MW / Accueil / Articles
A PROPOS DE:

ONE LIFE ALL-IN (24 AVRIL 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HARDCORE

Et de deux EP pour le groupe lyonnais de punk hardcore ! Pendant le confinement, c'est Clément le guitariste de la formation qui s'est prêté au jeu de l'interview pour Music Waves !
DARIALYS - 17.06.2020 - 3 photo(s) - (0) commentaire(s)
C'est un album qui était initialement prévu pour One Life All-In. C'est finalement un EP, baptisé "Letter Of Forgiveness" qui paraît pendant cette période de confinement, avec 6 nouveaux morceaux ravageurs ! Clément, guitariste du groupe, a accepté pour nous de revenir sur la sortie de ce deuxième EP !


Bonjour Clément ! Merci d’avoir accepté cette interview, c’est la deuxième avec Music Waves ! La dernière fois, il y a un peu plus de deux ans, on vous avait demandé quelle serait la question que vous auriez aimé que l’on vous pose et vous aviez répondu : « pourquoi le groupe s’appelle-t-il One Life All-In » ?. Alors je te la pose d’entrée ! Pourquoi ce nom ?

Clément : One Life All-In, en gros c’est « carpe diem ». C’est faire en sorte que sa vie soit la plus complète possible !


C’est bien, il y a un message optimiste qui n’est pas forcément fréquent dans le genre ! Dans la précédente interview, on vous avait demandé si One Life All-In pouvait devenir la priorité par rapport à Seekers Of The Truth, autre groupe dans lequel jouaient des membres de One Life All-In. La réponse est venue rapidement avec l’annonce de la fin de l’aventure deux mois après notre interview. Quel regard portez-vous sur cette aventure et n’avez-vous aucun regret par rapport à cette fin ?

Clément : Par rapport à Seekers, il n’y a pas forcément de regret, mais à la fin c’était un peu compliqué car tout le monde était éparpillé partout en France. On avait une proximité assez simple au début, avec Sylvain le batteur qui était à deux heures de route de chez nous (Lyon, ndlr) avant de partir à La Rochelle, à l’autre bout de la France. On a eu du mal à répéter du coup. Le chanteur lui est à Toulouse, donc on avait beaucoup de mal à tous se retrouver en même temps pour répéter. La motivation des membres originels a commencé à décliner. Ils avaient commencé en 1988, moi j’ai intégré le groupe en 2006 ou 2007, mais eux 1988. Donc au bout d’un moment la motivation n’était plus la même pour eux. Ça s’est un peu essoufflé. Ça s’est arrêté naturellement, on va dire. Mais à titre personnel je suis un peu déçu car on n’est pas allés au bout de ce qu’on aurait pu faire, je pense. On a sorti un album, on a fait quelques dates mais très peu. Je pense qu’on aurait pu faire des trucs sympas, donc je suis un petit peu déçu et frustré !


Mais cette frustration, vous allez pouvoir vous en servir pour nourrir tous les projets qui arrivent !

Clément : Exactement !


Quel bilan tirez-vous de l’ère « A7 Sessions » (album sorti en 2017, ndlr) ? Quels ont été les moments principaux vous ayant marqués ?

Clément : C’était le premier album donc c’était un peu particulier. On venait de mettre la machine en route. C’était un format un peu particulier aussi car au départ, c’était le projet de Franck, le bassiste, et qui était le bassiste dans Seekers aussi. Il a eu envie de mener son projet personnel. Il avait des compos qu’il avait écrites du temps de Seekers mais qui n’avaient pas été retenues par le groupe. Donc il a composé des morceaux pour son projet. Il m’a sollicité pour les enregistrer. Il avait vraiment tout le projet en tête : les morceaux, les structures, les enchaînements, l’artwork… Tout était ficelé de A à Z. Alors que ce nouvel EP est vraiment un travail de groupe. La méthode de travail a beaucoup changé. On a écrit les morceaux ensemble, on y a mis chacun notre patte, notre touche, nos différentes influences. Aujourd’hui, je pense qu’on a un style un petit peu plus personnel et une identité plus définie.


C’est dans la logique des choses, de grandir album après album, d’affiner son son, les influences changent, la musique se personnalise, etc. Aussi, vous avez connu une expérience assez courte avec Aeon Management, comment cela s’est-il passé ?

