’ qui dure 17 minutes ! (Rires)


Bien sûr ! (Rires). Et voici ma première question sur Spock’s Beard. La plupart des supergroupes sont articulés autour de membres venant de plusieurs groupes. En créant Pattern-Seeking Animals, tu as choisi de ne t’appuyer que sur des membres et ex-membres de Spock’s Beard. Pourquoi cela ?

John : Eh bien, tout d’abord, je connais Dave Meros (le bassiste, ndlr) depuis 40 ans. On a joué dans des groupes ensemble quand on était jeunes et avant même qu’il ne rejoigne Spock’s Beard. Qu’il soit dans Spock’s Beard ou non, si j’ai besoin d’un bassiste, c’est lui que j’appelle. C’est un très bon musicien et je le connais depuis toujours. 90% du temps où j’ai eu besoin d’une basse, c’est à lui que j’ai fait appel. C’était donc un choix naturel. Jimmy (Keegan, le batteur, ndlr), je l’ai rencontré quand il a commencé à jouer dans Spock’s Beard quand Neal (Morse, ndlr) est parti. C’était le batteur de tournée. J’aime beaucoup sa manière de jouer et c’est un très bon chanteur aussi ! J’aime beaucoup sa voix. J’ai hésité avec Nick (D’Virgilio, ndlr) car ce sont les deux de très bons batteurs. L’avantage de Jimmy est qu’il est à quelques villes de là où je vis. Quant à Ted (Leonard, guitariste et chanteur), je l’ai rencontré avant qu’il ne rentre dans Spock’s Beard. C’est un très bon chanteur et c’est un guitariste phénoménal qui, je trouve, n’a pas les moyens de s’exprimer pleinement à ce niveau-là dans Spock’s Beard, car il est entouré de très bons musiciens. Pour résumer, je connais plein d’autres musiciens, mais Dave, Jimmy, Ted et moi avons toujours ensemble, dans des groupes, des cover bands, etc, donc ça semblait naturel. Et on s’entend très bien. J’ai travaillé avec d’excellents musiciens par le passé mais avec qui ça se ne se passait pas aussi bien musicalement. Je trouve que nous quatre, ça sonne bien tous ensemble, et ça se passe bien.


Si tu veux bien, on va parler de votre nouvel album, « Prehensile Tales ». Habituellement, il faut 2 à 3 ans pour un groupe pour sortir un nouvel album. Mais celui-ci est sorti 10 mois après le premier seulement. Que s’est-il passé ? (Rires).

John : Quand j’ai commencé à travailler sur le premier album de Pattern-Seeking Animals, je n’avais pas pour projet de lancer un groupe, je voulais juste écrire des chansons, notamment des morceaux que j’avais écrit pour Spock’s Beard et que je ne leur avais pas présentés, ou qui n’avaient pas été retenus. J’ai proposé à Ted de chanter sur ces morceaux et il était content de faire ça. On s’est rendu compte qu’avec le temps, on avait de quoi faire un bon album et tout est allé assez vite par la suite. Quand le premier album est sorti, j’ai dit aux autres que je voulais que le suivant sorte l’année d’après. Donc dès qu’on a sorti le premier, j’ai commencé aussitôt à travailler sur le deuxième, mais cet fois-ci, je suis reparti à zéro. Tous les morceaux ont été écrits dernièrement, alors qu’habituellement, je reprends toujours quelques vieilles idées qui n’avaient jamais été concrétisées. L’écriture a été rapide. J’avais besoin d’une deadline proche pour avancer. En général, les groupes prennent plus de temps pour sortir un album, car ils font des concerts, ils partent deux mois en tournée, etc. Mais ce coup-ci, notre producteur était disponible, et on a pu enregistrer tout ça dans la foulée. Il y a encore quelques chansons qui n’ont pas vraiment fonctionné et que l’on n’a pas gardées. La dernière chanson de l’album, ‘Soon But Not Today’ a été le dernier morceau à être écrit. A la base, il devait y avoir deux morceaux plus courts mais ils n’ont pas marché, alors c’est celui-ci que l’on a gardé. Mais par chance on a pu faire tout ça tout en tenant la deadline que l’on s’était fixée.





Non seulement vous avez respecté le planning mais surtout, vous avez écrit un très bon album, on sent qu’il a maturé, alors que vous l’avez écrit en très peu de temps.

John : Oui, je suis très content que l’on ait de très bons retours comme ça. Le problème quand tu écris un album, c’est que tu es très isolé. Je suis chez moi, tout est dans mon studio, je me mets à mon bureau, je branche ma caméra. C’est très bien, mais quand tu fais les choses aussi vite, c’est difficile de prendre du recul sur ce que tu as fait. Tu te retrouves assis là à te demander si cela va plaire aux gens. En tout cas, ça a plu aux musiciens, mais je n’avais aucune idée de la manière avec laquelle cela serait reçu par le public. Je suis ravi d’avoir de bons retours aujourd’hui quand je vois que les gens l’ont apprécié.


