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A PROPOS DE:

ABDUCTION (05 mai 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
BLACK METAL

Avec son troisième album, Abduction sonde la personnalité de la Pucelle d'Orléans. Le groupe nous dit tout sur "Jehanne"...
CHILDERIC THOR - 08.07.2020 - 2 photo(s) - (0) commentaire(s)

Troisième album et troisième interview sur Music Waves. Mais avant tout revenons sur "A l’heure du crépuscule". Deux ans après êtes-vous toujours satisfaits du résultat et a-t-il atteint les objectifs que vous vous étiez fixés ?

Morgan : Il a même dépassé nos attentes ! Et même si, avec le recul et à la lumière du travail accompli sur "Jehanne", il y a des choses que nous aurions faites différemment, nous sommes toujours très fiers de cet album. Nous ne désespérons pas de pouvoir lui offrir une version vinyle un jour ou l’autre. 

Lors de notre précédente entrevue, vous nous aviez avoué que ce troisième album était déjà en préparation et que vous alliez travailler différemment. En quoi la réalisation de "Jehanne" a-t-elle donc été différente ?

Morgan : Nous avons pu préparer en amont l‘écriture des partitions de manière bien plus intense afin de rendre le travail de chacun beaucoup fluide et serein. Lors du passage en studio, nous avons également davantage pu prendre le temps de peaufiner les détails, les arrangements, le son en lui-même… Nous avons également pu modifier directement des parties instrumentales en lien avec les expérimentations vocales de François. Le but était de consolider les titres, de gagner en musicalité et servir les compositions au maximum.

François : Le travail effectué avec notre producteur et ingé-son Déhà sur "A L’Heure Du Crépucule" m’a permis de découvrir des façons de chanter qui m’étaient encore inconnues, d’expérimenter avec ma voix. Grâce à cet apprentissage, j’ai pu davantage m’impliquer dans l’écriture des lignes vocales et harmonies. De façon plus générale, la mise en place d’un concept a nécessité un travail de préparation plus important que tout ce que le groupe avait fait jusque là. Une fois que Guillaume et Mathieu ont décidé de découper l’album en huit titres qui retracent huit étapes précises de l’épopée johannique, il a fallu que Guillaume choisisse les riffs dont il disposait pour s’assurer qu’ils collent à l’ambiance recherchée, et compléter les morceaux en gardant en tête ce qu’il fallait que la musique raconte. C’est ce que j’ai trouvé de plus fascinant dans la conception – et la réalisation – de cet album.

"Jehanne" est donc un concept-album basé sur la vie de Jeanne d'Arc. Pourquoi avoir choisi cette figure historique ?

Guillaume : C’est la figure historique qui me fascine le plus depuis l’enfance, et je savais que si nous devions un jour nous frotter à l’exercice d’un album conceptuel, il faudrait que celui-ci traite de l’épopée johannique. D’autres épisodes de l’Histoire de France et d’autres personnages nous inspirent également, mais Jeanne possède une force évocatrice supérieure à toutes les autres, et c’est une chose que j’ai eu la sensation de mesurer également à la réaction des auditeurs lorsque nous avons dévoilé le concept !

La Pucelle continue encore aujourd'hui de fasciner. Pour quelles raisons, à votre avis ?

Mathieu : Parce que chacun peut se retrouver dans son parcours, s’identifier à elle. Croyants et non-croyants, républicains ou monarchistes, hommes et femmes, élitistes ou couches populaires. Également parce que, malgré la somme de documents et connaissances que nous possédons sur elle, son épopée se pare de rebondissements surprenants, d’éléments fantastiques, pour ne pas dire miraculeux, à faire pâlir d’envie nos fictions contemporaines. Tout semble avoir été dit sur elle, et pourtant nous y revenons toujours. Avec le temps, son histoire est racontée sous de nouvelles formes, pour plaire aux nouveaux types de publics, qui la découvrent d’un œil neuf. Peinture, musique, cinéma, bande-dessinée, romans, tous se la réapproprient et, en lui redonnant ponctuellement de la visibilité, tout en enrichissant la manière de l’aborder, ils contribuent à entretenir la fascination qu’elle exerce.

L’image de Jeanne d’Arc a été quelque part remise au goût du jour et monopolisée ces dernières années par les extrêmes politiques dont un parti qui en fait son symbole. Avec l’imagerie du groupe qui pourrait être mal interprétée, ne craignez-vous pas d’être également récupérés politiquement ?

