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FREAK INJECTION (09 AVRIL 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL INDUSTRIEL

Music Waves a pénétré dans le chapiteau aux couleurs barriolées du cirque Freak Injection pour aller à la rencontre des monstres.
ADRIANSTORK - 27.04.2020 - 2 photo(s) - (0) commentaire(s)
Music Waves a pénétré dans le chapiteau aux couleurs barriolées du cirque Freak Injection pour aller à la rencontre des monstres. Derrière les masques et le maquillage, nous avons découvert un groupe sensible et exigeant porté par sa figure de proue, une chanteuse aussi sensible que schizophrène. Méfiez-vous des apparences, les fous ne sont pas toujours ceux auxquels on pense.


Cet album s'intitule "Daddy Is The Devil", une phrase qu'aurait pu prononcer Adrian, le bébé de Rosemary. Est-ce une référence à ce film ou vouliez-vous trouver un titre révélateur qui puisse annoncer votre couleur à savoir : “un côté enfantin, sexe et freak” comme le disait Charlie dans notre précédente interview?

Charlie : Il s’agissait plutôt d’un titre révélateur, en défi à une figure paternelle que l’on retrouve pour beaucoup dans la religion, chez son patron, son gouvernement ou même sa propre famille. La figure paternelle régit un véritable contrôle sur chacun d’entre nous de façon symbolique.  Cet album débute l’histoire d’un défi qui existe depuis des millénaires. C’est un défi personnel que nous devons d’ailleurs relever pour la majorité des membres de Freak Injection... A titre personnel, je n’ai pas été inspiré et influencé par un film de Polanski mais par une expérience personnelle. “Allo.., daddy?”

Fernand : la deuxième suggestion, Plutôt révélateur de l’univers du groupe qui s’est construit  paradoxalement sur une enfance déconstruite.


Vous aviez enregistré en 2017 un premier EP mais cette fois-ci c'est un album complet, parlez-nous de votre expérience en studio qui a dû être plus intense que précédemment, qu'y avez-vous appris?

Fernand : A ne pas nous entretuer! (rires) Plus sérieusement nous avons gardé la même formule : je compose, Kevin m’aide dans l’arrangement , Charlie donne son avis au fur à mesure telle une coach , je modifie, une fois que c’est bon, elle écrit ses paroles et sa ligne mélodique , on enregistre et on envoie au mix. Dans notre chaos on est quand même organisés!  J’arrive à coucher très vite les morceaux, l’urgence m’excite autant qu’un bon porno. Pour les parties guitare et basse, Kevin et moi nous sommes enfermés 3 jours dans mon studio, on sortait juste pour aller picoler et évacuer au pub du coin.

Charlie : Nous avions appris à nous découvrir encore plus musicalement et artistiquement. Comme le mentionne Fernand, je crois en son talent et parfois je le challenge et le pousse à bout pour qu’il sorte de ses retranchements, de sa sécurité. C’est parfois difficile de devoir montrer ce qui se cache vraiment, ainsi on a pu se dévoiler mutuellement des secrets intimes, également avec Kévin avec qui nous partagions cela durant la composition à 3. Notre nouveau batteur Hector nous a rejoint après, une fois l’album enregistré.


Comme à votre habitude, vous aimez vous jouer des étiquettes et les mélanger dans une tambouille infernale, de la pop du rock, de l'électro et même un peu d'atmosphérique. Brouiller les pistes parce que vous aimez démesurément tout style de musique, chacun ayant voix au chapitre, ou encore une fois est-ce que c'est totalement inconscient?

Fernand : On écoute tous plus ou moins des trucs différents. En fait voici la recette, je suis le compositeur principal et mes influences vont être Tears For Fears, Elton John, Depeche Mode pour la mélodie donc des  trucs qui n’ont rien à voir avec Freak. Charlie me donne ses suggestions pour rendre le son et les arrangements dans la veine ce qu’elle écoute, Prodigy, Die Antwoord etc… Mais pour ma part ayant été bercé par le néo metal et autres, elle sait faire ressortir mes vieux démons, même si j’ai tendance à vouloir composer des hymnes pop rock (rires). La fin de 'Crosses' ou le pont des morceaux c’est ma touche, mon territoire , Charlie sait qu'elle doit me laisser cet espace de liberté !