Clément : On a essayé de faire la promo et la distribution nous-mêmes sur le premier album. On a réussi à faire quelques petites choses, mais pas ce qu’on aurait voulu vraiment faire. On a eu du mal à trouver des dates. Les gens ne nous connaissent pas donc c’est normal ! Don, le chanteur, habite aux Etats-Unis, donc ça engage des frais de le faire venir. On ne demande pas des mille et des cents, mais on demande le minimum pour rentrer dans nos frais ou ne pas perdre trop d’argent. Donc on a fait appel à Aeon car on ne savait pas faire, ou en tout cas on galérait, ça nous a demandé beaucoup d’énergie et on n’arrivait pas à faire ça correctement. Donc on les a sollicités pour le faire. Ils l’ont fait, mais on n’est restés que 6 mois je crois car on n’a pas vraiment eu les réponses qu’on espérait. Les personnes qui étaient travaillaient pour nous ont notamment eu des problèmes personnels et ils n’ont pas pu s’occuper de nous comme c’était prévu. On a donc décidé d’en arrêter là, on s’est mis d’accord, mais ça ne veut pas dire qu’on ne reviendra pas vers eux plus tard !




Et quand on débute, cela représente des frais de passer par un prestataire comme ça, donc on attend des résultats concrets, c’est normal. Tu me parlais de votre nouvel EP et de Don Foose, votre chanteur. Si je ne me trompe pas, il vit à Cleveland aux Etats-Unis alors que vous êtes à Lyon. Comment ça s’est passé pour l’enregistrement ?

Clément : Don est venu en France pour l’enregistrement. On avait des concerts prévus cette semaine-là en France, mais ils sont malheureusement tombés à l’eau à cause du coronavirus. On en a profité pour enregistrer le clip de ‘Letter Of Forgiveness’ qu’on a sorti il y a quelques semaines. On a ressorti un nouveau clip aujourd’hui à midi pour le morceau ‘Hey Man !’. C’est un clip souvenir du studio. On a essayé de rentabiliser sa venue ! Concernant l’enregistrement, on a enregistré les morceaux sur PC, on a envoyé les démos à Don qui les a travaillées de son côté. Forcément il y a apporté quelques petites corrections, on a fait des modifications, il a enregistré sa version finale et il nous l’a renvoyée, et puis on a fait une maquette témoin qu’on a envoyé à l’ingé son Thibault, avec qui on avait travaillé déjà sur le premier EP, car on a été très satisfaits du travail qu’il avait fait. C’est un copain maintenant, on s’entend bien. Il nous a donné beaucoup de conseils pour les deux EP. Vu qu’on a une relation de confiance qui s’est établie, il a réussi à nous dire des choses qu’il ne dit peut-être pas aux autres groupes. En tout cas ça a apporté quelque chose !

 

Au tout début, clairement, on ne pensait pas qu’on irait aussi loin dans l’aventure de One Life All-In

 

Tant mieux pour vous, ce genre de relation ne peut que tirer la qualité d’un album vers le haut ! Par rapport à Don justement, c’est une question qu’on doit beaucoup vous poser mais j’aurais aimé savoir comment vous l’avez recruté ? Est-ce que vous avez organisé un casting ou est-ce que vous le connaissiez déjà ? Et est-ce que le fait qu’il vive aux Etats-Unis n’a pas été un frein pour le recruter dans le groupe ?

Clément : Au tout début, clairement, on ne pensait pas qu’on irait aussi loin dans l’aventure de One Life All-In. Franck avait juste l’idée du premier EP au début. Don, de son côté, il chantait à la base dans The Spudmonsters qui était un groupe qu’on écoutait tous les deux avec Franck quand on était plus jeunes. Franck, ça a été son premier concert de hardcore. Moi, c’était un des premiers CD de hardcore que j’ai achetés quand j’avais 13 ou 14 ans, donc c’était un peu un rêve de gamin de contacter Don. On a essayé de le contacter car on avait déjà joué avec The Spudmonsters sur une date à Lyon. On avait un peu pris contact avec Don à l’époque de Seekers et ça s’était super bien passé. On a fait appel à lui sur un featuring sur un morceau du dernier album de Seekers. Vu que l’expérience avait été bonne, on a voulu lui proposer de rejoindre le groupe. On a voulu mettre toutes nos chances de notre côté. Le contacter, ça ne coûtait rien. Si ça marchait, tant mieux, si ça ne marchait pas, tant pis, on aurait essayé de trouver quelqu’un d’autre. Et il a accepté !