Mathieu : Comme tout un chacun peut se sentir inspiré par l’exemple de Jeanne, sa récupération est une opération facile et gagnante pour n’importe quelle faction politique ou idéologique, quitte à tordre son histoire pour mieux se l’approprier et faire œuvre de prosélytisme. De fait, elle est continuellement remise au goût du jour selon les aléas des modes et des combats politiques ou sociétaux, et cela date sans peine de plusieurs siècles. Aujourd’hui, les raccourcis nourris d’inculture et de paresse, pour ne pas dire de mauvaise foi, nous rapprocheront de l’extrême-droite, comme ils nous auraient taxé de républicains radicaux à la fin du XIXe, de militaristes durant la première Guerre Mondiale, ou de féministes acharnés du XXe siècle. Nos bases historiques sont suffisamment solides pour soutenir les assauts stupides des accusateurs professionnels. Autrement dit, nous nous en fichons royalement. Assumer ses choix est la contrepartie nécessaire de la liberté de choisir. Que les chagrinés sensibles se trouvent d’autres combats.





Vous êtes-vous beaucoup documenté pour retracer sa vie ? Quelles ont été vos sources ?

Mathieu : Afin de respecter au mieux la véracité historique, se fournir une documentation abondante était une nécessité. Heureusement pour nous, il s’agit du personnage le mieux documenté de l’Histoire de France. Nous nous sommes reposés sur les auteurs du XIXe siècle qui ont défendu, avec leur style inimitable, les arguments pour la canonisation de Jeanne. Leur rigueur est inattaquable, et on trouve toujours plaisir à les lire. Wallon, De Lescure, et Sepet en sont les figures de proue, chacun à leur manière. Régine Pernoud, indépassable spécialiste de Jeanne du XXe siècle, rejoint nécessairement la bibliographie des auteurs à étudier. Ajoutons enfin, en plus des chroniques d’époques, et des minutes du procès de 1431 et du procès en réhabilitation de 1456, le Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d’Arc, de Ambrogi et Le Tourneau, somme monumentale d’informations fiables et d’une aide inestimable dans nos recherches.

Quels aspects de sa vie, de sa personnalité, avez-vous choisi de souligner plus particulièrement ?

Mathieu : La question est très justement posée, au sens où c’est la personne de Jeanne que nous avons cherché à mettre en avant, bien plus qu’une relation historique froide de ses batailles ou de son martyr. Il est, de fait, impossible de connaître parfaitement son état d’esprit ou ses sentiments, en général ou lors d’événements précis. Cependant, nous pouvons contourner ce manque en prenant en compte les récits de témoins, ainsi que les minutes de son procès, pour nous faire une idée de sa personnalité. Nous avons tenté de rester fidèles à ces sources pour traiter le plus respectueusement possible ses actions et réflexions. Exercice délicat dans des paroles de chansons, où l’impératif de concision va de pair avec le travail sur les lignes de chant et les ambiances choisies. Nous avons pu mettre en avant, à l’évidence, sa volonté guerrière, pugnace jusque face à ses propres compagnons, chose que le black metal facilite sans peine. Sa fragilité également, dans l’adversité multiple, ainsi que ses doutes quant à sa capacité à parvenir au bout de sa quête. Doutes non liés à sa foi, au demeurant. L’alternance des forces et faiblesses, des moments de grandeur ou de recueillement, ont été privilégiés pour marquer la richesse du personnage, dépositaire d’une palette émotionnelle à la mesure des exploits accomplis et des épreuves subies. Ce parti-pris est d’autant plus cohérent qu’il complète l’identité musicale du groupe, dans la structure des morceaux et dans les choix vocaux.

Qu'est-ce qui vous a demandé le plus de travail, la musique ou les textes ?

Guillaume : Il m’est difficile de dissocier les deux, car la musique aussi bien que les textes ont demandé beaucoup d’efforts en parallèle. Les arrangements sur certains morceaux n’ont été achevés que quelques jours à peine avant d’entrer en studio, tant il y avait de travail, et sachant que l’inspiration ne se commande pas. Il faut parfois plusieurs semaines avant d’atteindre ce qui nous semble être le meilleur résultat possible. Ainsi, nous avons même adjoint une ligne mélodique au début du morceau 'La Chevauchée De La Loire'  à la dernière minute alors que nous étions en studio. De même en ce qui concerne les textes, qui ont été remaniés de nombreuses fois (jusqu’à six versions différentes pour le morceau 'Foi En Ses Murs Jusqu’Aux Rats', que nous avons lui aussi achevé directement au studio). C’est de loin l’album qui nous a demandé le plus de travail : nous avons passé près d’un an et demi à bosser dessus presque tous les jours.