Charlie : Je pense que l’on laisse clairement l’inconscient faire, cela permet de créer une signature à nous qui se dégagera de plus en plus avec le temps. Il faut apprendre à se connaître soi-même et se redécouvrir musicalement. A titre personnel, j’aime ce qui envoie en électro, avec une touche bien dark mais j’aime également le metal (Rammstein, Devin Townsend), l’indus (Ministry, Nine Inch Nails), la retronew wave (Perturbator,Carpenter Brut), la pop (The Weekend, Lady Gaga). J’adore analyser les compositions des artistes mainstream car il y a une connaissance de l’underground de ces compositeurs dont le public ne se doute même pas et c’est ce qui donne des tubes originaux. Je pense que dans l’art il est nécessaire de se laisser un peu divaguer vers le chaos pour pouvoir créer. Il en ressortira de cette pierre brute, une pierre raffinée avec le temps. C’est le travail de toute une vie.


Je pense que dans l’art il est nécessaire de se laisser un peu divaguer vers le chaos pour pouvoir créer.


Comment se passent les répétitions, est-ce que chacun sait à l'avance dans quelle direction aller ou au contraire vous avancez au fur et à mesure, ou alors chacun compose comme dans un cadavre exquis?

Charlie : En répétition la musique est déjà prête, le travail à effectuer est la réadaptation live du son studio. Il n’est pas toujours simple de reproduire la même production en live, cela permet une créativité de réarrangement.

Fernand : Les répétitions servent à répéter et à mettre en place le show!


L'album démarre sur une 'Intro' électro assez glaçante. Etait-ce une façon de nous dire :"Voilà, mes petits choux, vous êtes dans l'antre de la Bête et vous ne pouvez plus reculer?"

Charlie : Mais oui, mon enfant...tout à fait !

Fernand : Exact, avalés tout cru comme une bonne gorge profonde et on vous jette au visage nos névroses dans un jaillissement de sons!


D'ailleurs 'Freaky Doll',  le morceau qui suit, pourrait se définir comme votre hymne national. Peut-on penser qu'il s'agit du morceau qui pourrait le mieux éclairer - si c'est possible - votre identité et ce qui explique sa position avancée dans l'album?

Charlie : Sa place est nécessaire car il introduit l’enfance malsaine et donne le fil conducteur pour toute la suite de l’album. C’est le commencement de l’histoire d’une petite fille qui discute avec sa poupée malaisante qui lui suggère de faire certaines choses. C’est l’entrée vers ce monde freaky où on ne sait pas encore ce qu’il y a sous son lit.

Fernand : En fait à l'origine l’intro était partie intégrante du morceau 'Freaky Doll' mais devant sa longueur on a décidé de le couper en deux pistes. Pour l’anecdote ce fut le premier morceau composé après l’EP.





Ce nouvel album est un feu d'artifice musical. Bien malin qui pourra deviner la destination finale d'un morceau.'Evil Racoon Party' est un véritable train fantôme conduit par des rythmiques folles et un chant possédé à la Nina Hagen (que Charlie avait revendiqué lors de notre précédente interview). Pour l'auditeur c'est du caviar mais comment réussissez-vous à trouver un équilibre dans le chaos?

Fernand : Comme je disais plus haut, Je retranscris le son que Charlie veut et je me garde mon espace de liberté, la partie atmosphérique. J’adore ce que la mélodie en général peut procurer à mon esprit, les choses tristes, vous trouverez toujours cette mélancolie dans les morceaux de freak qui sied d’ailleurs à l’esprit torturé de notre chanteuse, ça fait un sacré mélange, une folie douce qui peut péter à n’importe quel moment.

Charlie : En général on se donne une piste d’histoire avant la composition du morceau, ainsi les sons serviront à l’avance le sujet de l’histoire. A partir du moment où il y a une thématique, notamment sur la domination des racoons lors d’une soirée maléfique arrosée, le compositeur peut accoucher de sons et créer le bruit que ferait une invasion de racoons destinés à foutre le bordel. Si le morceau se crée pour matérialiser l’histoire, alors je peux  interpréter la voix de ce raccoon fou.