Au début, vous parliez de sortir un album et au final, c’est un EP qui sort. Vous aviez envie d’aller vite et proposer de nouveaux morceaux sans attendre d’avoir un album entièrement écrit ?

Clément : On s’est posé mal de questions. On avait la matière pour un album. Aujourd’hui, on a 7 morceaux prêts. Il y a en a 4 ou 5 qu’on a écartés car on avait déjà pas mal de morceaux, mais on en a 7 de prêts pour un album. On s’est dit qu’on préférait sortir un EP pour faire parler un petit peu plus de nous. C’est peut-être une opération marketing, je ne sais pas ! On s’est dit : « si on sort un album aujourd’hui, est-ce qu’il va y avoir des gens pour l’écouter ? ». On avait sorti un premier EP, donc en sortir un deuxième, c’était cohérent. On a pensé que ça allait permettre d’alimenter un petit peu le groupe avant la sortie d’un album. Pour être aussi complètement honnête, on avait fait appel à des labels pour sortir cet album, mais ça n’a pas abouti car on n’était pas assez connus. On s’est dit qu’après le deuxième EP, le nom allait un peu plus tourner, et que ce serait plus facile pour sortir un album avec un label.


C’est un bon calcul en tout cas et je vous souhaite que ça aboutisse en ce sens ! Mais justement, l’EP sort dans une période délicate avec le confinement et les annulations de concerts. Comment vivez-vous cette période ? N’avez-vous pas peur que l’EP pâtisse de tout ça au final ? Avez-vous songé à repousser la date de sortie éventuellement comme certains artistes l’ont fait ?

Clément : Au départ, on devait le sortir le 4 avril et on devait jouer au festival The Day Of Hardcore à Angoulême qui est un bon festival français avec des gros groupes comme Terror, Cancer Bats ou Malevolence et des plus petits groupes comme nous. La date a été annulée donc on devait repousser la sortie de l’EP. Au final, on a maintenu la date. On verra après pour la suite ! Ce qu’on attend vraiment pour le coup c’est de pouvoir jouer et de défendre les morceaux sur scène. On essaye de faire passer le mot sur le net. On a eu de très bons premiers retours sur l’EP, et on en est très contents. Le nom va peut-être commencer à tourner un peu plus ! Vu que les gens sont enfermés chez eux, ils vont avoir le temps d’écouter l’EP !



Votre nouvel EP s’appelle « Letter Of Forgiveness » (« lettre d’excuses », ndlr). Comment doit-on comprendre le titre de cet EP et à qui s’adresse cette lettre ?

Clément : Cela vient d’une proposition de Don, notre chanteur qui nous a proposé ce titre-là. C’est un morceau qui lui tient à cœur car il a écrit des paroles qu’il avait besoin d’écrire. C’est bien une lettre de pardon. Don est très croyant, c’est le seul dans le groupe. Il l’a composée comme s’il écrivait une lettre à Dieu où il fait ses excuses pour certaines choses. Il se met dans un dialogue avec Dieu. Il a fait des choses dont il n’est pas forcément très fier. Je n’ai pas le détail précis donc je ne sais pas vraiment ce qu’il a pu faire. Il a peut-être pu avoir des réactions avec certaines personnes, qu’il a regrettées par la suite. Je pense qu’il a eu besoin d’écrire des paroles dans ce style-là pour surmonter tout ça et accepter ce qu’il avait fait.

 

Avoir des compos qu’on ne sait pas défendre sur scène, je n’en vois pas forcément l’intérêt

 

L’EP sonne très live, taillé pour la scène avec un gros côté direct. C’était important de soigner ce point de vue et de faire « sautiller » l’auditeur chez lui avant de le faire en concert ?

Clément : Oui. Déjà, le punk hardcore c’est une musique de scène. C’est quelque chose qui se vit sur scène. Avoir des compos qu’on ne sait pas défendre sur scène, je n’en vois pas forcément l’intérêt. Il y a des groupes que j’aime beaucoup sur CD mais que je n’aime pas forcément en live, notamment quand il y a des samples en live, j’ai beaucoup de mal.


Tu préfères les groupes authentiques et qui partagent leur musique avec le public.

