MW / Accueil / Articles / INTERVIEWS - TRANK (10 SEPTEMBRE 2020)
TITRE:

TRANK (10 SEPTEMBRE 2020)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL ALTERNATIF



Avec son deuxième album "The Ropes", TRANK dévoile les ficelles de son art maîtrisé entre metal et cold wave.
STRUCK - 18.12.2020 -
14 photo(s) - (0) commentaire(s)

Dire que TRANK est un nouvel arrivant sur la scène rock serait mentir, le groupe roule sa bosse à travers l'Europe depuis une dizaine d'années sans que nous n'ayons réellement pu nous pencher sur sa musique. C'est désormais chose faite avec le nouveau venu "The Ropes" nouvel album d'un groupe qui veut s'affranchir des codes...


Quelle est la question qu’on va trop souvent posée et à laquelle vous auriez marre de répondre ?

Johann Evanno : On n’a pas eu tant de questions que ça. On n’a pas donc marre de répondre…
Mais la question embarrassante est : "D’où vient le nom Trank ?". Je dis embarrassant parce que c’était une blague qui vient de moi. J’ai dit : "Mais pourquoi on ne s’appellerait pas Trank ? C’est comme un tank tranquille…". J’envoie ça aux trois autres membres qui ont trouvé ça génial alors que… mais non…





Je suppose que les questions qu’on vous pose tourne souvent autour de vos tournées en compagnie de mammouths du rock comme Deep Purple, Anthrax, Disturbed ou encore Papa Roach ? Qu'avez-vous appris à leurs côtés ?

Johann : Beaucoup de choses ! Je dirais que quelque ce soit le groupe, c’est la qualité du show ! Ils n’arrivent pas à ce niveau par hasard. Que ce soient les groupes de la génération de Deep Purple ou plus récents comme Papa Roach : le niveau de professionnalisme des mecs est hallucinant ! Les mecs assurent, ce sont des bêtes !
Mais après, un autre truc qu’on a vu avec Deep Purple et dans une moindre mesure avec Papa Roach, c’est le côté humain. On a joué avec Deep Purple qui sont au-delà de la royauté, c’est de la sainteté. Ils sont venus nous voir pendant le soundcheck. Pendant qu’on jouait, ils étaient sur le côté de la scène -heureusement, nous nous ne sommes pas rendus compte sinon… Pendant leur concert, alors que nous regardions sur le côté de la scène -on n’a pas la chance de voir ça de si près tous les jours- le guitariste Steve Morse vient vers nous voir en nous serrant la main en se présentant comme si on ne savait pas qui il était et il nous dit que notre set était super et ça pendant que son groupe est en train de jouer ! Et après leur concert au moment de remballer notre matériel, le clavier Don Airey discute avec nous alors que tu te dis qu’ils ont 70 balais et ils ont peut-être envie de rentrer chez eux se reposer et pas prendre le temps de discuter avec des gens comme nous. Non, ça calme ! Le modèle à la fois musical et humain est extraordinaire !


Dans votre apprentissage de la scène, vous avez sillonné l'Europe de l'Est, qu'avez-vous retenu de votre parcours dans ces pays ? Est-ce que certains ont influencé l'écriture des chansons ?

Johann : L’Europe de l’Est en tant que tel c’est super parce que le public est très rock. Et l’Europe de l’Est nous a permis de faire de grosses scènes. Et on s’est dit que le gros son des grosses scènes marchait bien pour notre musique. Donc dans l’immédiat, ça n’a pas influencé la façon dont on compose mais ça a influencé les choix pour mixer l’album. On a voulu retrouver ce son hyper massif mais en même temps riche.
Et puis ce son ample nous influence dans la façon dont maintenant, on compose les chansons. On essaie d’avoir un univers assez cinématographique.





Vous nous dites que les grosses scènes ont influencé votre vision du mixage notamment. Ce premier album est marqué par un enregistrement à New York en compagnie de Brian Robbins (Bring Me The Horizon). L’avez-vous aiguillé sur le son que vous vouliez ou il a fait à sauce naturellement ?