Pouvez-vous nous éclairer sur le thème de cette chanson et d'ailleurs après les licornes, est-ce que le raton laveur (Racoon) est votre nouveau totem?

Charlie : C’est une grosse soirée organisé par le roi raccoon maléfique, roi des freaks. Il prône son discours aux invités : dessiner des pentacles roses au sol et brûler au barbecue les intolérants aux freaks. Les raccoons de sa cour s’excitent d’euphorie , de folie créant un véritable chaos jouissif et dansant sous des arcs-en-ciel.  Je ne suis qu’une voix intermédiaire pour diffuser le message du raccoon maléfique. Ce raccoon est le symbole d’un chaos pour honorer les freaks. Gare à celui qui s'embarque dans son chaos, il deviendrait addict et danserait toute la nuit. Le raccoon totem qui symbolise le chaos se tiendra auprès de la licorne qui symbolise le côté enfantin.

Fernand : On a tous des animaux totem, Pour ma part le dobermann, d’où le masque, prêt à mordre mais docile quand il le faut.

Parfois la tension se crée de façon minimaliste comme ces soupirs dans 'Sex Me' ou ces quelques notes dans 'Nothing Without You'. Vous vous jouez des tempi en ralentissant puis en repartant de plus belle ('Daddy Is The Devil'), est-ce une façon comme vos collègues de Shaârghot de maintenir quelques instants la tête de l'auditeur hors de l'eau avant de lui refaire boire la tasse?

Fernand : Toujours mon espace de liberté. Charlie et Kevin aussi aiment les choses atmosphériques donc c’est vraiment naturel, il faut laisser souffler l’auditeur, le surprendre, comme en concert, au milieu du show... mais pour ça il faut venir!

Charlie : En effet il faut frustrer un peu en suggérant, pour ensuite sonner de façon explosive, ce sont des schémas qui fonctionnent très bien autant dans l’intime que dans la musique ! La musique est quelque chose de rythmé qui doit tenir en haleine puis nous donner un sentiment de dépassement.





Dans 'Sex Me' on a un petit solo timide de guitare. Pourquoi avoir décidé de l'incorporer et est-ce que le guitariste pourrait être plus volubile sur le prochain?

Fernand : Nous ne sommes pas un groupe à guitare, d’abord je ne suis pas un guitar hero je n’ai jamais été fan de ces techniciens - je les respecte mais ce n'est pas ma came-, je cherche l'émotion, une note peut apporter plus qu’un solo, je suis fan de Paradise Lost, ils ont la même philosophie, je trouve. Ensuite je suis meilleur en composition et production donc j’utilise mes armes. Je  suis entouré de très bons musiciens, une chanteuse avec une belle tessiture, un superbe bassiste que ce soit musicalement ou humainement et actuellement un très bon batteur Hector (oh yeah!) Pour le solo, c’est un choix artistique de ne pas le laisser envahir l’espace comme sur 'Nothing Without You'.

Charlie : Pourquoi pas challenger le guitariste là-dessus sur le prochain album? (rires)


L'accent français est parfois identifiable mais il permet d'alléger le propos et de lui donner une dimension kitsch assumée comme votre cousin Bela Lugosi et son accent hongrois dans Dracula. Mais même si vos influences sont anglo-saxonnes, pourriez-vous ainsi que le firent Ici Paris ou Magoyond écrire des textes également en français (avec la voix de Charlie, vous n'avez rien à craindre)?

Fernand : Sur le dernier titre de l’album "Muse Maléfique", Charlie chante en français! Nos influences étant essentiellement anglo-saxonnes, nous ne sommes pas posé la question, ça a été naturel, et aussi nous ne voulons pas faire peur aux auditeurs qui comprendraient les névroses de notre chanteuse! Cependant Kevin notre bassiste étant très bon pour les reprises de Gérald De Palmas ou Céline Dion à la guitare, un projet parallèle variété française ça semble pas mal!

Charlie : Je ne prendrai pas parti pour la variété française (rires), même s’il y a parfois de bonnes choses mais il est vrai que pour le dernier morceau de l’album j’ai inclus quelques phrases sulfureuses en français. De la “poésie trash”. Nous avons enfin trouvé comment rendre sexy notre langue sur quelques passages. Cela ajoutera une signature , le groupe Visage l’avait fait à merveille.


