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A PROPOS DE:

HEVIUS (23 JUIN 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HARD ROCK

2019 année du retour de Tool, 2020 année du retour d'Hevius. Ne pouvant pas louper ça, Music Waves a pu s'entretenir avec Julien et Flo pour nous parler de ce "Millénaire"
CALGEPO - 10.07.2020 - 3 photo(s) - (0) commentaire(s)
En 2005 sortait "Derrière la lumière" du groupe Hevius. 2020 voit la sortie du second album "Millénaire" ! Que s'est-il passé entre temps ? Pourquoi ce retour? Comment ? Quels enjeux pour le groupe ? Autant de questions auxquelles Julien et Flo ont pu apporter des réponses. 


Hevius peut être vu comme le mot Heavy à consonance romaine et latine, est-ce que vous vouliez marquer votre côté heavy avec des accointances à la langue latine dont le français est issu pour devenir le nouvel Empereur Romain ?

Julien : Mince, j’aurais adoré pouvoir dire “Mais oui complètement, c’est exactement ça !”, mais ça serait mentir... Le nom du groupe date de l’époque où le groupe n’avait pas encore de nom (logique…). Nous devions créer alors le premier site du groupe et il fallait donc donner un login ! J’ai donc essayé des trucs trop simples comme “Metal”, “Heavy”, ça existait évidemment déjà, puis j’ai donc essayé “Metal-nous”, puis “Heavy-nous”, c’était déjà pris aussi !!! Alors dans un dernier souffle d’agonie, j’ai tenté “Heavy-us” et en le lisant, j’ai trouvé que ça sonnait bien ! Alors j’ai contracté en “Hevius”, et voilà. Ton interprétation est bien plus sexy, je pense que je dirai ça la prochaine fois qu’on me posera la question !


 

A l’heure du déconfinement, il aura fallu 15 ans pour voir un successeur à "Derrière la Lumière". Quelles sont les raisons d’un tel confinement ? Est-ce que ce long délai s’explique par une volonté de battre le record d’absence de Tool ?

Flo : Mais quelle clairvoyance ! Avec Tool on s’appelait tous les jours pour savoir qui de nous gagnerait le concours du “Groupe-qui-se-fait-oublier-entre-2-albums”, et autant dire qu’on a gagné haut la main ! Non, blague à part, il y a forcément plusieurs évènements qui vont expliquer ça. D’abord, un gros changement dans le line-up avec les départs de David au chant et de Fabio aux claviers en 2008, notre arrivée avec Oliv fin 2010 puis Etienne en 2012 remplacé par Ugo. Il aura fallu réapprendre à jouer et composer ensemble, assimiler et explorer les possibilités offertes par une 2ème guitare. Un autre élément aussi très important est que nous avons longtemps recherché un chanteur pour libérer Julien qui en avait pris l’intérim et que nous n’imaginions pas forcément à ce moment-là que Julien poserait sa voix en studio. De plus, le choix d’un enregistrement maison nous a permis de nous poser sereinement pour les enregistrements mais à l’inverse nous a aussi enlevé la pression d’une réservation d’un studio à l’heure ou à la journée qui aurait forcément accéléré le processus. Et puis voilà, on est aussi plusieurs papas avec une tripotée de naissances dans la période, et ça crée forcément des moments où nos priorités ne sont plus les mêmes.

 

A ce propos, comment avez-vous vécu cette période de confinement lié au virus ?

Flo : Forcément avec beaucoup de frustration. On attend 15 ans pour sortir notre album et là, pas d’bol, le coronavirus ! Sortie d’album avec impossibilité de distribuer dans les bacs, 4 dates annulées dont la release de l’album... Mais s’enfermer dans sa frustration ça n’a jamais servi à grand chose, alors on en a profité pour faire d’autres choses : clip de confinement pour le morceau “Millénaire”, refonte du site Web, etc. Et on a aussi eu la chance d’avoir près d’une trentaine de chroniques bienveillantes sur cet album et peut-être que nous n’aurions pas eu droit à autant de littérature sans le confinement.


On aurait pu blinder un double maxi album. Mais on a gardé le meilleur, le concentré de jus de tomate, du pur sirop de Hevius !

 

Vous n’avez pas hésité une seconde à refaire un album à une époque où on n'écoute plus la musique de la même façon qu’il y a 15 ans, la musique est devenue un produit de consommation facilement accessible alors qu’elle demandait un effort particulier avant, la majorité écoute des playlists plus que des albums ? Comment vous confrontez-vous à cette évolution ?