Johann : En fait, on a commencé par lui envoyer quelques titres et on lui a dit qu’on aimait beaucoup l’impact, l’énergie qu’il mettait dans les mix qu’il faisait mais d’un autre côté, nous voulions garder toute la richesse des instruments.
On lui a envoyé quelques démos en lui disant que c’est ce que nous avions en tête et nous voulions savoir ce qu’il en pensait. Il a adoré et il était d’accord pour qu’on travaille ensemble.
Et ensuite, c’était la partie pénible pour lui, on lui envoyait un descriptif de ce qu’on avait en tête, ce qu’on recherchait pour l’ensemble du morceau, le style de son qu’on voulait avoir par instrument. On avait des allers-retours par email régulièrement.
Finalement, ça s’est très bien passé de notre côté -lui s’est ouvert les veines trois fois (Rires)- mais en tous cas, on était super satisfaits du résultat parce qu’on a vraiment trouvé cet équilibre entre puissance et richesse.


Tout le monde attendait que cet album sorte et il fallait directement donner le ton !



L'album débute avec ‘Shining’, un morceau étouffant et efficace mais avec un refrain plutôt fédérateur. Etait-ce voulu de démarrer tout de suite dans le sujet ?

Julien Boucq : Tout le monde attendait que cet album sorte et il fallait directement donner le ton ! Après, au fil de l’album, on revient sur des choses un peu plus calmes mais on avait vraiment besoin d’un tel titre pour lancer les hostilités.

Johann : D’une part, sur les trois premiers morceaux, nous avons voulu dire : le son de Trank, c’est ça ! Et d’autre part, pourquoi ce morceau en particulier ? Parce que comme tu l’as dit, il y a une mélodie qui est accrocheuse. Justement dans nos compos, on commence toujours par les mélodies en se demandant si c’est ce que nous voudrions entendre si nous étions dans le public.


On essaie de toujours garder une notion de richesse, de textures… mais également de contraste !



Par ailleurs, au fur et à mesure que la chanson s'écoule, on a l'impression d'y trouver une force lumineuse comme si plongé au fond d'une eau noire, on arrivait à retrouver la surface. Est-ce l'ADN de Trank et justifiant ainsi ce que nous pensions être la signification de Trank à savoir un nom mélange de tank et de transe ?


Johann : J’aimerais pouvoir dire que c’est aussi bien réfléchi que ça mais non (Rires) ! En revanche, on va refaire toutes les interviews que nous avons faites jusqu’à présent et changer ma réponse concernant la signification du nom pour la tienne (Rires) !
Ce qui est très intéressant c’est qu’on essaie de toujours garder une notion de richesse, de textures… mais également de contraste ! C’est-à-dire d’avoir des refrains ou une partie du morceau très fédérateurs, très ouverts et d’autres plus introspectifs… pour faire évoluer l’histoire !





Comment avez-vous réussi à créer un équilibre entre une force rageuse plus proche du metal et une extra-sensibilité que l'on pouvait trouver dans le cold wave et le rock gothique ? Est-ce qu'une recherche d'équilibre est consciente ? En sommes êtes-vous un groupe clair-obscur ?


Johann : J’aime bien (Sourire) ! J’aime bien notamment parce que notre chanteur a les cheveux poivre et sel (Rires) !
C’est conscient mais c’est aussi parce que nous venons tous d’horizons musicaux différents et en fait, en mettant ça sur le papier, on se fit que Michel est le plus grand fan de Depeche Mode de l’histoire de l’Humanité. Depeche Mode n’est pas forcément évident à côté d’autres groupes plus rock, ce n’est pas forcément le truc le plus évident mais en fait, on essaie de faire en sorte que ça marche. En clair, on se demande surtout si on s’éclate à jouer un titre ou non. Si on éclate à le faire, avec un peu de chance, nous ne serons pas les seuls.