Clément : Exactement, oui. C’est quelque chose qu’on cherche et qu’on aime tous. Je prenais le cas de Terror tout à l’heure. C’est un groupe qui a fait de super albums. Je ne suis pas un grand fan de Terror pourtant mais je trouve qu’on retrouve la même énergie, que ce soit sur CD ou sur scène. Ils ont un son très brut, très direct. C’est ce qu’on cherchait à reproduire. On voulait aussi avoir une vraie batterie, une batterie acoustique. Aujourd’hui, on retrouve beaucoup de batteries programmées sur ordinateur sur les productions. Nous, on a essayé de garder vraiment le côté acoustique de la batterie, et il y a toutes les petites nuances que l’on peut avoir quand il y a un vrai jeu de batteur et qu’on a essayé de reproduire. On voulait un son proche de notre identité et que l’on puisse reproduire sur scène.


Il y a un côté punk mélodique qu’on retrouve dans votre musique et qui fait penser à The Ramones ou à Suicidal Tendencies aussi. Sur ‘Letter Of Forgiveness’, on retrouve ce mélange entre métal et punk. Ce titre m’a un peu fait penser au vieux Anthrax époque "Belladonna". Est-ce que vous vous retrouvez dans ces comparaisons ?

Clément : Dans un peu tout, oui. C’est ça que j’aime dans cet EP et dans One Life All-In aujourd’hui. On a tous des goûts musicaux différents. On se retrouve sur certains groupes, mais on a tous des goûts différents. Anthrax, c’est marrant que tu le cites car Franck les aime beaucoup. The Ramones, c’est marrant que tu le cites aussi car c’est un groupe que Don aime bien. Mais ce ne sont pas forcément des groupes qui me parlent à moi ! Anthrax j’aime bien, mais c’est un groupe que je n’écoute pas régulièrement. The Ramones, il y a des choses que j’aime bien, mais je n’aime pas tout. Par contre, il y a certains groupes de punk rock, ou de punk hardcore mélodique que j’aime bien comme Satanic Surfers, NOFX ou Pennywise. Mais on peut effectivement ressentir les influences de tous ces groupes dans certains morceaux, notamment dans les mélodies jouées par les guitares.


Il y a aussi je trouve un côté plus punk wave dans le chant, notamment dans ‘Sacred Heart’ que j’ai trouvé plus accrocheur et mélancolique, notamment dans le chant sur le début, avant de devenir plus punk dans sa deuxième partie. Ce titre m’évoquait un peu Joy Division, ça vous parle ?

Clément : C’est vrai. Ce morceau-là a été composé d’une manière un peu différente. Pour la première fois, Franck est arrivé avec deux riffs. Il avait écrit toute la première partie du morceau jusqu’à ce que ça s’accélère. On a enregistré ça, mais pour la fin il n’avait pas d’idée. Il m’a dit qu’il ne savait pas comment le finir et de trouver une fin. Mais je n’avais pas du tout d’idée pour finir le morceau sur la même ambiance, donc je suis parti sur quelque chose de totalement différent, et c’est ce qui fait qu’il est ambivalent ce morceau, je dirais. Et pour revenir sur la première partie de ta question, Joy Division ça parle à Don je pense. C’est un groupe qu’il a écouté en tout cas !


Sur votre EP, on retrouve une reprise de ‘83rd Dream’ de The Cult. Pourquoi ce choix, le titre étant issu de leur premier album moins connu du grand public ?

Clément : C’est Don qui nous l’a proposé ce morceau au départ. C’est un morceau qu’il aime bien. Au niveau des paroles, je trouve qu’on est assez proches de ce que Don pourrait écrire. Aussi, la mélodie occupe une place importante sur l’intro avec un son clair avec une guitare, une basse et un chant simplement. Il a proposé qu’on en fasse la reprise. C’est quelque chose que l’on fait beaucoup depuis quelque temps. On enregistre beaucoup de reprises de morceaux qui nous plaisent. Ce ne sont pas forcément des morceaux qu’on réutilisera par la suite, mais ce sont des morceaux qu’on aime bien jouer et qui nous permettent de travailler nos instruments déjà, et de continuer à créer du lien entre nous. Donc là pendant le covid-19 on en a fait pas mal. Je ne sais pas si on les utilisera, je ne pense pas. En tout cas on en a fait quelques-uns, et The Cult, ça a été notre première reprise. Après, pourquoi un morceau du premier album ? Je pense que c’est un morceau qui s’y prête assez bien en termes de sonorités. On l’a remis un petit peu au goût du jour mais au final on n’a pas changé grand-chose. C’est la même structure mais avec un son plus moderne et plus punk. La seule partie qui change vraiment, c’est la dernière, où j’ai joué dans une optique plus metal, tout en gardant les mêmes notes jouées que sur la version originale.