Sur 'Sex Voodoo Rock 'n' Roll' on a l'impression que vous tendez vers une démarche plus expérimentale avec le montage sonore. Est-ce que c'est une cérémonie rock 'n'roll électro haïtienne?

Fernand : Exactement, la prêtresse à laquelle nous apportons les ingrédients sonores pour sa marmite! J’aime expérimenter , le chaos contrôlé dans les morceaux, ce titre en est une bonne représentation.

Charlie : Tout à fait, on a voulu créer une chanson sur un chaos sexuel et si c’est trop lisse et pas assez expérimental ce serait bien dommage... Le concept tourne autour de “créer ses propres rituels” dans le sexe lorsqu’on est en fusion avec une personne. Le rituel se crée à 2 et on ne suit pas de protocole pré-établi.


Pourquoi avoir utiliser des morceaux de votre précédent EP ('Sex Me', 'Crosses') alors que les deux autres morceaux ('Freak Is The Fashion' et 'Russian Boy') ont été laissés de côté ? Est-ce pour éviter qu'on vous accuse de paresse en reprenant d'anciens morceaux ou parce que les deux déboutés ne vous plaisaient plus rétrospectivement?

Fernand : On voulait donner une seconde vie aux deux titres cités. Ils méritaient de toucher un plus large public. 'Russian Boy' est une de nos hymnes mais a été beaucoup joué avec le clip, le public le connaît bien. Pour 'Freak Is Fashion', il s’agissait du titre de l’EP qui doit rester à l’EP même si perso c’est un des titres dont je suis le plus fier au niveau production.


Votre chanteuse Charlie fait des prouesses vocales, on parlait de Björk et de Kerli sur notre précédente interview, maintenant on peut aller jusqu'à Lena Lovich, Nina Hagen ou encore sa compatriote Mona Soyoc, des chanteuses qui usent de leur voix comme un instrument de musique pour suggérer différentes humeurs, souvent assez psychopathes (dans Freaky Doll on pense au passage de "You have to kill them all" à "Lalalala" en passant par 'I love you', dans "Glitter In Hell"). Est-ce que les chanteuses citées sont des modèles et comment Charlie trouve-t-elle une mesure dans son interprétation?

Charlie : Je suis très respectueuse de ces artistes qui ont su apporter une véritable innovation sur leur façon de chanter. Allier de l’innovation artistique et technique vocale demande une vraie folie intérieure et à la fois une capacité à structurer . Ce n’est pas toujours simple quand on se lâche vraiment et qu’on se laisse porter par sa propre folie. Ces femmes sont des modèles pour leur sens de la liberté, le fait de ne pas craindre d’être prise pour une dingue plutôt qu’une nana sexy et parfaite. Ce qui m’inspire chez elles c’est qu’elles sont devenues plus que des chanteuses mais des voix au service d’un univers. A partir du moment où on entre dans cette démarche, tout est possible, plus aucune crainte d’être jugée pour des expérimentations vocales et de ce chaos naît de belles choses si on est bien entouré pour structurer.


Ces femmes sont des modèles pour leur sens de la liberté, le fait de ne pas craindre d’être prise pour une dingue plutôt qu’une nana sexy et parfaite.


Dans 'Glitters In Hell', elle dévoile sa vraie voix, juste et majestueuse associée à sa voix de freak. Quelle est la part du Je/Jeu dans son travail vocal? C'est-à-dire où est Charlie et y a-t-il véritablement une distanciation totale entre l'interprète et son travail?

Fernand : Charlie sait tout faire, parfois pour s'échauffer elle chante des airs d'opéra. Elle  peut interpréter de la pop comme du rock pur et dur. Dans la vie elle peut être douce ou bien une vraie freak dans le bon sens du terme, à l'image de sa voix.

Charlie : Selon moi il n’y a pas de distanciation, l’humain en moi influence totalement l’artiste et vice versa. Je me transforme au quotidien à mesure que je me transforme dans l’art. Pas facile de jongler au quotidien avec ces facettes-là car ça peut vous bouffer sans que vous vous rendiez compte. Cela expliquerait pourquoi certains artistes deviennent dingues et perdent certaines notions quand ils donnent tout. J’essaye de jongler avec la part enfantine mais j’ai aussi beaucoup de violence en moi que j’essaye de sublimer comme je peux. (miaulements lubriques).