De la même façon, le titre suivant ‘Illustrated Girl’ s'élance avec un rythme de locomotive avant de nouveau de ralentir la cadence. Est-ce que l'on pourrait dire que malgré l'aspect sombre de votre musique, vous êtes sans cesse à la recherche de la lumière ?


Julien : En fait, c’est là où le côté cinématographique qui va ressortir parce qu’on va passer par différentes émotions dans l’album ou à l’intérieur d’un même titre. Même dans des moments qui sont un peu sombres, il y a peut-être un espoir derrière.


Et le fait que nous l’ayons ressenti, ça signifie que vous avez atteint votre objectif…


Johann : C’est super et on se dit que quand les gens vont à des concerts de rock…


… ce qui est compliqué aujourd’hui…


Johann : Oui, jadis quand les gens allaient ou iront à des concerts de rock… ils viennent avec 3 potes et repartent avec 20 parce qu’il y a le côté on s’éclate ensemble.


(L’autre moitié du groupe nous rejoint à ce moment de l’interview)






En revanche, même si j’aime beaucoup le final ‘Refugee’ difficile de le jouer en live sauf si on est un groupe de post-rock…


Michel André Jouveaux : Et bien non, dans les tous premiers concerts qu’on a fait -on ne voyageait pas forcément avec notre propre ingé…- on utilisait ‘Refugee’ pour me permettre de me tenir à côté de l’ingé en façade pendant trois minutes pour vérifier si l’équilibre des instruments étaient le bon. C’était l’intérêt d’avoir une intro instrumentale.
Qui plus est, on a également joué devant beaucoup de public et on se disait que si nous débutions par des morceaux un peu plus brutaux, ça ne passerait peut-être pas très bien. Il fallait les faire entrer d’une manière progressive et c’est vrai que c’est un morceau qui est très doux tout en étant un peu typique de toutes les personnalités du groupe : C’est vraiment notre face la plus calme !
Ce morceau nous permettait à l’époque de construire des sets qui démarraient en douceur. Depuis, on a joué dans des salles plus grandes avec du vrai soutien technique, avec des ingés, un vrai soundcheck… ce morceau ne joue donc plus ce rôle-là du coup, on a arrêté de le jouer en live mais ça ne veut pas dire qu’on n’a plus d’affection au contraire, c’était important de finir l’album avec ce titre parce qu’il permet d’ouvrir sur une autre note…


Le titre éponyme ou encore ‘Chrome’ avec ses riffs de guitares énergiques et les claviers un peu inquiétants semble être du Trank pur jus. ‘Undress to Kill’ est également plus costaud malgré une introduction assez hypnotique. On sent que vous avez un besoin de crever l'abcès. Est-ce que la musique revêt un aspect thérapeutique voire cathartique pour vous ?


Michel André : (Rires) ©a se soigne ! Oui, d’une certaine façon !
On a tous des goûts très différents, très éclectiques mais très complémentaires et les références autour desquelles on se retrouve dans Trank et dont entend l’influence de la manière la plus évidente dans la musique qu’on fait sont des références qui en ont d'autres en commun, avec ceci de particulier qu’elles ont à la fois un côté très accrocheur et très puissant et dans le même temps une touche de noirceur qui peut être une forme de tristesse, de perversion… C’est vrai pour toute une partie du metal des années 1990 que David écoute beaucoup et qui est très clair dans un titre comme ‘Chrome’, ou c’est vrai pour des choses que Ju écoute et qui est très fan de Muse et dans Muse, il y a ce côté très épique, très flamboyant et aussi une touche romantique, blessée dans certaines mélodies dans les meilleurs albums. Et moi, je suis fan de Depeche Mode qui est un peu l’essence de côté clair-obscur et qui fait danser des stades sur des trucs qui sont fortement déprimants.