 

On essaye toujours de faire quelque chose qu’on n’a pas déjà fait

 

L’EP, c’est une chose, mais concernant l’album, à quoi peut-on s’attendre ? Vous avez un univers varié entre la pop, punk, metal, wave et hardcore. Est-ce que l’un de ces styles ressortira par rapport aux autres ?

Clément : Non, on continue à partir dans tous les sens, toujours. C’est quelque chose qui est important pour nous. On essaye toujours de faire quelque chose qu’on n’a pas déjà fait tout en reprenant certains anciens éléments. Par exemple, sur le premier EP, on avait fait un morceau très rapide, ‘Don’t Give Up’, bien punk hardcore, assez classique. Ce coup-ci, on en a refait un autre dans le même esprit, ‘Hey Man !’, et dans le prochain, on en a déjà un autre qui est composé dans le même esprit. On essaye de garder un petit peu nos racines, car c’est du punk hardcore que l’on vient, mais on va continuer à se diversifier. On travaille actuellement sur un morceau acoustique par exemple.


Et du coup cet album, quand est-ce que l’on peut espérer le voir sortir vu qu’il est déjà avancé ?

Clément : Alors on espérait l’enregistrer cet automne. Mais avec la crise, ce n’est pas certain qu’on puisse le faire à ce moment-là car on n’avait pas réservé de studio, rien du tout. Aujourd’hui, tous les groupes qui devaient enregistrer ne peuvent plus enregistrer donc ils vont se reprogrammer plus tard, en automne notamment. Donc on va repousser l’enregistrement, au printemps 2021 certainement, pour une sortie en septembre 2021, on espère !


Et justement le confinement, comment vous le vivez en tant que groupe ?

Clément : En tant que groupe, ça ne nous pose pas tellement de problème. On a toujours Skype, les téléphones, Face Time… Limite, j’ai envie de dire qu’on communique plus facilement et plus encore ! C’est frustrant car l’EP sort, on a des dates qui étaient prévues et qui tombent à l’eau. Mais on n’a pas le choix. Il y avait des risques au niveau du public. On a vu des groupes qui tournaient et qui sont tombés malades. Je pense au batteur de Death Angel aux Etats-Unis qui revenait de tournée avec Testament et qui est tombé malade. Il était dans le coma. De mon côté, je sors beaucoup pour voir des concerts, c’est quelque chose que j’adore. Je vais en voir très régulièrement, j’en fais en moyenne deux par semaine. On a de la chance sur Lyon d’avoir beaucoup d’organisations qui font vivre la scène, et vu que j’ai des goûts assez variés et éclectiques, j’ai souvent des concerts qui m’intéressent. Je suis un peu frustré de ne pas y aller, ça me manque clairement, mais en tant qu’auditeur, aller à un concert en sachant qu’il y a ce risque de tomber malade ou de contaminer les autres alors qu’on ne présente pas forcément les symptômes, ça me force à rester chez moi. Depuis le 17 mars, je suis resté chez moi et je ne suis pas sorti car je trouve ça important. J’ai deux enfants qui ont 6 et 3 ans donc on ne sort pas car c’est important.


C’est ça, il n’y a pas qu’une dimension individuelle, il faut aussi penser aux autres autour.

Clément : Exactement. Et si on veut pouvoir reprendre notre activité normale le plus vite possible, il faut faire ce petit effort-là. C’est difficile, c’est un petit sacrifice, mais ça reste quand même pas grand-chose !


Tout à fait, et c’est momentané ! C’est ça qu’il faut se dire.

Clément : Et c’est momentané donc on va essayer de reprendre une activité normale d’ici quelques semaines, même si aujourd’hui on voit tous les festivals ou les concerts qui sont reportés ou annulés. Personnellement je suis très déçu car il y a plein de groupes que je n’avais jamais vus et qui devaient jouer. Foo Fighters, ça fait deux fois que je les rate. Le premier coup ils avaient annulé à cause du Bataclan, et maintenant il y a la crise du covid. Mais il y aura une prochaine. Je finirai par les voir, c’est pas grave !