Est-ce que tu peux nous expliquer ce que la pochette représente et s’il y a une signification derrière les titres, s’il y a un concept derrière l’album ?

John : Habituellement, c’est toujours le même artiste qui fait les pochettes des albums sur lesquels je travaille. C’est celui qui fait les pochettes de Spock’s Beard et qui a fait celle de notre premier album. Il est très bon. Habituellement, on lui donne les idées que l’on a en tête et il nous propose des choses. Mais ce coup-ci, tout a été très vite et la deadline étant proche, j’ai cherché sur Internet pour voir s’il n’y avait pas quelque chose de déjà tout prêt que l’on puisse utiliser. On a trouvé cet artiste qui s’appelle Mirek.


Oui et du coup j’ai été parcourir son travail, il fait de très belles choses où il mélange des paysages avec des animaux, c’est bluffant.

John : Tout à fait, et pour Pattern-Seeking Animals, je voulais que la pochette ait quelque chose à voir avec des animaux. Il avait fait 8 ou 10 artworks avec des animaux que je trouvais très bien, et celui que j’ai vraiment préféré, c’est celui que l’on a récupéré au final. C’est bien tombé car il était utilisable. Il n’y a pas de lien entre la pochette et les chansons de l’album, mais j’ai trouvé que cela allait bien ensemble. Elle est très cool et étrange en même temps. Quant au titre, 'Prehensile Tales', c’est un jeu de mot. « Prehensile » veut dire « qui peut servir à prendre », et « Tails » ce sont les queues des animaux car les animaux peuvent se servir de leur queue pour saisir des choses ou de se suspendre dans les arbres. Mais « Tales » veut dire « conte », donc c’était un jeu de mot que je trouvais intéressant. J’avais noté ça une fois, et quand on a commencé à chercher des idées de noms d’albums, j’ai retrouvé cette idée et on est partis sur ça. Voilà l’histoire !


Alors que votre premier album présentait 9 chansons, pour la plupart assez courtes et accrocheuses, ce coup-ci, le nouvel album est composé de 6 chansons, parfois plus longues avec notamment ‘Lifeboat’ qui culmine à 17 minutes, et elles sont peut-être un peu moins immédiates. Voulais-tu consciemment écrire un album moins immédiat avec des morceaux plus longs ?

John : En ce qui concerne ‘Lifeboat’, j’ai souvent essayé d’écrire un long morceau de 15 minutes sans y arriver pour autant. Parfois, je veux écrire une chanson de 20 minutes, mais au bout de 8 minutes, j’ai l’impression que je n’ai plus vraiment grand-chose à rajouter de plus. Maintenant, j’écris un morceau sans me fixer de durée, et je vois jusqu’où cela peut le mener. Avec ‘Lifeboat’, le but initial était de faire un morceau d’environ 5 minutes. Mais en arrivant à la 5e minute, j’ai voulu voir ce que cela donnait si je poursuivais l’écriture, et j’ai continué à écrire, j’ai continué ! Mais au commencement, je n’avais pas idée qu’elle durerait si longtemps !


Justement, ‘Lifeboat’ démarre avec une phrase de piano qui n’est pas sans rappeler une section dans ‘Orphans Of The Universe’ sur votre premier album. Est-ce involontaire, ou alors y a-t-il un lien entre ces morceaux, et si oui, quel est-il ?

John : Il n’y a pas de lien intentionnel, mais il se trouve que lorsque j’ai trouvé cette section, j’ai trouvé deux suites intéressantes que j’ai choisi de développer sur deux morceaux différents. Je suis toujours avec mon iPhone sous la main. Si je trouve un riff qui me plaît, je l’enregistre pour garder l’idée. A la base, c’était juste une suite d’accords de 30 secondes. Quand je m’assois à mon piano, à mes claviers ou que je prends ma guitare, je repars souvent de quelque chose que je connais et j’essaye d’enchaîner sur autre chose, mais je pars d’un existant. C’est comme ça que l’idée du début de ‘Lifeboat’ m’est venue.




L’instrumentation de cet album est très riche avec l’apparition de nouveaux instruments notamment comme le violon, le violoncelle, la trompette, la flûte, le saxophone baryton… Comment t’est venue l’idée d’avoir recours à de nouveau instruments ce coup-ci ?