C’est important d’avoir cette touche de noirceur parce qu’elle donne une couleur intéressante à la musique et aux textes, mais il faut qu’elle soit présentée de manière à inviter les gens en forme d’exutoire ou catharsis…






Côté que Johannn a qualifié de poivre et sel dans le cas de Trank…


Michel André : (Rires) ! De ce point de vue, c’est important d’avoir cette touche de noirceur parce qu’elle donne une couleur intéressante à la musique et aux textes, mais il faut qu’elle soit présentée de manière à inviter les gens en forme d’exutoire ou catharsis…


Votre musique peut être sombre mais n'est jamais désespérée, jamais plombante, est-ce qu'il y a malgré tout une ligne rouge que vous vous refuseriez de dépasser ?

David Spatola : Ça se fait assez naturellement !

Johann : C’est ce qu’on se disait tout à l’heure : est-ce qu’on s’éclate en jouant un morceau qui créé une atmosphère particulière ? Plutôt qu’une ligne rouge à ne pas dépasser que nous n’avons jamais évoquée, la vraie question que nous nous posons est de savoir si ça marche.

Michel André : Nous sommes dans un groupe de passionnés et on fait la musique qu’on a envie d’entendre. Le côté naturel vient aussi du fait qu’il y a une vraie diversité d’où viennent les idées musicales à la base de chaque chanson et une participation de tout le groupe au développement de chaque idée. Souvent Ju et David viennent avec des riffs et des colonnes vertébrales et avec Johannn, on va beaucoup travailler la dynamique du morceau qui est très importante.


On l’a évoqué, l'album se conclut par l'autre planante 'Refugee', cette fois-ci quasi instrumentale. Est-ce qu'il y a une volonté de jouer une musique plus atmosphérique avec ses relents metal en un mot, une musique progressive ?

Michel André : Alors, on aime beaucoup toute la vague de néo prog, metal prog… comme Porcupine Tree…


On s’inscrit de façon spontanée et délibérée dans un format de chanson couplet-refrain





… qui n’existe plus…

Michel André : Il finira bien par revenir à ses premières amours quand il aura fini de remasteriser le catalogue de toute la scène prog des années 1970 (Rires) ! Ce qu’il fait très, très bien par ailleurs : ce qu’il a fait avec King Crimson est incroyable !
Malgré tout, on ne se voit pas comme ces groupes. Dans le prog, il y a une espècede complexité délibérée qu’on respecte tous mais on s’inscrit de façon spontanée et délibérée dans un format de chanson couplet-refrain. On essaie de varier les structures et d’amener un élément de surprise malgré tout, ce sont des chansons qui restent dans un format assez classique.
Ce que nous avons peut-être de progressif, c’est que nous ne nous mettons pas de barrière. Et le fait qu’un morceau qui va être entièrement basé autour d’un riff metal pourquoi s’interdire à un moment où il y a besoin de respirer, il y a besoin d’atmosphère… dans ‘Chrome’ qui est un morceau qui évoque le gros bruit de la Harley, pourquoi s’interdire un moment de respiration ?

Johann : On ne s’interdit aucune barrière et en raison des influences de chacun d’entre nous, on est capable de faire sonner des trucs dans des styles assez variés.

Michel André : C’est la cohérence dans la diversité ! On est dans un style qui est assez cohérent mais malgré tout, il y a des influences qu’on nous cite qui font plaisir. On a fait écouter récemment ‘Shining’ qui est quand même un morceau proche du metal industriel à une amie et il y a ce pont pendant lequel Johann joue un pattern de batterie et cette amie en question qui est assez cultivée musicalement nous dit : "On dirait du Porcaro ce passage ! C’est complétement dingue !". Effectivement, ça fait plaisir ! Il y a clairement une influence dans le jeu de batterie mais on aime bien cette idée qu’il y a un style cohérent qui nous vient naturellement quand on est tous les quatre dans la même pièce mais si c’est au service de la chanson, on ne s’interdit pas d’amener des choses qui n’ont rien à voir avec le style !


Michel, ta voix de Michel est pétrie de rage à l'image du cri final de ‘Take The Money And Run’…

Michel André : Ce n’est pas vrai (Rires) !