Musicalement, pour ce troisième effort, "Jehanne" confirme tout le bien qu’on pense du groupe qui continue de peaufiner son style, Abduction progresse et est de plus en plus en place ? En avez-vous conscience et était-ce une volonté au travers de cet album ?

Morgan : On apprend beaucoup à chaque album, sur la création et la production bien évidemment mais aussi sur notre façon de fonctionner et l’apport du travail de chacun dans Abduction. La composition de ce nouvel album a été un nouveau challenge et le côté concept a vraiment poussé le travail de recherches et de création jusque dans les moindres détails, sonores mais aussi visuels. Nous développons toujours notre alchimie et avons déjà plus que hâte de pouvoir travailler sur le prochain album mais aussi de préparer les futurs concerts !


En quoi d'après vous, la vie de Jeanne d'arc se prête bien à votre univers tant sonore qu'esthétique ?

François : La vie de Jeanne dépasse la fiction. Qu’une humble et modeste jeune fille ait réussi, par sa vaillance et sa foi inébranlable, à entraîner des dizaines d’hommes à sa suite dépasse l’entendement. Son parcours et ses hauts faits collent à merveille avec deux des raisons d’être d’Abduction ; notre rapport à l’Histoire de France, qui nous intéresse tous et passionne littéralement Mathieu et Guillaume, et notre rapport au temps, au mystique, au divin, à l’inconnu caché après la mort. Le black metal est un moyen d’expression idéal pour exprimer de façon brute, honnête et crue des émotions d’une très grande intensité. Or, le passage de Jeanne sur Terre aura été marqué par des combats, des prières, des trahisons… La musique d’Abduction, perpétuellement changeante et toujours à fleur de peau, se prête donc très bien à la retranscription d’une telle histoire, vibrante et enfiévrée.

Le cinéma s'est très tôt et souvent emparé de Jeanne d'Arc. Vous êtes-vous inspirés de certains films, comme celui de Dreyer par exemple ?

Guillaume : Je ne suis pas immense fan de celui de Dreyer, même s’il est considéré par beaucoup comme le meilleur. Je trouve que Jeanne, malgré la qualité de l’interprétation, y est trop hallucinée, presque folle, et cela ne correspond pas vraiment à ce qui a été rapporté à son sujet. Mais ce n’est là que mon avis subjectif, bien sûr. Plusieurs films ont assez mal vieilli, notamment Le Procès De Jeanne D’Arc de Robert Bresson. En ce qui me concerne, l’œuvre la plus aboutie reste celle de Jacques Rivette, Jeanne La Pucelle, qui date de 1994, et dans laquelle Sandrine Bonnaire incarne presque à la perfection notre Sainte, tandis que le réalisateur s’est très rigoureusement documenté, notamment sur les conseils de la spécialiste Régine Pernoud. Malheureusement le film souffre d’un cruel manque de moyens, ce qui le rend très austère, malgré les performances des acteurs. L’idéal aurait été qu’il bénéficie du budget de Luc Besson...




 
Le sujet est ambitieux et pourrait donner lieu à des clips et de superbes concerts. N'êtes-vous pas frustrés de ne pas pouvoir justement aller au bout de vos ambitions, de votre exigence, par manque de moyens ?

Morgan : oui et non, je pense que nous avons aussi les ambitions de nos moyens dans le sens où nous travaillons avec ce que nous avons et investissons dans des moyens matériels à notre mesure afin de mettre en valeur le côté créatif au maximum. Car c’est le côté créatif qui prime. 
Après, bien évidemment, nous sommes toujours frustrés de ne pas avoir encore eu la possibilité de proposer des concerts, mais chaque chose en son temps si nous voulons bien faire les choses.

Où en êtes-vous au niveau de la scène ?

Guillaume : Nous ne désespérons pas de parvenir enfin à nous réunir de manière régulière afin de répéter convenablement, malheureusement chacun de nous vit loin des autres, et nous avons tous des vies personnelles très remplies, entre nos professions respectives et nos familles. Nous sommes néanmoins très attirés par l’idée de porter notre musique sur scène, car nous sommes persuadés que certains morceaux y trouveraient une seconde lecture qui pourrait s’avérer très intéressante.

Vous restez fidèles à Déhà pour la production, le mixage etc...  Comment qualifieriez-vous votre collaboration ? Est-ce facile de bosser avec lui ? Vous donne-t-il des conseils ?