L'album s'achève sur un morceau atmosphérique un peu tribal, electro, oriental ('Muse Malefique'). Pourquoi avoir calmé le jeu au moment de nous quitter?


Fernand : Avec Charlie on voulait un morceau trip hop pour montrer ce qu'on sait faire, les autres morceaux étant plus nerveux, on ne voulait pas casser la dynamique, ce titre est le dernier tel un orgasme, c’est la petite mort. En concert par contre, on la joue en interlude histoire de laisser respirer le public.

Charlie : Il s’agit également d’un indice pour le prochain album ! Sur les thématiques à venir, la musique ne se calmera sûrement pas mais nous souhaitons insuffler une vague mystique, cela conte l’histoire d’une prêtresse qui danse éternellement dans un temple et collectionne les crânes de ses amants.


La longueur de l'album de 50 minutes n'avez-vous pas peur d'avoir été trop généreux?

Fernand : Je trouve que c’est une belle moyenne, ni plus ni moins, on donne de la quantité sans saturer le public.

Charlie : Il faut avoir le temps de conter son histoire, la prochaine sera peut être plus courte et virulente...





Vous êtes affreux, vous êtes sales et vous êtes méchants mais votre musique est assez riche, à nouveau n'avez-vous pas peur qu'en suivant votre démarche freak vous n'attireriez qu' un public geek plus intéressé par vos déguisements et vous fermez à un public qui pourrait apprécier votre musique mais qui ne verrait pas plus loin que les déguisements (ceci dit vous n'avez pas besoin de ceux qui ont une faible ouverture d'esprit)?

Fernand : C’est un choix délibéré, je fais confiance à Charlie que est la directrice artistique du projet, je ne suis que le compositeur qui reçoit les coups de fouet.

Charlie : J’adore les geeks ! Je suis moi même une gameuse (rires) le challenge et ce qui est drôle c’est justement de se faire respecter tout en faisant des choses délirantes. Il faut vraiment avoir confiance en soi et aller à fond dans son trip. Si tu doutes de ta démarche tu es fini. Ceux qui jugent hâtivement comprendront peut être un jour (ou pas). C’est aux artistes d’entraîner une ouverture d’esprit et non pas à l’artiste de se soumettre à des pseudo-protocoles. Aujourd’hui renié, demain douté et le le surlendemain adoré. Ok, ça sonne mégalo !


Il faut vraiment avoir confiance en soi et aller à fond dans son trip. Si tu doutes de ta démarche t’es fini.


Quel est votre rapport avec le public pendant un concert?

Fernand : Faire vivre l'expérience au public, leur parler, les faire participer, je déteste plus que tout les filles et gars qui restent fixés sur leurs instruments en live, putain les mecs retournez au studio et arrêter le live. L’interaction est importante, les gens sont là pour oublier leurs soucis et passer du bon temps, même si tu fais des pains, si tu donnes tout, et ben ils applaudiront, c’est mon moteur, faire plaisir aux gens en me faisant plaisir, mince vous allez me trouver sympa!

Charlie : Instaurer une relation de coquinerie, de non-jugement, leur permettre ensemble de se lâcher sans suivre de protocoles pour se la jouer cool, on est des freaks, nous avons tous un côté freak en soi, que ce côté étrange que tu ne montres pas à table au dîner , lâche-le, déhanche-toi , pogote et pars en transe ! Egalement, fous des paillettes sur la barbe du voisin qui fait la gueule ! (rires) Bref, on se taquine comme des sales gosses et on finit par tous jouer ensemble à la fin. On encourage à l’insolence bienveillante , on est aussi très provocateurs. 

Est-ce qu'on peut vous imaginer un jour partageant l'affiche avec Alien Sex Fiend?

Fernand : Bien sûr, ce serait vraiment fou ! Mes goûts sont tellement variés que si je jouais avec un groupe comme Tears For Fears, je serais tout autant ravi.

Charlie : C’est un bon défi, on leur enverra cette interview dès qu’elle sera publiée tiens ! Hello Nik Fiend... Bises pailletées Music Waves !


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/freakinjectionmusic/
 
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