… mais avec des accents mélancoliques et presque nostalgiques (en particulier sur ‘Undress To Kill’). Comment te prépares-tu pour enregistrer ?

Michel André : Je pense à des gens que je n’aime pas du tout (Rires) !


Ou alors dans le prolongement de la question précédente, ce chant a également un côté cathartique…

(Tous les membres hochent de la tête)…

Michel André : Les hochements de tête ont répondu à ta question. La question, elle est vite répondue (Rires) !  


La référence est moins bonne…


Michel André : (Rires) Mais oui, il y a un côté cathartique mais le chant est au service de la chanson également… La chanson va amener naturellement l’équilibre entre les passages qui vont être un peu plus rageurs et ceux qui vont être un peu plus teintés d’une forme de mélancolie. Et la voix se plie à ça.





En termes de cohérence, comme le titre de l’album "The Ropes" le suggérait, y-a-t-il un concept qui pourrait lier ces chansons ?


Trank : Pffft !

Michel André : Ce n’était pas intentionnel mais on s’en est rendus compte au bout d’un moment qu’il y avait une forme de cohérence thématique dans toutes les chansons qui parlent de relations d’une manière ou d’une autre. Il y en a certaines c’est plus évident et notamment la chanson titre parce qu’il y a ce thème des liens plus ou moins conscients qui lient les gens les uns aux autres et des intentions plus ou moins bonnes des gens qui veulent nous en libérer.


Et quels sont ces liens que l’on peut voir dans le clip de ‘Bend And Break’ qui plaira aux amateurs de fantastique et de surnaturel ?


Michel André : Pour le coup, ‘Bend and Break’ et ‘The Ropes’ est la chanson qui parle le plus directement de SM. Le texte a été inspiré d’une phrase que j’avais entendu à propos du SM qui disait que les dominés ne sont pas les faibles, au contraire, ce sont des personnes fortes qui cherchent plus forts qu’eux. J’avais trouvé ça assez fascinant et la chanson est entre autre inspirée par ça mais au fond, c’est une chanson qui parle de résilience, qui parle de résistance face à l’accumulation d’épreuves et du fait que certaines personnes que l’on croit faibles et qu’on voit écrasés à un moment ou un autre se relèvent toujours.
Et quand on joue cette chanson en Europe de l’Est, les gens sont dingues parce que s’il y a bien des personnes qui en ont pris plein la gueule pour pas un rond depuis des dizaines et qui finissent par se relever, c’est bien eux. Et ils hurlent le refrain de la chanson dès le deuxième passage dès qu’ils ont compris les paroles : c’est super émouvant !


On parlait d’envoutement, la durée de cet album -52 minutes- n'est-elle pas trop excessive pour envoûter l'auditeur ?

Johann : On est un peu de la vieille école c’est-à-dire qu’on aime bien avoir un objet physique pour commencer c’est la raison pour laquelle on a sorti un CD et qu’on va vraisemblablement sortir un vinyle. L’idée n’est pas forcément d’envoûter mais plutôt de dire ce qu’avait envie de dire Trank 2020 : il y a donc de la diversité et on aime bien l’idée de piocher dans tous les sens. L’idée était de raconter un truc qui reste intéressant tout le long. On fait 12 chansons pas parce qu’il fallait faire 12 chansons mais parce que nous avions ces 12 chansons et qu’il y avait quelque chose qui nous plaisait dans chacune d’entre elles.

Michel André : Qui plus est 52 minutes pour un album par rapport au standard du jour, ça peut paraître long à l’ère des playlists. En revanche, je suis le premier à avoir regretter à la fin des années 1980/ début des années 1990, le vinyle est mort une première fois -avant sa résurrection- et le CD a dominé, le format des albums est passé à 75 minutes parce qu’on pouvait mettre 75 minutes de musique sur un CD. Tous les groupes se sont sentis obligés de faire des albums de 75 minutes parce qu’ils le pouvaient. Du coup, ça a donné un paquet d’albums qui auraient mérité qu’on tranche dedans.