John : Cela a commencé avec la flûte. J’ai une amie qui s’appelle Suzanne, qui est une excellente flûtiste et qui joue dans plusieurs orchestres. Je lui ai proposé de jouer de la flûte sur certains morceaux. Je crois qu’au final elle joue dans 3 morceaux de l’album. Concernant le violon, j’avais déjà voulu en mettre sur l’album précédent à quelques endroits, mais cela aurait trop sonné comme des passages de Kansas à mon goût. Ce n’était pas que je ne voulais pas que les gens disent : « cela me fait penser à tel groupe », car ça, ça ne me pose pas de problème. Je ne voulais pas que la ressemblance soit trop évidente. Ce coup-ci, j’ai contacté une violoniste indienne qui vit à New-York. Elle est très douée et elle vient de la musique classique, en plus d’avoir une influence indienne. Je lui ai demandé de jouer du violon de façon indienne tout d’abord et ça a fonctionné. Pareil pour la trompette, j’ai trouvé que cela manquait dans quelques morceaux. J’ai préféré avoir recours à une véritable trompette plutôt qu’à un synthé qui peut reproduire son son mais sans conviction. Et étant donné que les deux albums sont sortis à peu d’intervalle, j’avais envie que le nouveau ait un son sensiblement différent.


Si je ne me trompe pas, tu as écrit le premier album tout seul. Est-ce que tu as gardé le même procédé d’écriture ce coup-ci encore, ou était-ce un effort plus collaboratif ?

John : En fait, c’est l’inverse. Sur le premier album, il y a deux morceaux que l’on a co-écrits avec Dave : ‘Stars Along The Way’ et ‘No One Ever Died And Made Me King’ il y a quelques années pour Spock’s Beard, mais ça ne l’avait pas fait. Ce coup-ci, j’ai tout écrit moi-même. J’ai eu l’inspiration alors j’ai commencé à écrire. Après, je n’ai pas écrit chacune des notes. J’ai écrit toutes les parties, mais je disais par exemple à Dave d’écrire des lignes de basse à certains moments, ou évidemment, je ne disais pas quels solos de guitare jouer à Ted. Il y a eu beaucoup de collaborations.

 

Pour moi, écrire un morceau de 3 minutes de pop bien avec un chant accrocheur qui se retient, c’est tout autant du génie que d’arriver à écrire un long morceau.

 

J’ai l’impression que dès le premier album, vous saviez quel type de musique vous vouliez écrire. C’est une musique complexe et parfois, les morceaux sont longs, mais il y a toujours des accroches et c’est assez facile d’accès finalement. Est-ce que tu penses que vous avez trouvé votre recette ?

John : Je ne sais pas s’il y a une recette à proprement parler. Si j’aime ce que j’écris, alors ça se termine sur l’album. J’ai grandi avec le rock progressif de Yes, de Genesis et de Gentle Giant qui m’a fasciné, et cela peut paraître contradictoire mais j’aime beaucoup la pop qui va droit au but avec des mélodies qui se retiennent et que l’on peut chanter. Pour moi, écrire un morceau de 3 minutes de pop bien avec un chant accrocheur qui se retient, c’est tout autant du génie que d’arriver à écrire un long morceau. Même si j’écris un morceau de prog complexe avec des changements de mesure, j’essaye toujours d’écrire des passages accrocheurs. Parfois, quand je pars dans des passages instrumentaux qui durent assez longtemps et que je me surprends à sauter des passages pour parcourir le morceau, je me dis : « qui va écouter ce passage si moi-même je ne l’écoute pas ? ». Alors je préfère enlever cette section.


Je pense aussi que l’on peut totalement combiner pop et musique progressive. Je vais même te dire que l’un des albums qui m’a le plus marqué en 2018 a été « Seventeen » de Kayak qui a de longs morceaux progressifs mais toujours accrocheurs, et à côté de ça, beaucoup de morceaux de 3 minutes très immédiats mais en même temps très bien construits et pas trop évidents.

John : C’est un très bon album ! C’est intéressant car quand Kayak a commencé dans les années 70, c’était un groupe de pop. Mais effectivement, tout est bon dans cet album, et c’est le genre de choses que j’aime. Même si tu écoutes les premiers groupes de rock progressif comme Yes et Genesis, même si tu écoutes leurs morceaux les plus longs et les plus progressifs, il y a toujours des mélodies que tu peux chanter et retenir. Sur ‘Close To The Edge’, il y a plein de moments qui retiennent ton attention comme le refrain par exemple, et pourtant, c’est une chanson de 18 minutes ! Et je pense que malheureusement, c’est souvent ce que les artistes perdent quand ils s’aventurent dans des morceaux longs. Après, ça n’est que mon avis ! C’est juste que ça me plaît quand les chansons prennent cette tournure.