Morgan : Harmonieuse et riche en émotions ! Je dirais que chacun de nous voit ses exigences augmenter avec l’expérience ! Effectivement, il est toujours de très bon conseil, nous pousse dans nos derniers retranchements et nous permet de redécouvrir notre musique à chaque passage par son studio, Pour cet album, il nous a offert une production vraiment exceptionnelle, un vrai travail d’orfèvre !

Guillaume : Cela peut sonner comme un cliché, mais Déhà est comme le cinquième membre d’Abduction. Il est évident que sans lui, notre musique ne sonnerait pas de la même manière, tant il s’investit dans son travail à la fois d’ingénieur du son, de musicien, mais aussi de coach vocal auprès de François. Déhà est un musicien accompli, entièrement dévoué à son art, et s’il bosse avec toi, tu peux être certain qu’il va s’investir corps et âme, tant il est à fleur de peau ! Ce qui cadre complètement avec notre propre approche de la musique. Je n’imagine pour l’instant pas travailler avec quelqu’un d’autre tant l’alchimie est totale.

Abduction tient une place singulière au sein de la scène black française. Votre style n'est pas si aisé à définir et dépasse largement les frontières du genre. Qu'en pensez-vous ?

Morgan : Il est vrai qu’au-delà des groupes que l’on aime citer comme influences majeures, notre musique est peut-être davantage le reflet des personnalités de chacun plus qu’un assemblage de parties inspirées de groupes comme Opeth, Primordial et Dissection donc. Le Black Metal reste notre terrain d’expression privilégié mais nous aimons y mêler diverses influences, courants musicaux, styles et genres sans vraiment y penser ou nous limiter. "Jehanne" se veut davantage médiéval, avec des parties acoustiques plus folk/traditionnelles. Qui sait où nous mènera le prochain album !

Avez-vous une ambition particulière avec cet album ? Celui de la confirmation qui vous ferait passer un cap ?

Mathieu : La première de nos ambitions, sans grande surprise, est avant tout de faire un album qui nous plaît, sans aucun regret. Ce qui est le cas pour chaque album, jusqu’ici. "Jehanne" ajoute une difficulté supplémentaire : nous cherchons à rendre hommage à Jeanne d’Arc, en faisant preuve de respect pour sa vie et son œuvre. Faire un concept-album était, en soi, assez ambitieux à notre niveau. Mais nous ne voulions pas que le sujet ne serve que d’ornement, de fond interchangeable avec un autre. Nous souhaitions lier la musique à la trame historique du personnage, pour en raviver un souvenir débarrassé de partisanerie, celui de l’adolescente au service des siens, plutôt que du symbole. Si cela peut nous aider à passer un cap en termes de travail accompli, alors nous en sommes heureux. Si la réception s’avère positive, c’est un bonus très appréciable.

Vous aviez déjà "Jehanne" en tête lorsque vous avez publié "A l'heure du crépuscule". Avez-vous déjà une idée de la teneur de votre prochain album ? Et si oui, devons-nous comme il est désormais de tradition nous donner rendez-vous dans deux ans pour son successeur ?

François : Une identité commence doucement à se dessiner au travers des riffs composés par Guillaume ces dernières semaines. Nous avons aussi une idée de titre et de pochette. Il me faut cependant préciser que le groupe au complet, et Guillaume en particulier, a eu le sentiment d’avoir tout donné pour "Jehanne". Cet album a nécessité un grand investissement personnel et émotionnel de la part de chacun d’entre nous, et il nous faudra certainement un peu de temps pour achever de digérer tout cela et parvenir à envisager une suite de façon concrète. D’ordinaire, comme tu l’as mentionné, nous disposons toujours de matériel d’avance et d’une vision claire de l’avenir. C’est la première fois que la « boîte à idées » d’Abduction se trouve si peu remplie ! Cependant, écrire de la musique est pour nous un plaisir autant qu’un besoin, et même s’il est encore trop tôt pour le confirmer, il y a des chances pour que les choses s’accélèrent naturellement dans les prochains mois. Si la chance et l’inspiration sont avec nous, un nouvel album ne manquera pas de pointer le bout de son nez d’ici deux ou trois ans !
 

Un dernier mot aux lecteurs de Music Waves ?

Guillaume : Merci pour cette interview très intéressante et complète ! C’est toujours un plaisir de répondre à vos questions. Nous avons encore un peu de mal à tourner la page "Jehanne" tant l’expérience fut passionnante, et nous espérons que cela se ressent à travers la musique !

 


Plus d'informations sur http://www.abduction.fr/
 
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