La diversité était importante pour nous et on fait le pari que l’album est suffisamment varié pour que les 52 minutes on ne les voit pas vraiment passer !





Tu en as en tête ?

Michel André : A peu près tous les albums de Red Hot Chili Peppers après "Blood Sugar Sex Magik". C’est un groupe que j’ai longtemps adoré et "Blood Sugar Sex Magik" est parfait alors qu’il est long mais sur pratiquement tous les albums suivants, il y a quatre morceaux minimum en trop. Mais ce ne sont pas les seuls !
Dans notre cas, la diversité était importante pour nous et on fait le pari que l’album est suffisamment varié pour que les 52 minutes on ne les voit pas vraiment passer !


Quelles sont vos attentes pour cet album en cette période particulière ?

Johann : C’est un peu un manifeste de dire que nous sommes un nouveau groupe qui se développe et cet album représente ce que nous sommes. C’est un son qui est assez divers, c’est également une identité visuelle aussi… On peut aimer ou non : c’est un choix mais en tous cas, autant la cuisine c’est Schmidt autant Trank, c’est ça !

Michel André : (Rires) Le sponsor le plus improbable de l’histoire du rock ! Mais il y a effectivement ce côté "Voici la carte du territoire" et ça ne pouvait pas se faire en trois chansons. Je vais parler de cul mais c’est comme quand tu couches pour la première fois, tu ne vas pas faire ça en deux minutes…

Johann : Tu prends en compte le dîner, le taxi et la douche ?

Michel André : Non, non, petit joueur ! Il faut que ça dure !

Julien : Non et quand on a sorti l’EP de 6 titres, il y avait des critiques qui disaient qu’il n’y en avait pas assez…

Michel André : On est resté sur un petit de bout de frustration quand on a sorti l’EP -et qui plus est David n’était pas encore là-, quand il est arrivé : un truc s’est mis en place humainement et musicalement- parce qu’on avait déjà pas mal d’idées qui bouillonnait à l’époque et qui allaient devenir les squelettes des prochaines chansons.


On a commencé cette interview par la question qu'on vous a trop souvent posée au contraire, quelle est celle que vous aimeriez que je vous pose ou à laquelle vous rêveriez de répondre ?

Michel André : C’est une question assez originale…


Je vous propose d’y réfléchir et on commencera la prochaine interview pour la sortie du prochain album avec cette question…

David : Pas mal !

Johann : Classe !

Michel André : Ça me paraît très bien, ça va me donner le temps de trouver un truc intelligent !





Merci

Trank : Merci à vous

Johann : C’était vraiment super, les questions étaient vraiment hyper intéressantes !


Merci à Adrianstork pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/trankmusic/
 
(0) COMMENTAIRE(S)  
 
 
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 19691
  • 19692
  • 19693
  • 19694
  • 19695
  • 19696
  • 19697
  • 19698
  • 19699
  • 19700
  • 19701
  • 19702
  • 19703
  • 19704
Haut de page
EN RELATION AVEC TRANK
DERNIERE CHRONIQUE
TRANK: The Ropes (2020)
4/5

"The Ropes" est le deuxième album de Trank qui confirme son statut d'outsider du rock en nous proposant une formule double entre metal et cold wave.
DERNIERE ACTUALITE
TRANK DEVOILE LES FICELLES DE SON NOUVEL ALBUM!
 
AUTRES ARTICLES
CORONAVIRUS : LES PLATEFORMES DE STREAMING GRANDES GAGNANTES MAIS LES ARTISTES DANS TOUT CA ?
La crise sanitaire a un effet désastreux sur la culture au bord de l’implosion mais paradoxalement, le nouveau modèle économique de l’industrie du disque se porte plutôt bien…
HYPERDUMP STORY SAISON 3 MERRY CHRISTMAS
En exclusivité mondiale, Music Waves vous propose de suivre désormais les passionnantes aventures illustrées de HyperDump dans sa quête pour devenir le plus grand groupe du monde.
 

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2021