Julien : On avait simplement envie de faire un album, on ne s’est pas demandé comment se consommait la musique maintenant par rapport à avant. Un album, c’est une tranche de vie d’un groupe. Cet album, c’est une belle tranche de vie d’Hevius, et je trouve que c’est un bel aboutissement de pouvoir raconter tout ça en l’espace d’une heure de musique. On avait la matière pour le faire, et si on avait mis toutes les idées de chansons qu’on avait, on aurait pu blinder un double maxi album. Mais on a gardé le meilleur, le concentré de jus de tomate, du pur sirop de Hevius !

 

Ces onze titres sont-ils de nouvelles compositions ou bien issues d’anciennes de début des années 2000 et est-ce que votre manière d’écrire a été différente par rapport à il y a 15 ans ?

Flo : Les 2 mon général ! Quand je suis arrivé dans le groupe, il y avait déjà un début de répertoire pour un second album, venant pour beaucoup de Julien. Certains ont été repris avec peu d’arrangements, si ce n’est quelques arrangements claviers et l’ajout d’une seconde guitare, d’autres ont été retravaillés et d’autres abandonnés. Quand on joue 'Une Autre Vie' en concert, ou 'De l’autre Côté du Miroir' par exemple, ça nous donne toujours un peu l’impression de faire un morceau du premier album ! Mais Oliv a aussi apporté beaucoup de projets, avec sa patte particulière, certains très avancés comme 'Le Pouvoir de l’étrange' ou 'Aux Armes', et d’autres ont été retouchés et construits ensemble comme 'Armée d’acier'. Il n’y a rien de dirigiste dans la manière de composer dans le groupe, chacun est responsable de ses parties et de ses arrangements, on donne et reçoit des conseils, mais chacun a le dernier mot sur son instrument et tout le monde respecte ça.


 

Vous proposez des textes en français là où d’autres groupes auraient utilisé l’anglais car beaucoup considèrent qu’il est plus facile de faire sonner cette langue avec la musique, cela ne vous ferme-t-il pas des portes du marché européen et international ?

Julien : Chanter en français, c’est à la fois une contrainte et un confort. Une contrainte car tu as raison, on n’a pas l’habitude de l'entendre dans le metal, donc nos oreilles ne sont pas habituées à ses consonances dans ce contexte. C’est donc un challenge de proposer du chant en français qui soit à la fois mélodieux, et surtout pertinent ! Il faut choisir les mots avec encore plus de précision, etc. Je passe beaucoup de temps sur les textes, et je pense qu’ils sont réussis. J’écris aussi très rarement au premier degré de manière à laisser libre cours à l'interprétation, c’est très important pour moi ! C’est aussi un confort car n’étant pas bilingue, j’ai à disposition beaucoup plus de vocabulaire, et de tournures à explorer pour exprimer ce qui me vient. Le chant en français divise, mais nous concernant, il semble très bien accueilli. Après, pour l’ouverture à l’international, c’est certain que ça peut être perçu comme un frein, mais si les groupes anglophones fonctionnent aussi bien en France, pourquoi l’inverse ne pourrait pas être vrai ?

Flo : C’est assez amusant, mais avant d’intégrer Hevius j’étais à la limite de me dire qu’il devrait exister une langue spécifique pour la musique. J’aime effectivement assez le fait d’écouter un morceau qui me fasse ressentir une émotion sans savoir encore exactement pourquoi et que, dans un second temps, j’analyse les paroles et je me dise “c’était ça !”. Et me voici maintenant dans un groupe qui revendique haut et fort sa différence en chantant en français ! Et en même temps, la vision que j’avais était très élitiste ! Après tout, pourquoi ne pas se rendre accessible à tous, et immédiatement ? Et si, par des paroles en français, nous ouvrions un peu les portes du Metal et nous le rendions plus abordable ?

 

A contrario vous avez fait la première partie de Sabaton, comment c’est organisé cette collaboration et qu’en avez-vous retiré comme expérience ?

Julien : Une collaboration, c’est un grand mot. A l’époque nous jouions beaucoup avec l’organisateur de concerts Elianor, et un jour, le gars m’appelle et nous propose d’ouvrir pour Sabaton… J’étais déjà fan de ce groupe, l’album tournait en boucle dans ma voiture, alors imagine mon état d’excitation !!! Nous avons donc fait leur première partie à  Paris à la Scène Bastille pendant leur tournée de promo de l’album "Attero Dominatus". C’est un super souvenir ! Les gars sont des crèmes, le batteur a prêté sa batterie à tous les groupes de la soirée, vraiment un grand souvenir !