C’est ça qu’il faut se dire ! Et en parlant d’avenir, qu’est-ce que vous attendez de cet EP ?

Clément : Déjà, que les différents auditeurs s’intéressent au groupe, et aussi qu’on puisse jouer un maximum. C’est vraiment quelque chose qu’on attend.*


Je vous le souhaite en tout cas, quand tout ça sera fini vous aurez toutes vos chances en tout cas ! Est-ce que tu as un petit mot pour la fin, pour nos lecteurs ?

Clément : Deux choses ! La première, je voudrais te remercier pour cet interview.


C’est moi qui te remercie !

Clément : Et je remercie aussi toute l’équipe de Music Waves pour tout le travail qu’ils font car il y a plusieurs personnes qui travaillent sur les webzines, les magazines, les radios, tout type de média. C’est super important car c’est ce qui permet de faire vivre la scène. Personnellement, je lis beaucoup de presse numérique et papier. La presse papier notamment va avoir besoin d’aide je pense au cours des prochaines semaines car il y a la crise sanitaire mais ça risque de laisser des traces sur le plan économique, et j’espère que ça ne terminera pas l’aventure de certains médias, car on a besoin de ces passionnés-là, c’est vraiment un point important. Donc ça c’était le premier point et le deuxième, c’est un peu de promo personnelle par rapport à un projet personnel que j’ai dépoussiéré on va dire puisque je l’ai créé en 2007. J’ai profité de la crise pour finaliser certains morceaux que j’avais, les enregistrer et les mettre à dispo. Je profite aussi du temps que j’ai là pour en parler s’il y a des curieux qui veulent en parler. Ça s’appelle Last Note. Il y a 4 morceaux qui sortent. C’est un EP qui s’appelle "Arrival", disponible sur Bandcamp, Facebook et YouTube. Je suis en train de le mettre en ligne sur Spotify mais c’est un peu compliqué car j’ai utilisé des samples et il me faut des droits pour les diffuser. Je bataille un peu mais c’est pas grave, ça sortira ! Si des curieux veulent écouter, allez-y ! C’est du post-hardcore mélodique, il y a un peu de tout, et il y a tout ce que j’aime dedans.


Tu joues de tous les instruments dedans du coup ?

Clément : Alors c’est moi qui fais tout mais la batterie est programmée sur ordinateur, et puis j’ai joué la basse et la guitare. J’essaye de faire une musique qui reprend toutes mes influences donc c’est quelque chose d’assez mélancolique, mélodique, plutôt lent. On retrouve la toute mélodique de One Life All-In avec un côté un peu plus mélancolique et plus sombre.


Eh bien écoute, c’est noté, je te remercie ! J’espère que tu vas t’en sortir avec Spotify ! (Rires). En tout cas je te remercie, je vous souhaite bonne chance pour la suite, que cet EP cartonne, et que le confinement ne soit pas un obstacle pour vous ! Et j’espère que vous pourrez vite remonter sur scène ! Bonne continuation à vous !

Clément : On espère aussi, merci à toi ! Salut !



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/onelifeallin/
 
(0) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'article, ajouter quelques anecdotes, quelques connaissances ou tout simplement raconter votre vie...
 
Aucun commentaire. Soyez le premier à donner votre avis sur ce article
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 19480
  • 19481
  • 19482
Haut de page
EN RELATION AVEC ONE LIFE ALL-IN
DERNIERE CHRONIQUE
Letter Of Forgiveness (2020)
Avec "Letter of Forgiveness", One Life All-In confirme ses belles dispositions avec un punk hardcore énergique qui sait aussi s'ouvrir et se faire plus mélancolique. Toutes les chroniques sur ONE LIFE ALL-IN
DERNIERE ACTUALITE
ONE LIFE ALL-IN: Les détails sur le nouvel EP
SORTIE
Toutes les actualités sur ONE LIFE ALL-IN
AUTRES ARTICLES
ARTICLE PRECEDENT
THOMAS JAMET (04 JUIN 2020)
À l'occasion de la sortie de son second EP "Dark Matter Part. 2", Thomas James nous explique sa façon de travailler, ses attentes, et pourquoi la vie d'un "one-man-band" n'est pas un long fleuve tranquille.
 
ARTICLE SUIVANT
LES ALBUMS DE MAI 2020 A NE PAS MANQUER
Music Waves vous propose désormais tous les mois la sélection mensuelle de la rédaction et les lauréats pour mai sont...

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2020