Au vu de ta longue carrière, est-ce que tu as encore des attentes quand tu sors un album ? Si tel est le cas, qu’attends-tu de "Prehensile Tales" ?

John : A la base, l’idée était de sortir l’album et de faire des concerts après et de jouer dans des festivals, mais le coronavirus remet tout ça en question et je travaille déjà sur un troisième album ! Je m’occupe de la promo aussi. Je fais ce que je peux pour que ce disque fasse parler de lui. C’est pour ça que j’ai voulu que ce deuxième album sorte aussi vite. Beaucoup de groupes sortent un album et attendent 3 ou 4 ans pour en sortir un suivant, et les raisons se comprennent tout à fait. Mais plus tu prends de temps pour sortir un album, plus les gens risquent de t’oublier. Il y a tellement de groupes que cela peut arriver vite. Au-delà de ça, j’aime beaucoup écrire et produire.


Est-ce que vous prévoyez de partir en tournée, à la fin de l’année peut-être ?

John : On n’en sait rien. On a eu quelques offres comme le Rosfest. C’est plus Jimmy et Dave qui s’occupent de ça, mais pour l’instant, rien n’est vraiment planifié. Beaucoup de concerts ont été reportés en mai et juin au début, mais ils risquent à nouveau d’être annulés. J’ai vu que Steve Hackett a reporté des concerts pour 2021. Mais on n’a pas de visibilité, c’est ça le problème. Même si l’on peut jouer en septembre ou en octobre et que l’épisode du virus est terminé, est-ce que les gens vont venir aux concerts comme avant ? Auront-ils l’argent pour voyager et venir jusqu’aux concerts ? On ne le sait pas. On verra bien ce qui se passe !


Il y a beaucoup de groupes qui sortent un album avant de s’éclipser, mais avec Pattern-Seeking Animals, les choses semblent plus sérieuses avec deux albums sortis en deux ans comme on le disait tout à l’heure. Est-ce que Pattern-Seeking Animals est devenu plus qu’un side project ? Est-il en train de devenir un groupe à temps plein au même titre que Spock’s Beard ?

John : C’est normal que dans la tête des gens, ça ne soit qu’un side band. Mais dans la mesure où je ne travaille plus avec Spock’s Beard, Pattern-Seeking Animals est mon groupe numéro un. Spock’s Beard au contraire a toujours été mon groupe numéro deux. J’ai toujours fait ma propre musique, j’ai toujours eu mes propres groupes. Les autres gars voient les choses différemment mais pour moi, ce n’est pas un side project, c’est mon groupe ! Je n’ai pas l’intention de faire autre chose. En tout cas, ce n’est pas un side project.

 

Si tu es en capacité de sortir de la musique régulièrement aujourd’hui, je pense que c’est un gros avantage

Voilà une bonne nouvelle pour le futur ! Cela veut dire que l’on peut s’attendre à avoir un prochain album assez vite !

John : Oh oui ! Je continue d’écrire de toute façon. Le label, InsideOut, est content lui aussi ! Ce n’est pas si fréquent chez les groupes de nos jours, à part chez Neal Morse où j’ai l’impression qu’il écrit de la musique en continu ! La plupart des groupes, ils sortent un nouvel album, et on n’entend plus parler d’eux pendant des années. J’ai vu que Pendragon avait sorti un album récemment, et c’est super, mais je crois que cela faisait 5 ans qu’ils n’avaient rien sorti. Si tu es en capacité de sortir de la musique régulièrement aujourd’hui, je pense que c’est un gros avantage.


Donc maintenant pour vous le défi va être de sortir le troisième album en 9 mois ! (Rires)

John : (Rires) Mon Dieu ! Je pense que tous les ans, c’est bien. On peut s’attendre à un nouvel album mi-printemps ou début été 2021 pour le prochain Pattern-Seeking Animals.


Nous avons commencé cette interview en te demandant quelle était la question que l’on t’avait posée trop souvent. Au contraire, y en a-t-il une que tu aurais aimé que je te pose ?

John : Eh bien… Parfois, les gens posent des questions sur des chansons spécifiques, et j’aime y répondre, mais il n’y a rien que j’aurais particulièrement aimé que tu me demandes. Tu as posé beaucoup de très bonnes questions déjà !


On se retrouvera donc pour l’interview du prochain album de Pattern-Seeking Animals, dans un an ou deux alors !

John : Oui, dans un an ! Pas dans deux ans, dans un an ! (Rires).


Merci beaucoup pour ce très bon album, et merci d’avoir accepté cette interview ! Restez bien au chaud, et je vous souhaite de pouvoir jouer cet album sur scène prochainement !

John : On a hâte aussi ! C’était super, à bientôt !



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/psanimals1
 
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