 

Vous évoluez dans une sphère power metal qui est souvent l’apanage des pays nordiques ou germaniques entre Sabaton, Powerwolf, Stratovarius qui portent souvent une image particulière : guerrière ou pleine de mythologies païennes parfois, or la France n’est pas connue pour son amour du rock et encore moins du heavy metal même si on peut citer ADX, Manigance, Sortilège : êtes-vous conscients de l’absence de reconnaissance en France et encore plus dans ce style et n’est-ce pas une frustration pour vous ?

Flo : C’est donc une terre vierge à évangéliser ! Je suis pour ma part persuadé qu’une partie insoupçonnée des Français est mûre pour écouter des groupes de metal à chant clair (c’est sûr que le growl et le scream risquent de demander une période d’adaptation un poil plus conséquente), et qu’il suffit simplement de leur déposer dans les oreilles. Tout est pour moi question d’exposition.


Une composition de metal,  c’est une sculpture, taillée sur la pierre brute que sont les grattes distordues ; et ajouter des claviers, c’est donner la vie à cette statue.

 

L’une des particularités dans votre musique est d’élargir la sphère heavy metal pure avec l’intervention du piano, d’un apport symphonique et quelques cassures presque progressives comme dans ‘Liberté’, est-ce là votre façon de vous démarquer ?

Flo : Si je devais parler des claviers dans le metal, je dirais qu’une composition de metal, pour moi, c’est une sculpture, taillée sur la pierre brute que sont les grattes distordues ; et ajouter des claviers, c’est donner la vie à cette statue, c’est voir le penseur de Rodin se relever, le discobole jeter son disque (et éventuellement aller foutre un caleçon). C’est assez amusant de lire que plusieurs personnes évoquent les claviers comme un élément exotique dans notre musique. Même si je le conçois tout à fait si on nous inscrit dans un héritage de heavy français, dès qu’on sort de France et qu’on se dirige plutôt vers des groupes de prog, power ou symphonique il m’aurait au contraire semblé plus exotique de ne pas en mettre ! Si nous devions par contre parler des éléments assumés pour nous démarquer, je dirais plutôt les textes en français et un chant de type rock (...devrais-je ajouter l’humour passablement fermenté à cette liste ?...). Pour le reste, c’est plutôt une rencontre d’individualités avec des créativités et influences qui leur sont propres qui crée, presque par hasard, notre musique.

 

Est-ce que l’idée folle de vous engouffrer dans un heavy metal progressif avec un concept album vous a effleuré l’esprit, "Millenaire" s’en rapprochant un peu ?

Julien : Travailler sur un concept-album n’est pas à l’ordre du jour. A mon sens, c’est trop “quitte ou double”. Si l’auditeur accroche, tout va bien, mais si le thème ou le genre ne lui plait pas, tu le perds à 100%, alors que si tu proposes des choses diverses dans un même album, quelque chose qui n’a pas plu à une première écoute peut être redécouvert après s’être nettoyé les conduits auditifs avec un autre morceau qui t’a plus accroché.

Flo : En grand fan de prog et d’Ayreon, je m’insurge contre mon collègue impie en clamant haut et fort qu’un bon concept album est au contraire le meilleur moyen de faire varier les morceaux d’un album ! Par contre, composer un concept album suppose quand-même souvent un lead assuré par une seule personne pour la composition, ce qui n’est pas notre cas. Assurer une cohérence avec plusieurs personnes qui composent, certes, c’est toujours possible, mais c’est loin d’être le chemin le plus facile.

 

Il y a un petit parfum nostalgique dans cet album avec une petite touche 80’s dans ‘Pouvoir de l’Etrange’ notamment dans l’utilisation des synthés, était-ce totalement conscient ce rappel et que représente cette époque pour vous comme source d’inspiration ?

Julien : On aime les claviers (même si ça nous oblige à supporter le gars qui en joue…) non pas parce qu’ils nous rappellent les années 80 (mais c’est vrai !), mais parce qu’ils apportent de la couleur au metal, ça donne de l’ampleur, une profondeur que les guitares ne permettent pas toujours d’exploiter. Les morceaux sont aussi plus variés grâce à eux (et tu n’imagines pas ce que ça me coûte de l’admettre !)

Flo : Bon, avant de me pendre (ou le pendre, selon mon humeur), je te dirais qu’en dehors du refrain de 'Nous Sommes des Rois', qui a clairement un son 80’s assumé, il n’y a pas particulièrement d’objectif rétro dans les sons ou jeux de clavier. A l’inverse, il faut bien assumer que parmi mes influences de jeu majeures, on retrouvera du Marillion ou du Nightwish (certes, loin des années 80, mais il faut bien avouer que le jeu de Tuomas Holopainen en avait clairement la saveur, au moins dans les premiers albums).


 

La voix de Julien sort de l’ordinaire également avec un timbre plus rock que metal comme peut l’être par exemple cette d’Atila Dorn, comment abordez-vous cette particularité dans votre manière de composer ?

Flo : J’aimerais te dire qu’on a pris en compte le moindre petit souffle émanant du gosier de Julien pour faire varier les notes, leurs durées, les sons des instruments et le caleçon qu’on mettra pour jouer, mais il faut bien reconnaître qu’on l’a royalement ignoré ! Même si on était tous d’accords pour que le chant d’Hevius soit clairement teinté de rock, beaucoup de morceaux ont été composés en pensant qu’un autre chanteur viendrait libérer Julien pour lui permettre de s’éclater plus à la guitare. Après, je ne suis pas non plus certain qu’on aurait changé notre manière de composer si ça avait été acquis dès le départ que Julien chanterait sur l’album.

 

L’album est bourré d’hymnes taillés pour le live qui tournent autour de la recherche de la liberté, du combat très imagé. Mine de rien ces paroles semblent coller à l’actualité, pourquoi ne pas être plus frontal comme peut l’être Trust et avoir un discours premier degré ?

Julien : Je n’aime pas les textes premier degré. Même si les textes peuvent véhiculer des messages, nous ne sommes pas engagés et sommes encore moins moralisateurs. J’aime que les textes puissent être interprétés. Je suis un archi grand fan de Noir Désir, et je pense que mes textes en sont très influencés à ce niveau-là (donc sur la forme, pas le fond). Tu l’as dit toi-même, le heavy/power metal est un style très empreint de mythes, de symboles, etc. et je suis assez convaincu que si notre chant en français est bien accueilli, c’est parce que nous respectons cela.

 

La production est très soignée et très limpide avec une mise en avant des guitares tranchantes, comment s’est passé la collaboration avec Mathieu Desjardins et quelle a été son implication dans la couleur de cet album ?

Flo : Mathieu, il faut bien avouer que c’est un peu le 6ème membre du groupe et le sauveur de Millénaire ! On avait commencé à travailler sur une maquette mais nous avions un peu de frustration sur le son produit ; on s’était cependant fait à l’idée qu’avec nos moyens et notre matos on pourrait difficilement avoir mieux. Et puis un jour, pendant le “On a vite f’HELL TOUR” (notre tournée mondiale de 2 dates en France dont une privée), on a fait la connaissance de Mathieu qui venait de faire l’album d’Arae. Au bout du 3ème jeu de mots pourri qu’il nous a sorti, on a tout de suite su qu’on devait lui trouver une place dans le groupe, peu importe laquelle ! On lui a donné la maquette pour qu’il nous fasse quelque chose et quand on a reçu le résultat, ça a été la claque ! On était pourtant encore loin du son final de l’album, mais il nous avait clairement compris et était capable de nous faire un son qui ne nous ferait rien regretter. Après on  a beaucoup (et quand je dis beaucoup c’est...beaucoup…) échangé avec lui, sur des v1, v2, v3 et un paquet d’autres "v" de nos morceaux, et il faut bien avouer qu’on l’a usé jusqu’à la moelle, le Mathieu ! Mais il n’a jamais rien imposé, toujours écouté et s’est acharné pour résoudre tous les petits problèmes rencontrés pour produire ce résultat.


De mon côté, j’espère bien nourrir [les clichés] !!!

 

Médiatiquement en France le metal n’a pas beaucoup d’exposition radio ou télé et lorsqu’elle y est, le genre est souvent abordé avec des clichés comme on le voit régulièrement quand on parle du Hellfest (Quotidien – ex le petit journal qui résume le festival à un festival du culs nus…) voire parodié comme ont pu le faire les Inconnus avec talent sous le prisme cette fois de l’humour bon enfant mais aussi Ultra Vomit. D’ailleurs en bonus vous reprenez 'Vice et Versa' dans une version survitaminée, n’avez-vous pas peur justement de nourrir ces clichés ?

Julien : De mon côté, j’espère bien les nourrir !!! Le metal, contrairement à son image est très bon enfant, et je suis totalement convaincu que l’image tronquée que peuvent en avoir les gens constitue une muraille qui le protège. Rien à foutre que les non-initiés le perçoivent mal. Nous on a la chance d’en faire partie et de savoir à quel point c’est bon. Le morceau 'Armée d’acier' parle justement de cela, et est pour nous une déclaration d’amour à ce style de musique ! Hevius et versa, c’est le summum du cliché ! Imagine, on reprend un morceau qui à la base est déjà une parodie… Je ne sais même pas comment ont peut appeler ça… Mais ce qui est certain, c’est que ça situe bien le groupe. Après, c’est sur qu’on aimerait que la couverture soit plus ouverte comme dans les pays nordiques, il faut faire avec et sans s’attaquer à l’image du metal, permettre aux gens de découvrir par eux-même ce qu’ils ratent ! Les retours des profanes sont d’ailleurs en général positifs : “Ah ben je pensais pas que dans le metal il y avait des voix claires” ou “Non mais en fait, vu qu’il y a des mélodies, c’est pas du métal, si ?”

 

Avez-vous eu une réaction justement des Inconnus à cette relecture ?

Julien : Nous avons eu l’autorisation des Inconnus pour faire apparaître notre reprise sur l’album, c’est sympa ! J’ai eu la chance de pouvoir échanger par mail avec Pascal Légitimus, c’est quelqu’un de très accessible. Mais je ne sais pas s’ils l’ont vraiment écouté, donc soit ils ont écouté et ont aimé, soit ils ont dit oui sans même avoir écouté, et dans les deux cas, on les aime !


Peut-on dire de vous qui semblez faire les choses sérieuses sans trop vous prendre au sérieux que vous êtes le chainon manquant entre ADX, Sortilège et Ultra Vomit ?

Flo : Ah mais tu peux, oui, on te fera pas un procès pour nous avoir placés au milieu de ces monuments du metal en France (bon, je dis pas qu’eux t’en feront pas, un procès...). On est tous très impliqués dans les morceaux et on aime les choses bien faites, mais à l’inverse, on est aussi empreints d’un esprit “happy metal”. Il n’y a pas que du glauque dans le metal, c’est aussi une fête, et être soi-même, ne pas se prendre la tête et partager ça sur scène, c’est gravé dans notre ADN.

 

Comment abordez-vous la sortie du confinement et avez vu pu programmer des dates de concert ?

Flo : Pour l’instant, aucune de nos dates n’a été recalée, mais on espère bien ne pas attendre trop longtemps avant de pouvoir défendre cet album sur les planches (alors si tu cherches à booker une première partie pour Helloween, Freedom Call ou Nana Mouskouri, sois pas timide, propose-nous !)

Julien : Aucune date n’est recalée avec certitude, mais nous devrions jouer au mois de mars 2021 avec nos potes de Charge sur Paris pour remplacer le concert qu’on aurait du faire avec eux en Septembre mais qui a été Coronannulé. Un autre organisateur avec qui on aurait du jouer en mars nous a aussi promis de recaler une date en 2021, et nous espérons bien rajouter à cela d’autres dates. Nous reviendrons en force, c’est promis.

 

Qu’attendez-vous de cet album ?

Julien : la gloire immédiate, la fortune infinie et la reconnaissance éternelle. (je crois que j’ai oublié de dire qu’on était modestes non???) Blague à part, on espérait qu’il soit bien accueilli, alors que le style dans lequel nous évoluons est moins dans l’air du temps qu’il n’a été, et qu’il est difficile de ne pas être comparé à des mastodontes du style. De ce côté, nous sommes ravis, les chroniques sont bonnes, le travail est reconnu et ça c’est top car nous avons fourni un gros gros boulot pour en arriver là. Maintenant ce qu’on en attend, c’est qu’il nous permette de faire des scènes, encore et encore, car tout ce qu’on aime faire, c’est jouer !

 

Un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?

Julien : Procurez vous l’album physique ! Ce serait tellement dommage de passer à côté du livret ! On y a mis le paquet : non seulement tu as les paroles, ce qui te permettra d’organiser des soirées karaoké, mais en plus, il y a des surprises dedans. Et aussi, regardez bien la pochette et le livret sous toutes ses coutures... on y a peut être caché des choses.

Merci !

Merci à vous...



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/hevius/
 
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